Archive for December, 2016

Environ 500 personnes déguisées se sont baignées dans la mer du Nord dimanche pour le traditionnel “bain des givrés” du Nouvel an, à Malo-les-Bains, près de Dunkerque.

Les baigneurs étaient nombreux cette année pour le traditionnel “bain des givrés”. Environ 500 personnes se sont jetées à l’eau dimanche 1er janvier à Malo-les-Bains, dans le Nord, malgré la température négative de -1°C.

Vers midi, les baigneurs en tenue excentrique ont couru de la plage vers les flots sous les yeux d’une foule encore plus nombreuse, estimée à 1 500 personnes.

Bienvenue dans la folie dunkerquoise 👌😄🎉🎉 #baindesgivrés #dunkerque #carnaval #2017

Une vidéo publiée par Mathieu Froment (@mathieu_frt) le 1 Janv. 2017 à 5h27 PST

La majorité des “givrés” est restée une dizaine de minutes dans une eau à 10°C. Pour beaucoup des baigneurs, ce bain sert “d’entraînement” au célèbre carnaval de Dunkerque, l’un des principaux de France.

  • © Philippe Huguen, AFP

  • © Philippe Huguen, AFP

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  • © Philippe Huguen, AFP

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“Les courageux baigneurs de la nouvelle année ont pu ensuite se ruer, la peau rougie, vers le Malouin, le QG où étaient servis 100 litres de soupe à l’oignon revigorante”, rapporte La Voix du Nord.

Cette année, le “bain des givrés” a eu lieu alors que le département du Nord est placé en vigilance orange neige et verglas jusqu’à lundi 6 heures, selon Météo-France.

Avec AFP

Première publication : 01/01/2017

Marie-Hélène Fasquel est professeure de littérature américaine à Nantes. Elle est l’une des 50 candidats sélectionnés parmi plus de 22 000 professeurs pour un prix récompensant l’innovation pédagogique.

La meilleure professeure du monde est-elle française ? Le jury du “Global Teacher Prize” en jugera. Marie-Hélène Fasquel, enseignante à Nantes, figure parmi les 50 candidats présélectionnés sur 22 000 professeurs du monde entier pour un prix qui récompense l’innovation pédagogique.

Professeur depuis 18 ans, cette femme de 45 ans, enseigne depuis 2014 à la section internationale du lycée Nelson Mandela de Nantes. Après avoir postulé, elle est la seule Française à avoir été sélectionnée parmi les éducateurs jugés les plus méritants.

Interrogée par L’Express, elle raconte avoir instauré le système de la classe inversée avec ses élèves depuis 2013. Ce système consiste à laisser les élèves lire les cours chez eux afin d’avoir le temps de pratiquer et débattre pendant les cours. Pour elle, l’efficacité de cette méthode d’enseignement n’a plus à être démontrée : “Mes premières initiatives ont très vite porté leurs fruits : les élèves qui se disaient nuls, se sont mis à aimer l’anglais, et même l’école”, raconte-t-elle.

2017 #TeacherPrize Finalist @Mariehel2’s innovative methods were awarded by @UNESCO in 2013 & @Microsoft in 2014 : https://t.co/ShPUh6CVqMpic.twitter.com/uh61EG5uy7

— Global Teacher Prize (@TeacherPrize) December 30, 2016

“Échanges entre les élèves et des auteurs américains et anglo-saxons, rédaction d’un magazine pour dédramatiser le passage au lycée, concours d’écriture d’invention”, Marie-Hélène Fasquel ne lésine pas sur la diversité des activités qu’elle propose à ses élèves pour les intéresser.

“Toujours être à l’écoute”

Cette volonté de les intéresser est née d’un constat : “Je voulais enseigner depuis que j’ai 10 ans, mais quand j’ai commencé, je me suis rendue compte que mon enthousiasme n’était pas forcément le même chez les élèves”.

Pour l’enseignante, un bon professeur doit être capable “d’être en osmose avec les élèves qui, à leur tour, peuvent prendre des initiatives et créer des contenus personnalisés pour devenir de véritables acteurs de leurs apprentissages. Pour cela, il nous faut bien sûr être toujours à l’écoute de leurs besoins, qui sont systématiquement différents, dans une atmosphère la plus sereine possible”.

Best thing about @TeacherPrize is opportunity to celebrate all French teachers who are doing such an amazing job! TY for our amazing st!

— Marie-Hélène Fasquel (@Mariehel2) January 1, 2017

Depuis trois ans, le “Global Teacher Prize” offre un million de dollars à un professeur qui s’est illustré par ses qualités pédagogiques. Sur son site, la fondation définit cet enseignant méritant comme “à la fois innovant et attentif, dont l’influence a été source d’inspiration pour ses étudiants et son milieu”. Les 10 premiers lauréats du Global Teacher Prize seront connus en février, et le gagnant le 19 mars.

“Etre retenue sur 22 000, c’est déjà énorme, ça permet de mettre en valeur ses élèves et ses travaux”, explique Marie-Hélène Fasquel, qui assure avoir “toujours été soutenue par l’inspection et les proviseurs”. Si elle décroche le prix, elle aimerait, entre autres, créer une association pour aider les jeunes qui sont sortis du système scolaire.

Avec AFP

Première publication : 01/01/2017

Lors de ses derniers vœux aux Français, samedi, le président de la République François Hollande a multiplié les avertissements : à Trump, aux Français tentés de voter pour le Front national, et à la gauche divisée.

“C’est la dernière fois que je vous présente mes vœux en tant que président de la République.” François Hollande s’est adressé aux Français, samedi 31 décembre à 20 h, pour leur adresser ses ultimes vœux.

Il a commencé son intervention en abordant les événements tragiques qu’a connus la France en 2016 et en saluant la résilience des Français, malgré “ce (qu’ils ont) enduré cette dernière année lorsque (leur) pays a été frappé par de terribles attentats”, ceux de Saint-Étienne-du-Rouvray, de Magnanville et de Nice.

Il a alors rendu un hommage appuyé aux forces de sécurité françaises, sur le territoire ou ailleurs. Un hommage qu’il a annoncé vouloir poursuivre lundi 2 janvier en se rendant en Irak pour “saluer” les soldats français engagés contre l’organisation État islamique (EI).

François Hollande annonce qu’il se rendra en Irak “saluer” les soldats français

François Hollande a ensuite abordé la question environnementale, pour avertir le président-élu américain, Donald Trump, que “la France ne laissera personne, ni aucun État, fût-il le plus grand, remettre en cause” l’accord de Paris sur le climat, “acquis majeur de la communauté internationale”. Lors de sa campagne, Donald Trump avait en effet menacé “d’annuler” l’accord adopté fin 2015 à Paris par 195 pays, à l’issue de la COP21.

L’avertissement de François Hollande à Donald Trump concernant la COP21

La présidentielle au cœur des vœux

Autre avertissement, national cette fois : François Hollande a mis en garde, sans citer le nom de Marine Le Pen, contre une victoire du Front national à la présidentielle. “Comment imaginer notre pays recroquevillé derrière des murs, réduit à son seul marché intérieur, revenant à sa monnaie nationale et en plus, en plus, discriminant ses enfants selon leurs origines ?”. “Mais ce ne serait plus la France !”, a-t-il mis en garde.

Il s’en est aussi pris au candidat de la droite François Fillon, accusé de vouloir “brutaliser la société”, et a lancé un avertissement à la gauche, dont “la dispersion” risque d’entraîner son “élimination” dès le premier tour de la présidentielle en avril 2017.

Une victoire du FN en 2017, “ce ne serait plus la France”

“Mais c’est vous, quoi qu’il arrive, qui aurez le dernier mot. C’est pourquoi votre responsabilité est aussi grande”, a-t-il lancé aux Français en jurant que, “jusqu’au dernier jour de (son) mandat”, il serait “pleinement à (sa) tâche”.

Le président de la République devait dans la foulée et comme l’an passé, rencontrer les forces de sécurité qui formeront le dispositif pour la soirée du réveillon sur les Champs Elysées et visiter les salles de commandement installées au Petit Palais.

L’an dernier, quelque 11 millions de téléspectateurs avaient regardé ces vœux présidentiels.

Avec AFP

Première publication : 31/12/2016

Le 1er janvier 2016 prendra effet une disposition peu connue de la loi Travail, le “droit à la déconnexion”. Objectif : “réguler l’utilisation des outils numériques” hors du temps de travail afin notamment d’éviter le burnout.

Nouvelle année, nouveau droit. Les Français bénéficieront, à partir du 1er janvier 2017, d’un “droit à la déconnexion” instauré par la loi Travail. Ce “droit” découle du fait que nous sommes désormais perpétuellement joignables, par téléphone ou par mail, ce qui a progressivement rendu poreuse la frontière entre la sphère professionnelle et privée.

Les contours de ce “droit” doivent encore être définis. L’article 55 de la loi impose aux entreprises de plus de 50 salariés une “régulation de l’utilisation des outils numériques, en vue d’assurer le respect des temps de repos et de congé ainsi que de la vie personnelle et familiale”. Les modalités de cette régulation seront définies au cas par cas, lors des négociations annuelles sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et la qualité de vie au travail.

À défaut d’accord, l’employeur devra élaborer une charte définissant les modalités de l’exercice du droit à la déconnexion. La loi ne prévoit toutefois pas de sanctions pour les entreprises qui échoueraient à définir les clés de ce “droit à la déconnexion”.

Cette mesure est notamment censée lutter contre le burnout (l’épuisement au travail), même si les modalités de son application ne sont pas encore claires. Le ministère du Travail fournit quelques exemples : “les salariés d’une grande entreprise ne sont pas tenus de répondre aux mails en dehors des horaires de bureau ; une autre grande entreprise a mis en place un Mooc pour former les managers aux risques de la connexion permanente ainsi que des journées sans mails”.

La présence de ce droit à la déconnexion au sein de la loi Travail a longtemps été éclipsée par les mouvements sociaux contre les mesures d’allégement du droit du travail. “Antisociale, la loi travail ? De toute évidence, l’affaire est plus compliquée”, résume Laurent Joffrin dans Libération.

Première publication : 31/12/2016

Populisme, Brexit, camion fou, déradicalisation, filloniste ou encore lâcher-prise : voici quelques-uns des mots qui ont marqué l’année 2016 et passionnent la styliste en langage Jeanne Bordeau.

Elle ambitionne ni plus ni moins d’écrire “la tapisserie de Bayeux du monde contemporain”. Mais les outils de Jeanne Bordeau ne sont pas le fil et l’aiguille de nos ancêtres. Ce sont des mots ou des bouts de phrases, qu’elle découpe patiemment tout au long de l’année dans des montagnes de journaux et de magazines, puis qu’elle assemble en décembre dans une série de dix collages classés par catégorie : politique, société, culture, etc.

Telle une fresque du monde contemporain, ses tableaux, qui seront exposés mi-janvier dans une galerie parisienne, racontent les mois écoulés. “J’ai l’impression de coudre les évènements et des morceaux de mémoire”, explique-t-elle. Mais ils sont aussi annonciateurs des grandes tendances à venir. “Souvent, je vois arriver les mots avant tout le monde, poursuit-elle. Je capte les signaux faibles comme une machine surentraînée”.


La styliste en langage Jeanne Bordeau devant son tableau de mots en cours de création pour la catégorie « communication » en 2016 © Claire Derville

Voilà dix ans que cette “styliste en langage” s’attelle, infatigable, à ce travail d’archivage. Le plus souvent la nuit. Car le jour, elle s’occupe de faire tourner l’Institut de la Qualité de l’Expression, le cabinet de consulting qu’elle a fondé pour aider les marques et les entreprises à améliorer leur communication verbale et écrite. Il emploie aujourd’hui une vingtaine de personnes et compte parmi ses clients SNCF, Air France ou encore La Poste. Autant de grands comptes pour qui sont élaborées des “chartes sémantiques” sur mesure.

Dotée de ce double point de vue – professionnel et artistique-, et d’une force de travail qui confine au sacerdoce, Jeanne Bordeau propose tous les ans une sélection de mots clés. En voici quelques un qui ont particulièrement marqué 2016 :

Populisme

S’il ne devait en avoir qu’un pour résumer l’année écoulée, ce serait celui-ci. Avec la victoire de Trump aux États-Unis, la montée des partis extrémistes en Europe ou encore le vote en faveur du Brexit, “jamais ce mot n’a été autant d’actualité”, estime Jeanne Bordeau. Corollaires du populisme, d’autres expressions sont conjointement montées en puissance : citons notamment la désoccidentalisation du monde, la fin de règne des politiciens à l’ancienne ou encore le succès des candidats soi-disant anti-système.

Entretenu par les réseaux sociaux, qui offrent à la majorité silencieuse la possibilité de s’exprimer comme jamais, le populisme va de pair avec la colère. Mais dans ce mot (qui puise ses racines dans un mouvement né à la fin du 19e siècle en Russie et destiné à mobiliser le peuple contre le Tsar), tout n’est pas forcément négatif, soutient Jeanne Bordeau. Il recèle un souci de vérité, un besoin d’être ancré dans le terrain et d’en finir avec la langue de bois des élites. En 2016, ce besoin a donné naissance à Nuit Debout ou encore aux civictech, ces nouveaux modes d’expression qui ouvrent la voie à une démocratie locale plus participative.

Camion fou

“En 2016, nous avons vécu dans un état de choc récurrent”, estime Jeanne Bordeau. À l’image de cette actualité aussi traumatisante qu’imprévisible, il y a ce camion fou de Nice, jaillissant de façon sidérante un 14 juillet, suivi en décembre de celui de Berlin. Camion dévasté, prêtre égorgé : inimaginables hier encore, ces mots se sont étalés à la une des journaux et des bandeaux déroulants des écrans de télévision, témoins de la violence inouïe de l’actualité et de son surgissement dans nos vies.

Déradicalisation

C’est un mot assez dur à prononcer, à l’image de la réalité qu’il entend combattre. À l’intérieur de ce concept, dégainé comme une solution, on trouve le mot radical, qui désigne la racine de quelque chose. “Déradicaliser quelqu’un reviendrait à ‘déraciner’ l’idéologie qui s’est logée dans sa tête”, décrypte Jeanne Bordeau. C’est presqu’une déprogrammation. Voilà pour l’objectif. Mais quels moyens adopter ? Il y a certes cette campagne gouvernementale intitulée Stop-djihadisme et des centres de déradicalisation, mais la plupart des spécialistes doutent des méthodes à employer pour combattre, justement, les certitudes des jeunes radicalisés.

Filloniste

Rassembleur semblait faire l’unanimité. Mais filloniste, quelle surprise ! Combien étaient-ils à parier, y compris à quelques jours du premier tour de la primaire, que cet adjectif occuperait une telle place dans le discours politique ? Fort peu. “En 2016, rien ne s’est passé comme prévu”, tranche Jeanne Bordeau. À l’instar de ce Premier ministre, qui a usé du 49.3 tout au long du printemps pour faire passer la fameuse Loi travail, quitte à paralyser l‘économie et empoisonner le climat social, pour se déclarer favorable à la suppression de ce même 49.3 une fois candidat à la présidentielle de 2017.

Lâcher-prise

Pour contrer le déluge de mauvaises nouvelles, il faut des mots compensatoires. Lâcher-prise en est un. Bienveillance en est un autre. Il a remplacé celui de gentillesse, car qui ose encore l’employer ? Etre gentil, c’est être naïf, faible ; or qui a encore le droit d’être naïf aujourd’hui ? Dans le monde professionnel, la bienveillance est prisée car elle permet entre autres d’être plus créatif. Le bien-être au travail est clé. Et à la maison, pour vivre mieux, on nous enjoint d’adopter un régime sans gluten, voire de devenir vegan. Le yoga est en vogue. Sauf que respirer va devenir de plus en plus difficile. Sous le coup des pics de pollution, on suffoque. Les technologies pourront-elles sauver la planète ?


Vue partielle du tableau de mots en cours de création de Jeanne Bordeau pour la catégorie « Verbes » en 2016 © Claire Derville

Capacités augmentées

D’accord, il y a le chômage, la désindustrialisation, les grèves à la SNCF ou encore chez Air France, mais il y a aussi la réalité augmentée, les objets connectés, les vêtements intelligents ou encore le transhumanisme – autant de moyens inventés par les labs des startups qui nous permettront de vivre mieux, plus longtemps, en meilleure santé.

Nos transactions économiques seront sécurisées par des blockchains et grâce à l’intelligence artificielle, nous ferons de meilleurs choix. “Plus que jamais, nous assistons à un choc entre l’ancien monde économique et la nouvelle économie digitale”, estime la linguiste. Le premier semble coaguler tous les malaises, et le second est censé nous rendre optimistes. Sauf qu’il laisse beaucoup de monde sur le bord de la route et qu’il soulève de vraies questions, “car avec l’essor de la traçabilité et de la data, la liberté va devenir un enjeu”, poursuit la linguiste.

Réconcilier

Les verbes à préfixes ont la cote, car nous sommes dans une société cassée, tiraillée entre l’ancien monde et le digital, les super riches et les laissés pour compte, les élites et le peuple. Redresser, reconquérir, redonner, dédramatiser, réinventer…

L’impératif, c’est de revivre différemment, “car l’époque a changé. Et retrouver une histoire commune pour réparer une société blessée”, nous intime Jeanne Bordeau en guise de synthèse de son colossal travail d’inventaire.

Première publication : 31/12/2016

La grâce présidentielle et la libération de Jacqueline Sauvage ont provoqué une levée de boucliers chez les magistrats, qui dénoncent une incursion du pouvoir politique dans un dossier plus complexe qu’il n’en a l’air.

Après quatre ans sous les verrous, c’est en femme libre que Jacqueline Sauvage fêtera l’arrivée de 2017. Cette mère de famille condamnée pour le meurtre de son mari violent a bénéficié, mercredi 28 décembre, d’une grâce présidentielle totale à la suite d’une intense mobilisation médiatique en sa faveur.

Pour la classe politique et les soutiens de Jacqueline Sauvage, la cause est entendue : cette femme de 69 ans qui a abattu son “bourreau” en 2012 est le symbole des femmes battues sous l’emprise psychologique de leurs conjoints, qui subissent violences et abus sans chercher de l’aide à l’extérieur.

J’ai décidé d’accorder à Jacqueline Sauvage une remise gracieuse du reliquat de sa peine. Cette grâce met fin immédiatement à sa détention.

— François Hollande (@fhollande) 28 décembre 2016

Un symbole qui valait le coup de “piétiner” l’indépendance de la justice, pour reprendre l’expression de l’Union syndicale des magistrats (USM), qui s’insurge contre la grâce totale accordée par François Hollande.

“On a un président de la République qui remet en cause plusieurs décisions de justice”, a expliqué Virginie Duval, la présidente de l’USM, sur l’antenne d’Europe 1. “On a deux cours d’assises différentes, avec des jurés populaires qui avaient connaissance de toute l’affaire, de toute la situation, qui ont décidé de prononcer une peine de dix ans d’emprisonnement et puis ensuite on a des magistrats professionnels, avec des avis de psychiatres, d’experts, qui ont décidé de ne pas prononcer de libération conditionnelle”, rappelle la magistrate.

Grâce présidentielle à double détente

Pour la justice, la grâce de Jacqueline Sauvage s’apparente en effet à un double camouflet.

François Hollande a décidé dans un premier temps, le 31 janvier dernier, d’aller à l’encontre des jurés et de prononcer une grâce partielle permettant à Jacqueline Sauvage de présenter une demande de libération conditionnelle. Demande refusée à deux reprises en août et en novembre 2016 par des juges qui estimaient que la condamnée était maintenue dans “une position victimaire” par ses nombreux soutiens et qu’elle ne s’interrogeait pas assez sur son crime.

Grâce de Jacqueline Sauvage : « La vérité n’est pas celle des comités de soutien » https://t.co/bzvACRDdHt

— USM Magistrats (@USM_magistrats) 29 décembre 2016

Les juges n’ayant pas obtempéré aux injonctions politiques, François Hollande a de nouveau pressé la gâchette, mercredi, pour faire usage de son pouvoir de grâce, “totale” cette fois-ci, et obtenir la libération immédiate de Jacqueline Sauvage.

“La grâce présidentielle, c’est vraiment cet héritage de l’Ancien régime. On est dans une forme arbitraire de l’exécutif”, a expliqué à l’AFP Laurence Blisson, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature. “Le risque aujourd’hui, c’est qu’on en vienne à une justice d’opinion dans laquelle, de fait, ce soit l’opinion qui conduise la président de la République à prendre une décision à des fins politiques”, a souligné la magistrate.

Un meurtre libérateur

C’est en effet grâce à un savant battage médiatique que la défense de Jacqueline Sauvage est parvenue à transformer sa série d’échecs judiciaires – les jurés des cours d’assise ayant repoussé l’argument de la légitime défense – en une libération anticipée saluée par l’ensemble de la classe politique.

Jacqueline Sauvage a été présentée par ses soutiens comme l’incarnation d’un idéal-type de femme battue ; une victime maintenue sous l’emprise psychologique d’un monstre incestueux pendant plusieurs décennies. Devant le tribunal de l’opinion, l’exécution du conjoint devenait ainsi un acte libérateur nécessaire, mettant un terme à “47 ans d’enfer conjugal”, selon la formule consacrée par la presse.

Alors que cette version symbole de la cause des femmes battues décollait dans les médias, l’institution judiciaire continuait à examiner les faits de manière terre à terre. Plusieurs spécialistes des affaires judiciaires ont disséqué les comptes rendus du procès et souligné les éléments qui ont poussé les jurés à prononcer une condamnation de 10 ans de prison.

Loin du cliché de la victime impuissante et sans voix, Jacqueline Sauvage y apparaît comme une forte personnalité qui n’a pas hésité à poursuivre et frapper une ancienne maîtresse de son conjoint. La condamnée pratiquait la chasse et c’est avec son propre fusil qu’elle a abattu son mari, de trois balles dans le dos, le 10 septembre 2012. Hormis une marque à la lèvre, les enquêteurs n’ont relevé aucune trace des violences que Jacqueline Sauvage affirmait avoir subies lors d’une féroce dispute quelques heures avant le meurtre. Enfin, les enquêteurs ont établi que Jacqueline Sauvage n’était pas au courant du suicide de son fils, la veille du jour du meurtre.

Le cas de Jacqueline Sauvage, victime impuissante ou criminelle inconsciente, remet en lumière, par la grâce dont elle vient de bénéficier, la question de l’indépendance de la justice en France.

Première publication : 30/12/2016

Le journaliste et expert en géopolitique, Jean-Christophe Victor, est brutalement décédé jeudi, à l’âge de 69 ans. Il était le créateur, dès les années 1990, de l’émission hebdomadaire d’Arte, “Le Dessous des cartes”.

L’anthropologue et expert en géopolitique Jean-Christophe Victor, créateur et présentateur de l’émission d’Arte “Le Dessous des cartes”, est mort mercredi 29 décembre à l’âge de 69 ans.

Fils de l’explorateur Paul-Emile Victor et de la journaliste Éliane Decrais, ce passionné de l’Asie avait créé “Le Dessous des cartes”, émission hebdomadaire d’Arte qui s’appuie sur l’histoire et la géographie pour mieux “faire comprendre” les événements actuels. Les deux dernières émissions étaient ainsi consacrées aux “océans sans poissons” et au maintien de la paix en Afrique.

Conçue pour la Sept (ancienne appellation de la chaîne Arte) en 1990, l’émission avait été primée à de nombreuses reprises et était également diffusée sur TV5 Monde. “Dans un monde où l’information manque souvent de mise en perspective, le travail et la voix de Jean-Christophe Victor manqueront cruellement”, a réagi dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères, où il avait travaillé.

C’est avec une profonde tristesse qu’@ARTEfr a appris le décès de #JeanChristopheVictor le 28.12 #LeDessousDesCarteshttps://t.co/gWOBWR1gVD

— ARTE pro (@ARTEpro) 29 décembre 2016

“Au-delà de son grand professionnalisme”, les équipes d’Arte ont salué dans un communiqué “sa fidélité, sa rigueur, mais aussi sa foi en l’avenir et son optimisme chevillé au corps”. “C’était un seigneur intègre avec la transmission du savoir comme passion”, a également tweeté Pascal Boniface, directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris).

J’apprends bouleversé la disparition de Jean Christophe Victor.C’était un seigneur intégre avec la transmission du savoir comme passion

— Pascal Boniface (@PascalBoniface) 29 décembre 2016

Jean-Christophe Victor préparait l’ouverture du Musée de l’Espace des Mondes polaires, prévue pour février 2017 dans la station jurassienne des Rousses, et venait de publier un nouvel atlas “Le dessous des cartes – Asie” (éditions Arte/Tallandier).

Après un diplôme à l’École des langues orientales et un doctorat en anthropologie avec une thèse sur le Népal, Jean-Christophe Victor avait rejoint le ministère des Affaires étrangères, d’abord en poste en Afghanistan, puis au Centre d’analyse et de prévision à Paris.

Il avait enseigné la géopolitique à l’École de Guerre (Collège Interarmées de Défense), mais aussi dans des universités et des instituts culturels français à l’étranger.

Cofondateur de l’association Action contre la faim, il avait participé à de nombreuses missions humanitaires en Afghanistan et au Pakistan. En 1983, il publiait “La Cité des murmures – l’enjeu afghan” (Éditions J.-C. Lattès), ouvrage décrivant la vie des Afghans et l’entrée du pays dans la guerre contre les Soviétiques et sur la résistance afghane.

Jean-Christophe Victor était l’un des cofondateurs de notre ONG. @ACF_France s’associe à la peine de ses proches.https://t.co/XQNYw3w6Io

— ACF_France (@ACF_France) 29 décembre 2016

Jean-Christophe Victor était également le directeur scientifique du Laboratoire d’études politiques et cartographiques (Lepac), un laboratoire privé qu’il avait cofondé avec sa compagne Virginie Raisson, experte en relations internationales. “Hier, mes enfants ont perdu leur papa, et moi l’amour de ma vie”, a réagi cette dernière sur Facebook. “Je veux croire qu’il a rejoint son père au paradis des grands hommes. Ceux qui transmettent l’essentiel.”

Avec AFP

Première publication : 29/12/2016

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Le gendarme américain de la Bourse, la SEC, a accusé trois traders chinois d’avoir piraté des cabinets d’avocats américains afin d’obtenir des informations confidentielles qui leur ont permis de gagner quatre millions de dollars en Bourse.

La Security and exchange commission (SEC) a mis fin, mardi 27 décembre, à une juteuse affaire menée par trois traders et pirates informatiques chinois qui leur avait rapporté plus de quatre millions de dollars en moins de deux ans, d’après le département de la Justice américain.

Le gendarme américain de la Bourse a accusé Iat Hong, Bo Zheng, et Hung Chin de s’être introduit dans les serveurs d’au moins sept cabinets américains d’avocats pour voler des informations confidentielles sur des opérations financières en cours et en profiter en Bourse. C’est la première fois que la SEC accuse et demande l’extradition de ressortissants chinois dans une affaire de piratage et de délit d’initié.

Les trois suspects auraient volé des documents prouvant l’imminence du rachat d’une société par la multinationale informatique Intel, d’une fusion dans le secteur pharmaceutique ou encore de l’acquisition d’une société d’e-commerce par le géant américain des services postaux Pitney Bowes. À chaque fois, les traders achetaient des actions des sociétés peu avant l’annonce du mariage financier et pouvaient ensuite les revendre en dégageant un substantiel profit. Ils ont pu avoir accès à ses données en piratant les messageries électroniques des associés en charge des opération de fusion et acquisition dans ces cabinets qui travaillent avec le gratin de Wall Street.

Cent mille tentatives de piratage

Dans le cas d’Intel, en mars 2015, les trois cybercriminels ont gagné 1,4 million de dollars. Dans les deux mois qui ont précédé l’acquisition par Pitney Bowes de la société Borderfree, les trois suspects ont, à eux seuls, été responsables de 25 % de l’ensemble du volume des achats et ventes d’actions de Borderfree.

L’enquête de la SEC démontre à quel point ces ressortissants chinois étaient déterminés. Ainsi, entre août 2014 et septembre 2014, ils ont dérobé l’équivalent de 5,3 millions de pages de documentation sur les serveurs internes de l’un des cabinets d’avocats afin d’y dénicher des cibles potentielles pour leurs délits boursiers. Entre mars et septembre 2015, les suspects ont tenté de pirater plus de 100 000 fois les serveurs des différents cabinets d’avocats.

Les révélations sur cette affaire ont poussé le département américain de la Justice à ouvrir une procédure criminelle pour fraude informatique et délits d’initié contre les trois accusés. L’un d’entre eux, Iat Hong, a été arrêté à Macao, mardi 27 décembre, et les États-Unis ont envoyé une demande d’extradition aux autorités chinoises. Washington n’a pas précisé si les enquêteurs savaient où se trouvaient les deux autres auteurs présumés de ces cyberattaques.

Première publication : 28/12/2016

François Hollande a annoncé, mercredi, avoir accordé la grâce présidentielle totale à Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de réclusion pour le meurtre de son mari violent. Détenue près de Paris, elle a été libérée dans la soirée.

François Hollande a accordé à Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari violent, “une remise gracieuse du reliquat de sa peine d’emprisonnement”, qui “met fin immédiatement à sa détention”, a annoncé l’Élysée mercredi 26 décembre dans un communiqué.

Jacqueline Sauvage est sortie libre vers 18h30 de la prison de Réau (Seine-et-Marne), où elle était détenue pour le meurtre de son mari violent.

J’ai décidé d’accorder à Jacqueline Sauvage une remise gracieuse du reliquat de sa peine. Cette grâce met fin immédiatement à sa détention.

— François Hollande (@fhollande) 28 décembre 2016

“Le président de la République a estimé que la place de Mme Sauvage n’était plus aujourd’hui en prison, mais auprès de sa famille”, a ajouté le palais présidentiel.

L’avocate de Jacqueline Sauvage, Maitre Nathalie Tomasini, a fait par se sa vive émotion après avoir “porté ce dossier à bout de bras”. “Je suis tellement heureuse, c’est le résultat d’un an de travail acharné”, a-t-elle ajouté, confiant qu’elle était au courant de la décision mais ne pouvait pas s’exprimer car “tenue à un devoir de réserve”.

L’Élysée a précisé que le chef de l’État avait accordé sa grâce “après avis du ministre de la Justice”, saisi le 9 décembre après le rejet en appel de la demande de libération conditionnelle de Jacqueline Sauvage.

Rappel : la grâce est une dispense d’exécuter la peine. Elle n’efface pas la condamnation, contrairement à l’amnistie. #Sauvage

— Mari de Mme Eolas ✏️ (@Maitre_Eolas) 28 décembre 2016

Ses filles “craignaient pour sa vie”

Dans une lettre adressée une semaine plus tôt au président, les trois filles de Jacqueline Sauvage se disaient “désespérées” de ne pas avoir leur mère près d’elles, “inquiètes pour son état de santé” et “craignant pour sa vie”. Elles disaient aussi ne “plus” savoir “comment intervenir face à toutes ces interminables procédures qui n’aboutissent pas”.

Devenue un symbole des victimes de violences conjugales, Jacqueline Sauvage avait obtenu le 31 janvier, après une forte mobilisation, une grâce partielle du président Hollande, notamment de la période de sûreté, lui permettant ainsi de présenter immédiatement une demande de libération conditionnelle.

Hollande accusé d’agir contre l’indépendance de la justice

Cette demande avait été rejetée en première instance, puis en appel. La cour d’appel de Paris avait notamment estimé que la réflexion de Jacqueline Sauvage demeurait “pauvre et limitée puisqu’elle pein(ait) encore” à accéder à un “authentique sentiment de culpabilité”.

En octobre 2014, comme en appel en décembre 2015, Jacqueline Sauvage avait été condamnée à dix ans de réclusion criminelle. Ses trois filles avaient témoigné à charge contre leur père, expliquant avoir été violées et battues, comme l’avait été leur mère. Après le rejet de sa demande de libération conditionnelle, ses avocates avaient indiqué que Jacqueline Sauvage et sa famille renonçaient à se pourvoir en cassation.

La grâce totale accordée mercredi par François Hollande à Jacqueline Sauvage est un geste “très hypocrite”, par lequel il “piétine allègrement” sa promesse de respecter l’indépendance de la justice dans ce dossier, a réagi l’Union syndicale des magistrats.

“En accordant une grâce partielle (le 31 janvier), François Hollande avait mis en avant le respect des décisions de justice et l’indépendance des magistrats. Et quelques mois plus tard, on piétine allègrement ce que l’on avait dit”, a estimé Céline Parisot, secrétaire générale de l’USM.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 28/12/2016

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Facebook a déclenché son dispositif d’alerte “safety check” à Bangkok, après la publication d’un article sur une explosion dans la capitale thaïlandaise, qui remontait en réalité à 2015. Une affaire qui relance la polémique sur les “fake news”.

Facebook vient de nouveau de se prendre les pieds dans son problème récurrent de “fake news” (informations trompeuses). Cette fois-ci, le réseau social a activé par erreur son dispositif de “safety check” – qui permet aux utilisateurs de rassurer leurs amis en cas de catastrophe naturelle ou d’attentat – en Thaïlande peu après la publication d’un article sur une explosion à Bangkok, mardi 27 décembre. Pourtant, aucune bombe n’avait explosé dans la capitale thaïlandaise. Il a fallu plus d’une heure à Facebook pour désactiver le safety check.

L’alerte initiale envoyée par le réseau social était accompagnée, pour tout contexte, d’un article, intitulé “Thaïlande : une explosion secoue le cœur de Bangkok”, repris par plusieurs sites, dont le portail d’information MSN Asie de Microsoft. L’article original consistait en un simple lien qui renvoyait vers une vidéo de la BBC… mise en ligne le 17 août 2015 au sujet d’un attentat au sanctuaire hindouiste d’Erawan dans la capitale thaïlandaise.

The “source” of the @Facebook Safety Check for Bangkok: A fake news site that scrapped stuff from elsewhere…! pic.twitter.com/i6Q2k8XBxP

— Saksith Saiyasombut (@SaksithCNA) 27 décembre 2016

Balles de ping pong et pétards

Bangkokinformer.com, qui a publié cette fausse information, est un portail qui se contente de reprendre des informations glanées par ailleurs sur le Web. S’est-il trompé où s’agit-il d’une tentative de désinformation ? Difficile à dire. Quoi qu’il en soit, il est en maintenance depuis l’incident.

Contacté par le site américain The Verge, Facebook nie s’être fait dupé par une “fake news”. Il affirme que son “safety check” s’est activé automatiquement après que “la communauté des utilisateurs et des sites tiers de confiance” ont fait circuler sur le réseau social des informations au sujet de “bombes” à Bangkok. En l’occurrence, il s’agirait d’un homme qui se tenait sur le toit d’une banque, non loin du bureau du Premier ministre, muni de balles de ping-pong chargées avec des pétards. Plusieurs publications locales ont relaté cet incident le 26 décembre faisant état de “pig pong bombs”. D’où la confusion ?

Pourtant la notification de l’activation du “safety check” renvoyait sur l’information trompeuse publiée par Bangkokinformer.com. La faute, en fait, en incomberait à l’algorithme de Facebook. Il choisit automatiquement les articles sur la base de plusieurs critères, dont la popularité, qui pourraient avoir un lien avec l’alerte. Avec plus de 500 partages, la “fake news” au sujet du vieil attentat a remporté la mise aux yeux de l’intelligence artificielle du réseau social.

Fausses news, vraies paniques ?

Un pataquès qui renvoie Facebook à ses deux principaux démons de 2016. Le réseau social a été accusé, notamment à l’occasion de l’élection présidentielle américaine, de favoriser la propagation d’informations trompeuses au risque d’influencer les électeurs. Après avoir tenté de minimiser le phénomène, Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, a finalement accepté, le 15 décembre, de s’associer à plusieurs médias de références (ABCNews, l’agence AP ou le site FactCheck) pour traquer les fakes news.

Le réseau social a aussi été critiqué pour avoir remis l’essentiel de ses activités éditoriales entre les mains, pas si expertes, de son algorithme maison. Ce dernier a joué un rôle central dans la propagation des fausses nouvelles en échouant à plusieurs reprises à déceler les informations trompeuses et en les propulsant tout en haut du fil d’actualité d’utilisateurs de Facebook. Les critiques ont été d’autant plus acerbes, qu’une équipe de journalistes s’occupait de hiérarchiser l’information et qu’ils ont tous été licenciés en août 2016.

Le raté de Bangkok démontre que les deux problèmes actuels de Facebook – les insuffisances de son algorithme et les “fake news” – ont des conséquences sur l’ensemble de ses services. Le “safety check”, introduit en 2014, ne s’activait à l’origine qu’en cas de catastrophe naturelle. Son utilisation a été étendue lors des attentats de Paris en novembre 2015. La question qui se pose après la fausse alerte en Thaïlande est de savoir si des internautes mal intentionnés peuvent abuser de ce dispositif conçu pour prouver que Facebook peut jouer un rôle positif en temps de crise.

Première publication : 28/12/2016