Archive for December 6th, 2016

Le Sénat a adopté, mercredi, le texte prévoyant de pénaliser les sites de désinformation sur l’interruption volontaire de grossesse. L’objectif du gouvernement est qu’il soit adopté définitivement par le Parlement d’ici à fin février.

La proposition de loi prévoyant de pénaliser les sites de désinformation sur l’interruption volontaire de grossesse a été adoptée par le Sénat, mercredi 7 décembre.

Le président de séance avait annoncé qu’il s’agissait d’une adoption définitive, mais comme le texte a été modifié par les sénateurs, il doit repartir à l’Assemblée nationale, ont indiqué les services du Sénat.

>> Délit d’entrave numérique à l’IVG : ces sites que le gouvernement veut interdire

.@laurossignol “La #liberté d’opinion n’est pas un droit au mensonge. Ce qui est visé, ce sont bien les fausses informations diffusées” #IVGpic.twitter.com/sfJCWpsWm8

— Senat_direct (@Senat_Direct) 7 décembre 2016

L’objectif du gouvernement est qu’il soit adopté définitivement par le Parlement d’ici à fin février et l’aboutissement de la session, écourtée pour cause d’année électorale.

Une peine pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement

Créé par une loi de 1993, le délit d’entrave à l’IVG sanctionne le fait d’empêcher ou de tenter d’empêcher une IVG en perturbant l’accès aux établissements ou en exerçant des menaces sur le personnel ou les femmes concernées, avec une peine pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.

>> IVG : les députés votent la pénalisation des sites Internet de “désinformation”

La proposition de loi des députés socialistes et écologistes réformistes, soutenue par le gouvernement, ajoute que l’entrave peut se faire par “tout moyen, y compris en diffusant ou en transmettant par voie électronique ou en ligne des allégations, indications de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques ou les conséquences médicales” d’une IVG.

Avec AFP

Première publication : 07/12/2016

François Fillon est à la tête d’une société de conseil, qui lui aurait rapporté en trois ans “757 000 euros de revenus cumulables”. Ses adversaires s’inquiètent de ce mélange des genres, alors qu’il se présente à la présidence de la République.

François Fillon n’en parle jamais. Il ne l’a d’ailleurs pas évoqué durant la campagne des primaires de la droite et du centre. Et pourtant, depuis juin 2012, l’ancien Premier ministre est à la tête d’une entreprise de consulting, 2F Conseil, dont il est d’ailleurs le seul salarié, selon un article du Canard enchaîné, publié le 30 novembre.

En trois ans, cette petite société florissante lui a rapporté 624 000 euros de salaires nets et 133 000 euros de bénéfices, “soit 757 000 euros de revenus cumulables”, comme le souligne l’hebdomadaire.

#Fillon sa mystérieuse société de conseil lui rapporte 17.600 euros par mois, sans aucun salarié. Un exemple de réussite pour les jeunes! pic.twitter.com/fDb4wcz2Ub

— Christophe Grébert (@grebert) 29 novembre 2016

L’existence de cette entreprise ressurgit, alors que François Fillon vient tout juste de remporter la primaire de la droite et du centre et de se lancer dans la course à la présidentielle. Sur les réseaux sociaux, ses adversaires politiques ne manquent pas d’ironiser sur cette société “qui ne connaît pas la crise”.

Cher @FrancoisFillon pouvez vous nous éclairer sur votre société “2F conseil” ou vous semblez être le seul salarié ? pic.twitter.com/oT0IfEoh05

— MLP Présidente 2017ن (@ElyseeMarine) 29 novembre 2016

Le candidat écologiste à la présidentielle, Yannick Jadot, s’est d’ailleurs interrogé sur les sommes évoquées par le Canard enchaîné. “Pendant les cinq ans de son mandant parlementaire, il a quadruplé son salaire grâce à cette boîte de communication, il est indispensable qu’on sache quels étaient les clients de François Fillon, quelle entreprise a financé n’importe quel candidat”, a-t-il ainsi déclaré sur l’antenne de BFM. “Vous n’avez pas envie de savoir pour quelles boîtes a travaillé un candidat ? S’il a travaillé pour des États étrangers ou pour des intérêts d’États étrangers, avant qu’il prétende à la plus haute fonction de l’État ? C’est une question de souveraineté de la France, d’indépendance”, a-t-il ajouté.

>> À lire : François Fillon, le choix de la clarté

Des analyses, des notes et des conférences

Il est vrai que le flou entoure 2F Conseil. Selon l’hebdomadaire satirique, l’équipe de l’ancien Premier ministre a d’ailleurs refusé de citer le nom des clients de l’entreprise. “L’essentiel de l’activité de 2F Conseil est constitué des conférences données par François Fillon”, ont répondu les collaborateurs du candidat de la droite, sans donner plus de détails. Une conférence aurait ainsi été donnée au Kazakhstan au VIIIe forum KazEnergy. Interrogé sur d’autres participations à des conférences à Moscou en 2013 et en Iran 2016, l’équipe du vainqueur de la primaire a en revanche nié ces informations. Mais, selon eux, François Fillon a aussi rédigé “quelques analyses de conjonctures et des notes portant sur l’état des relations internationales”.

Même si certains crient au scandale et au possible conflit d’intérêt, alors que François Fillon a fait fructifier son entreprise tout en étant député, cette activité n’est en tout cas pas illégale. Comme le précise le code électoral : “Il est interdit à tout député de commencer à exercer une fonction de conseil, qui n’était pas la sienne avant le début de son mandat”. Or, l’ex-locataire de Matignon a fait déposer les statuts de son entreprise au greffe du tribunal de commerce de Paris le 6 juin 2012, juste avant d’être élu député de Paris, le 17 juin. Comme le résumait en 2012 le site Rue 89 qui a enquêté sur cette société, François Fillon “a donc parfaitement respecté la loi. À défaut d’avoir vraiment respecté l’esprit de la loi”.

>> À voir : François Fillon désigné candidat de la droite et du centre

Première publication : 07/12/2016

Le trafic reprend progressivement à la gare du Nord mercredi soir. Une panne géante, conséquence d’un nouvel arrachage de caténaire, a paralysé la circulation des trains pendant plusieurs heures.

Soulagement pour les passagers de la SNCF. Depuis 16 h mercredi 7 décembre, le trafic ferroviaire reprend progressivement à la gare du Nord. Un nouvel arrachage de caténaire est à l’origine d’une panne électrique géante qui a paralysé la circulation pendant plusieurs heures. Une première rupture de caténaire s’était produite mardi matin au niveau d’Aulnay-sous-Bois sur la ligne de RER B, qui traverse l’Île-de-France du Nord au Sud et transporte près de 900 000 voyageurs par jour.

Mercredi le trafic de l’ensemble des trains (grandes lignes, Thalys, Eurostar, RER et trains de banlieue) a été totalement interrompu àla gare du Nord mercredi à partir de 13 h 20, indique la SNCF sur son site Internet.

La SNCF espérait initialement pouvoir faire redémarrer les trains vers l’aéroport de Roissy dès les premières heures du jour. Elle avait ensuite repoussé la reprise “au milieu de la matinée”, puis “vers midi”, et finalement à 16 h en raison des travaux pour réparer la caténaire arrachée, vieille de 70 ans, qui ont pris plus de temps que prévu, a indiqué un porte-parole à l’AFP.

Vétusté des infrastructures

“Certaines pièces n’existent plus dans les catalogues” et “il a fallu refabriquer des pièces à la main sur place, sur mesure, ça a pris du temps”, a-t-il expliqué.

Pour des raisons de sécurité, l’équipe chargée de contrôler les travaux a ensuite demandé “une tournée de vérification supplémentaire”, a ajouté le porte-parole.

Ces problèmes mettent en lumière des problèmes récurrents sur plusieurs lignes d’Île-de-France, liés notamment à la vétusté des infrastructures.

>> A voir sur France 24 :”Un impressionnant nuage de pollution recouvre Paris”

Des pannes qui tombent mal en plein pic de pollution où les automobilistes sont invités à prendre les transports en commun pour limiter la hausse des particules, ces poussières en suspension qui noircissent les façades et éprouvent les poumons.

La circulation alternée sera prolongée jeudi 8 novembre pour la 3e journée consécutive à Paris et en banlieue. Ce sera au tour des plaques paires de pouvoir circuler. La mesure, inédite sur trois jours consécutifs, a cependant été peu probante à Paris, car trop peu respectée par les automobilistes, selon un bilan d’Airparif.

La consigne vise à réduire un pic de pollution hivernal inédit depuis 10 ans.

Lyon et Villeurbanne mettront également ce dispositif en place à partir de vendredi, et ce pour la première fois.

Avec AFP

Première publication : 07/12/2016

France 24 a reçu Laurent Fabius, président du Conseil constitutionnel, à l’occasion de la sortie de son livre “37, Quai D’Orsay”. L’ancien ministre des Affaires étrangères y dresse un bilan de son action à la tête de la diplomatie française entre 2012 et 2016.

S’exprimant au sujet de sa vision de la politique étrangère française, le président du Conseil constitutionnel Laurent Fabius a déclaré sur France 24 mercredi 7 décembre que le rôle de la France était “de défendre ses intérêts” combiné à “une vision pacifique du monde”.

Revenant sur ses succès diplomatiques alors qu’il était à la tête du Quai d’Orsay, il s’est dit être “inquiet” du retard pris dans la mise en œuvre du traité destiné à lutter contre le réchauffement climatique depuis la COP 21, dont il a dû céder la présidence en février 2016 à Ségolène Royal [après sa nomination au Conseil constitutionnel]. “Les émissions de gaz à effet de serre continuent”, a déploré l’ancien ministre. Une inquiétude accentuée par l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis et notamment ses déclarations de campagne ayant qualifié le dérèglement climatique de “canular inventé par les Chinois”. “J’espère que sa position va évoluer”, a déclaré l’ancien patron du Quai d’Orsay à France 24.

Critiqué par certains spécialistes pour sa trop grande fermeté durant les négociations sur le nucléaire iranien, Laurent Fabius est revenu sur cet épisode marquant de la diplomatie française en 2015. “La fermeté n’est pas un handicap en diplomatie, il faut savoir être conciliant mais ferme”, a-t-il affirmé. “Il y a eu des épisodes sportifs, mais la France a vraiment tenu son rang [dans les négociations]”, s’est-il félicité. “Ma position a fini par triompher. À l’époque, j’avais bien dit que si l’on signait un accord qui n’était pas jugé sérieux, les pays autour de l’Iran, comme l’Arabie saoudite, voudraient eux aussi se doter de l’arme nucléaire”.

“Abattoir de la honte”

Interrogé sur la guerre en Syrie, Laurent Fabius a qualifié la situation à Alep d'”abattoir de la honte”. “L’armée de Bachar al-Assad, avec l’appui des Russes et des Iraniens, est en train de tuer des dizaines et des dizaines de civils, et on ne bouge pas”, s’est-il indigné, déplorant le véto russe émis lundi au Conseil de sécurité de l’ONU sur une résolution demandant une trêve de sept jours à Alep. “Ce n’est parce que votre pays a une position raisonnable que votre position prévaut”, a-t-il soutenu, regrettant que la position de la France ne soit pas davantage entendue.

Par FRANCE 24

Paris et sa banlieue étaient toujours couverts par un voile de pollution mercredi 7 novembre, ce qui a mené à la reconduction du dispositif de circulation alternée. Le dépassement du seuil d’alerte pollution aux particules dure depuis le 2 décembre.

Pour la deuxième journée consécutive, face à la persistance de la pollution de l’air, la circulation alternée est prolongée mercredi 7 décembre dans Paris et sa banlieue.

La préfecture de police de Paris avait annoncé mardi après-midi qu’elle reconduisait le dispositif, auquel la capitale a eu recours quatre fois seulement en vingt ans. Il pourra être “renouvelé jeudi si les taux de concentration constatés mercredi le justifient”, a précisé le préfet Michel Cadot.

  • Paris, au-dessus du seuil d’alerte de 80 microgrammes/m3 de particules fines dans l’air, le 5 décembre 2016. © Thomas Samson, AFP

  • La basilique du Sacrée-Cœur, à Montmartre, sous la pollution parisienne, le 5 décembre 2016. © Thomas Samson, AFP

  • Vue du quartier d’affaire de La Défense depuis la banlieue ouest, le 5 décembre 2016. © Thomas Samson, AFP

  • La cathédrale Notre-Dame de Paris, située au centre de la capitale, particulièrement touchée par le pic de pollution, le 5 décembre 2016. © Thomas Samson, AFP

Le “dépassement du seuil d’alerte pour la pollution aux particules”, soit une concentration supérieure à 80 microgrammes/m3 de particules fines dans l’air, dure depuis le 2 décembre, soit près d’un semaine, selon Airparif, l’organisme chargé de la surveillance de la qualité de l’air dans la capitale.

#Paris aujourd’hui. La preuve de la nécessité de réduire la place de la voiture en centre-ville #pollutionpic.twitter.com/R10Tdu4o2Y

— Anne Hidalgo (@Anne_Hidalgo) 6 décembre 2016

#GrandParis la beauté du diable, #pollution sur la #métropole de #Parispic.twitter.com/HODjoHKgXx

— Parisbanlieue (@parisbanlieue) 7 décembre 2016



Seules les plaques impaires circulent

Entre 5 h 30 et minuit mercredi 7 (jour impair), seuls les véhicules dont le numéro sur la plaque d’immatriculation est impair pourront donc circuler ainsi que ceux qui font du covoiturage ou bénéficient d’une des nombreuses dérogations, a indiqué la préfecture.

Les transports en commun seront de nouveau gratuits mercredi, de même que le stationnement résidentiel ou les services vélib’ et Autolib’ pour les nouveaux usagers à la journée.

Toutefois, la liaison du RER B entre Aulnay-sous-Bois et l’aéroport de Roissy, totalement interrompue en raison d’une panne de caténaire depuis mardi matin ne reprendra progressivement qu’à partir du “milieu de matinée mercredi”, selon la SNCF. Cette ligne transporte près de 900 000 voyageurs par jour.

Pour la première fois, elle a affrété deux TGV pour faire gratuitement la navette entre la Gare du Nord et Roissy. Parallèlement 40 cars de substitution ont desservi toutes les gares entre Aulnay-sous-Bois et Roissy ; et 200 agents supplémentaires ont été appelés à la rescousse pour informer le public pendant les heures de pointe mardi soir.

Par ailleurs les mesures de réduction de 20 km/h de la vitesse maximale autorisée sur les grands axes routiers d’Île-de-France et d’obligation de contournement pour les poids-lourd en transit continueront à s’appliquer mercredi.

Avec AFP

Première publication : 07/12/2016