Archive for November 19th, 2016

Plus de 48 heures après leur décollage à bord du vaisseau Soyouz, les trois astronautes dont le Français Thomas Pesquet sont enfin entrés dans la Station spatiale internationale dans la nuit du samedi 19 novembre au dimanche 20 novembre.

Ils sont désormais six à se partager la Station spatiale internationale (ISS). Le Français Thomas Pesquet, le Russe Oleg Novitski et l’Américaine Peggy Whitson ont fait leur entrée dans leur nouveau logement pour les six prochains mois dans la nuit du samedi 19 novembre au dimanche 20 novembre. Ils ont été acceuillis par l’Américain Shane Kimbrough et les Russes Sergueï Ryjikov et Andreï Borissenko, arrivés le 19 octobre.

Meanwhile on @Space_Station…trio of crew members that docked at 4:58pm ET open hatches and are welcomed aboard: https://t.co/f1K1MFG4sNpic.twitter.com/wjOc6ClwOu

— NASA (@NASA) 20 novembre 2016

Amarrés samedi à 21h58 GMT à l’ISS, les trois pensionnaires de la station internationale ont dû patienter deux heures et quarante-deux minutes exactement avant de pouvoir étreindre leurs trois nouveaux colocataires. Le temps de s’assurer de la parfaite étanchéité entre la capsule et l’ISS.

Welcome to your new home @AstroPeggy, @Thom_Astro and Oleg! Trio is welcomed by crew on @Space_Station: https://t.co/f1K1MFG4sNpic.twitter.com/bS1QYwVrd7

— NASA (@NASA) 20 novembre 2016

Une centaine d’expériences à réaliser pour le Français

Pendant six mois, le Français Thomas Pesquet va réaliser à bord de la station pas moins de 62 expériences pour le compte de l’Agence spatiale européenne (ESA) et du Centre national d’études spatiales (Cnes, France). Et 55 autres en coopération avec les agences spatiales américaine, canadienne et japonaise. Le Français étudiera ainsi l’impact de l’apesanteur sur la musculature, une analyse dont les résultats pourraient aider à soigner les myopathies. Il essaiera aussi des technologies susceptibles de révolutionner la purification de l’eau ou des matières autonettoyantes utilisables à terme dans les hôpitaux.

L’Américaine Peggy Whitson procèdera, quant elle, à des expériences sur l’impact de la lumière sur le cycle de sommeil, tandis qu’Oleg Novitski fera plus de 50 expériences scientifiques pour le compte de l’agence spatiale russe Roskosmos.

Le commandant de bord du Soyouz, Oleg Novitski, a une grande expérience de l’espace. Cet ancien pilote de l’armée de l’air russe de 45 ans, qui vient d’être père, a passé cinq mois sur l’ISS en 2012 et en 2013. À 56 ans, Peggy Whitson cumule déjà 376 jours dans l’espace et totalise six sorties extra-véhiculaires. Cette biochimiste a déjà deux séjours sur l’ISS à son actif. Son premier vol remonte à 2002, quand la Station spatiale était encore en train d’être assemblée. Le 24 avril, elle devrait dépasser le record de jours passés dans l’espace pour un astronaute américain, détenu actuellement par Jeff Williams, avec 534 jours. En février, elle deviendra la première femme à avoir commandé l’ISS deux fois.

>> À voir sur France 24 : “Thomas Pesquet : ‘Être astronaute, c’est apprendre sans cesse'”

Face à ses coéquipiers, Thomas Pesquet, ancien pilote de ligne âgé de 38 ans, saxophoniste à ses heures, dixième Français à être parti pour l’espace et premier depuis 2008, fait figure de “petit jeune”. L’ISS est habitée continuellement depuis plus de quinze ans.

Avec AFP

Première publication : 20/11/2016

Le premier tour de la primaire de la droite a enregistré dimanche une forte participation avec plus de 2,5 millions de votants à 17 heures, selon le comité d’organisation. Les résultats complets de ce scrutin tomberont entre 23 heures et minuit.

Après trois mois de campagne et de commentaires sur les intentions de vote, les électeurs français désireux de participer à cette première primaire de la droite ont enfin pu s’exprimer.

De 3,9 à 4,3 millions de personnes auraient participé à la consultation, selon une projection Elabe à la fermeture des bureaux de vote à 19H00, réalisée à partir des données fournies par la Haute autorité de la primaire, chargée de chapeauter le scrutin. Le premier tour de la primaire socialiste avait réuni, en 2011, 2,66 millions de participants.

A 17 heures, plus de 2,5 millions de votants s’étaient rendus dans 70% des bureaux, a annoncé à la presse le “M. Primaire” du parti Les Républicains, Thierry Solère.

De 8 heures à 19 heures, 10 228 bureaux de votes ont accueilli les citoyens français en âge de voter, prêts à verser 2 euros et à dire partager les “valeurs républicaines de la droite et du centre”.

C’est parti ! #PrimaireDroiteEtCentre. Monde dès l’ouverture ! Fermeture des bureaux à 19h00 @InfoPrimaire@ClaudeGardou@CSteger68pic.twitter.com/nKvWGj7pzY

— Malas David (@DavidMalas) November 20, 2016

Le suspense est total après trois mois de campagne : sous haute surveillance, le premier tour de la primaire de la droite en vue de 2017 pour désigner deux finalistes promet dimanche un match serré entre le trio de favoris.

>> À lire sur France 24 : “Sarkozy, Fillon, Juppé : dernier round pour mobiliser avant le premier tour”

Ce scrutin est une grande première pour la droite française, seuls la gauche et les écologistes ayant déjà organisé des primaires en leur sein. Il doit permettre de désigner son champion pour 2017, qui aura, selon les sondages actuels, de fortes chances de remporter la présidentielle dans un peu moins de six mois.

Sept candidats

Six personnalités LR et le chef du Parti Chrétien-Démocrate sont sur les rangs, dont un trio de tête formé par l’ancien président Nicolas Sarkozy et deux anciens Premiers ministres, Alain Juppé et François Fillon.

Trois anciens ministres, Bruno Le Maire, Jean-François Copé et Nathalie Kosciusko-Morizet, seule femme, ainsi que Jean-Frédéric Poisson (PCD), complètent la liste des prétendants.

Les deux candidats arrivés en tête au premier tour dimanche soir seront qualifiés pour le second, une semaine plus tard.

Retrouvez dès maintenant votre bureau de vote pour la #Primaire2016 sur https://t.co/REUN9n4T3E ! pic.twitter.com/kemZsLqOlS

— Primaire ouverte (@InfoPrimaire) 30 septembre 2016

Eviter tout risque d’embrouilles

Un facteur d’incertitude est la mobilisation des électeurs de gauche, qui souhaiteraient contrer un retour de Nicolas Sarkozy. Une motivation doublée de la crainte que leur camp sera éliminé dès le premier tour en 2017 et que Marine Le Pen sera au second tour face au candidat issu des primaires de la droite.

Les organisateurs veulent éviter au maximum d’éventuelles contestations. En 2012, l’élection du président de l’UMP (devenue Les Républicains) avait viré au pugilat entre les deux candidats, François Fillon et Jean-François Copé. Après des semaines de guerilla, ce dernier l’avait emporté sur le fil, malgré des accusations de triche du camp Fillon.

Avec AFP




Première publication : 20/11/2016