Archive for November, 2016

Alors que François Hollande se fait attendre pour déclarer si oui ou non il participera à la primaire de la gauche en vue de la présidentielle de 2017, France 24 vous fait revivre, en vidéo, les différentes annonces de ses prédécesseurs.

Le mystère demeure sur la participation de François Hollande à la primaire de la gauche. Les aspirants ont jusqu’au 15 décembre à 23 h 59 pour se déclarer candidat à la primaire de la gauche des 22 et 29 janvier 2017. Selon l’entourage du président, François Hollande, tout juste de retour de Madagascar et attendu vendredi à Abou Dhabi, pourrait, selon son agenda, faire son annonce les 1er, 5 ou 6 décembre.

Par le passé, les présidents en exercice sous la Ve République, qui ont tous brigué un second mandat à l’exception de Georges Pompidou, décédé en 1974, ont généralement attendu le dernier moment pour se positionner. En 1965, alors que les Français vont pour la première fois élire leur chef de l’État au suffrage universel direct, le Général de Gaulle s’est déclaré seulement un mois avant le premier tour du scrutin. Confiant, le président en exercice a affirmé, lors d’une allocution télévisée le 4 novembre, vouloir “poursuivre sa tâche” et n’a pas jugé nécessaire de s’exprimer durant les deux heures de temps qui lui étaient impartis. “Je me suis trompé, a-t-il reconnu par la suite alors que la campagne présidentielle s’annonçait plus serrée que prévue. C’est moi, et moi seul, qui ai confondu élection et référendum”.

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Sept ans plus tard, Valéry Giscard d’Estaing fait de même en se manifestant un peu plus d’un mois avant le premier tour, le 2 mars 1981. Il choisit de le faire lors d’une allocution radiotélévisée retransmise depuis l’Élysée, dans un cadre neutre, où pose à ses côtés son épouse Anne-Aymone. “Je ne serai pas un président-candidat mais un citoyen-candidat”, a alors affirmé celui qui se définissait comme le candidat de la modernité.

Déclaration télévisée ?

Selon Le Parisien, le chef de l’État ne devrait pas opter pour une déclaration spontanée – et surprenante – comme ce fut le cas de Jacques Chirac, le 11 février 2002, en Avignon. À l’époque, l’hôte de l’Élysée avait été interpellé par la maire de la ville, Marie-Josée Roig. “Vous m’avez posé une question directe et franche. J’y répondrai de la même façon : oui, je serai candidat !”, avait-il tranché.

Le président socialiste n’est pas non plus à l’aise lors des allocutions télévisées, forme la plus solennelle et la plus fréquente. Nicolas Sarkozy s’était déclaré, le 15 février 2012, sur le plateau de TF1, lors de la grand-messe de 20 heures. “Oui, je suis candidat à l’élection présidentielle”, avait-il sobrement rétorqué à la présentatrice Laurence Ferrari. Même scénario pour François Mitterrand qui, sur le plateau du 13 heures, s’était juste fendu d’un simple “oui” à la question du journaliste Henri Sannier. Le président socialiste avait ensuite publié dans la presse sa “Lettre à tous les Français”, une réflexion sur la France et son avenir le 7 avril 1988. Peut-être que François Hollande se déclarera via un autre média…

Première publication : 30/11/2016

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À l’issue d’une réunion décisive à Vienne, les pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole sont parvenus, mercredi, et pour la première fois depuis 2008, à conclure un accord sur une réduction de la production.

Enfin. Les pays membres de l’Opep ( sont finalement tombés d’accord, mercredi 30 novembre, sur une baisse de la production de pétrole lors d’une réunion cruciale à Vienne (Autriche). Elle devrait être ramenée de 33,6 millions de barils par jour à 32,5 millions.

L’annonce a été accueillie avec soulagement par les marchés : le prix du brut a progressé de 7 % mercredi à Londres pour frôler le seuil des 50 dollars.

C’est la première fois depuis la crise de 2008 que ce cartel décide de réduire la production d’or noir. Sous l’impulsion de l’Arabie saoudite, l’organisme avait jusqu’à présent opté pour la politique inverse : inonder le marché afin de maintenir les prix bas. Une stratégie qui visait à pénaliser l’industrie américaine du pétrole de schiste qui a besoin, pour rentabiliser ses investissements, d’un pétrole cher.

L’Opep contre les autres pays producteurs de pétrole

Mais la situation a évolué depuis plus d’un an. Face à la baisse des revenus pétroliers, Riyad a dû instaurer des mesures d’austérité, au printemps 2016, pour réduire les déficits qui s’accumulaient. D’autres pays de l’Opep, encore plus dépendants de la manne pétrolière, tel que le Venezuela et l’Algérie, ont commencé à contester la stratégie saoudienne.

La décision de réduire la production était donc très attendue. Mais l’Iran, qui vient tout juste de commencer à normaliser ses relations diplomatiques et commerciales, s’opposait jusqu’à présent à toute réduction. La priorité de Téhéran est de retrouver son niveau de production d’avant la mise au ban internationale afin de remplir les caisses.

L’Opep apparaissait plus divisé que jamais. Une situation que l’Arabie saoudite ne pouvait tolérer car les pays producteurs non-membres de cette organisation, comme la Russie et les États-Unis, ont profité du désordre pour gagner en influence. Il était d’autant plus urgent pour Riyad d’agir qu’une nouvelle réunion entre membres de l’Opep et pays non-membres est prévue pour le 9 décembre. Il était hors de question d’arriver en ordre dispersé.

Première publication : 30/11/2016

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Donald Trump a offert le poste de secrétaire du Trésor à Steve Mnuchin, un vétéran de Goldman Sachs qui a été l’un des rares banquiers de haut vol à avoir activement soutenu la candidature du milliardaire américain.

Donald Trump, le candidat, avait fustigé à plusieurs reprises le monde de la finance. Pourtant, à peine élu président des États-Unis, il a nommé un pur produit de Wall Street au poste très stratégique de secrétaire au Trésor : Steven Mnuchin, selon l’annonce même de l’intéressé mercredi 30 novembre.

Cet ancien banquier de Goldman Sachs, ex-gérant d’un hedge fund, sera chargé de mettre en application certaines des promesses de campagne les plus emblématiques et controversées du futur 45e locataire de la Maison Blanche. Steven Mnuchin devra exercer une pression commerciale sur la Chine, sortir des négociations sur le Traité transpacifique (TPP) ou encore revisiter le rôle du pays au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

>> À voir : Les six mesures choc de Donald Trump

Hamptons, Yale et Goldman Sachs

Une lourde tâche pour laquelle ce quinquagénaire (53 ans) n’a aucune qualification politique. Il a reconnu lui-même n’avoir aucune expérience des arcanes du pouvoir et des questions de politique économique. Sa nomination au poste de secrétaire au Trésor est, avant tout, une récompense pour sa loyauté. Steven Mnuchin est l’un de rares banquiers de haut vol à avoir activement soutenu Donald Trump, puisqu’il a joué le rôle de responsable du financement de la campagne du candidat républicain.

Il a soutenu l’homme, bien plus que l’idéologie. Steven Mnuchin n’a rien à voir un Jeff Sessions, futur procureur général des États-Unis, considéré comme un faucon conservateur ou Betsy DeVos, la très controversée prochaine ministre de l’Éducation. Steven Mnuchin a, selon ses propres dires, toujours soutenu financièrement des candidats… démocrates, avant Donald Trump. Et que la loi Dodd-Franck, tentative de Barack Obama de réguler le secteur financier, contient des mesures intéressantes.

En fait, son principal point commun avec Donald Trump est d’évoluer essentiellement dans un monde ultra-huppé. “Comparé à l’environnement privilégié dans lequel Steven Mnuchin est né, l’aisance de la famille de Donald Trump fait figure de milieu ordinaire”, résume Bloomberg dans un portrait consacré au futur secrétaire au Trésor. Son grand-père a fondé un club de yachts dans la très riche région des Hamptons, au nord-est de New York. Son père, Robert, a été l’un des traders les plus en vue de Goldman Sachs. Mnuchin fils a ensuite suivi l’exemple paternel : étude à Yale, puis 17 années passées dans la célèbre banque d’investissement américaine.

>> À voir : Donald Trump revient sur plusieurs promesses de campagne

Redoutable collecteur de dettes



Mais en 2004, Steven Mnuchin coupe le cordon ombilical et crée un hedge fund. Avec le soutien financier du milliardaire philanthrope (et ami de la famille Clinton) Georges Soros, il lance Dune Capital Management qui lui permettra, essentiellement, d’investir dans des productions hollywoodiennes. C’est notamment grâce aux fonds de Steven Mnuchin que le film Avatar – l’un des plus rentables de l’histoire du cinéma – verra le jour.

Losrque la crise fincancière de 2008 éclate, il flaire la bonne affaire. Il rachète pour un peu plus d’un milliard de dollars la banque IndyMac, en faillite. Steven Mnuchin rebaptise l’établissement OneWestBank, renverse sa situation économique et réussit à le revendre pour trois fois le prix d’achat. Une culbute financière. Mais Steven Mnuchin y a laissé quelques plumes. À la tête de la banque – qui détenait un grand nombre de créances hypothécaires douteuses – il s’est transformé en redoutable collecteur de dettes. En 2009, un tribunal de Suffolk (État de New York) a même jugé que les méthodes de la banque étaient “dures, répugnantes, choquantes et repoussantes”. En 2011, une centaine de manifestants se sont présentés devant la maison du banquier l’appelant à “cesser de saisir des maisons”.

>> À lire : Donald Trump nie toute possibilité de conflit d’intérêts pour le président



Par ailleurs, le futur secrétaire du Trésor, qui partage sa vie avec l’actrice écossaise Louise Luton, de 29 ans sa cadette, pourrait faire l’objet d’autres critiques. Un livre que cette dernière a écrit sur son voyage en Afrique – “Dans l’ombre du Congo” – est très controversé. La jeune femme y relate un voyage de cinq mois en Zambie afin de venir en aide à “l’un des peuples les plus pauvres du monde”. Sa manière de se mettre en scène telle une sauveuse “aux cheveux d’or” prompte à donner du coca à un enfant atteint du sida, les inexactitudes sur le pays et sa vision politique ont profondément choqué les Zambiens. Face à ce déluge de critiques, elle a décidé, le 21 juillet 2016, de retirer le livre de la vente et a promis de reverser les profits à des associations caritatives.

Première publication : 30/11/2016

Le revolver avec lequel le poète Paul Verlaine a tenté de tuer son amant Arthur Rimbaud en juillet 1873 à Bruxelles est mis en vente mercredi soir chez Christie’s à Paris. Les estimations fixent sa valeur entre 50 000 et 60 000 euros.

C’est l’arme d’un crime passionnel. Le revolver à six coups avec lequel Paul Verlaine tenta de tuer Arthur Rimbaud, un après-midi de juillet 1873 à Bruxelles, est mis en vente mercredi 29 novembre chez Christie’s à Paris.

Le 10 juillet 1873, il est 14 heures lorsque Paul Verlaine, célèbre poète français, tire sur Arthur Rimbaud, lui aussi poète, de 10 ans son cadet. Une balle blesse le jeune homme au-dessus de l’articulation du poignet. L’autre va se loger dans le plancher. S’achève ainsi le coup de feu le plus célèbre de la littérature française et une querelle qui, heureusement, aura fait couler plus d’encre que de sang.

La brouille entre les deux hommes a commencé à Londres en mai 1873. Le torchon brûle entre les deux amants. Verlaine a envie de renouer avec sa femme, Mathilde, épousée en 1870, un an avant sa rencontre avec l’auteur du “Bateau ivre”. Après une énième dispute, il plaque son jeune amant et part pour Bruxelles. Rimbaud le rejoint.

Verlaine a des envies de suicide, Rimbaud parle de s’engager dans l’armée. Ils s’enivrent, pleurent, connaissent le désespoir des amours qui s’achèvent. Avant de lui tirer dessus, Rimbaud raconte que Verlaine lui aurait dit : “Voilà pour toi puisque tu pars !”.

Séjour en prison

À peine pansé, Rimbaud songe à quitter Bruxelles pour Paris. Verlaine, qui a gardé l’arme avec lui, le menace à nouveau en pleine rue. Rimbaud hèle un policier qui arrête les deux hommes.

Verlaine est alors condamné à deux ans de réclusion à la prison de Mons. Derrière les barreaux (où il passera 555 jours), il écrira les 32 poèmes de “Cellulairement” qu’il dispersera dans les recueils “Sagesse”, “Jadis et naguère”, “Parallèlement” ou “Invectives”. Rimbaud, rentré chez sa mère, se met à l’écriture d'”Une saison en enfer”.

Paul Verlaine avait acheté le revolver le matin même de l’incident chez un armurier bruxellois avec une boîte de 50 cartouches. Confisqué par la police, le revolver sera rendu à l’armurerie Montigny avant d’être cédé en 1981 à son actuel propriétaire, un huissier de justice belge, amateur d’armes à feu, nommé Jacques Ruth.

C’est en voyant au début des années 2000 le film sur les amours entre Rimbaud et Verlaine, “Rimbaud Verlaine (Éclipse totale)” avec Leonardo DiCaprio que Jacques Ruth se rend compte qu’il possède un trésor.

La ville natale de Rimbaud, Charleville-Mézières, a lancé une souscription publique pour acquérir ce revolver et enrichir la collection du musée consacré au poète.

Avec AFP

Première publication : 30/11/2016

Le revolver avec lequel le poète Paul Verlaine a tenté de tuer son amant Arthur Rimbaud en juillet 1873 à Bruxelles est mis en vente mercredi soir chez Christie’s à Paris. Les estimations fixent sa valeur entre 50 000 et 60 000 euros.

C’est l’arme d’un crime passionnel. Le revolver à six coups avec lequel Paul Verlaine tenta de tuer Arthur Rimbaud, un après-midi de juillet 1873 à Bruxelles, est mis en vente mercredi 29 novembre chez Christie’s à Paris.

Le 10 juillet 1873, il est 14 heures lorsque Paul Verlaine, célèbre poète français, tire sur Arthur Rimbaud, lui aussi poète, de 10 ans son cadet. Une balle blesse le jeune homme au-dessus de l’articulation du poignet. L’autre va se loger dans le plancher. S’achève ainsi le coup de feu le plus célèbre de la littérature française et une querelle qui, heureusement, aura fait couler plus d’encre que de sang.

La brouille entre les deux hommes a commencé à Londres en mai 1873. Le torchon brûle entre les deux amants. Verlaine a envie de renouer avec sa femme, Mathilde, épousée en 1870, un an avant sa rencontre avec l’auteur du “Bateau ivre”. Après une énième dispute, il plaque son jeune amant et part pour Bruxelles. Rimbaud le rejoint.

Verlaine a des envies de suicide, Rimbaud parle de s’engager dans l’armée. Ils s’enivrent, pleurent, connaissent le désespoir des amours qui s’achèvent. Avant de lui tirer dessus, Rimbaud raconte que Verlaine lui aurait dit : “Voilà pour toi puisque tu pars !”.

Séjour en prison

À peine pansé, Rimbaud songe à quitter Bruxelles pour Paris. Verlaine, qui a gardé l’arme avec lui, le menace à nouveau en pleine rue. Rimbaud hèle un policier qui arrête les deux hommes.

Verlaine est alors condamné à deux ans de réclusion à la prison de Mons. Derrière les barreaux (où il passera 555 jours), il écrira les 32 poèmes de “Cellulairement” qu’il dispersera dans les recueils “Sagesse”, “Jadis et naguère”, “Parallèlement” ou “Invectives”. Rimbaud, rentré chez sa mère, se met à l’écriture d'”Une saison en enfer”.

Paul Verlaine avait acheté le revolver le matin même de l’incident chez un armurier bruxellois avec une boîte de 50 cartouches. Confisqué par la police, le revolver sera rendu à l’armurerie Montigny avant d’être cédé en 1981 à son actuel propriétaire, un huissier de justice belge, amateur d’armes à feu, nommé Jacques Ruth.

C’est en voyant au début des années 2000 le film sur les amours entre Rimbaud et Verlaine, “Rimbaud Verlaine (Éclipse totale)” avec Leonardo DiCaprio que Jacques Ruth se rend compte qu’il possède un trésor.

La ville natale de Rimbaud, Charleville-Mézières, a lancé une souscription publique pour acquérir ce revolver et enrichir la collection du musée consacré au poète.

Avec AFP

Première publication : 30/11/2016

Trois ex-salariés d’Air France, membres de la CGT, accusés d’avoir agressé deux cadres lors d’une manifestation en octobre 2015 ont été condamnés mercredi à des peines allant de 3 à 4 mois de prison, avec sursis. Deux autres prévenus ont été relaxés.

La décision dans le procès dit de la “chemise arraché” a été rendu mercredi 30 novembre. Trois prévenus jugés pour “violences” dans l’affaire des chemises arrachées de responsables d’Air France le 5 octobre 2015 ont été condamnés mercredi à des peines de trois à quatre mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Deux autres ont été relaxés.

>> À lire sur : “Air France : mise à pied des cinq salariés poursuivis pour violences”

Dix autres salariés et ex-salariés de la compagnie, poursuivis pour des dégradations commises sur le portail d’accès au siège de la compagnie aérienne à Roissy, se sont vu infliger une amende de 500 euros.

Une décision politique

Karim Hakiki, envoyé spécial de France 24 à Bobigny, a pu s’entretenir avec l’une des avocates de la défense. Elle lui a annoncé qu’elle comptait, en concertation avec ses clients, se pourvoir en appel car, selon elle, “cette décision est faite pour satisfaire Air France”.

L’avocat des deux directeurs des ressources humaines d’Air France s’est dit, lui, très satisfait de cette décision : “Les directeurs d’Air France étaient des victimes et la justice vient de les rétablir dans leurs droits de victimes”, a-t-il déclaré.

Par ailleurs, un ex-salarié relaxé par le tribunal a annoncé qu’il comptait se retourner contre Air France parce que la société ne veut pas le réintégrer bien qu’il ait été relaxé dans cette affaire, a expliqué Karmi Hakiki.

Impossible d’identifier les auteurs des violences

Le procureur avait requis des peines comprises entre deux et quatre mois de prison avec sursis pour les prévenus poursuivis pour “violences”, et de simples amendes de 1 000 euros pour dix personnes jugées pour “dégradations”.

Xavier Broseta, directeur des ressources humaines d’Air France, et Pierre Plissonnier, responsable de l’activité long-courrier, dont les chemises avaient été arrachées lors des débordements du 5 octobre 2015, ont admis mardi ne pas avoir pu reconnaître qui leur avait porté des coups et déchiré leurs vêtements.

Les images avaient fait le tour du monde, en plein conflit social à Air France.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 30/11/2016

François Fillon, qui a remporté la primaire de la droite et du centre en vue de la présidentielle de 2017, a, mardi, remanié la direction du parti Les Républicains (LR) afin d’y placer des hommes de confiance aux postes clés.

François Fillon a nommé l’un de ses proches, Bernard Accoyer, secrétaire général du parti Les Républicains (LR), mardi 29 novembre, avec l’appui de deux vice-présidents, le sarkozyste Laurent Wauquiez et la filloniste Isabelle Le Callennec, a-t-il indiqué lors d’un bureau politique du mouvement, selon plusieurs participants.

Le vainqueur de la primaire de la droite, qui entendait, comme l’y autorisent les statuts de LR, remanier le parti en vue de la campagne pour l’élection présidentielle, a choisi de confier la vice-présidence à Laurent Wauquiez, qui occupait la présidence par intérim.

>> À lire : François Fillon, le choix de la clarté

Ainsi, le sarkozyste Christian Estrosi, qui présidait la Commission nationale d’investiture, poste stratégique, est remplacé par le député filloniste Jean-François Lamour.

Gérard Larcher à la tête d’un comité politique

Bernard Accoyer, député-maire d’Annecy et ancien président de l’Assemblée nationale, œuvrera aux côtés de deux adjoints : la députée du Doubs, Annie Genevard, soutien de François Fillon, et Gérald Darmanin, qui fut le coordinateur de la campagne de Nicolas Sarkozy pour la primaire.

>> À voir : François Fillon désigné candidat de la droite et du centre

Le président du Sénat Gérard Larcher, fidèle de l’ancien Premier ministre, dirigera un comité politique, assisté de deux vice-présidents, le sénateur filloniste Bruno Retailleau et le sarkozyste Christian Jacob.

Le parti n’a donc pas de président officiel, sa direction revenant de fait à François Fillon, candidat de la droite à la présidentielle.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 29/11/2016

Le président de la conférence des évêques de France, Monseigneur Georges Pontier, a vivement critiqué la proposition de loi du gouvernement visant à interdire les sites qui usent de subterfuges afin de tenter de dissuader les femmes d’avorter.

Ils s’appellent avortement.net, avortementivg.net, ivg.net ou encore SOS Bébé. Ces sites ont l’apparence de plateformes d’informations banales. Certains sont même assortis de numéros vert promettant “toutes les infos sur l’IVG”, l’interruption volontaire de grossesse.

Pourtant, nombreux sont ceux qui cachent des organisations anti-avortement, dont le but est de dissuader les femmes d’interrompre leur grossesse. Ce sont ces plateformes que le gouvernement français cible à travers une proposition de loi visant à élargir le délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse aux sites internet diffusant des informations “biaisées” sur l’avortement. Une proposition qui doit être débattue, jeudi 1er décembre, à l’Assemblée nationale.

Si le texte est voté, ces faits seront punis des mêmes peines que l’entrave physique à l’avortement ou à l’information sur l’avortement, soit deux ans de prison et 30 000 euros d’amende. Soutenue par la ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes, Laurence Rossignol, cette proposition de loi provoque l’ire des milieux catholiques et d’une partie de la droite parlementaire.

Dans un courrier envoyé à François Hollande le 22 novembre, rendu public par l’épiscopat une semaine plus tard, le président de la Conférence des évêques de France, Monseigneur Georges Pontier, en appelle directement au président de la République pour qu’il renonce à ce projet de loi. Il fustige un texte mettant en cause “les fondements de nos libertés et tout particulièrement la liberté d’expression”. Le chef de file de l’épiscopat français est formel : ces sites sont les seuls à prendre en charge “la véritable détresse existentielle” des femmes confrontées à l’avortement.

Quelques jours auparavant, sur Radio Notre-Dame, le cardinal Vingt-Trois avait critiqué un projet “très grave” dont l’objectif était “de faire la promotion de l’avortement comme l’issue normale d’une grossesse”. “Si la loi se met à faire la police sur les sites, il va falloir embaucher plus de 10 000 fonctionnaires, parce que s’il y a un terrain où règne l’anarchie la plus complète, c’est bien celui-là”, a ironisé l’archevêque.

Ces sites “trompent délibérément les internautes”

Mais au regard du ministère des Femmes, ces sites trompent “délibérément les internautes en se faisant passer pour des sites officiels ou neutres, et cherchent à dissuader les femmes de recourir à l’IVG”. Et pour cause : ces plateformes – qui se glissent insidieusement entre les sites officiels du ministère de la Santé ou du planning familial – ne publient que des témoignages d’expériences traumatisantes. “J’ai subi une IVG par aspiration. Et je regrette. Je l’ai fait à cause de la pression de mes proches, surtout mes parents, qui ne m’ont même pas demandé ce que je voulais”, témoigne ainsi une certaine Lola, 19 ans. “Je hurle, je me suis vidée de mon sang […] Depuis ce jour, ma vie est un enfer”, raconte Émilie, 16 ans. “Sachez que l’IVG peut être très dure à supporter”, explique Élisa, 25 ans. Tous les témoignages publiés sur ces sites sont du même ordre.

SOS Bébé se présente également sous la forme d’un site d’information anodin : “Prête à devenir mère ? Comment savoir ?”, “Les PMI [Protection maternelle et infantile, NDLR] au service des femmes enceintes”, propose la plateforme. Pas une fois, il n’est indiqué un engagement militant contre l’avortement. Pourtant, SOS Bébé est affilié à Alliance Vita, mouvement pro-vie créé par Christine Boutin, fondatrice du Parti chrétien-démocrate . Le site “ne se sent pas visé” par la proposition de loi du gouvernement. Mais Caroline Roux, secrétaire générale d’Alliance Vita, se dit “inquiète d’une chasse à ceux qui ne se résignent pas à l’information officielle”. “Nous comblons un vide en offrant un accompagnement aux femmes qui se posent des questions sur l’avortement”, ajoute-t-elle.

Au Planning familial, en revanche, cette proposition de loi apparaît fondamentale : “Il est symboliquement important d’avoir une loi qui interdise la désinformation”, précise Isabelle Louis, présidente du Planning familial d’Île-de-France. “L’important serait d’agir afin que les femmes n’aillent pas sur les sites les désinformant en référençant mieux ceux qui donnent une bonne information comme ivg.gouv.fr, planning-familial.org, par exemple”, insiste-t-elle.

Cette polémique revêt une tonalité particulière, quelques jours après la fin de la campagne pour la primaire de la droite et du centre. Dans l’entre-deux tours, Alain Juppé avait reproché au futur vainqueur, François Fillon, de ne pas “avoir de position claire” sur l’avortement. Lors d’un meeting en juin dernier, François Fillon avait en effet affirmé : “Compte tenu de ma foi personnelle, je ne peux pas approuver l’avortement”. Il a depuis précisé qu’il était capable de faire la distinction entre ses convictions personnelles et l’intérêt général.

Première publication : 29/11/2016

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Le référendum italien du 4 décembre pourrait coûter son poste au Président du conseil italien, Matteo Renzi. Mais, selon plusieurs médias, derrière ce scrutin, c’est également la place de l’Italie dans la zone euro qui est en jeu.

“À grand pas vers l’Italexit”, pour Les Échos. “Après le Brexit, l’Italexit“, pour le quotidien allemand Focus. À en croire une partie de la presse, l’ombre d’un Brexit à l’italienne plane au-dessus d’un référendum crucial pour le président du Conseil, Matteo Renzi, qui doit se tenir dimanche 4 décembre.

Le scrutin italien ne porte pourtant pas sur l’appartenance ou non à l’Union européenne (UE), contrairement au vote sur le Brexit au Royaume-Uni. Les Italiens doivent se prononcer sur une réforme constitutionnelle censée renforcer les pouvoirs du gouvernement au détriment des deux chambres afin de faciliter le travail de réformes de Matteo Renzi.

Aubaine pour le Mouvement 5 étoiles

Mais le référendum s’est transformé en vote d’adhésion ou de rejet de l’actuel homme fort italien qui pourrait, à moyen terme, remettre en cause la place de l’Italie dans l’Union européenne. L’actuel président du Conseil a fait de son maintien à son poste l’un des enjeux du scrutin à venir. Mal lui en a pris : les ultimes sondages, publiés le 18 novembre, donnent le “non” gagnant.

Une aubaine pour le Mouvement 5 étoiles (M5S), le principal parti italien d’opposition, connu pour ses positions eurosceptiques. À Bruxelles, les députés européens de cette formation siègent aux côtés de ceux de Ukip, la formation souverainiste britannique qui a milité sans relâche pour le Brexit. Le chef de file du M5S, l’ex-comique Beppe Grillo, s’est aussi prononcé en faveur d’un référendum sur une sortie de l’euro.

Dans le scénario catastrophe des europhiles, Matteo Renzi démissionne après la victoire du “non” et les élections anticipées permettent à Beppe Grillo, victorieux, de lui succéder. Le M5S organise alors un nouveau référendum sur le maintien dans la zone euro… ou pire. Il pourrait vouloir surfer sur le sentiment eurosceptique dans le pays – plus de 40 % des Italiens se déclarent eurosceptiques – et envisager une sortie pure et simple de l’UE.

Finesses de la loi électorale

Que les europhiles se rassurent pourtant. Cette succession d’événements n’a rien d’inéluctable, même en cas de “non” au référendum et de démission de Matteo Renzi. “Un Italexit imminent n’est pas probable”, jugent les analystes de la banque danoise Danske Bank dans une note sur la question publiée le 22 novembre. En cas de “non”, le président italien, Sergio Mattarella, peut très bien demander à Matteo Renzi de former un nouveau gouvernement de “technocrates” pour assurer la transition jusqu’aux prochaines élections prévues en 2018.

Les finesses de la loi électorale peuvent aussi jouer en défaveur des desseins eurosceptiques du M5S. A priori, Peppe Grillo a tout à gagner des règles actuellement en vigueur, qui assurent une importante prime en sièges au parti qui arrive en tête lors des élections afin de lui garantir un soutien politique solide. Mais le texte qui a instauré ce système en juillet 2016 est vivement contesté et Matteo Renzi a promis, à plusieurs reprises, qu’il l’amenderait après le référendum. “Rien ne l’empêche en cas de victoire du ‘non’ de revenir à l’ancien système de scrutin proportionnel”, notent les banquiers de la Danske Bank. Le Mouvement 5 étoiles aurait alors bien du mal à former une coalition qui soutiendrait sans réserve son projet de référendum.

Le bloc idéologique du M5S n’est pas non plus monolithique. Cette formation fédère aussi bien des sympathisants de gauche attirés par son discours anti-austérité et son appel à davantage de démocratie directe que des militants d’extrême droite séduits par la fermeté à l’égard des immigrés et les diatribes eurosceptiques. Cette capacité à ratisser large explique, en grande partie, les succès électoraux du mouvement, mais peut aussi se révéler un handicap dans l’hypothèse où il accèderait au pouvoir. Pas sûr, par exemple, que la frange la plus à gauche accepte sans rechigner la décision d’organiser un référendum sur la sortie de la zone euro.

Première publication : 29/11/2016

La victoire de François Fillon à la primaire de la droite et du centre n’a pas échappé à la sagacité des responsables européens. Chaque gouvernement voit dans sa possible accession à l’Élysée des motifs de se réjouir… ou de s’inquiéter.

De Berlin à Londres, les grandes capitales européennes ont globalement bien accueilli la victoire de François Fillon à la primaire de la droite et du centre, remportée dimanche 27 novembre. Si certains gouvernements se sont ouvertement réjouis de sa victoire, l’homme politique français que l’on qualifie de libéral, conservateur, attaché aux valeurs chrétiennes, est aussi un motif d’inquiétudes.

Ce succès, je le dois à ces milliers de Français que j’ai rencontrés et qui m’ont nourri de leur révolte, de leurs idées, de leurs espoirs. pic.twitter.com/gyLqjsf5GX

— François Fillon (@FrancoisFillon) 27 novembre 2016

Fillon, l’homme de fer français

Outre-Manche, on voit plutôt d’un bon œil ce “buveur de thé anglophile”, selon The Guardian, qui a eu le bon goût d’épouser une femme originaire du pays de Galles. Outre cette qualité indiscutable, on apprécie les positions que le responsable français entretient vis-à-vis de Bruxelles : Européen convaincu mais pas trop. “François Fillon estime que l’Europe doit être un moyen d’atteindre certains buts, mais certainement pas une religion. Avec ce genre d’argument, il devrait pouvoir s’entendre avec [la Première ministre britannique] Theresa May”, estime The Independant.

Mais on retient surtout de cet homme au flegme tout britannique l’héritage de Margaret Thatcher dont il se revendique. Globalement apprécié pour son réformisme économique, on craint tout de même qu’il se montre intraitable avec Londres sur la question de la renégociation des accords de libre-échange si ces derniers n’ont pas encore été étudiés d’ici là. Car il n’est pas question pour l’ancien Premier ministre français de voir les Britanniques qui ont voté le Brexit profiter des avantages de Bruxelles sans prendre leur part de responsabilité. Comme sur l’épineux dossier des migrants.

Autre point de divergence : les relations avec la Russie. François Fillon “pense qu’on se trompe en tenant la seule Russie pour responsable de ce qui se passe en Ukraine. Et qu’une coalition entre Moscou et Téhéran pourrait venir à bout de l’organisation État islamique en Syrie”, explique-t-on dans les colonnes du journal The Independant. Cela voudrait-il dire que la France pourrait s’allier au président Bachar al-Assad ? Si cela est nécessaire, oui. C’est une différence avec la position britannique.”

Le Gerhard Schröder de la Sarthe

Berlin a accueilli avec un certain soulagement la perspective de voir François Fillon accéder à l’Élysée. D’abord parce qu’il apparaît comme un rempart possible au Front national et à la montée des populismes en Europe qui effraient tant les Allemands. “Tout président français qui ne serait pas Marine Le Pen serait une bonne nouvelle pour le gouvernement allemand”, a noté Stefani Weiss, analyste des questions européennes à la Fondation Bertelsmann.

Au-delà de cette “qualité”, celui que l’on perçoit Outre-Rhin comme un Gerhard Schröder à la française, apparaît comme un réformiste crédible qui saura baisser les dépenses de l’État et d’assouplir le marché dont le pays a besoin, pense-t-on.

Pour le reste, le candidat républicain suscite bien des méfiances. Notamment sur ses relations avec la Russie. Partisans d’une levée des sanctions européennes contre Moscou adoptées suite à l’annexion de la Crimée et fervent soutien de l’intervention russe en Syrie dans la lutte contre l’organisation État islamique, l’aspirant à la présidence française serait, s’il est élu à la présidence, en porte-à-faux avec Angela Merkel, déjà inquiète à l’idée d’un rapprochement entre Donald Trump et Vladimir Poutine.

Le Sarthois porte également un regard différent sur le rôle de Bruxelles. Il prône une Europe des États et des identités nationales, aux dépens des institutions européennes, quand le gouvernement allemand défend une vision plus fédéraliste. Enfin, François Fillon ne partage la même politique migratoire que la chancelière allemande qui souhaite répartir les migrants par quotas entre pays européens.

Une chose est sûre, “les Allemands auraient préféré Alain Juppé”, souligne Barbara Kunz, chercheuse au Comité d’études des relations franco-allemandes (Cerfa). Son profil plus modéré, résume un cadre du CDU sous couvert de l’anonymat, aurait été “plus Merkelo-compatible”.

Première publication : 29/11/2016