Archive for November 15th, 2016

À 38 ans, Emmanuel Macron a annoncé sa candidature pour l’élection présidentielle française. Certains lui font le procès de sa trop grande jeunesse, mais est-il si précoce ? Tour d’horizon des dirigeants les plus jeunes dans le monde.

Après plusieurs semaines de faux suspense, Emmanuel Macron a officialisé sa candidature à la présidentielle de 2017. S’il est élu, l’ancien ministre de l’Économie de François Hollande pourrait devenir le plus jeune président de l’histoire de France.

À 38 ans, il est souvent présenté comme “un jeune premier” en politique, mais est-il un cas si rare sur la scène internationale ? France 24 vous propose de découvrir les plus jeunes dirigeants dans l’histoire de la politique mondiale.


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Première publication : 16/11/2016

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Dans un rapport remis au Parlement européen, le prix Nobel d’Économie Joseph Stiglitz et le spécialiste de la lutte anti-corruption Mark Pieth expliquent le lien entre évasion fiscale, inégalités et succès des populistes comme Donald Trump.

Cherchez le coupable, énième acte. Après Facebook, la misogynie, la rupture entre les élites de Washington et l’Amérique profonde, c’est au tour de l’évasion fiscale d’être accusée d’avoir favorisé l’élection de Donald Trump. La thèse peut paraître saugrenue, mais elle est avancée par deux sommités dans leur domaine : le prix Nobel d’Économie 2001 Joseph Stiglitz et l’expert suisse de la lutte anti-corruption Mark Pieth.

Ils présentent au Parlement européen, mercredi 16 novembre, un rapport intitulé “surmonter l’économie de l’ombre” où ils évoquent, entre autres, les conséquences politiques de l’évasion fiscale. “Je crois qu’il existe un rapport direct entre ces paradis fiscaux et le succès des politiciens populistes”, affirme Mark Pieth au quotidien britannique The Guardian.

Des “Panama Papers” à l’élection de Trump

Ces deux experts connaissent leur sujet. Ils avaient accepté en juillet 2016 de participer au comité de spécialistes nommés par le gouvernement panaméen pour tirer les leçons des révélations des “Panama papers” sur les pratiques d’évasion et d’optimisation fiscale. Un mois plus tard, ils avaient claqué la porte, dénonçant le manque de coopération des autorités locales.

Pour eux, l’évasion fiscale est un formidable carburant à inégalités : celles-ci sont ensuite montées en épingle à des fins électoralistes par Trump et ses semblables. Économiquement, l’argument se défend : “Les sommes dissimulées dans les juridictions non coopératives sont autant de revenus qui échappent à l’impôt, réduisant les rentrées fiscales des États et leur capacité de redistribution”, explique Vincent Touzé, économiste à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Ainsi, environ 12 % du patrimoine des Européens se trouvent dans des paradis fiscaux, d’après les travaux de l’économiste français Gabriel Zucman, l’un des principaux spécialistes des paradis fiscaux.

Dans le contexte de la globalisation, ce manque à gagner est crucial. “La libéralisation des échanges est certes bénéfique aux économies nationales, mais à l’intérieur des frontières, l’État doit se montrer plus interventionniste pour atténuer les effets négatifs de l’ouverture des frontières sur certains secteurs qui, inévitablement, sont les perdants de ce phénomène”, souligne Vincent Touzé. L’État aurait bien besoin des sommes qu’une partie de ses nationaux a placées dans des pays fiscalement plus cléments, pour soutenir les laissés-pour-compte de la mondialisation. En France, le coût cumulé du secret bancaire a été estimé par Gabriel Zucman à 500 milliards d’euros en 2013.

“États-Unis et Europe ont préféré détourner le regard”

Cet argument économique se double d’un argument moral. “Il y a une opinion largement répandue selon laquelle ces paradis fiscaux existent seulement parce que les États-Unis et l’Europe, sous pression d’intérêts individuels [les plus fortunés et les grands groupes], ont préféré détourner le regard plutôt que de s’attaquer vraiment au problème”, a ainsi affirmé Joseph Stiglitz devant le Parlement européen. “Après tout, ces pays ont démontré qu’ils avaient les moyens, dans le contexte de la lutte contre le terrorisme, de travailler efficacement ensemble”, a ajouté l’économiste.

“Les richesses cachées alimentent un sentiment de défiance à l’égard des autorités”, résume Vincent Touzé. Les pouvoirs en place sont perçus comme complices des fameux 1 % [les plus fortunés] qui peuvent creuser un peu plus les inégalités à leur avantage grâce aux petits arrangements fiscaux au Panama, en Suisse ou même dans l’État du Delaware aux États-Unis. Du pain béni pour les candidats populistes toujours prompts à dénoncer l’”establishment” et la “corruption des élites”.

De ce fait, Joseph Stiglitz juge que “les paradis fiscaux doivent être traités comme des maladies dangereuses” menaçant la démocratie. Les dangers qu’ils font planer sur celles-ci sont le rejet de la mondialisation et le besoin urgent d’un repli sur soi. Donald Trump a largement exploité ces aspirations durant la campagne présidentielle en dénonçant, notamment, les accords de libre-échange et en appelant à construire un mur à la frontière mexicaine.

La limite de l’exercice consiste à ne voir la montée des inégalités qu’à travers le prisme des paradis fiscaux. “Un auteur comme Thomas Piketty a analysé le phénomène sans prendre en compte l’argent dissimulé [dans son best-seller “Le capital au XXIe siècle“]”, note Vincent Touzé. Une manière de souligner que l’évasion fiscale n’est pas la seule fautive de ce creusement des disparités de richesse.

Reste que l’évasion fiscale a un impact grandissant, ne serait-ce qu’à travers la multiplication des scandales de corruption qui font souvent un détour par l’un ou l’autre des paradis fiscaux. C’est pour cela que Joseph Stiglitz et Mark Pieth appellent tous les pays à la transparence fiscale absolue sous peine d’”être mis en quarantaine de la communauté internationale”, sauf à vouloir que des candidats populistes l’emportent ailleurs qu’aux États-Unis. Comme en France en 2017 ?

Première publication : 16/11/2016

Les salariés d’iTELE ont voté mercredi la fin de la grève à l’unanimité moins deux abstentions, mettant fin à un mouvement historique de 31 jours. Près d’un tiers de la rédaction va quitter la chaîne, selon des grévistes.

C’est fini. Après 31 jours de conflit, les salariés d’iTELE ont voté mercredi 16 novembre la reprise du travail, mettant fin au mouvement de grève le plus long de l’audiovisuel privé.

“La société des journalistes d’iTELE, digne et debout, appelle à la reprise du travail dès que le protocole d’accord (avec la direction, NDLR) sera signé”, a indiqué la société des journalistes d’iTELE sur son compte Twitter.

La Société des journalistes d’iTélé, digne et debout, appelle à la reprise du travail, dès que le protocole d’accord sera signé.

— SDJ iTélé/Canal+ (@SDJiTele) 16 novembre 2016

Vingt-cinq journalistes ont annoncé leur départ mercredi en assemblée générale, s’ajoutant à la dizaine qui était déjà en partance, selon des journalistes.

“D’autres décideront ensuite”, a indiqué un journaliste sur le départ. Dès le début de la grève, la direction du groupe avait proposé à ceux qui voudraient quitter la chaîne de faire jouer leur clause de conscience, facilitant ainsi leur départ.

Les grévistes n’ont pas obtenu le départ de Morandini

“Nous sortons de ce conflit éreintés et meurtris mais la tête haute, avec au cœur le sentiment d’avoir tenté de défendre notre honneur”, déclarent les grévistes dans un texte publié par le site Les Jours. “Le dialogue avec la direction a été lent, difficile, rythmé par de trop nombreuses plages de silence”, regrettent-ils.

“Nous n’avons pas obtenu le retrait de Jean-Marc Morandini (…) Mais nous avons obtenu des garanties sur l’indépendance de la rédaction. Une charte éthique sera rédigée, dans le cadre de la loi Bloche, dans les 4 mois”, précisent les salariés.

Avec AFP

Première publication : 16/11/2016

Après plusieurs semaines de faux suspens, Emmanuel Macron a officialisé sa candidature à la présidentielle de 2017. Son pari : dépasser les clivages partisans en lançant une “révolution démocratique profonde”… dont les contours restent flous.

“Je veux faire entre la France dans le XXIe siècle.” Ce n’était un secret pour personne, Emmanuel Macron a officiellement annoncé, mercredi 16 novembre, sa candidature à l’élection présidentielle française. “Je suis candidat à la présidence de la République car je crois plus que tout que nous pouvons réussir, que la France peut réussir” a déclaré l’ancien ministre de l’Économie en marge d’une visite dans un centre de formation de Bobigny, en Seine-Saint-Denis, près de Paris.

“Une opportunité nous est offerte en mai prochain : celle de refuser le statu quo”, a-t-il lancé à l’occasion d’un discours axé sur sa volonté de rompre avec “les appareils politiques”, qui “depuis 40 ans ont poursuivi leur propre intérêt”.

“le mouvement s’accélère pour Emmanuel Macron”

À seulement 38 ans, l’ancien ministre de l’Économie de François Hollande se lance donc dans la bataille sans passer par la case “primaire de la gauche”. Si l’ex-banquier d’affaires fait cavalier seul, c’est, a-t-il affirmé en substance, pour se présenter devant les électeurs en homme neuf, héraut d’une “révolution démocratique profonde” qui dépasse les clivages partisans.

De fait, au sein de son mouvement En marche !, lancé en avril, le nouveau candidat déclaré fait le pari de rallier les déçus des formations traditionnelles, tout particulièrement du Parti socialiste (PS) qui, à en croire les sondages, aura bien du mal à présenter un candidat au second tour de la présidentielle. Inconnu du grand public il y a encore deux ans, Emmanuel Macron se targue d’avoir atteint en un temps record une notoriété et un niveau d’organisation enviables. Ses proches égrènent avec fierté les chiffres : près de 100 000 adhérents structurés en plus de 1 700 comités locaux, plus de 2,7 millions d’euros de dons, une cinquantaine de parlementaires conquis…

>> À voir sur France 24 : “Emmanuel Macron peut-il faire perdre la gauche ?”

Son credo : la démocratie participative, socle, selon lui, de la nouvelle “offre progressiste” qu’il entend proposer. Depuis le mois de mai, la méthode de sa “grande marche” consiste à faire du porte-à-porte pour aller “à la rencontre des Français” et établir un “diagnostic du pays” sur lequel il veut construire son “action”.

Mais pour ses détracteurs, Emmanuel Macron se jette dans le grand bain sans avoir encore déterminé les contours de son “action”. “J’ignore qui est Emmanuel Macron, quelles sont ses orientations, a raillé mardi Arnaud Montebourg, candidat à la primaire organisée par le PS. Il a une équipe de campagne très étoffée, la quasi-totalité des magazines, beaucoup d’organes de presse […] C’est le candidat des médias”.

Les réactions politques à la candidature de Macron

En homme pressé, le jeune candidat fait un saut dans l’inconnu. Parviendra-t-il à conquérir un espace politique ? À réunir ses parrainages ? À convaincre les parlementaires socialistes de le suivre malgré les menaces d’exclusion de leur parti ?

“Rien n’est jamais écrit à l’avance”

Reste que la candidature de l’ancien locataire de Bercy ne fait pas les affaires de la gauche. Interrogé mardi par France 24, RFI et TV5 Monde, François Hollande, qui a lancé Emmanuel Macron en le choisissant comme conseiller à l’Élysée et se retrouvera avec un rival inattendu face à lui s’il décide de se représenter, a refusé de commenter ce qui était alors une “possible annonce”. Mais si la gauche “n’est pas rassemblée, elle ne pourra pas être au rendez-vous”, a-t-il tenu à préciser.

>> À lire sur France 24 : “Macron esquisse les contours de sa VIe République”

Selon les sondages, Emmanuel Macron et, dans une moindre mesure, le Premier ministre Manuel Valls, qui ne cache pas se préparer, feraient de meilleurs présidents que le chef de l’État sortant aux yeux de nombreux Français. Tous deux devancent les anciens ministres socialistes Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, avec un avantage à Emmanuel Macron préféré par 56 % des Français à Manuel Valls dans un récent sondage Odoxa pour France Info, pour affronter la droite et le Front national (FN) en cas de renoncement de François Hollande.

En matière d’intentions de vote, aucun des deux n’est cependant donné qualifié au second tour de la présidentielle, pas plus d’ailleurs que les autres candidats de gauche, tel Jean-Luc Mélenchon, champion de la “France insoumise”.

À ce jour, Emmanuel Macron est au mieux crédité d’environ 14 % des suffrages au premier tour de la présidentielle. Mais certains estiment que l’élection de Donald Trump l’a conforté dans sa volonté de créer la surprise. “Rien n’est jamais écrit à l’avance”, avait-il écrit au lendemain de la présidentielle américaine.

Avec AFP

Première publication : 16/11/2016

Les électeurs certains d’aller voter à la primaire sont majoritairement âgés et ont une vision de la société en décalage avec le reste de la population, selon une étude. Ce sont pourtant eux qui pourraient désigner le prochain président.

Qui ira voter, les 20 et 27 novembre, aux premier et second tours de la primaire de la droite et du centre ? La question est sur toutes les lèvres depuis plusieurs mois et de sa réponse dépend en grande partie l’issue du scrutin.

Si l’on parle beaucoup des indécis et notamment, parmi eux, des éventuels électeurs de gauche, on se penche moins sur le cas des électeurs qui, eux, sont certains d’aller voter.

>> À lire sur France 24 : “Distancé dans les sondages, Bruno Le Maire se lâche enfin en campagne”

Leur sociologie est pourtant très instructive. La riche enquête menée sur le sujet par la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol), présentée mardi 15 novembre à la Maison des Polytechniciens, à Paris, met en évidence trois caractéristiques qui ont leur importance : les personnes âgées de 65 ans et plus représentent 41 % des électeurs certains d’aller voter dimanche, contre seulement 14 % pour les 18-34 ans ; les retraités constituent 48 % de cet électorat, quand les employés et ouvriers ne comptent que pour 17 % ; et une majorité de ces électeurs vit dans des communes urbaines de province.

Ce profil type de l’électeur certain de participer à la primaire – un retraité de plus de 65 ans vivant dans une ville de province – n’est pas neutre. Il influe directement sur les attentes citées dans les enquêtes d’opinion. Ainsi, parmi ces électeurs, les enjeux qui compteront “beaucoup” dans leur vote sont, pour 78 % d’entre eux, la lutte contre le terrorisme, la lutte contre le chômage et la relance de l’activité économique (72 %), la lutte contre la délinquance (69 %) et la capacité à réduire l’influence de l’islam (63 %).

>> À lire sur France 24 : “Primaire de la droite : la victoire de Trump ravive la bataille”

L’enquête de la Fondapol souligne par ailleurs trois caractéristiques communes à ces électeurs et qui reflètent une vision du monde et de la société significativement différente de celle du reste de la population : ils sont ainsi 59 % à estimer que la mondialisation est une bonne chose pour la France (contre 47 % pour l’ensemble des personnes interrogées), 60 % à penser que l’Europe est une source d’espoir (contre 49 % pour l’ensemble des personnes interrogées), et surtout 89 % à considérer que l’État doit donner plus de libertés aux entrepreneurs – en clair pouvoir licencier plus facilement (contre 72 % pour l’ensemble des personnes interrogées).

Enfin, 10 % de ces électeurs certains d’aller voter à la primaire de la droite et du centre viennent de la gauche et 11 % du Front national.

“La primaire accentue les coupures de notre société dans des proportions vertigineuses”

Toutes ces données permettent de comprendre pourquoi les sept candidats à la primaire de la droite et du centre ont chacun fait dans la surenchère libérale, ou pourquoi d’autres ont misé sur des thèmes et des positionnements chers à l’extrême-droite.

Mais elles soulèvent surtout une question fondamentale qui a notamment été pointée, lors de la présentation de l’enquête, mardi soir, par Jérôme Jaffré, directeur du Centre d’études et de connaissance sur l’opinion publique (Cecop) : le candidat qui remportera cette primaire aura-t-il une légitimité démocratique ?

>> À lire sur France 24 : “Primaire de la droite : ‘Pas de crainte sur l’organisation du scrutin'”

“Alors que la société est déjà divisée entre les catégories populaires et les élites, d’une part, et entre les personnes âgées et les jeunes d’autre part, la primaire accentue ces coupures dans des proportions vertigineuses, affirme le politologue. Les catégories populaires sont deux fois moins présentes dans l’électorat de la primaire que leur moyenne nationale et les retraités représentent à eux seuls la moitié des électeurs. Or comment voulez-vous que les programmes politiques présentés par les candidats permettent de traiter des problèmes qui concernent l’ensemble de la population dès lors que le corps électoral est massivement composé de retraités ? Il y a là un vrai problème de démocratie.”

La problématique est particulièrement criante pour 2017. Le vainqueur de la primaire de la droite et du centre sera le favori pour devenir le prochain président de la République, selon la quasi-totalité des sondages. Cela signifie qu’il serait issu de l’expression d’une minorité qui ne représenterait, selon Jérôme Jaffré, que 3 à 4 % du corps électoral total.

Première publication : 16/11/2016

Emmanuel Macron doit confirmer lundi matin son intention de briguer la présidence française. À gauche comme à droite, la candidature annoncée de l’ancien ministre de l’Économie est accueillie plutôt froidement.

Ce sera la fin d’un faux suspense qui dure depuis plusieurs semaines. L’ancien ministre de l’Économie Emmanuel Macron doit annoncer, mercredi 16 novembre, à Bobigny, sa candidature à l’élection présidentielle française. Le fondateur du mouvement En marche ! a choisi, pour se lancer, un centre de formation en Seine-Saint-Denis, auquel il avait déjà rendu visite à deux reprises. Il y fera une déclaration à la presse à 10 h 30.

“La symbolique est forte. On annonce des choses en banlieue, pas sur le plateau de TF1”, s’est réjoui auprès de l’AFP Patrick Toulmet, le président de la Chambre des métiers et de l’artisanat de la Seine-Saint-Denis, dont dépend ce centre.

“C’est très embêtant”

À gauche comme à droite, cette (probable) candidature a été accueillie plutôt froidement mardi soir. “L’enjeu [pour 2017], c’est le rassemblement, c’est la cohésion”, la gauche ne pouvant pas être au “rendez-vous” de la présidentielle “si elle n’est pas rassemblée”, a prévenu le président de la République François Hollande, qui doit dire d’ici un mois s’il brigue un nouveau mandat en dépit de ses mauvais sondages.

“C’est très embêtant”, a de son côté constaté le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, mettant en garde contre le risque d’élimination de la gauche dès le premier tour si elle part fragmentée à la présidentielle.

>> À voir sur France 24 : “Emmanuel Macron peut-il faire perdre la gauche ?”

À droite, le favori de la primaire, Alain Juppé, a invité à “ne pas être naïf” face à un candidat qui se présente en “chevalier blanc” alors qu’il “a totalement cautionné la politique économique menée depuis 2012”. De fait, le maire de Bordeaux a toutes les raisons de “se méfier” d’Emmanuel Macron, clairement déterminé à mordre sur son électorat.

Interférer avec la primaire de la droite

Dans son entourage, certains élus ne cachent pas leur souhait de voir la candidature de l’ex-ministre interférer avec la primaire de la droite, dont le premier tour aura lieu dimanche, et le second le 27 novembre. “On souhaite qu’il y aille avant la primaire de la droite. Il y a des gens qui sont tentés d’aller voter [Alain] Juppé, il faut leur offrir une alternative”, a par exemple expliqué mardi à l’AFP une parlementaire proche d’Emmanuel Macron.

Sans doute est-ce l’une des raisons qui ont conduit ce dernier à accélérer son calendrier, et à officialiser sa candidature avant de détailler son projet, nonobstant le plan en quatre temps qui avait été présenté peu après sa sortie du gouvernement le 30 août.

>> À lire sur France 24 : “Macron esquisse les contours de sa VIe République”

Autres motifs : l’impatience des troupes sur le terrain, et la montée en puissance de Manuel Valls, présenté par François Hollande et ses proches comme le candidat le plus légitime pour lui succéder s’il renonçait, et porté par des sondages flatteurs.

Emmanuel Macron a enfin pu être encouragé par la victoire de Donald Trump. “Rien n’est jamais écrit à l’avance”, a-t-il écrit après la présidentielle américaine.

Avec AFP

Première publication : 16/11/2016