Archive for December 5th, 2016

La circulation alternée sera reconduite, mercredi, à Paris et dans 22 communes de la petite couronne, en raison de la persistance de la pollution aux particules fines et au dioxyde d’azote, a annoncé la préfecture de police.

Après les plaques paires, mardi, ce sera aux immatriculations impaires de rouler mercredi. La circulation alternée sera en effet reconduite le 7 décembre à Paris et dans 22 communes de la petite couronne, en raison d’un pic de pollution qui dure depuis une semaine, a annoncé la préfecture de Paris.

⚠️ Pollution ⚠️

La #CirculationAlternée sera reconduite le mercredi 7. Seules les immatriculations impaires pourront circuler. pic.twitter.com/oquTSxZb5Y

— Paris (@Paris) 6 décembre 2016

Ce dispositif à l’impact limité sera remplacé en janvier par un système de vignettes permettant d’adapter le trafic en cas de pic de pollution.

La mise en place de la circulation alternée était réclamée par la maire PS de Paris Anne Hidalgo, alors que les autorités avaient pris pour lundi des mesures contraignantes, notamment des limitations de vitesse.

140pts contrôle police sur Paris+22 communes limitrophes #circulation alternée 78verbalisations à10h30 @franceinfopic.twitter.com/uFgWH5ApyM

— Mathilde Lemaire (@MathildeL75) 6 décembre 2016

Cette mesure avait déjà été instaurée en région parisienne lors de pics de pollution en octobre 1997, en mars 2014 et en mars 2015.

Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), en Île-de-France, le trafic routier est responsable des deux tiers des émissions de dioxyde d’azote et de 55 % des émissions de particules à Paris.

>> À voir sur France 24 : “Pollution : Paris étouffe-t-il ?”

Pollution chronique

L’instauration de la circulation alternée lors des pics de pollution est cependant vivement critiquée. La gestion des pics de pollution est “inadaptée”, soulignait ce printemps un rapport parlementaire.

En 2014, déjà, après le pic de pollution de mars, Airparif, organisme chargé de la surveillance de la qualité de l’air, avait souligné que la circulation alternée avait eu un effet, mais limité.

L’impact aurait été supérieur si, au lieu de cibler les véhicules en fonction de leur plaque d’immatriculation, ils l’avaient été en fonction de leur niveau de pollution, relevait-il.

C’est l’objectif du nouveau dispositif qui doit remplacer la circulation alternée début 2017. À partir du 16 janvier, des vignettes, obligatoires, permettront d’adapter le trafic en cas de pics.

Reste qu’en matière de santé, le danger provient moins des pics de pollution que de la pollution chronique. L’OMS a en effet classé le diesel comme cancérogène certain et les émissions des moteurs essence comme cancérogènes probables. Selon Airparif, 1,6 million de Franciliens, et un Parisien sur deux, sont exposés “à un air qui respecte pas la règlementation”.

Avec AFP

Première publication : 06/12/2016

À quelques semaines de Noël, les associations de défense de consommateurs européennes et américaines s’inquiètent des jouets connectés, soupçonnés de pouvoir se transformer en “espions”.

Certains jouets connectés sont susceptibles de se transformer en “espions”, préviennent plusieurs associations de défense de consommateurs européennes et américaines, qui ont décidé de porter l’affaire devant les autorités compétentes.

En France, c’est l’association de consommateurs UFC-Que choisir qui a saisi la Commission nationale de l’informatique et des libertés et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.

Failles de sécurité

Selon une étude de l’organisme indépendant de protection des consommateurs norvégiens (Forbrukkerradet), les jouets connectés “Mon ami Cayla” et “i-Que” ne garantissent pas le respect de la vie privée et la sécurité des données personnelles des enfants. Ces deux jouets, fabriqués par l’entreprise Genesis Toys, basée à Hong Kong, disposent d’un microphone intégré, qui se connecte par Bluetooth à une application mobile, préalablement téléchargée par l’utilisateur sur son téléphone ou sa tablette.

L’étude norvégienne montre que toute personne située dans un rayon de 20 à 80 m du jouet peut prendre le contrôle de la poupée et entendre les discussions des enfants. La connexion peut même se faire à travers une fenêtre ou un mur en béton. “Si vous êtes à proximité de la poupée et qu’elle est allumée, il est facile pour un inconnu par exemple de se connecter et de parler au travers de la poupée et d’écouter ce que les gens disent via cette connexion”, explique Finn Myrstad, responsable de la section Services numériques au Conseil norvégien des consommateurs. La faute au Bluetooth, qui ne demande aucun code d’accès pour se connecter au jouet.

“C’est un problème de sécurité qui a été signalé au fabricant il y a presque deux ans”, regrette Finn Myrstad. Mais depuis rien n’a été fait. Le rapport norvégien fait pourtant une recommandation simple au fabricant, une légère modification : exiger un accès “physique” pour la connexion, comme presser un bouton pour valider le jumelage entre appareils.

Non protection des données personnelles

Autre point sensible : les secrets des enfants sont partagés. “Tout ce que l’enfant raconte à sa poupée est transmis à l’entreprise, basée aux États-Unis, Nuance Communications, spécialisée dans la technologie de reconnaissance vocale”, déplore l’Association européenne de défense des consommateurs (BEUC), dans un communiqué publié mardi 6 décembre à Bruxelles. Selon Justine Massera, juriste chez UFC-Que choisir, ces données téléchargées de façon cryptées peuvent être utilisées à des fins commerciales pour, par exemple, cibler au mieux les envies des enfants.

Or, “la protection des données personnelles des utilisateurs français est prévue par la loi Informatique et Libertés, mais semble avoir été oubliée par les sociétés fabricantes”, précise-t-elle.

UFC-que choisir demande donc aux parents de rester vigilants et de n’utiliser l’objet connecté qu’en leur présence, ou à défaut de l’éteindre. L’association précise néanmoins que ces jouets ne sont pas un cas isolé et qu’ils “reflètent un problème général de sécurité et de données personnelles des jouets connectés”.

Avec AFP

Première publication : 06/12/2016

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La pizzeria Comet Ping Pong de Washington a été prise pour cible par un Américain armé d’un fusil d’assaut. Il assure avoir agi après avoir cru au Pizzagate, une thèse conspirationniste visant Hillary Clinton.

De l’intox au vrai fait divers. Edgar M. Welch, un Américain de 28 ans imbibé de théories du complot glanées sur Internet, a ouvert le feu dans la pizzeria Comet Ping Pong, à Washington, dimanche 4 décembre. Il était convaincu qu’elle était au centre d’un improbable réseau de pédophilie impliquant des proches de l’ex-candidate démocrate Hillary Clinton.

Le tireur, qui n’a fait aucune victime, a été placé en détention et accusé d’attaque à main armée et port d’arme sans permis, lundi. Il a assuré aux policiers s’être rendu sur place pour sauver des enfants et reconnu n’avoir “trouvé aucune preuve” d’un tel trafic sur les lieux.

Pizzagate : de Wikileaks à Reddit

Ce fait divers part d’une fausse information, qui circule depuis fin octobre sur les réseaux sociaux et divers sites, dont le célèbre portail d’échange de liens et de commentaires Reddit. Baptisée Pizzagate, cette thèse conspirationniste se situe dans la droite ligne des nombreuses fausses informations dénigrant Hillary Clinton, qui ont émaillé la fin de la campagne présidentielle et auraient, d’après certains, joué en faveur de l’élection de Donald Trump.

Le pizzagate a transformé le Comet Ping Pong en façade à un trafic d’enfants, qui seraient gardés enfermés dans une grande pièce au sous-sol. Cette fausse information repose sur un improbable mélange entre une lecture très orientée de quelques mails du chef de la campagne d’Hillary Clinton, John Podesta, publiés par WikiLeaks et dans lesquels il affirme aimer les pizzas, et d’extrapolations autour de la pizzeria Comet Ping Pong, connue pour être fréquentée par des membres du parti démocrate. Les tenants de cette intox ont ajouté à cette sauce l’enquête du FBI visant le politicien démocrate Anthony Weiner, ex-mari de la conseillère politique et proche d’Hillary Clinton, Huma Abedin, qui a reconnu avoir envoyé des messages à caractère sexuel à différents interlocuteurs.

Des médias comme le Washington Post et le New York Times ont rapidement prouvé à quel point cette affaire relève de l’intox. Snopes, un site de référence dans la traque des rumeurs sur Internet, l’a disséquée pour conclure qu’aucune des conclusions du pizzagate ne pouvait faire foi. Qu’importe, cette thèse complotiste a la peau dure. “Une vidéo sur YouTube affirmant démontrer les failles de l’article du New York Times sur le pizzagate a été vue plus de 200 000 fois”, regrette le quotidien new-yorkais.

Le fils du futur conseiller de Donald Trump à la sécurité nationale s’en mêle

Cette résilience illustre un autre travers de l’information à l’âge des réseaux sociaux : les internautes comme Edgar M. Welsh s’informent essentiellement au travers d’articles partagés par leur cercle d’amis, qui ont les mêmes opinions. C’est cette mécanique, qui a conduit le tireur à sortir un fusil d’assaut AR-15 dans une pizzeria. “Nous devrions tous condamner ceux qui se donnent tant de mal à diffuser des accusations aussi clairement fausse au sujet du Comet Ping Pong”, a affirmé James Alefantis, le patron du restaurant, qui a décidé de fermer son établissement pour quelques jours après le drame.

Pour lui, la frontière entre le virtuel et le réel a déjà été franchie à plusieurs reprises avant l’incident de dimanche. Entre les lettres anonymes de menaces de mort et les “clients” menaçants, le restaurant essaie depuis plus d’un mois de lutter contre les conséquences très concrètes des cyber-élucubrations de quelques internautes. Le Comet Ping Pong n’est pas le seul établissement du quartier à avoir été pris pour cible. Les conspirationnistes sont convaincus qu’il existe un réseau de tunnel souterrain entre divers restaurants utilisés par les prétendus trafiquants d’enfants. Les propriétaires du restaurant français Terasol, situé en face de la pizzeria, doivent également supporter des menaces téléphoniques presque quotidiennement, raconte le New York Times.

Until #Pizzagate proven to be false, it’ll remain a story. The left seems to forget #PodestaEmails and the many “coincidences” tied to it. https://t.co/8HA9y30Yfp

— Michael G Flynn🇺🇸 (@mflynnJR) 5 décembre 2016

Après la fusillade de dimanche, les férus du pizzagate ont déjà trouvé leur propre explication à l’incident. Edgar M. Welch serait, d’après eux, un acteur payé pour agir de la sorte, afin de discréditer leur mouvement. Ils ont même reçu un soutien de poids, puisque Michael G Flynn, le fils du général qui va devenir le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, a assuré sur Twitter que “jusqu’à ce que le pizzagate soit réellement démonté, cela restera une histoire à suivre”.

Première publication : 06/12/2016

Mardi, la France a relevé son niveau de risque de grippe aviaire à “élevé”. Une requalification qui entraîne de nouvelles mesures de restriction de mouvement et de confinement dans les élevages ainsi que des limitations pour la chasse.

La France a relevé mardi 6 décembre son niveau de risque de grippe aviaire à “élevé” après la découverte de nouveaux cas provoqués par des oiseaux migrateurs, ce qui entraîne de nouvelles mesures de restriction de mouvement et de confinement dans les élevages et des limitations pour la chasse.

L’ensemble du territoire est concerné après la découverte de foyers d’influenza aviaire H5N8, “hautement pathogène” pour les oiseaux, dans des élevages du Sud-Ouest et de cas dans la faune sauvage dans le Pas-de-Calais et en Haute-Savoie, a annoncé le ministère de l’Agriculture.

Ce choix a été motivé par “l’évolution rapide de la situation sanitaire en France et dans plusieurs pays d’Europe, et par la dynamique de propagation du virus”, transporté par des oiseaux migrateurs, précise le ministère dans un communiqué.

Plusieurs pays européens ont déjà été touchés par le virus H5N8, dont la Suède, les Pays-Bas, l’Allemagne et la Suisse, qui ont pris des mesures similaires, prévues par le droit européen.

“Tant que les flux migratoires ne sont pas terminés, on peut avoir des oiseaux migrateurs qui se posent et meurent dans les zones humides ou en dehors”, risquant de disséminer la maladie, a expliqué à l’AFP Loïc Evain, directeur général adjoint de l’Alimentation au ministère de l’Agriculture.

L’élévation du niveau de risque est liée au fait que la volaille domestique a été contaminée, y compris hors des zones humides, a-t-il ajouté.

Le risque “élevé” déclenche l’instauration de mesures de protection renforcées sur l’ensemble du territoire national : obligation de confinement ou de pose de filets pour empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages pour tous les élevages commerciaux de volailles et les basses-cours, interdiction de tout rassemblement de volailles vivantes, en particulier sur les marchés.

Aucun danger pour l’homme

Les éleveurs de volailles connaissent et appliquent généralement les mesures sanitaires d’urgence, mais il est plus difficile d’informer les autres personnes concernées: les particuliers possédant une basse-cour privée ou les chasseurs.

Concernant la chasse, les lâchers de gibiers d’eau à plume sont également interdits.

Même si le virus ne présente aucun danger pour l’homme et que canards et autres volailles restent consommables, cette épizootie est un nouveau coup dur pour la filière déjà frappée par une épidémie et une suspension de l’élevage au printemps dernier.

L’épizootie de grippe aviaire qui avait touché le Sud-Ouest avait entraîné un vide sanitaire de plusieurs mois pendant lesquels les exploitations avaient cessé de fonctionner.

Cette mesure drastique avait permis de venir à bout du virus, au prix d’une perte de production de 25 % pour la filière foie gras et d’un coût global estimé à 500 millions d’euros pour l’ensemble de la filière.

Cette première épidémie avait aussi fait perdre à la France son statut de pays indemne de la grippe aviaire, ce qui lui avait fermé de nombreuses destinations à l’exportation en dehors de l’Union européenne, en particulier le lucratif marché japonais.

Avec AFP

Première publication : 06/12/2016

Le RER B entre Paris et Roissy-CDG a été interrompu mardi, jour de circulation automobile alternée dans la capitale et en proche banlieue. La ligne, qui traverse l’Île-de-France, transporte 900 000 voyageurs par jour.

Le trafic du RER B était totalement interrompu au nord de Paris, dans les deux sens, à cause d’une rupture de caténaire survenue peu avant 9 h, une reprise de la circulation des trains vers l’aéroport de Roissy-CDG étant attendue au mieux en fin de journée, selon la SNCF.

Une “rupture franche de caténaire” à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) a provoqué l’interruption du trafic à 8 h 48, a précisé un porte-parole de la SNCF. “Le train l’a arrachée sur un kilomètre, toutes les voies sont coupées”, a-t-il ajouté.

08:48, le trafic est interrompu entre Gare du Nord et Aeroport CdG 2 / Mitry РClaye (panne ̩lectrique) #RERB

— RER B (@RERB) 6 décembre 2016

Les trains ne circulent plus entre la Gare du Nord à Paris et l’aéroport Roissy-CDG d’une part, et le terminus Mitry-Claye (Seine-et-Marne) d’autre part.

Cet incident survient alors que Paris a mis en place la circulation alternée et que les transports en commun de la région sont gratuits ce mardi, en raison de la persistance d’un pic de pollution aux particules fines et au dioxyde d’azote.

Les techniciens dépêchés sur place espèrent pouvoir rétablir la circulation vers Mitry-Claye “avant la fin de matinée”, mais le trafic vers Roissy ne reprendra au mieux qu’en “fin de journée”, selon la même source.

La ligne B du RER, qui traverse l’Ile-de-France du nord au sud, transporte près de 900 000 voyageurs par jour.

Avec AFP

Première publication : 06/12/2016