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Alicia Aylies, miss Guyane, âgée de 18 ans, a été élue Miss France 2017 parmi 30 prétendantes. Elle succède à Iris Mittenaere, une Lilloise de 23 ans, qui avait offert l’an dernier un doublé historique à la région des Hauts-de-France.

Au terme d’une soirée placée sous le signe de Noël, Miss Guyane, Alicia Aylies, âgée de 18 ans, a été couronnée samedi 17 décembre Miss France 2017.

La jeune femme d’1,78 m, étudiante en première année de droit, a devancé, Miss Languedoc, première dauphine, Miss Tahiti, deuxième dauphine, et Miss Guadeloupe et Miss Lorraine, les deux dernières finalistes. Trente jeunes femmes, âgées de 18 à 24 ans, étudiantes ou en activité, prétendaient au titre de Miss France 2017.

Félicitations à Alicia Aylies votre #MissFrance2017 👑 pic.twitter.com/NfJssNmQj2

— Miss France (@MissFrance) 17 décembre 2016

Le diadème a été posé sur la chevelure de la nouvelle Miss France, par la précédente ambassadrice beauté de la France, Iris Mittenaere, une Lilloise de 23 ans, qui avait offert l’an dernier un doublé historique à la région des Hauts-de-France. Alicia Aylies sera la seule miss à représenter la France l’année prochaine. Après plus de 60 ans de règne, la “dame au chapeau” Geneviève de Fontenay, qui avait soutenu la création du concours dissident “Miss Prestige national”, a annoncé au début de l’année qu’elle “tournait définitivement la page des miss”.

Un concours critiqué par les féministes

Même si les audiences sont toujours au rendez-vous, le concours, crée en 1920 par le journaliste mondain Maurice de Waleffe, suscite de vives critiques des féministes, notamment de l’association Osez le féminisme !, qui l’a associé à “la ringardise la plus vive”.

L’association s’inquiète du modèle véhiculé par Miss France, dénonçant “des stéréotypes physiques irréels, sans compter le culte de la pureté avec des concurrentes sans petits amis”. “Cette mise en concurrence à une heure de grande écoute, entraîne beaucoup de souffrance pour d’autres femmes qui ne font pas 1,75 m pour 50 kilos”, a commenté Claire Serre-Combe, porte-parole de l’association féministe. “Il est très curieux qu’en 2016, on éprouve encore le besoin de mettre en concurrence des femmes non pas sur des critères intellectuels ou de mérites, mais sur des critères purement physiques”, a-t-elle ajouté.

Avec AFP

Première publication : 18/12/2016