Archive for December 8th, 2016

Le dispositif de circulation alternée mis en place en région parisienne pour lutter contre la pollution atmosphérique sera levé dès vendredi minuit en raison d’une légère amélioration de la qualité de l’air, a annoncé la préfecture de police.

Après quatre jours consécutifs de circulation alternée, les Franciliens vont pouvoir emprunter leurs véhicules sans avoir à se soucier de leurs numéros de plaque d’immatriculation. Le dispositif visant à limiter la pollution atmosphérique n’a pas été reconduit pour le week-end des 10 et 11 décembre en raison de la diminution des particules polluantes dans l’atmosphère.

“Compte tenu de prévisions plus favorables, et en accord avec la mairie de Paris, la métropole du Grand Paris, le conseil régional, les conseils départementaux d’Ile-de-France et le Stif (syndicat des transports franciliens, NDLR), le préfet de police a décidé de lever la mesure de circulation alternée à compter de vendredi à minuit”, indique la préfecture dans un communiqué.

Fin de la #circulationalternee ce jour, à 00h00. Veillez cependant à respecter les recommandations suivantes https://t.co/s1YO11HMb0

— Préfecture de police (@prefpolice) 9 décembre 2016

Certaines mesures sont toutefois maintenues, comme la réduction recommandée de la vitesse de 20 km/h sur l’ensemble du réseau routier ou l’interdiction du transit des poids lourds dans le territoire situé à l’intérieur de l’A86.

Les villes de Lyon et Villeurbanne ont également décidé de lever le dispositif de circulation alternée, qui avait été mis en place en province pour la première fois ce vendredi 9 décembre.

  • Paris, au-dessus du seuil d’alerte de 80 microgrammes/m3 de particules fines dans l’air, le 5 décembre 2016. © Thomas Samson, AFP

  • La basilique du Sacrée-Cœur, à Montmartre, sous la pollution parisienne, le 5 décembre 2016. © Thomas Samson, AFP

  • Vue du quartier d’affaire de La Défense depuis la banlieue ouest, le 5 décembre 2016. © Thomas Samson, AFP

  • La cathédrale Notre-Dame de Paris, située au centre de la capitale, particulièrement touchée par le pic de pollution, le 5 décembre 2016. © Thomas Samson, AFP

Airparif, l’organisme de surveillance de la qualité de l’air reste cependant prudent pour la semaine prochaine, où les conditions anticycloniques pourraient favoriser le retour d’un pic de pollution.

“Les émissions de particules baissent généralement le week-end, avec le trafic, et le vent devrait se lever et disperser une part de la pollution”, a expliqué à l’AFP vendredi matin Amélie Fritz, pour Airparif. “Nous ne sommes pas aussi confiants pour la semaine prochaine”, avait-elle dit.

42 000 véhicules contrôlés, peu d’impact sur le trafic

Depuis plus de dix jours, Paris et la petite couronne sont confrontés au pic de pollution hivernal le plus intense et le plus long depuis au moins 10 ans.

Les particules, matières microscopiques en suspension dans l’air, proviennent des vapeurs des carburants, de la combustion du bois, et des rejets industriels.

Depuis mardi, seuls les véhicules aux plaques alternativement paires et impaires ont pu rouler dans la capitale et 22 communes de la petite couronne, ainsi que ceux qui faisaient du covoiturage ou bénéficiaient d’une des nombreuses dérogations.

Malgré les appels au civisme, cette mesure n’a pas toujours été respectée et le trafic n’a été réduit que de 10 % – au moins en début de semaine – par rapport à une journée habituelle, avec un faible impact sur la qualité de l’air, selon Airparif.

La préfecture de police a cependant affirmé que 42 000 véhicules avaient été contrôlés depuis le 6 décembre, aboutissant à 11 500 infractions relevées dont 2 200 pour non respect de la circulation alternée.

La maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, a reproché à la préfecture de police d’avoir tardé à mettre en œuvre la circulation alternée alors que le pic de pollution avait été observé dès la fin de la semaine dernière.

Silence de nombreux responsables politiques

Les écologistes se sont étonnés de leur côté du long silence des responsables politiques – à l’exception d’Anne Hidalgo – et des ministres en charge du dossier.

La ministre de l’Environnent Ségolène Royal a ainsi attendu jeudi matin pour annoncer qu’elle présenterait samedi en Conseil des ministres des mesures en faveur des transports plus respectueux de l’environnement.

Elle entend proposer que les élus et les préfets puissent rendre obligatoires les certificats de qualité de l’air dans les zones à pics de pollution réguliers et que le bonus pour l’achat d’un véhicule électrique accordé aux particuliers soit étendu aux véhicules utilitaires, a-t-elle dit à la presse.

La ministre souhaite également que le crédit d’impôt pour l’installation de bornes de recharge électrique pour les particuliers soit augmenté.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 09/12/2016

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La destitution de la présidente Park Geun-hye marque le point d’orgue d’un scandale qui a ébranlé la Corée du Sud. Mais la présidente est loin d’être la seule à avoir été éclaboussée par cette affaire.

La présidente sud-coréenne Park Geun-hye quitte ses fonctions, sabrée par un scandale de corruption. Vendredi 9 décembre, les députés ont voté sa destitution à une écrasante majorité.

Mais l’affaire ne s’arrête pas à Park Geun-hye. La présidente destituée se trouve au sommet d’un vaste réseau d’entreprises de premier plan, d’institutions et de personnalités sud-coréennes qui, au fil des semaines, ont été mises en cause dans cette saga politico-économique.

Choi Soon-sil. C’est l’amie de 40 ans de Park Geun-hye par qui le scandale est arrivé. Choi Soon-sil, en détention depuis fin octobre, a été la confidente, la chamane et la conseillère de l’ombre de la présidente. Elle est surtout celle qui est accusée d’avoir profité de sa proximité avec Park Geun-hye pour obtenir divers avantages et se financer un train de vie princier.

Son influence sur la présidente était telle qu’elle a même participé à l’élaboration de certains de ses discours politiques les plus importants et procédé à des nominations de hauts fonctionnaires. Les Sud-Coréens n’ont jamais pardonné à la dirigeante déchue d’avoir impliqué à ce point dans les affaires de l’État une femme sans poste officiel.

Samsung. Le plus puissant conglomérat du pays, dont le chiffre d’affaires équivaut à 4,8 % du PIB sud-coréen, est soupçonné d’avoir financé l’achat par Chung Yoo-ra, fille de Choi Soon-sil et cavalière de niveau mondial, de Vitana V, l’un des chevaux les mieux cotés au monde, pour environ 850 000 dollars.

Samsung a reconnu avoir versé 2,8 millions d’euros à Core Sport (rebaptisé Widec Sport), une société allemande de consulting sportif gérée par Choi Soon-sil et sa fille, pour l’achat de chevaux, d’équipement et même d’un complexe d’entraînement en Allemagne. Le groupe s’est défendu en affirmant qu’il s’agissait de dépenses normales dans le cadre de ses activités de sponsoring.

Problème : le cheval n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan de sollicitude financière dont Samsung a fait preuve à l’égard de Choi Soon-sil. En tout, le puissant conglomérat a versé 16 millions d’euros à Mir et K-sport, deux fondations liées à l’amie de la présidente. Le groupe n’est pas le seul à avoir sorti le carnet de chèques pour l’influente chamane : Hyundai, SK Group (pétrole), LG, Posco (matières premières) et bien d’autres (52 groupes en tout) lui ont versé 62,5 millions d’euros à travers ses fondations. Les dirigeants des principaux conglomérats ont été entendus par une commission d’enquête parlementaire le 6 décembre.

L’université Ewha Womans University : Comment Chung Yoo-ra a-t-elle pu intégrer cette université d’élite sud-coréenne ? Le prestigieux établissement est soupçonné d’avoir changé ses règles d’admission dans le seul but de faire de la place à la fille de Choi Soon-sil. En 2015, lorsque la jeune fille de 19 ans fait sa demande, l’université ajoute opportunément le dressage à sa liste de disciplines sportives qui peuvent donner lieu à une dérogation pour athlète de haut niveau.

Une admission qui n’a pas tardé à faire des vagues. Quelques manifestations d’étudiants plus tard et après l’ouverture d’une enquête officielle sur les conditions d’entrée de la fille de Choi Soon-sil, le directeur de l’établissement démissionne. Début décembre, Chung Yoo-ra est prié de quitter l’université et son cursus est invalidé. La jeune fille avait, en effet, été absente pendant 141 jours sur 193, alors que son dossier indiquait qu’elle n’avait manqué aucun cours. “Nous avons affaire à un nombre sans précédent d’irrégularités”, a résumé Cho Hee-yeon, recteur de l’académie de Séoul.

Hanjin group. Dans le dédale des conglomérats soupçonnés d’avoir versé de l’argent aux deux fondations liées à Choi Soon-sil, Hanjin group tient une place à part. Ce groupe, propriétaire de la compagnie aérienne South Korea Airlines et du géant du fret maritime Hanjin Shipping (qui a fait faillite), a versé près d’un million de dollars à Mir et K-sport. Une somme importante pour un groupe qui, par ailleurs, fait face à de graves problèmes financiers depuis la faillite de sa filiale maritime. Mais une somme visiblement trop faible pour Choi Soon-sil, d’après le quotidien JoongAng Ilbo. Le journal, sur la foi de sources internes au groupe, affirme que la conseillère, fâchée de ne pas avoir pu obtenir plus d’argent, a bloqué un plan de sauvetage de Hanjin Shipping.

Conséquence : une faillite qui a immobilisé pendant plusieurs jours 14 milliards de dollars de marchandises qui ne pouvaient pas être débarqués. Le gouvernement sud-coréen a démenti la prétendue implication de Choi Soon-sil dans cette affaire, mais la destitution de la présidente pourrait entraîner une réouverture de ce dossier.

Première publication : 09/12/2016

Interrogé sur RMC vendredi, l’ancien Premier ministre a affirmé que jusqu’à l’allocution officielle du président, il ignorait que ce dernier ne briguerait pas un second mandat.

Manuel Valls l’assure : il n’était pas au courant de la décision de François Hollande de ne pas être candidat à l’élection présidentielle de 2017. L’ancien Premier ministre, aujourd’hui lui-même candidat à la primaire de gauche, précise néanmoins que le chef d’État lui avait souvent confié, au cours des derniers mois, ses doutes quant à sa décision finale.

“Mais il ne m’a jamais dit ‘Je serai candidat ou je ne le serai pas’. Il m’a uniquement appelé pour me dire qu’il allait s’exprimer”, martèle-t-il.

Manuel Valls a officiellement annoncé qu’il était candidat à la présidence de la République lundi 5 décembre. Deux jours plus tard, le maire d’Évry tenait son premier metting de campagne à Audincourt, dans le Doubs.

>> À voir : Quelle est la stratégie de Manuel Valls ?

Toujours ce 7 décembre, l’ex-Premier ministre, qui s’exprimait sur France 2, a invité tous ceux qui ne veulent pas de l’extrême droite ni du programme “très dur” du vainqueur de la primaire de droite François Fillon, à participer à la primaire socialiste prévue en janvier.

Interrogé sur les pressions que certains l’accusent d’avoir exercées sur le chef de l’État pour l’amener à renoncer, il a répondu : “Vous croyez un seul instant que le chef de l’État, François Hollande, se fait imposer une décision de renoncement à une candidature comme ça ?”.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 09/12/2016