Archive for November 24th, 2016

Plombé par les derniers sondages, Alain Juppé n’a pas su retrouver la ferveur des grands moments de sa campagne, vendredi pour son dernier meeting à Nancy. L’enthousiasme était plutôt à Paris autour de François Fillon. Récit de ces deux soirées.

Deux meetings, deux ambiances. Les deux finalistes de la Primaire de la droite et du centre, Alain Juppé et François Fillon, donnaient vendredi 25 novembre leurs derniers meetings de campagne avant le second tour dimanche. L’un avait “la super pêche”, l’autre pas.

>> À (re)lire sur France 24 : Fillon-Juppé : programme contre programme

À Nancy, la “super pêche” a disparu

Les jeunes avec Juppé avaient beau offrir du jus de pêche, vendredi soir, à l’entrée du parc des expositions de Nancy, leur candidat, lui, manquait visiblement de ressources. Au dernier jour d’une longue campagne qui l’aura vu passer du statut de grand favori à celui de finaliste n’ayant quasiment aucune chance de l’emporter, Alain Juppé, à l’image des 1 000 personnes venues l’écouter, ne semblait plus y croire.

Environ 1000 personnes sont présentes ce soir à Nancy pour le dernier meeting de @alainjuppepic.twitter.com/ab8V0lxAZj

— Romain Brunet (@romain2dc) 25 novembre 2016

“Comme vous tous, j’ai confiance. Oui j’ai confiance, nous allons gagner dimanche”, a-t-il pourtant lancé au public pour démarrer son discours, avant de détailler ce qui différencie son programme de celui de François Fillon.

Seulement voilà, l’ambiance n’y était pas à Nancy et le Parc des expositions sonnait bien creux pour un dernier meeting de campagne. Venus écouter une dernière fois leur candidat, la plupart des spectateurs, clairement, ne se font plus d’illusion par rapport au résultat de dimanche.

Gauthier, 72 ans, comme Alain Juppé, tente de faire bonne figure quand on l’interroge. “Bien sûr que c’est encore possible”, répond-il, alors que son expression traduit plutôt de l’accablement. Il y a, chez lui, la volonté de garder espoir mais au fond, il n’y croit plus du tout. Et il ne suffit d’ailleurs que d’une ou deux relances pour lui faire admettre ce qui semble être ici le sentiment général : “La vérité, c’est que les gens pensent que c’est fini, on est très déçus”, lâche-t-il, abattu.

Gauthier, 72 ans : “Les gens pensent que c’est fini. On est très déçus. Mais c’est comme ça, c’est la démocratie.” pic.twitter.com/VziluP5XhH

— Romain Brunet (@romain2dc) 25 novembre 2016

Problème : si le public de Nancy comptait sur Alain Juppé pour lui remonter le moral et lui faire réellement croire à une “nouvelle surprise”, c’est raté. À aucun moment, le maire de Bordeaux n’a su s’adresser à son auditoire avec ferveur. À aucun moment, il n’a pu réveiller un public éteint.

Ce dernier a bien rappelé ses divergences avec François Fillon sur le nombre de fonctionnaires à supprimer, sur leur temps de travail, sur les effectifs de police, sur l’assurance-maladie ou encore sur la relation avec la Russie. Il a bien mis en avant son concept de “libéralisme humaniste”, l’opposant à la “vision hyper libérale” de son adversaire et affirmant qu’il ne peut y avoir de “libéralisme sans justice”. Mais rien n’y a fait. Quelques “Juppé président ! Juppé président !” ont été scandés. Dix secondes peut-être. Puis plus rien. Le silence. Pire, l’ennui chez certains.

“C’est triste pour lui parce que s’il perd dimanche, c’était peut-être son dernier discours d’envergure nationale”, confie l’un de ses soutiens à la fin du meeting. Un peu plus loin, un membre de l’équipe de campagne qui affiche la mine des petits jours estime que, “sur le papier c’est mort”. Décidément, il était temps que cette semaine se termine.

>> À lire sur France 24 : “Retraité, provincial et libéral : le profil-type de l’électeur à la primaire de la droite”

À Paris, Fillon, galvanisé, parle déjà de la suite

“Dimanche prochain tout commencera vraiment”. François Fillon a annoncé la couleur vendredi soir, Porte de Versailles, à Paris : la vraie bataille commencera, pour lui, après le second tour. C’est d’ailleurs par des termes définitifs comme “tornade” ou “raz-de-marée” que celui qui est désormais le grand favori de la primaire de la droite et du centre est longuement revenu, sur “l’incroyable mobilisation” qui l’a porté en tête du premier tour de dimanche dernier. “Une vague populaire” dont il semblait encore galvanisé… à l’instar de la salle chauffée à blanc. Certains étaient venus de loin pour voir leur champion comme Monique, 45 ans, initialement plutôt séduite par Bruno Le Maire avant d’avoir “la révélation Fillon” au fil des différents débats télévisés.

Monique, 45 ans, est venue des Vosges pour #Fillon2017 Au départ, elle penchait pour Lemaire mais Fillon l’a convaincue lors des débats pic.twitter.com/2tf5Z3Ph1w

— alcyone wemaëre (@alcyonekenobi) 25 novembre 2016

Ostensiblement serein sur l’issue de la primaire, François Fillon s’est payé le luxe de ménager son “challenger” pour le scrutin de dimanche : “J’ai de l’estime pour Alain Juppé. Il n’est pas mon adversaire, c’est mon concurrent. Il n’est pas mon ennemi, mon ennemi c’est le déclin de la France”, a t-il dit. Et Nicolas Sarkozy ? François Fillon a salué “l’élégance” de l’ancien président de la République qui l’avait gratifié de son soutien après avoir été lui-même éliminé.

Devant des fillonistes de la première heure, comme Gérard Larcher, des centristes, tel que Hervé Morin, et des ralliés du second tour, à l’instar de Bruno Le Maire, François Fillon a joué sans attendre la carte de l’unité et du rassemblement. “Nous sommes de la même famille politique et j’aurai besoin de tout le monde”, a-t-il ainsi lancé en saluant “la dynamique qui a été enclenchée”.

Ses coups, l’ancien Premier Ministre les a, avant tout, lâché contre la gauche et contre François Hollande : “au cours de ce quinquennat, François Hollande a plus dégradé la fonction qu’il occupe qu’aucun de ses prédécesseurs”, a-t-il notamment dit en fustigeant “l’étoitesse de vue” du président en exercice.

#fillon2017 raille la gauche “hors course” et appelle à “défendre la France qd on la dénigre” pic.twitter.com/Wds34ULtXq

— alcyone wemaëre (@alcyonekenobi) 25 novembre 2016

Se posant en porte-flambeau d’une droite “réformatrice”, “lucide” et “patriote”, François Fillon s’est aussi présenté comme un rempart efficace contre le Front national qui, selon lui, aurait intérêt à avoir face à lui “une droite complexée et en miettes”.

François Fillon a d’ailleurs exhorté ses partisans à ne pas se laisser intimider par ceux qui les désigne comme “des conservateurs obtus” ou “des réactionnaires” : “Ce que l’on vous reproche, c’est votre force”, a-t-il asséné.

Vendredi soir, dans le public du parc des expositions, après la traditionelle Marseillaise, des “On va gagner !” ont fusé. Et il fallait comprendre : “la présidentielle”.

Première publication : 26/11/2016

À quelques heures de la fin de la campagne de la primaire de la droite, François Fillon, à Paris, et Alain Juppé, à Nancy, jetteront leurs dernières forces dans des meetings. Suivez en direct ces deux rendez-vous sur notre liveblog.

Dernier round avant l’ultime échéance électorale de dimanche 27 novembre qui désignera le vainqueur de la primaire de la droite et du centre en vue de la présidentielle. En attendant le dénouement, les deux candidats entendent passer ses dernières heures de la campagne avec les militants et les indécis pour galvaniser les uns et convaincre les autres.

>> À (re)lire sur France 24 : Fillon-Juppé : programme contre programme

À Nancy, Alain Juppé tentera de rattraper son retard et promet de se “battre jusqu’au bout avec la volonté de gagner”. À porte de Versailles, à Paris, François Fillon, grand favori, profitera des dernières heures pour adoucir son image malmenée lors de l’entre-deux-tours. Car à minuit, la campagne prendra officiellement fin et le destin des deux candidats appartiendra aux électeurs.

>> Pour suivre le liveblog sur vos tablettes et mobiles, cliquez ici.

Première publication : 25/11/2016

À quelques heures de la fin de la campagne de la primaire de la droite, François Fillon, à Paris, et Alain Juppé, à Nancy, jetteront leurs dernières forces dans des meetings. Suivez en direct ces deux rendez-vous sur notre liveblog.

Dernier round avant l’ultime échéance électorale de dimanche 27 novembre qui désignera le vainqueur de la primaire de la droite et du centre en vue de la présidentielle. En attendant le dénouement, les deux candidats entendent passer ses dernières heures de la campagne avec les militants et les indécis pour galvaniser les uns et convaincre les autres.

>> À (re)lire sur France 24 : Fillon-Juppé : programme contre programme

À Nancy, Alain Juppé tentera de rattraper son retard et promet de se “battre jusqu’au bout avec la volonté de gagner”. À porte de Versailles, à Paris, François Fillon, grand favori, profitera des dernières heures pour adoucir son image malmenée lors de l’entre-deux-tours. Car à minuit, la campagne prendra officiellement fin et le destin des deux candidats appartiendra aux électeurs.

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Première publication : 25/11/2016

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Riyad a annoncé, vendredi, son refus d’assister à une réunion jugée cruciale entre les pays producteurs de pétrole prévue le 28 novembre. Ce rendez-vous à Vienne est censé déboucher sur un accord concernant la production mondiale.

Y’a-t-il de l’eau dans le pétrole ? La question se pose après l’annonce surprenante, vendredi 25 novembre, de l’Arabie saoudite de ne pas assister à une réunion cruciale sur le niveau de production de cette ressource stratégique qui doit se dérouler à Vienne (Autriche) lundi.

Cette rencontre entre pays membres de l’Opep et les États producteurs de pétrole qui n’en font pas partie est très attendue. De nombreux pays dont l’économie dépend du précieux hydrocarbure, comme le Venezuela ou l’Algérie, espèrent que cette réunion débouche sur un accord global de baisse du niveau de production afin de faire repartir les prix de l’or noir à la hausse. Sans la présence de l’Arabie saoudite, premier producteur des pays de l’Opep, un compromis trouvé à Vienne – si la réunion est maintenue – n’aura pas le même poids.

L’Opep désuni

Riyad n’a pas justifié sa décision de se désister à la dernière minute. Mais, d’après la chaîne économique Bloomberg, le royaume craindrait de ne pas arriver à ses fins à Vienne compte tenu des tensions actuelles entre les membres de l’Opep.

Après avoir initié et soutenu pendant plus d’un an une politique du pétrole peu cher, l’Arabie saoudite souhaiterait dorénavant réduire la production afin de se donner un peu d’air budgétaire. Problème : l’Iran et l’Irak, deux autres membres influents de l’Opep, ne l’entendent pas de cette oreille.

L’Iran, tout particulièrement, vient de relancer sa machine à produire du pétrole après le début de normalisation de ses relations diplomatiques avec les États-Unis et entend maintenir ou augmenter sa capacité de production pour doper ses exportations et remplir ses caisses. Bagdad semble, de son côté, vouloir négocier avec l’Arabie saoudite les conditions d’une éventuelle baisse de la production, affirme Bloomberg.

Le défi russe

Face à ce front désuni, il y a la Russie, le premier producteur mondial de pétrole. Moscou compte bien mener la vie dure à l’Arabie saoudite lors d’éventuelles négociations. Le Kremlin a, en effet, fait savoir que son pays n’offrirait rien de plus qu’un “gel de la production” alors que Ryad veut obtenir une baisse.

Le royaume wahhabite craint de se retrouver en position de faiblesse face à la Russie s’il n’a pas le soutien de tous les autres pays de l’Opep. D’où sa volonté, d’après Bloomberg, d’organiser une nouvelle réunion entre membres du cartel de l’organisation en amont pour tenter de trouver un terrain d’entente et peut-être faire plier Moscou.

Première publication : 25/11/2016

Après deux refus de sa demande de libération conditionnelle, Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de prison pour avoir tué son mari violent, a décidé de ne pas se pourvoir en cassation, ont annoncé ses avocates, vendredi.

Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent, a renoncé, pour le moment, à une libération conditionnelle.

Par la voix de ses avocates, cette détenue, dont le sort a provoqué un large débat en France sur la définition de la légitime défense, a annoncé, vendredi 25 novembre, qu’elle ne se pourvoirait pas en cassation, après un nouveau rejet de sa demande.

Une nouvelle demande possible

Le tribunal d’application des peines de Melun (Seine-et-Marne), le 12 août, et la cour d’appel de Paris, le 24 novembre, avaient successivement refusé cette demande, pourtant rendue possible par une grâce partielle du président François Hollande. Le 31 janvier, le chef de l’État avait en effet supprimé la période de sûreté de sa peine.

Pour refuser la libération conditionnelle, le tribunal d’application des peines de Melun avait reproché à Jacqueline Sauvage “de ne pas assez s’interroger sur son acte” et estimé qu’elle ne pouvait “prétendre vivre à proximité des lieux des faits, dans un environnement qui, compte tenu des soutiens dont elle bénéficie et de la médiatisation des faits, risquerait de la maintenir dans une position victimaire”.

Si elle le souhaite, Jacqueline Sauvage pourra déposer une nouvelle demande de libération.

Avec AFP

Première publication : 25/11/2016

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La Chine est devenue le premier pays à avoir déposé plus d’un million de brevets en un an en 2015, d’après les chiffres de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle. Un record qui en dit long sur l’évolution de l’économie chinoise.

Nouveau record du monde pour la Chine. Elle est devenue le premier pays à avoir déposé plus d’un million de brevets en un an, souligne l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), dans son rapport annuel, publié mercredi 23 novembre.

Avec 1 010 406 brevets enregistrés en 2015, la Chine arrive largement en tête du classement, devant les États-Unis et le Japon. Un record important pour un pays considéré il n’y a encore pas si longtemps comme l’usine du monde.

Course aux brevets

Les chiffres fournis à l’OMPI par Pékin sont, certes, à prendre avec des pincettes. La Chine a tendance à surévaluer certaines données jugées stratégiques, les statistiques sont donc gonflées, rappelle le Financial Times. Par ailleurs, il s’agit des dépôts de brevet, ce qui ne signifie pas que tous seront validés par l’autorité chinoise compétente. Tous ces brevets ne sont pas non plus des futurs iPhone en puissance et la “qualité est forcément variable sur un aussi grand nombre”, explique Jean-François Dufour, responsable du China Control Panel du cabinet de conseil Montsalvy consulting, contacté par France 24. Mais, pour lui, “la tendance n’en est pas moins réelle et démontre que l’accent est mis sur l’innovation”.

“Cela illustre l’ambition de Pékin de passer d’une économie du ‘made in China’ au ‘made by China’”, explique cet expert de l’économie chinoise. Pour lui, les autorités partent d’un constat simple : vendre ses propres produits rapporte plus – en termes de marge et de valeur ajoutée – que d’en concevoir pour les autres.

Cette course aux brevets et donc au savoir-faire s’étend à tous les secteurs de l’économie chinoise. “Lorsqu’on regarde le grand nombre de dépôts de dessins industriels, il est évident que l’industrie lourde demeure très importante aux yeux des autorités, mais il y a aussi un certain nombre de brevets dans le domaine de la haute technologie et d’autres qui sont déposés par des grands groupes publics pétrochimiques ou de sidérurgie”, résume Jean-François Dufour.

Culture de la contrefaçon

La quasi totalité – 95 % – des brevets concerne des innovations destinées à être commercialisées sur le territoire national. La Chine se démarque ainsi des autres grandes puissances, dont une part beaucoup plus importante des brevets est déposée, afin que les produits soient protégés lors de leurs exportations.

Cette spécificité ne signifie pas que la Chine ne veut pas aller à la conquête de l’Ouest. “Le marché intérieur est l’un, sinon le plus concurrentiel du monde et les sociétés testent d’abord l’innovation chez eux, en se disant que, si le produit réussit à s’y imposer, il devrait aussi pouvoir le faire à l’étranger”, souligne Jean-François Dufour. Le prix à payer pour déposer un brevet en Chine est aussi moins élevé qu’ailleurs, ce qui contribue à faire du pays un laboratoire intéressant à moindre frais.

Les entrepreneurs chinois sont également conscients de vivre dans un pays, qui a longtemps eu une culture de la contrefaçon. “C’est aussi une manière de se protéger contre ce phénomène toujours présent”, précise l’expert français. Cette préférence nationale dénote ainsi d’une volonté, soutenue par les autorités, de sortir de ce cliché d’un pays dont l’activité se résume à copier les innovations des autres.

Première publication : 25/11/2016

Les membres d’un groupe soupçonnés d’avoir voulu commettre un attentat le 1er décembre à Paris et dans sa région, ont été présentés à la justice vendredi, en vue d’une mise en examen, a annoncé le procureur de Paris.

Cinq individus, quatre Français et un Marocain, soupçonnés d’avoir voulu commettre un attentat le 1er décembre, ont été présentés vendredi 25 novembre à la justice à Paris, en vue d’une mise en examen par des juges antiterroristes, a déclaré le procureur de la République de Paris lors d’une conférence de presse.

“Allégeance à l’État islamique”

Les cinq hommes, arrêtés le week-end dernier à Strasbourg et Marseille, et suspectés d’avoir projeté des attentats en France, “étaient téléguidés à partir de la zone irako-syrienne par le biais d’applications cryptées. Des écrits très clairs d’allégeance au groupe État islamique (EI) et de propos glorifaint la mort en martyr ont été saisis”, a déclaré le procureur de Paris.

>> À lire : #Toujourslechoix, la nouvelle campagne de la France contre la radicalisation jihadiste est lancée

François Molins a annoncé le “déferrement ce jour à midi devant la justice antiterroriste d’opérationnels de Daech” et l’ouverture d’une information judiciaire “des chefs de participation à une association de malfaiteurs terroristes en vue de la préparation de crimes d’atteinte aux personnes, d’acquisition, détention, transport, offre et cession illégale d’armes et de munitions de catégories A et B, le tout en réunion et en relation avec une entreprise terroriste”. Le parquet a requis leur placement en détention provisoire.

Pour voir les images et vidéos sur vos tablettes et mobiles cliquez ici.

La cible reste indéterminée

Yassine B., 37 ans, employé dans une école, Hicham M., 37 ans, manutentionnaire, Sami B., 36 ans, employé dans une épicerie et père de trois enfants, et Zakaria M., 35 ans, avaient été interpellés à Strasbourg dans la nuit du 19 au 20 novembre par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Seul Hicham E., Marocain de 46 ans arrêté à Marseille, avait été signalé pour radicalisation, par les autorités portugaises, pays où il résidait, après plusieurs voyages suspects en Europe.

“Les exploitations techniques réalisées sur des éléments saisis lors de perquisitions à Strasbourg ont permis d’établir qu’une action était envisagée par le groupe strasbourgeois le 1er décembre sans qu’on puisse toutefois déterminer à ce stade la cible précise choisie parmi toutes celles que le groupe envisageait”, a affirmé le procureur, évoquant leur “volonté manifeste de trouver et repérer des cibles pour agir à très court terme”.

“C’est un passage à l’acte imminent qui a pu être évité” grâce aux interpellations du 20 novembre, a ajouté le magistrat.

“Une attaque de grande envergure” évitée

En déplacement à Nîmes, le président de la République François Hollande a tenu vendredi à féliciter “les services de renseignement, les policiers, magistrats qui ont permis le démantèlement de ce réseau qui nous a prémunis contre une attaque de grande envergure”, “Pour le seul mois de novembre, les services antiterroristes ont procédé à l’arrestation de 43 individus dont 28 ont été déférés devant la justice”, a-t-il encore indiqué.

La France est confrontée depuis près de deux ans à une menace terroriste jihadiste sans précédent. Elle s’est notamment concrétisée par des attentats en novembre 2015 à Paris et Saint-Denis (130 morts au Bataclan, à des terrasses de café et devant le Stade de France) et en juillet 2016 à Nice (86 morts).

>> À lire : “Mon Bataclan”, le récit en BD d’un survivant du 13-Novembre

Avec AFP

Première publication : 25/11/2016

Les membres d’un groupe soupçonnés d’avoir voulu commettre un attentat le 1er décembre à Paris et dans sa région, ont été présentés à la justice vendredi, en vue d’une mise en examen, a annoncé le procureur de Paris.

Cinq individus, quatre Français et un Marocain, soupçonnés d’avoir voulu commettre un attentat le 1er décembre, ont été présentés vendredi 25 novembre à la justice à Paris, en vue d’une mise en examen par des juges antiterroristes, a déclaré le procureur de la République de Paris lors d’une conférence de presse.

“Allégeance à l’État islamique”

Les cinq hommes, arrêtés le week-end dernier à Strasbourg et Marseille, et suspectés d’avoir projeté des attentats en France, “étaient téléguidés à partir de la zone irako-syrienne par le biais d’applications cryptées. Des écrits très clairs d’allégeance au groupe État islamique (EI) et de propos glorifaint la mort en martyr ont été saisis”, a déclaré le procureur de Paris.

>> À lire : #Toujourslechoix, la nouvelle campagne de la France contre la radicalisation jihadiste est lancée

François Molins a annoncé le “déferrement ce jour à midi devant la justice antiterroriste d’opérationnels de Daech” et l’ouverture d’une information judiciaire “des chefs de participation à une association de malfaiteurs terroristes en vue de la préparation de crimes d’atteinte aux personnes, d’acquisition, détention, transport, offre et cession illégale d’armes et de munitions de catégories A et B, le tout en réunion et en relation avec une entreprise terroriste”. Le parquet a requis leur placement en détention provisoire.

Pour voir les images et vidéos sur vos tablettes et mobiles cliquez ici.

La cible reste indéterminée

Yassine B., 37 ans, employé dans une école, Hicham M., 37 ans, manutentionnaire, Sami B., 36 ans, employé dans une épicerie et père de trois enfants, et Zakaria M., 35 ans, avaient été interpellés à Strasbourg dans la nuit du 19 au 20 novembre par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Seul Hicham E., Marocain de 46 ans arrêté à Marseille, avait été signalé pour radicalisation, par les autorités portugaises, pays où il résidait, après plusieurs voyages suspects en Europe.

“Les exploitations techniques réalisées sur des éléments saisis lors de perquisitions à Strasbourg ont permis d’établir qu’une action était envisagée par le groupe strasbourgeois le 1er décembre sans qu’on puisse toutefois déterminer à ce stade la cible précise choisie parmi toutes celles que le groupe envisageait”, a affirmé le procureur, évoquant leur “volonté manifeste de trouver et repérer des cibles pour agir à très court terme”.

“C’est un passage à l’acte imminent qui a pu être évité” grâce aux interpellations du 20 novembre, a ajouté le magistrat.

“Une attaque de grande envergure” évitée

En déplacement à Nîmes, le président de la République François Hollande a tenu vendredi à féliciter “les services de renseignement, les policiers, magistrats qui ont permis le démantèlement de ce réseau qui nous a prémunis contre une attaque de grande envergure”, “Pour le seul mois de novembre, les services antiterroristes ont procédé à l’arrestation de 43 individus dont 28 ont été déférés devant la justice”, a-t-il encore indiqué.

La France est confrontée depuis près de deux ans à une menace terroriste jihadiste sans précédent. Elle s’est notamment concrétisée par des attentats en novembre 2015 à Paris et Saint-Denis (130 morts au Bataclan, à des terrasses de café et devant le Stade de France) et en juillet 2016 à Nice (86 morts).

>> À lire : “Mon Bataclan”, le récit en BD d’un survivant du 13-Novembre

Avec AFP

Première publication : 25/11/2016

Les migrants présents sur le sol français qui acceptent de rentrer dans leur pays, pourront jusqu’à la fin de l’année toucher une prime exceptionnelle de 2 500 euros maximum.

Le gouvernement a décidé “de porter à 2 500 euros le montant maximum d’aide au retour” pour les étrangers (hors Union européenne ou pays dispensé de visas) qui acceptent de rentrer volontairement dans leur pays, a indiqué Didier Leschi, le directeur général de l’Ofii (Office français d’immigration et d’intégration) le 23 novembre dernier. L’aide au retour étant “l’une des priorités de la loi de juillet 2015” sur le droit au séjour des étrangers, a-t-il ajouté.

Aide à la réinsertion

Jusqu’ici le dispositif en vigueur prévoyait une prime de 650 euros, qui avait déjà été augmentée une première fois de 350 euros en octobre dernier. Mais cette nouvelle majoration de 1850 euros est une action ponctuelle qui concerne uniquement les demandes faites “avant le 31 décembre”, précise un arrêté du ministère de l’Intérieur daté de début novembre. Par ailleurs, les Britanniques, intéressés aussi à diminuer le nombre de migrants souhaitant entrer sur leur territoire, rembourseront 1 000 euros par départ effectif, selon le quotiden Le Monde.

Les candidats au retour pourront en outre, selon les pays, bénéficier à leur arrivée d’une aide de l’Ofii à la réinsertion sociale par l’emploi et la création d’entreprise ; et ce “jusqu’à un montant de 10 000 euros”. “Selon les pays, cela peut les aider à monter une petite entreprise”, a assuré Didier Leschi, précisant que la réinsertion se faisait sur place avec l’accompagnement d’un opérateur “pendant 12 mois”. À noter que ce pécule ne doit pas servir à financer le billet d’avion, puisque l’aide au retour prévoit une aide à la préparation du voyage, ainsi que la prise en charge des frais de transport.



Favoriser les départs volontaires

Dans le sillage du démantèlement du bidonville de Calais, l’idée est d’ “augmenter significativement le nombre de départs volontaires aidés”, a précisé le directeur général de l’Ofii, notamment pour les quelque 7000 migrants évacués de la “Jungle” et logés en Centres d’accueil et d’orientation (CAO). “Les Afghans sont sans doute les plus intéressés” a-t-il ajouté, alors que 400 d’entre eux ont pu bénéficier du dispositif depuis le début de l’année, contre 19 en 2015 sur la même période.

Pour mener à bien son action, l’Ofii a aussi lancé des “centres de préparation et d’aide au retour”, sur le modèle de ce qui a été expérimenté depuis plusieurs mois à Vitry-sur-Orne, en Moselle. “L’idée est qu’à terme chaque département ait son propre dispositif”, selon Didier Leschi.

Au total, l’Ofii a procédé à 3051 retour depuis début 2016 et “nous allons en faire aux alentours de 4500 sur l’année pleine, c’est-à-dire presque autant que l’année dernière” a-t-il conclu.

Début de polémique

Cette annonce a immédiatement été instrumentalisée par certains représentants de l’opposition connus pour leurs penchants populistes. Jeudi sur BFMTV, la députée européenne Nadine Morano s’est dite scandalisée, expliquant qu’il fallait “surtout inciter les immigrés à ne pas venir chez nous”. Et d’ajouter que “les inciter à venir chez nous puis leur donner une somme pour repartir, c’est les inciter doublement”. Sur Twitter, Nicolas Dupont-Aignan a lui aussi fait part de son mécontentement, déclarant que “malgré 9 millions de français pauvres, le gouvernement persiste dans la préférence clandestine”.

Prime #Migrants 2500€ pour retourner dans leur pays: malgré 9M de Français pauvres, le Gouvernement persiste dans la préférence clandestine!

— N. Dupont-Aignan (@dupontaignan) 23 novembre 2016

Avec AFP

Première publication : 25/11/2016

L’ONU organise vendredi la journée internationale contre les violences faites aux femmes. Des millions de femmes dans le monde en souffrent encore quotidiennement. Retour, en images, sur ces chiffres alarmants.

Une femme sur deux tuée dans le monde l’a été à la suite de violences perpétrées par un partenaire ou un proche selon les Nations unies. Une situation inquiétante sur laquelle l’ONU tente d’alerter en faisant du 25 novembre la journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes.

Viol conjugal, mutilations génitales … Au rang des agressions recensées, on compte les violences sexuelles et physiques, mais aussi psychologiques.

Les violences faites aux femmes n’épargnent aucun continent. Quelques 133 millions de filles et de femmes subissent encore l’excision dans les pays d’Afrique et du Moyen-Orient. Mais la violence ne concerne pas que ces régions du monde. Entre 45 % à 55 % des femmes sont victimes de harcèlement sexuel depuis l’âge de 15 ans .

Retour, en images, sur ces chiffres alarmants.

Première publication : 25/11/2016