Archive for November 16th, 2016

Remise en cause des règles du débat, question jugée indigne, manque de respect… les sept candidats de la primaire ont tour à tour taclé les questions de leurs interlocuteurs journalistes. Retour sur le débat en vidéos.

Les spectateurs de France 2 s’attendaient à des passes d’armes. Elles ont bien eu lieu lors de ce troisième et dernier débat mais ont majoritairement visé… les journalistes. Victimes collatérales insoupçonnées de cet ultime échange avant le premier tour de la primaire de la droite, David Pujadas et Jean-Pierre Elkabbach en ont chacun pris pour leur grade.

“Quelle indignité !”

C’est Nicolas Sarkozy qui a ouvert le premier les hostilités. “Quelle indignité !”, a lancé l’ancien président de la République au journaliste David Pujadas qui l’interrogeait sur les accusations de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. “Nous sommes sur le service public, vous n’avez pas honte ? Vous n’avez pas honte de donner écho à un homme qui a fait de la prison, qui a été condamné à d’innombrables reprises pour diffamation et qui est un menteur ?”, a-t-il demandé indigné.

Les 5 années qui viennent peuvent marquer le retour de la France et de l’Europe sur la scène internationale. #PrimaireLeDebat#AvecNSpic.twitter.com/0n9WsSl41I

— Nicolas Sarkozy (@NicolasSarkozy) 17 novembre 2016

“Ça mérite tout simplement le respect de votre part”

Peu après, c’est Bruno Le Maire qui s’en est pris à “la France des journalistes” et au manque de “respect” de Jean-Pierre Elkabbach, vétéran du journalisme politique, qui venait de sous-entendre qu’il serait éliminé dimanche.

Réagissant à une question sur la déclaration de candidature à la présidentielle d’Emmanuel Macron, Bruno Le Maire a souhaité que “ce renouvellement que l’on voit partout” se produise aussi à droite. “Pourquoi ça ne fonctionne pas alors avec vous?”, lui a alors demandé l’intervieweur politique. “Mais qu’est que vous dites Jean-Pierre Elkabbach? (…) Vous connaissez déjà le résultat de dimanche? Vous savez ce que vont voter les Français ? […] Je suis candidat à la primaire, ça mérite tout simplement le respect de votre part”, a vertement répliqué Bruno Le Maire, visiblement piqué au vif par la question du journaliste d’Europe 1.

.@JP_Elkabbach, je n’ai pas de leçons de votre part à recevoir de votre part sur ma candidature : les Français jugeront ! #PrimaireleDébatpic.twitter.com/ksZWEFJjRa

— Bruno Le Maire (@BrunoLeMaire) 17 novembre 2016

“S’il faut se faire insulter…”

Les sept débatteurs n’ont eu de cesse tout au long du débat de revenir sur les règles de l’emploi de leur temps de parole. Nathalie Kosciusko-Morizet, lasse de ne pas parvenir à donner son point de vue, a profité – non sans humour – d’un échange entre Jean-François Copé qui traitait François Fillon d’”imposteur”, pour adresser ses griefs à l’ensemble de ses adversaires masculins. “S’il faut se faire insulter pour avoir la parole…”

Une conception “spectacle” du débat

François Fillon enfin, s’est agacé lorsqu’il fut invité à interpeller ses concurrents : “Vous êtes en train de nous couper la parole sur des sujets absolument fondamentaux”. Et de poursuivre : “On n’est pas des commentateurs, on n’est pas là pour s’interpeller les uns les autres. C’est tout le problème de la conception que vous avez de plus en plus de ces débats, une conception en termes de spectacle et pas en termes de fond”, s’est agacé l’ancien Premier ministre.

M. Pujadas, vous avez une conception de ces débats en termes de spectacles. Les Français veulent savoir ce que fera le prochain Président. pic.twitter.com/2vraf2V992

— François Fillon (@FrancoisFillon) 17 novembre 2016

“Je ne suis pas sûr qu’il y a eu beaucoup de spectacle ce soir…”, lui a répondu David Pujadas, principal arbitre du débat, le sourire aux lèvres. Finalement ces quelques joutes verbales auront tout de même pu ravir les téléspectateurs.

Première publication : 18/11/2016

Avant le premier tour, dimanche, de la primaire de la droite et du centre, les sept candidats en lice se sont retrouvés jeudi soir pour un dernier débat qui a manqué de piquant.

Est-ce à cause de la proximité du premier tour de la primaire de la droite et du centre que les candidats ont semblé autant dans la retenue ou bien ce troisième débat était-il tout simplement celui de trop ? Car une chose est sûre : ce ne sont pas les 2 h 30 de direct, jeudi 17 novembre, qui ont pu permettre aux indécis de se décider.

Ce dernier débat est en effet apparu bien terne et souvent technique, n’offrant que de menues divergences sur l’Europe, la Syrie ou encore le collège unique et ne permettant pas aux candidats de se démarquer réellement.

>> À lire sur France 24 : “Candidats de la droite : une primaire ouverte mais un électorat restreint”

Mais le voulaient-ils seulement ? Ceux-ci ont été souvent crispés et alors qu’une dernière séquence de 20 minutes était censée leur permettre de s’interpeller, presque tous ont refusé de jouer le jeu, préférant éviter, à quelques exceptions près, de se lancer des invectives ou, du moins, de se critiquer directement les uns les autres.

Des journalistes vertement critiqués par certains candidats

À trois jours du premier tour, ce troisième exercice était pourtant présenté comme décisif. Les seuls à être mis en difficulté, finalement, auront été les journalistes qui ont eu beaucoup de mal à imposer leurs règles. Pire, leurs questions ont même parfois donné lieu à de sérieux recadrages qui ont constitué les moments les plus marquants de la soirée. C’est dire…

>> À lire sur France 24 : “Primaire de la droite : ce que disent les affiches des candidats”

Ce débat changera-t-il quelque chose à la dynamique actuelle ? En tête dans les enquêtes d’opinion depuis deux ans, Alain Juppé semble désormais en perte de vitesse et François Fillon en nette progression, selon plusieurs études concordantes.

Selon un sondage Ifop Fiducial diffusé jeudi, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy sont en effet désormais au coude à coude au premier tour (31 % contre 31 %) devant François Fillon qui progresse fortement (27 %, +7). Au second tour, Nicolas Sarkozy serait battu aussi bien par Alain Juppé que par François Fillon. Ces deux derniers seraient en revanche à égalité en cas de duel.

Revivez ce débat grâce à notre liveblog :

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Première publication : 17/11/2016

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La Commission européenne a fait preuve, ces derniers jours, d’une clémence inédite à l’égard de pays qui ne respectent pas leurs engagements de réduction des déficits. Le début de la fin de l’austérité en réponse à la poussée des populismes ?

La règle d’or a du plomb dans l’aile. La fameuse obligation pour les pays de la zone euro de maintenir leur déficit sous la barre des 3 % du PIB apparaît de moins en moins comme une loi d’airain. Plusieurs décisions récentes de la Commission européennes indiquent une évolution de l’équipe de Jean-Claude Juncker vers davantage de souplesse budgétaire.

Bruxelles ne déclare pas ouvertement que la maîtrise des déficits n’est plus la priorité numéro 1 des États membres de la zone euro… mais presque. L’Italie a écopé d’une simple mise en garde alors même que son projet de budget pour 2017 ne fait que peu de cas des engagements de réduction de déficits. Même chose pour le Portugal et l’Espagne. Depuis plus d’un an, ces deux pays très endettés vivent sous la menace d’une sanction de l’Union européenne qui, officiellement, réclame davantage d’austérité. Pourtant, rien ne vient. La Commission européenne a même décidé, le 16 novembre, de ne pas suspendre le versement d’une aide financière européenne qui, pourtant, est conditionnée à des objectifs chiffrés de réduction de la dette.

Priorité à la relance ?

Chacun de ses pays présente des particularismes qui peuvent expliquer la clémence bruxelloise. L’Italie est à quelques jours d’un référendum crucial pour le gouvernement de Matteo Renzi et un camouflet européen aurait pu faire le jeu des populistes du parti du Mouvement 5 étoiles. L’Espagne a,quant à elle, passé presque un an sans gouvernement, tandis que le Portugal est l’un des pays surendettés qui a fait le plus d’efforts par le passé pour assainir ses finances.

Mais la Commission européenne va encore plus loin. Elle recommande aux États membres pas trop endettés de recommencer à dépenser pour soutenir la croissance. Une première pour Bruxelles qui, depuis le début de la crise de la zone euro en 2010, ne prônait que la rigueur. “C’est le début de la fin de l’austérité en Europe et aussi du cycle des politiques de l’offre”, analyse Pascal de Lima, économiste en chef du cabinet de conseil EconomicCell, contacté par France 24. Cet expert prévoit que le Vieux Continent se convertisse pour un certain temps à des politiques de soutien de la demande et de l’investissement.

“En ces temps de tentation populiste”

Ce virage économique découle d’un constat politique. “La critique [par les populations] de l’absence d’efficacité des politiques économiques actuelles, notamment sur le front du chômage, et de la trop grande ouverture commerciale des frontières a finalement été entendue à Bruxelles”, estime Pascal de Lima. Le vote britannique en faveur du Brexit, l’élection de Donald Trump aux États-Unis – analysés comme un appel populaire au repli sur soi – auraient ouvert les yeux aux membres de la Commission européenne. Pierre Moscovici, le commissaire européen aux Affaires économiques et financières, l’a confirmé en termes très diplomatiques au Figaro : “En ces temps de tentation populiste, il peut être utile de conjuguer la crédibilité (des règles) et l’intelligence (de leur application)”.

La Commission européenne a également profité d’une fenêtre de tir pour lâcher du lest. Le retour de la croissance – aussi légère soit-elle – se confirme en Europe et, surtout, l’Allemagne apparaît moins à cheval sur l’orthodoxie budgétaire. “Berlin a aussi commencé à mettre en place des politiques de relance économique récemment”, rappelle Pascal de Lima.

Ce nouveau cycle économique risque d’engendrer une débauche de dépenses de certains États. La Commission européenne ne peut donc renégocier les règles de maîtrise des dépenses, sans ouvrir la boîte de Pandore. L’enterrement en bonne et due forme de la règle des 3 % pourrait être perçu comme un chèque en blanc. Pascal de Lima rappelle, cependant, que les agences de notation pourront toujours abaisser la note souveraine des États trop laxistes, ce dont la Commission est parfaitement consciente.

Première publication : 17/11/2016

Moment décisif pour les sept candidats de la primaire de la droite et du centre, à 48 heures du premier tour : le troisième débat télévisé a lieu ce soir. Alors que François Fillon voit sa cote progresser, le duel Juppé-Sarkozy prend un nouveau tour.

Les sept candidats à la primaire de la droite et du centre, en vue de la présidentielle, se retrouvent jeudi 17 novembre à partir de 21 heures pour un ultime débat télévisé, retransmis sur France 2 et sur Europe 1.

>> À lire : Ce que disent les affiches des candidats

Un débat décisif, à trois jours d’un premier tour incertain, avec un François Fillon en progrès et en mesure de troubler le duel JuppéSarkozy. Un sondage Ifop-Fiducial publié jeudi 17 novembre indique que François Fillon fait un bond de sept points, à 27% des intentions de vote, et talonne désormais Alain Juppé (31%) et Nicolas Sarkozy (30%).

Deux heures de débat

Après deux mois de campagne officielle, et deux premières joutes télévisées, parfois hautes en couleurs, les protagonistes de cette primaire inédite dans l’histoire de la droite abattent leur dernières cartes et affûtent leurs ultimes arguments.

L’échange, en direct, devrait durer deux heures. Les candidats répondront d’abord aux questions de quatre journalistes : Jean-Pierre Elkabbach pour Europe 1, Nathalie Saint-Cricq et David Pujadas pour France 2, et Hervé Favre pour le journal La Voix du Nord. Ils disposeront de 90 secondes par réponse, avec un droit d’interpellation de l’un des adversaires. Les thèmes seront issus d’un sondage réalisé par Harris Interactive.

Suivra une séquence de 20 minutes de débat plus direct, ponctuée de questions vidéo posées par des internautes. Les candidats disposeront ensuite de 90 secondes, comme d’habitude, pour conclure.

“Décisif pour tout le monde”

Le maire de Bordeaux, grand favori des enquêtes d’opinion depuis deux ans, voit son avance dans les sondages s’éroder, notamment au profit de François Fillon. La fin de la campagne est “tendue”, a-t-il glissé mardi en petit comité, tandis qu’un de ses soutiens évoquait une “incertitude totale” sur l’issue du scrutin.

>> À lire : “Nous n’avons pas de crainte sur l’organisation du scrutin”

Jugé convaincant lors des deux premiers débats, François Fillon remonte dans les derniers sondages, égalant même, pour la première fois, Nicolas Sarkozy (25 %), en deuxième position derrière Alain Juppé, dans un sondage Opinionway pour Atlantico, même si d’autres enquêtes le donnent assez loin derrière l’ancien chef de l’État. Jeudi soir, François Fillon “sera le même”, “concentré sur son projet”, promet son porte-parole, Jérôme Chartier.

“Les Français voient bien qu’ils ont le choix entre un candidat, Nicolas Sarkozy, qui leur propose un retour en arrière”, et “de l’autre côté un candidat (Alain Juppé) qui a choisi une extrême prudence”, résume M. Fillon.

M. Sarkozy, justement, a abordé cette semaine pied au plancher. Si le doute commence à poindre chez certains membres de son entourage, l’ancien président continue de travailler au corps sa base électorale pour réaliser le meilleur score au premier tour. Les sondages continuent de le donner en tête auprès des sympathisants des Républicains. Mais “dans toutes les enquêtes (…), le second tour s’apparente à un référendum anti-Sarkozy”, relève Frédéric Dabi (Ifop).

Les nouvelles accusations de l’homme d’affaires Ziad Takieddine, sur un financement libyen de sa campagne de 2007, pourraient en outre venir sur le tapis jeudi soir, même si Bruno Le Maire a jugé qu’elles n’avaient pas leur place dans le débat.

Les “petits” candidats jouent eux-aussi leur va-tout. “C’est un débat décisif pour tout le monde”, a commenté Bruno Le Maire, quelque peu emprunté lors des deux premières confrontations télévisées, dépossédé du statut de trublion par François Fillon. Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-François Copé et Jean-Frédéric Poisson continueront de cultiver leur différence.

À partir de 20h30, suivez le débat en direct sur le liveblog de France 24.

>> Pour voir les images sur vos tablettes et mobiles, cliquez ici.


Avec AFP

Première publication : 17/11/2016

Thomas Pesquet, 38 ans, doit s’envoler jeudi 17 novembre à 21h20, heure française, pour la Station spatiale internationale. Il est le dixième Français à rejoindre l’espace, et le premier depuis huit ans. Son retour sur Terre est prévu en mai 2017.

Thomas Pesquet est le dixième Français à avoir cette chance, et cela n’était pas arrivé depuis huit ans : jeudi 17 novembre à 21h20, heure française, l’astronaute de 38 ans s’envolera pour l’espace à bord d’un Soyouz depuis le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan. Destination : la Station spatiale internationale (ISS) où il restera un peu plus de six mois, son retour étant programmé en mai 2017.

Pour cette aventure hors du commun, le Français de 38 ans sera accompagné de l’Américaine Peggy Whitson et le Russe Oleg Novitsky.

Passage chez le coiffeur avant le départ. Oleg et Peggy se chargeront de la prochaine coupe dans l’espace, j’espère qu’ils sauront y faire! pic.twitter.com/E0ENmjen6p

— Thomas Pesquet (@Thom_astro) 16 novembre 2016

Né à Rouen le 27 février 1978, Thomas Pesquet raconte qu’enfant, il était “fan d’espace, de manière assez naïve comme beaucoup de petits garçons”. Il jouait dans une navette spatiale confectionnée par son père avec du carton, s’achetait des magazines spécialisés. “Inconsciemment”, au fil des années, Thomas Pesquet s’est bâti un profil complet d’astronaute par ses choix successifs. Au point qu’au moment de la sélection, “j’ai pu cocher toutes les cases”, a-il expliqué l’AFP.

“Un bon ambassadeur de l’espace”

Pour le Normand, ingénieur aéronautique et également pilote de ligne, ce départ pour l’ISS sera le couronnement de plus de sept ans d’entraînement. L’astronaute avait été sélectionné en mai 2009 pour entrer dans le corps des astronautes européens. Sur 8 413 candidats, l’Agence spatiale européenne n’en a retenu que six dont Thomas Pesquet, le dernier à voler.

“Thomas est un garçon remarquable” et “cool”, déclare à l’AFP Jean-Jacques Dordain, l’ancien directeur général de l’ESA, qui a procédé à la sélection finale lorsqu’il ne restait plus que dix candidats. “Il réunit un cursus professionnel intéressant, des qualités humaines importantes qui lui permettent d’être à l’aise avec tout le monde, et enfin la passion.” “Cela fait de lui un bon ambassadeur de l’espace.”

Outre l’anglais, l’espagnol et l’allemand, Thomas Pesquet a appris le russe -indispensable pour le vol en Soyouz. Il a aussi commencé le chinois. L’astronaute souligne qu’il a eu la chance d’avoir “une enfance extrêmement stable” en Normandie. “Mes parents m’ont donné des racines et des ailes.”

L-1: Mes proches sont arrivés dimanche dernier. On se parle derrière une vitre, quarantaine oblige! pic.twitter.com/hqeRmzdJuU

— Thomas Pesquet (@Thom_astro) 16 novembre 2016

Malgré son agenda, Thomas Pesquet essaie de sauvegarder quelques moments pour voir sa compagne Anne, qui travaille à Rome pour les Nations unies. Au moment du décollage, elle sera là avec les parents de Thomas, son frère et des amis. Mais ils ne pourront voir l’astronaute, en quarantaine médicale, qu’à travers une vitre.

Avec AFP

Première publication : 17/11/2016

Thomas Pesquet, 38 ans, doit s’envoler jeudi 17 novembre à 21h20, heure française, pour la Station spatiale internationale. Il est le dixième Français à rejoindre l’espace, et le premier depuis huit ans. Son retour sur Terre est prévu en mai 2017.

Thomas Pesquet est le dixième Français à avoir cette chance, et cela n’était pas arrivé depuis huit ans : jeudi 17 novembre à 21h20, heure française, l’astronaute de 38 ans s’envolera pour l’espace à bord d’un Soyouz depuis le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan. Destination : la Station spatiale internationale (ISS) où il restera un peu plus de six mois, son retour étant programmé en mai 2017.

Pour cette aventure hors du commun, le Français de 38 ans sera accompagné de l’Américaine Peggy Whitson et le Russe Oleg Novitsky.

Passage chez le coiffeur avant le départ. Oleg et Peggy se chargeront de la prochaine coupe dans l’espace, j’espère qu’ils sauront y faire! pic.twitter.com/E0ENmjen6p

— Thomas Pesquet (@Thom_astro) 16 novembre 2016

Né à Rouen le 27 février 1978, Thomas Pesquet raconte qu’enfant, il était “fan d’espace, de manière assez naïve comme beaucoup de petits garçons”. Il jouait dans une navette spatiale confectionnée par son père avec du carton, s’achetait des magazines spécialisés. “Inconsciemment”, au fil des années, Thomas Pesquet s’est bâti un profil complet d’astronaute par ses choix successifs. Au point qu’au moment de la sélection, “j’ai pu cocher toutes les cases”, a-il expliqué l’AFP.

“Un bon ambassadeur de l’espace”

Pour le Normand, ingénieur aéronautique et également pilote de ligne, ce départ pour l’ISS sera le couronnement de plus de sept ans d’entraînement. L’astronaute avait été sélectionné en mai 2009 pour entrer dans le corps des astronautes européens. Sur 8 413 candidats, l’Agence spatiale européenne n’en a retenu que six dont Thomas Pesquet, le dernier à voler.

“Thomas est un garçon remarquable” et “cool”, déclare à l’AFP Jean-Jacques Dordain, l’ancien directeur général de l’ESA, qui a procédé à la sélection finale lorsqu’il ne restait plus que dix candidats. “Il réunit un cursus professionnel intéressant, des qualités humaines importantes qui lui permettent d’être à l’aise avec tout le monde, et enfin la passion.” “Cela fait de lui un bon ambassadeur de l’espace.”

Outre l’anglais, l’espagnol et l’allemand, Thomas Pesquet a appris le russe -indispensable pour le vol en Soyouz. Il a aussi commencé le chinois. L’astronaute souligne qu’il a eu la chance d’avoir “une enfance extrêmement stable” en Normandie. “Mes parents m’ont donné des racines et des ailes.”

L-1: Mes proches sont arrivés dimanche dernier. On se parle derrière une vitre, quarantaine oblige! pic.twitter.com/hqeRmzdJuU

— Thomas Pesquet (@Thom_astro) 16 novembre 2016

Malgré son agenda, Thomas Pesquet essaie de sauvegarder quelques moments pour voir sa compagne Anne, qui travaille à Rome pour les Nations unies. Au moment du décollage, elle sera là avec les parents de Thomas, son frère et des amis. Mais ils ne pourront voir l’astronaute, en quarantaine médicale, qu’à travers une vitre.

Avec AFP

Première publication : 17/11/2016