Archive for December 2nd, 2016

Rémy Pflimlin, ancien PDG de France Télévisions, est mort à l’âge de 62 ans. Il a dirigé le groupe audiovisuel français public de 2010 à 2015. Il est le seul PDG du groupe à avoir été nommé par un président de la République et non par le CSA.

Rémy Pflimlin, ancien président de France Télévisions est mort samedi à l’âge de 62 ans, à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière, à Paris, où il était hospitalisé depuis un mois. Sa disparition survient “après une longue maladie”, a-t-on appris auprès de son entourage et du groupe audiovisuel public.

Rémy Pflimlin, qui avait succédé à Patrick de Carolis, est le seul dirigeant du groupe de télévision publique à avoir été nommé par un président de la République (Nicolas Sarkozy, en l’occurrence), et non par le CSA.

Delphine Ernotte, qui lui a succédé en 2015, a transmis un communiqué à l’AFP : “la présidente de France Télévisions, la direction et les salariés [du groupe] sont bouleversés d’apprendre la disparition de Rémy Pflimlin”.

Passionné de musique contemporaine

Formé à HEC, celui qui a dirigé le groupe de chaînes de télévisions publiques de 2010 à 2015 avait également eu la direction de France 3 de 1999 à 2006. Depuis 2013, il était aussi président du Conseil d’administration de TV5 Monde. À la fin de son mandat à France Télévisions, il fut nommé Conseiller d’État.

Sous sa direction, France Télévisions a entamé ses premiers virages numériques. Au dépens de certains programmes pourtant très populaires (comme Tarata, ce qui avait alors fait grand bruit), et sa gestion qui cherchait pourtant à assainir les dépenses fut épinglée en octobre 2016 par la Cour des comptes.

Plus jeune, il a travaillé comme journaliste à Jour de France, puis au Dernières Nouvelles d’Alsace (DNA). Il a eu ensuite des fonctions de direction à la Société alsacienne de publications, qui publie le journal L’Alsace.

Rémy Pflimlin, passionné de musique contemporaine, était président du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris.



Avec AFP

Première publication : 03/12/2016

Deux jours après le renoncement de François Hollande à un second mandat, la gauche était invitée à se rassembler, samedi, à Paris, pour donner le coup d’envoi de la primaire. France 24 est allée sonder le moral des troupes. Paroles de militants.

“Je ne sais pas ce qui va se passer. Je n’ai même réussi à trouver un programme.” Naell est venu de Poitiers, dans le centre de la France, pour assister à la Convention nationale de la Belle Alliance populaire qui doit donner, samedi 3 décembre, à Paris, le coup d’envoi de la primaire de la gauche. “Je suis venu pour entendre ce qui se dit et savoir qui va se présenter”, affirme le jeune homme.

Mais voilà, à quelques heures du début de la grand-messe, personne sur place ne semble en mesure de dire quelle personnalité du Parti socialiste (PS) interviendra à la tribune. Dans le grand hall du Paris Event Center, où se déroule l’événement, le bruit court qu’aucun des grands candidats déclarés ou pressentis ne s’exprimera. “Arnaud Montebourg et Benoît Hamon ne viendront pas”, croit savoir un groupe de sympathisants qui fait la queue devant un stand de sandwichs. Quant à Manuel Valls, qui devrait annoncer son intention de se lancer dans la course, il a fait savoir, la veille, qu’il ne prendrait pas la parole.


Naell, adhérent au Parti socialiste depuis un an, souhaiterait un candidat qui incarne une gauche sociale : “La gauche Martine Aubry, pas la gauche Emmanuel Macron”. © Guillaume Guguen, France 24

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Prévu de longue date, le rassemblement de la Belle Alliance populaire se tient alors que le paysage politique français vient de connaître des bouleversements pour le moins inattendus. Avec la consécration, à droite, de François Fillon – un candidat “ultra-conservateur et ultra-libéral, peut-être pire que Nicolas Sarkozy”, dit-on ici – et le renoncement du président sortant François Hollande, c’est toute une gauche qui s’interroge sur son avenir. Mais le temps presse : dans moins de deux mois, elle devra, elle aussi, désigner son candidat lors de la primaire des 22 et 29 janvier 2017.

“Aujourd’hui, je me sens orphelin”

“J’ai toujours soutenu François Hollande et aujourd’hui, je me sens orphelin car, quoiqu’on ait pu dire, c’était notre leader. Mais aujourd’hui, à défaut d’un leader, essayons déjà de trouver un candidat”, lance Jean-Pierre, ancien élu de ce qui était alors le Conseil régional de Lorraine. Un candidat justement, mais quel candidat ? Pour incarner quelle ligne, pour porter quelles idées ? “La désignation de François Fillon ouvre un espace au centre pour la gauche, analyse André qui a fait le voyage depuis Carcassonne. En même temps, les militants vont peut-être vouloir qu’émerge un discours qui sache assumer un vrai programme de gauche. C’est cette équation que va devoir résoudre notre candidat.”


Pour André, militant PS depuis 1991, le bilan de François Hollande sera jugé à l’aune de ce que propose François Fillon, le candidat de la droite pour la présidentielle de 2017. © Guillaume Guguen, France 24

Que faire donc pour contrer François Fillon, candidat de la “droite totale” ? Désigner un candidat de la “gauche totale”, tel que le soutiennent Arnaud Montebourg et Benoît Hamon ? Ou nommer un tenant de la social-démocratie comme Manuel Valls ? “Se positionner ‘très à gauche’, c’est bien pour se faire plaisir, mais ce n’est pas réaliste, juge Jean-Pierre. “Le meilleur candidat, ce n’est pas Manuel Valls en tous cas. Si François Hollande n’y va pas, je ne vois pas pourquoi, lui, il irait”, estime pour sa part Naell, qui aimerait pouvoir compter sur un candidat porteur d’une gauche sociale “à la Martine Aubry”. “En fait, la question aujourd’hui est de savoir si on va voter pour quelqu’un ou voter contre quelque chose”, recadre Michel, militant dijonnais de 62 ans.

“Cette convention, c’est une sorte de thérapie”

De fait, nombreux sont les participants de la Belle Alliance populaire qui concèdent être venus à la Convention davantage pour “prendre la température” plutôt que pour soutenir un poulain. “J’aimerais que ce rendez-vous insuffle une dynamique, loin des ego. Le peuple de gauche demande un nouveau projet qui rassemble”, indique Vincent, jeune adhérent de Seine-et-Marne. “Je suis venu pour y voir plus clair, moi les têtes d’affiche, je m’en fiche, confesse Florian. Depuis la déclaration de François Hollande, il y a un réel besoin de se voir, de se parler, de se retrouver. Cette convention, c’est une sorte de thérapie.”


Llona et Vincent, jeunes militants de Seine-et-Marne, espèrent que le renoncement de François Hollande insufflera une dynamique auprès du peuple de gauche. © Guillaume Guguen, France 24

Alors que, depuis des mois, la gauche est annoncée absente du second tour de la présidentielle, beaucoup ressentent le besoin de se retrouver. “En venant à la convention, on montre aussi que le PS, qui est la charnière de la Belle Alliance, n’est pas mort”, souligne l’ancien conseiller régional lorrain. “Comme les sympathisants de gauche ont parfois du mal à se déplacer, c’est au militant de montrer l’exemple en se déplaçant, affirme Marie, qui adhère au Parti socialiste depuis 20 ans. “Il est important de montrer que nous ne sommes pas défaitistes. Il est important d’y croire et de croire. Je ne crois pas en la religion, mais je crois en la politique”, conclut-elle en rouvrant son livre. Le titre : “La gauche ne meurt jamais”.

Première publication : 03/12/2016

Les rebelles ont cédé dans la nuit du vendredi à samedi un nouveau quartier d’Alep, Tariq al-Bab, à l’armée syrienne et aux forces alliées dans leur vaste offensive pour reprendre le contrôle total de la deuxième ville du pays, selon l’OSDH.

Nouveau recul des rebelles à Alep. L’armée syrienne et des forces alliées se sont emparées dans la nuit de vendredi à samedi 3 décembre d’un nouveau quartier rebelle à Alep, dans leur vaste offensive pour reprendre le contrôle total de la deuxième ville du pays, a rapporté une ONG.

Avec la prise de ce quartier de Tariq al-Bab, le régime contrôle dorénavant environ 60% du secteur rebelle d’Alep qui lui échappait depuis 2012, a précisé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Il s’assure ainsi le contrôle d’une route reliant les quartiers ouest de la ville aux mains des forces progouvernementales à l’aéroport international d’Alep, tenu par le régime et situé un peu plus au sud de Tariq al-Bab.

Alep divisée

Les forces du régime ont chassé les rebelles de Tariq al-Bab à l’issue de violents affrontements ayant poussé de nombreux civils à fuir dans un quartier proche.

Un correspondant de l’AFP avait vu vendredi quelques combattants rebelles à Tariq al-Bab alors que l’armée avançait dans le quartier où commerces et boulangeries avaient baissé les rideaux.

Principal enjeu du conflit syrien, qui a fait plus de 300 000 morts en plus de cinq ans, Alep est divisée depuis 2012 entre secteur rebelle (est) et secteur gouvernemental (ouest).

Faisant fi des protestations des pays occidentaux, le régime a soumis Alep-Est à un déluge de feu avec des bombardements aériens et des tirs d’obus quasi-incessants qui ont causé la fuite de plus de 50 000 civils, d’après l’OSDH.

Depuis le 15 novembre, 307 civils, dont 42 enfants et 21 femmes, ont été tués à Alep-Est, selon l’OSDH. À Alep-Ouest, 59 ont péri à cause de tirs rebelles.

Avec AFP

Première publication : 03/12/2016