Archive for December, 2016

a48c250b6d.jpeg

Ray Dalio, le patron du plus important hedge fund au monde, Bridgewater Associates, développe un algorithme qui pourrait lui succéder afin de perpétuer la controversée culture d’entreprise qu’il impose à ses collaborateurs.

D’ici cinq ans, les trois quarts des décisions managériales seront prises par un algorithme au sein de Bridgewater Associates, le plus important hedge fund au monde. Du moins, tel est le plan de Ray Dalio, le PDG de ce mastodonte de l’investissement qui gère 160 milliards de dollars, d’après le quotidien américain Wall Street Journal.

Ce patron milliardaire a fait appel à David Ferrucci, qui était en charge du développement du système d’intelligence artificielle d’IBM Watson, pour diriger le Systematized Intelligence Lab, une unité de recherche mise en place en 2015, dont l’un des objectifs est de créer cette intelligence artificielle managériale.

Suivi de très près par l’algorithme

Ce projet d’automatisation des prises de décision, baptisé “The Book of future” (le livre du futur) ou Principles Operating System (PriOS, le système d’exploitation des principes), n’entend pas seulement confier à un logiciel le soin de définir une stratégie générale d’investissement. Ray Dalio souhaite que son futur algorithme puisse gérer jusqu’au moindre détail de la vie de l’entreprise et du quotidien de ses employés. La machine doit pouvoir décider des promotions internes, de l’évaluation des candidats à l’embauche et de l’agenda des salariés.

Ces derniers seront suivis de très près par PriOS. Ray Dalio imagine un algorithme capable de jauger l’opportunité pour un employé de répondre à tel ou tel coup de fil, précise le Wall Street Journal qui s’est entretenu avec des salariés et des ex-employés de Bridgewater Associates. “L’algorithme est en cours de développement et les contours précis de ses fonctions sont encore discutées en interne”, précise le quotidien.

Les ambitions du PDG de Bridgewater peuvent paraître démesurées. Mais elles correspondent à la culture d’entreprise que le fondateur du hedge fund inculque à ses collaborateurs. Mieux, PriOS apparaît comme une extension informatique du style managérial de Ray Dalio. “C’est comme s’il cherchait à transférer son cerveau dans l’ordinateur”, a ainsi affirmé un employé sous couvert de l’anonymat au Wall Street Journal.

If this is what Ray Dalio and others means by the singularity, I’d prefer to simply die when I get old.https://t.co/eWoUOAo9NU

— Cathy O’Neil (@mathbabedotorg) 23 décembre 2016

Car Bridgewater Associates est non seulement connu à Wall Street pour ses succès financiers, mais aussi pour sa culture d’entreprise hétérodoxe. Ray Dalio a consigné le code de travail et de comportement qu’il attend de ses collaborateurs dans une sorte de bible de 120 pages intitulée “Principes”. Il y compare notamment 84 fois le fonctionnement des hommes à celui des machines, a comptabilisé le magazine Fortune. C’est un condensé en 277 points de la philosophie du travail de Ray Dalio, qui estime que “les émotions nuisent au fonctionnement optimal de la machine humaine”, résume le magazine Fortune. PriOS est censé pouvoir répondre à toute question que se poserait un employé en puisant dans ces “Principes”.

Transparence trop radicale ?

L’algorithme sera aussi nourri par un flot immense et continu de données que Bridgewater collecte depuis des années sur le travail de chacun des collaborateurs. Il pourra ainsi avoir accès à la retranscription de chaque discussion, chaque réunion qui se déroulent dans l’entreprise. Elles sont toutes enregistrées et numérisées afin d’être mises à disposition de tous pour satisfaire à l’un des principes essentiels pour Ray Dalio : la “transparence radicale”.

Les collaborateurs sont également équipés d’un lot d’applications qu’ils utilisent au quotidien et qui produisent tout autant de précieuses données. L’une des plus importantes est “dots collector” (collecteur de points) qui permet de noter le travail des collègues d’après une douzaine de critères (efficacité, rapidité etc.). Les résultats permettent d’établir des fiches qui indiquent, pour chaque salarié, les forces et les faiblesses. Une autre application, “The Contract” (le contrat), oblige les employés à définir des buts à atteindre et indiquer leur progression. Les salariés sont aussi invités, notamment durant les réunions, à créer des sondages pour juger de la pertinence d’une proposition ou “même de l’utilité de la réunion”, note le Wall Street Journal.

Un ensemble de pratiques qui suscite le jugement perpétuel et explique la raison pour laquelle Bridgewater Associates est réputée pour le nombre de nouvelles recrues qui démissionnent durant la première année. Dans un entretien accordé au New York Times, Ray Dalio a reconnu que plus de 30 % des nouveaux arrivants ne supportent pas cette “transparence radicale”, faite de critiques souvent brutales qui sont ensuite consignées et consultables par tous.

PriOS représente l’aboutissement logique de cette culture de la donnée et de la “transparence radicale”. Pour Ray Dalio, c’est aussi une assurance “que son groupe continue à fonctionner selon sa philosophie même lorsqu’il ne sera plus aux commandes”, souligne le quotidien britannique The Guardian. La question de la succession de l’influent dirigeant de 66 ans se pose avec de plus en plus d’insistance. Il avait décidé au début de l’année 2016 de prendre du recul et devenir le mentor de potentiels successeurs. Mais l’expérience a fait long feu. Ray Dalio a repris les rênes de son groupe avant l’été. PriOS pourrait donc devenir son dauphin désigné. Reste à savoir qui des banquiers ou de l’algorithme sera plus efficace à ses yeux.

Première publication : 27/12/2016

a48c250b6d.jpeg

Ray Dalio, le patron du plus important hedge fund au monde, Bridgewater Associates, développe un algorithme qui pourrait lui succéder afin de perpétuer la controversée culture d’entreprise qu’il impose à ses collaborateurs.

D’ici cinq ans, les trois quarts des décisions managériales seront prises par un algorithme au sein de Bridgewater Associates, le plus important hedge fund au monde. Du moins, tel est le plan de Ray Dalio, le PDG de ce mastodonte de l’investissement qui gère 160 milliards de dollars, d’après le quotidien américain Wall Street Journal.

Ce patron milliardaire a fait appel à David Ferrucci, qui était en charge du développement du système d’intelligence artificielle d’IBM Watson, pour diriger le Systematized Intelligence Lab, une unité de recherche mise en place en 2015, dont l’un des objectifs est de créer cette intelligence artificielle managériale.

Suivi de très près par l’algorithme

Ce projet d’automatisation des prises de décision, baptisé “The Book of future” (le livre du futur) ou Principles Operating System (PriOS, le système d’exploitation des principes), n’entend pas seulement confier à un logiciel le soin de définir une stratégie générale d’investissement. Ray Dalio souhaite que son futur algorithme puisse gérer jusqu’au moindre détail de la vie de l’entreprise et du quotidien de ses employés. La machine doit pouvoir décider des promotions internes, de l’évaluation des candidats à l’embauche et de l’agenda des salariés.

Ces derniers seront suivis de très près par PriOS. Ray Dalio imagine un algorithme capable de jauger l’opportunité pour un employé de répondre à tel ou tel coup de fil, précise le Wall Street Journal qui s’est entretenu avec des salariés et des ex-employés de Bridgewater Associates. “L’algorithme est en cours de développement et les contours précis de ses fonctions sont encore discutées en interne”, précise le quotidien.

Les ambitions du PDG de Bridgewater peuvent paraître démesurées. Mais elles correspondent à la culture d’entreprise que le fondateur du hedge fund inculque à ses collaborateurs. Mieux, PriOS apparaît comme une extension informatique du style managérial de Ray Dalio. “C’est comme s’il cherchait à transférer son cerveau dans l’ordinateur”, a ainsi affirmé un employé sous couvert de l’anonymat au Wall Street Journal.

If this is what Ray Dalio and others means by the singularity, I’d prefer to simply die when I get old.https://t.co/eWoUOAo9NU

— Cathy O’Neil (@mathbabedotorg) 23 décembre 2016

Car Bridgewater Associates est non seulement connu à Wall Street pour ses succès financiers, mais aussi pour sa culture d’entreprise hétérodoxe. Ray Dalio a consigné le code de travail et de comportement qu’il attend de ses collaborateurs dans une sorte de bible de 120 pages intitulée “Principes”. Il y compare notamment 84 fois le fonctionnement des hommes à celui des machines, a comptabilisé le magazine Fortune. C’est un condensé en 277 points de la philosophie du travail de Ray Dalio, qui estime que “les émotions nuisent au fonctionnement optimal de la machine humaine”, résume le magazine Fortune. PriOS est censé pouvoir répondre à toute question que se poserait un employé en puisant dans ces “Principes”.

Transparence trop radicale ?

L’algorithme sera aussi nourri par un flot immense et continu de données que Bridgewater collecte depuis des années sur le travail de chacun des collaborateurs. Il pourra ainsi avoir accès à la retranscription de chaque discussion, chaque réunion qui se déroulent dans l’entreprise. Elles sont toutes enregistrées et numérisées afin d’être mises à disposition de tous pour satisfaire à l’un des principes essentiels pour Ray Dalio : la “transparence radicale”.

Les collaborateurs sont également équipés d’un lot d’applications qu’ils utilisent au quotidien et qui produisent tout autant de précieuses données. L’une des plus importantes est “dots collector” (collecteur de points) qui permet de noter le travail des collègues d’après une douzaine de critères (efficacité, rapidité etc.). Les résultats permettent d’établir des fiches qui indiquent, pour chaque salarié, les forces et les faiblesses. Une autre application, “The Contract” (le contrat), oblige les employés à définir des buts à atteindre et indiquer leur progression. Les salariés sont aussi invités, notamment durant les réunions, à créer des sondages pour juger de la pertinence d’une proposition ou “même de l’utilité de la réunion”, note le Wall Street Journal.

Un ensemble de pratiques qui suscite le jugement perpétuel et explique la raison pour laquelle Bridgewater Associates est réputée pour le nombre de nouvelles recrues qui démissionnent durant la première année. Dans un entretien accordé au New York Times, Ray Dalio a reconnu que plus de 30 % des nouveaux arrivants ne supportent pas cette “transparence radicale”, faite de critiques souvent brutales qui sont ensuite consignées et consultables par tous.

PriOS représente l’aboutissement logique de cette culture de la donnée et de la “transparence radicale”. Pour Ray Dalio, c’est aussi une assurance “que son groupe continue à fonctionner selon sa philosophie même lorsqu’il ne sera plus aux commandes”, souligne le quotidien britannique The Guardian. La question de la succession de l’influent dirigeant de 66 ans se pose avec de plus en plus d’insistance. Il avait décidé au début de l’année 2016 de prendre du recul et devenir le mentor de potentiels successeurs. Mais l’expérience a fait long feu. Ray Dalio a repris les rênes de son groupe avant l’été. PriOS pourrait donc devenir son dauphin désigné. Reste à savoir qui des banquiers ou de l’algorithme sera plus efficace à ses yeux.

Première publication : 27/12/2016

L’exploitation d’images de vidéosurveillance à la gare de Lyon-Part-Dieu a confirmé qu’Anis Amri, l’auteur présumé de l’attentat de Berlin, a transité par la ville française trois jours après la tuerie, a indiqué lundi une source proche de l’enquête.

L’exploitation des images de vidéosurveillance confirme qu’Anis Amri, l’auteur présumé de l’attentat de Berlin, abattu vendredi par la police italienne à Milan, a bien transité par la gare de Lyon-Part-Dieu, a indiqué, lundi 26 décembre, une source proche de l’enquête.

“Un homme qui correspond au tueur a été repéré le jeudi 22 décembre dans l’après-midi sur le quai de la gare, portant un bonnet et un sac à dos”, a déclaré la source, confirmant des informations d’Europe 1.

“Il apparaît seul sur ces images”, a ajouté cette source, précisant que les investigations se poursuivaient pour déterminer comment Anis Amri avait quitté la capitale allemande pour rejoindre la France, puis l’Italie dans sa cavale.

Ce Tunisien de 24 ans est soupçonné d’avoir tué 12 personnes et d’en avoir blessé des dizaines d’autres, le 19 décembre, à Berlin, avec un camion-bélier lancé sur un marché de Noël. Anis Amri a été tué dans la nuit du 22 au 23 décembre lors d’un contrôle policier à Milan, mettant fin à quatre jours de chasse à l’homme à travers l’Europe.

Des billets de train pour un trajet Lyon-Chambéry-Milan via Turin, réglés en liquide, ont été retrouvés sur lui. L’analyse des caméras de la gare de Chambéry est toujours en cours d’exploitation.

Les autorités allemandes recherchent d’éventuels complices, alors que trois proches du tueur présumé, dont son neveu, ont été interpellés en Tunisie, au lendemain de sa mort. Ce parent a “avoué être en contact” avec son oncle via l’application cryptée Telegram, selon le ministère tunisien de l’Intérieur. D’après le ministère, il a aussi indiqué avoir prêté allégeance avec Anis Amri au groupe jihadiste État islamique, qui a revendiqué l’attentat de Berlin.

Avec AFP

Première publication : 26/12/2016

Le chômage des personnes sans aucune activité inscrites au Pôle emploi a baissé en novembre de 3,45 millions en métropole, soit un recul pour le troisième mois consécutif, selon le ministère du Travail. Une première en France depuis la crise de 2008.

Pour la première fois en France depuis la crise économique de 2008, le nombre d’inscrits à Pôle emploi sans aucune activité était en novembre de 3,45 millions en métropole, soit un recul pour le troisième mois consécutif, a annoncé lundi 26 décembre le ministère du Travail.

Les personnes en catégorie A (sans aucune activité) ont diminué de 31 800 par rapport à octobre (-0,9 %). Sur trois mois, leur nombre a baissé de 109 800 (3,1 %).

Depuis le début de l’année, la baisse s’établit à 133 500, “soit une moyenne de 12 000 demandeurs d’emploi en moins chaque mois”, se réjouit le gouvernement, soulignant que “l’emploi reste au cœur des priorités pour 2017”.

Il souligne que cette dynamique “est confirmée par les sorties de Pôle emploi pour motif de reprise d’emploi qui ont atteint, ces trois derniers mois, leur plus haut niveau depuis plus de huit ans”.

Une hausse des demandeurs d’emploi toutes catégories confondues

En revanche, les chiffres sont moins bons, si l’on prend en compte les demandeurs d’emploi exerçant une petite activité (catégories B et C). En les incluant dans le calcul, le nombre des demandeurs d’emploi était de 5,48 millions fin novembre, soit une hausse de 0,3 % sur un mois et de 0,5 % sur un an.

Chez les moins de 25 ans n’ayant aucune activité, la baisse reste importante, atteignant 10 900, soit -2,3 % par rapport à octobre et -9,2 % sur un an. Le ministère met en avant le reflux de 49 500 enregistré depuis le début de l’année, “soit le plus important depuis mai 2011”.

En revanche, pour les seniors (plus de 50 ans), la situation reste tendue en catégorie A, avec une hausse de 0,2 % par rapport à octobre. Elle atteint +1,6 % par rapport à novembre 2015.

En comptant l’Outre-mer, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A s’élève à 3,7 millions (-0,8 % sur un mois et -3,3% par rapport à novembre 2015). En intégrant les personnes exerçant une petite activité, ce chiffre grimpe à 5,78 millions (+0,3 %, +0,5 %).

Avec AFP

Première publication : 26/12/2016

6e6a993884.jpeg

Le nouveau président des États-Unis, Donald Trump, multiplie les annonces et les commentaires à caractère diplomatiques sur Twitter depuis son élection donnant cette impression qu’il n’existe aucun sujet qui ne puisse être traité en 140 caractères.

“Je n’arrive pas à suivre le flot de ses tweets”. Même James Woolsey, un ancien directeur de la CIA devenu l’un des plus proches conseillers de Donald Trump sur les questions de sécurité nationale, a reconnu, le 18 décembre, être dépassé par la diplomatie du tweet menée par le président élu.

Le futur locataire de la Maison Blanche avait pourtant assuré qu’il saurait modérer ses ardeurs sur Twitter une fois élu. Raté ! Depuis sa victoire, il donne l’impression de vouloir gérer la situation au Moyen-Orient, la politique nucléaire américaine ou encore les relations avec la Chine et Cuba en 140 caractères. Des tweets qui, manque de place oblige, laissent souvent le champ libre à l’interprétation. Démonstration.

Donald Trump et le tweet nucléaire. Le nouveau président va-t-il se lancer dans une course aux armements nucléaires ? Il a affirmé sur Twitter, le 22 décembre, que “les États-Unis doivent grandement renforcer et développer leurs capacités nucléaires tant que le monde n’aura pas retrouvé sa raison en matière nucléaire”. Une déclaration qui est intervenue quelques heures après que le président russe, Vladimir Poutine, a affirmé que son pays allait mettre à niveau sa capacité de dissuasion nucléaire en 2017.

Mais ce tweet est plus obscur qu’il n’y paraît. Le New York Times a disséqué chaque terme de la déclaration de Donald Trump, démontrant à quel point sa phrase était ambigüe. Que signifie, en effet, “renforcer et développer” ? Il peut s’agir d’augmenter le nombre de bombes ou plutôt de moderniser l’arsenal existant. Le nouveau président peut vouloir renforcer la présence nucléaire à proximité d’autres puissances nucléaires comme la Russie ou accroître le budget alloué à la recherche dans ce domaine.

Même dilemme pour le passage “tant que le monde n’aura pas retrouvé la raison”. Le monde est vaste et Donald Trump n’a pas jugé utile de préciser s’il visait uniquement les pays qui ont déjà l’arme atomique ou aussi ceux – y compris l’Iran – qui voudraient s’en emparer. L’expression “retrouver la raison” implique que certains l’auraient perdu et qu’il faudrait appuyer sur le frein nucléaire. Difficile cependant de penser qu’il s’agit d’un appel à la modération car la première partie du tweet – “renforcer et développer les capacités nucléaires” – indique que les États-Unis sous Donald Trump ne sont pas prêts à donner l’exemple, note le New York Times.

Donald Trump – Netanyahou vs l’ONU – Barack Obama. Donald Trump n’a pas digéré le vote de la résolution à l’ONU, le 22 décembre, condamnant la colonisation israélienne dans les Territoires palestiniens. Il s’est donc tourné vers Twitter pour y exprimer son mécontentement et promettre qu’avec lui, “après le 20 janvier [date de son entrée en fonction, NDLR], les choses vont changer à l’ONU”. L’adoption de la résolution “va rendre les négociations de paix [entre Israéliens et Palestiniens, NDLR] beaucoup plus compliquées”, a regretté Donald Trump avant de fanfaronner : “mais on va le faire quand même”.

Là encore, difficile d’en savoir plus sur ce que Donald Trump entend par “changer les choses à l’ONU” ou sur son plan pour ramener la paix entre Israéliens et Palestiniens. Mais pour les commentateurs, l’essentiel est ailleurs : pour la première fois de l’histoire politique américaine, un président élu, mais qui n’est pas encore entrée en fonction, prend le contrepied de celui qui est encore en exercice sur des questions aussi sensibles que le dossier israélo-palestinien. C’est, en effet, grâce à l’abstention des États-Unis à l’ONU que la résolution a pu être adoptée. Jusqu’à présent, la règle tacite voulait que pendant la période de transition, les deux têtes de l’exécutif américain parlent d’une même voix.

Donald Trump menace Cuba. De l’art de saboter en 140 caractères près de deux ans d’efforts pour arriver à des relations diplomatiques apaisées entre les États-Unis et Cuba. Le 28 novembre, trois jours après la mort de Fidel Castro, Donald Trump a affirmé sur Twitter que si “Cuba ne veut pas mettre sur la table un accord plus favorable aux Cubains, aux Américains d’origine cubaine et aux États-Unis, je mettrais un terme à l’accord”.

Le nouveau président semble donc disposé à revenir sur l’entreprise de dégel entamée par Barack Obama depuis fin 2014 si les autorités cubaines ne font pas davantage d’efforts. Mais ce tweet ne déroge pas à la règle du flou “trumpien” quand il s’agit de diplomatie en 140 caractères. Son principal défaut est qu’il n’y a pas d’accord entre les États-Unis et Cuba à annuler. Il y a eu des initiatives de part et d’autre, comme la libération de prisonniers politiques ou l’ouverture d’une ambassade américaine à La Havane. Mais les termes de la normalisation commerciale et diplomatique sont encore en négociations. Cuba pourrait promettre une plus grande liberté d’expression ou de religion, deux revendications des républicains qui s’opposent à la normalisation des relations entre Cuba et les États-Unis. “Mais il y a très peu de chance que Raul Castro réagisse positivement à ce tweet hostile au moment où il pleure son frère”, note le magazine New Yorker.

Donald Trump et le drone en mer de Chine. Après la conversation téléphonique controversée avec la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen, Donald Trump démontre une fois encore que quand il s’agit de la Chine, il ne recule devant aucune provocation. Sur Twitter, il a traité Pékin de “voleur” de drone naval le 17 décembre. La Chine avait capturé une sonde américaine de recherche dans les eaux très disputées de la mer de Chine méridionale deux jours plus tôt.

Mais au moment de la publication de ce tweet pour condamner un “acte sans précédent”, l’administration Obama avait déjà obtenu des autorités chinoises le retour du drone, raconte le Huffington Post. Qu’importe pour Donald Trump et son équipe de transition. Jason Miller, son directeur de la communication, a ainsi affirmé sur Twitter que la récupération de l’engin était à mettre au crédit de Donald Trump et son activisme sur le fameux réseau de microblogging.

Reste à savoir si une fois à la Maison Blanche et à la tête du compte twitter officiel du président des États-Unis, Donald Trump persistera dans sa stratégie diplomatique faite de tweets. L’enjeu n’est pas anodin, explique le site Politico : pour défendre les intérets des États-Unis sans créer des crises diplomatiques, les émissaires américains du monde entier ont besoin d’éléments de langage précis et mûrement réfléchis au sommet de l’État. Des impératifs souvent difficiles à respecter en 140 caractères.

Première publication : 26/12/2016

Au revoir les paquets de cigarettes avec logo. Bonjour au divorce par consentement mutuel sans juge. Comme tous les 1er janvier, nouvelle année rime avec nouveautés.

Revalorisation du smic, entrée en vigueur du tiers payant, possibilité de divorcer sans passer par un juge. Voici les principaux changements attendus en France à partir du 1er janvier 2017.

Smic

La ministre du Travail, Myriam El Khomri, l’a annoncé le 16 décembre dernier, pour la onzième année consécutive, il n’y aura pas de coup de pouce au salaire minimum interprofessionnel de croissance (smic). Celui-ci reste indexé sur l’inflation et n’augmentera que de 0,93 % au 1er janvier. Une personne rémunérée au smic touchera désormais 9,76 euros brut de l’heure au lieu de 9,67 soit 1 480,27 euros brut mensuel au lieu de1 466,62 euros. En net, cela équivaut à une hausse de onze euros portant le salaire mensuel à 1 153 euros.

La majorité des syndicats français se sont montrés déçus. Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force ouvrière, a d’ailleurs ironisé sur Twitter sur cette augmentation de “10 baguettes traditions de plus”.

Pas de coup de pouce au smic! Le 0,93pc d’augmentation obligatoire permettra généreusement d’acheter 10 baguettes tradition de plus!!

— Jean-Claude Mailly (@jcmailly) 19 décembre 2016

Tiers payant

La généralisation du tiers payant continue. Présentée comme l’une des principales mesures de la Loi santé votée le 17 décembre 2015, la dispense d’avance des frais remboursés par l’Assurance-maladie sera appliquée aux femmes enceintes et aux patients atteints d’une affection de longue durée à partir du 1er janvier.

Pour le reste de la population française, il faudra attendre novembre 2017. Ensuite, n’importe quel patient assuré n’aura plus besoin d’avancer les frais de consultation pris en charge par la Sécu.

Don d’organes

La Loi santé a aussi modernisé la loi Caillavet de 1976 relative au don d’organes. 40 ans plus tard, elle renforce le principe faisant de chaque personne un donneur présumé en l’absence de refus exprimé de son vivant.

À partir du 1er janvier 2017, l’inscription sur le registre national automatisé des refus de prélèvement, géré par l’Agence de la biomédecine, deviendra le moyen d’expression recommandé pour faire connaître son opposition au prélèvement d’organes. Toutefois, il sera toujours possible de se passer de cette inscription en laissant un document écrit à un proche. En l’absence d’écrit, un proche peut aussi faire valoir l’opposition au don d’organes qu’une personne a manifestée expressément de son vivant.

#DonDorganes et modalités de refus de prélèvement, la loi évolue ! Ne manquez pas notre campagne d’information https://t.co/fA4dH5bkAipic.twitter.com/1gARhW9N9T

— Agence biomédecine (@ag_biomedecine) 24 novembre 2016

Paquet neutre de cigarettes

Autre point légiféré grâce à la Loi santé, à compter du 1er janvier 2017, les buralistes ne pourront définitivement plus vendre des paquets de cigarettes avec un logo de marques, seuls les paquets neutres auront le droit de cité. Les buralistes n’ont donc plus que quelques jours pour écouler leur stock.

Prix du gaz et de l’eau

La facture de gaz des 5,8 millions de clients d’Engie (ex-GDF Suez) augmentera de plus de 5%. Les fournisseurs d’eau devront mentionner le prix au litre (hors abonnement) sur les factures.

Divorce sans passer par le juge

Un avocat pour chaque conjoint, une convention discutée entre les deux parties, contresignée par les deux conseils puis enregistrée chez un notaire après un délai de rétractation de 15 jours : le nouveau divorce à l’amiable se passera désormais de la décision d’un juge aux affaires familiales.

Emblématique de la loi “Justice du XXIe siècle” adoptée en octobre, cette mesure doit permettre de “déjudiciariser” le divorce, d’en réduire les délais et de désengorger les tribunaux, qui ne garderont que les cas conflictuels.

Prix du timbre

Suite à une baisse du volume d’envois de courriers postaux, La Poste a annoncé une hausse des tarifs du courrier à la date du 1er janvier 2017. La lettre prioritaire va connaitre une hausse de 6,3 % son tarif passant de 0,80 euros à 0,85 euros tandis que la lettre verte, la moins chère, augmentera de 4,3 % passant de 0,70 euros à 0,73 euros.

Congé pour aider un proche

Les salariés qui aident un proche malade, âgé ou handicapé, peuvent bénéficier d’un congé sans solde d’une durée de trois mois, renouvelable une fois, sans avoir à justifier d’un lien de parenté.

Augmentation de la taxe sur l’assurance

La taxe sur les contrats d’assurance de biens va passer de 4,30 à 5,90 euros, ce qui rapportera 140 millions d’euros supplémentaires par an au Fonds de garantie des victimes du terrorisme.

Infraction routières

Fini les excès de vitesse avec la voiture de l’entreprise. Ces dernières ne pourront plus couvrir leur employé et devront communiquer le nom de leurs salariés ayant commis une infraction au code de la route avec les véhicules de société.

Infraction avec un véhicule d’entreprise : l’employeur devra désigner le salarié conducteur https://t.co/gNcLTPtz4A

— service-public.fr (@servicepublicfr) 20 décembre 2016

Sacs plastiques

Les sacs plastique très fins, déjà bannis des caisses des commerces depuis juillet, le seront des rayons fruits et légumes. Sont autorisés les sacs faits d’un mélange plastique-amidon, en papier, en tissu ou en plastique épais.

Bulletins de paie

L’employeur pourra envoyer les bulletins de paie sous forme électronique, sauf opposition du salarié. Ils seront consultables sur le site internet du Compte personnel d’activité.

Avec AFP

Première publication : 26/12/2016

Au revoir les paquets de cigarettes avec logo. Bonjour au divorce par consentement mutuel sans juge. Comme tous les 1er janvier, nouvelle année rime avec nouveautés.

Revalorisation du smic, entrée en vigueur du tiers payant, possibilité de divorcer sans passer par un juge. Voici les principaux changements attendus en France à partir du 1er janvier 2017.

Smic

La ministre du Travail, Myriam El Khomri, l’a annoncé le 16 décembre dernier, pour la onzième année consécutive, il n’y aura pas de coup de pouce au salaire minimum interprofessionnel de croissance (smic). Celui-ci reste indexé sur l’inflation et n’augmentera que de 0,93 % au 1er janvier. Une personne rémunérée au smic touchera désormais 9,76 euros brut de l’heure au lieu de 9,67 soit 1 480,27 euros brut mensuel au lieu de1 466,62 euros. En net, cela équivaut à une hausse de onze euros portant le salaire mensuel à 1 153 euros.

La majorité des syndicats français se sont montrés déçus. Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force ouvrière, a d’ailleurs ironisé sur Twitter sur cette augmentation de “10 baguettes traditions de plus”.

Pas de coup de pouce au smic! Le 0,93pc d’augmentation obligatoire permettra généreusement d’acheter 10 baguettes tradition de plus!!

— Jean-Claude Mailly (@jcmailly) 19 décembre 2016

Tiers payant

La généralisation du tiers payant continue. Présentée comme l’une des principales mesures de la Loi santé votée le 17 décembre 2015, la dispense d’avance des frais remboursés par l’Assurance-maladie sera appliquée aux femmes enceintes et aux patients atteints d’une affection de longue durée à partir du 1er janvier.

Pour le reste de la population française, il faudra attendre novembre 2017. Ensuite, n’importe quel patient assuré n’aura plus besoin d’avancer les frais de consultation pris en charge par la Sécu.

Don d’organes

La Loi santé a aussi modernisé la loi Caillavet de 1976 relative au don d’organes. 40 ans plus tard, elle renforce le principe faisant de chaque personne un donneur présumé en l’absence de refus exprimé de son vivant.

À partir du 1er janvier 2017, l’inscription sur le registre national automatisé des refus de prélèvement, géré par l’Agence de la biomédecine, deviendra le moyen d’expression recommandé pour faire connaître son opposition au prélèvement d’organes. Toutefois, il sera toujours possible de se passer de cette inscription en laissant un document écrit à un proche. En l’absence d’écrit, un proche peut aussi faire valoir l’opposition au don d’organes qu’une personne a manifestée expressément de son vivant.

#DonDorganes et modalités de refus de prélèvement, la loi évolue ! Ne manquez pas notre campagne d’information https://t.co/fA4dH5bkAipic.twitter.com/1gARhW9N9T

— Agence biomédecine (@ag_biomedecine) 24 novembre 2016

Paquet neutre de cigarettes

Autre point légiféré grâce à la Loi santé, à compter du 1er janvier 2017, les buralistes ne pourront définitivement plus vendre des paquets de cigarettes avec un logo de marques, seuls les paquets neutres auront le droit de cité. Les buralistes n’ont donc plus que quelques jours pour écouler leur stock.

Prix du gaz et de l’eau

La facture de gaz des 5,8 millions de clients d’Engie (ex-GDF Suez) augmentera de plus de 5%. Les fournisseurs d’eau devront mentionner le prix au litre (hors abonnement) sur les factures.

Divorce sans passer par le juge

Un avocat pour chaque conjoint, une convention discutée entre les deux parties, contresignée par les deux conseils puis enregistrée chez un notaire après un délai de rétractation de 15 jours : le nouveau divorce à l’amiable se passera désormais de la décision d’un juge aux affaires familiales.

Emblématique de la loi “Justice du XXIe siècle” adoptée en octobre, cette mesure doit permettre de “déjudiciariser” le divorce, d’en réduire les délais et de désengorger les tribunaux, qui ne garderont que les cas conflictuels.

Prix du timbre

Suite à une baisse du volume d’envois de courriers postaux, La Poste a annoncé une hausse des tarifs du courrier à la date du 1er janvier 2017. La lettre prioritaire va connaitre une hausse de 6,3 % son tarif passant de 0,80 euros à 0,85 euros tandis que la lettre verte, la moins chère, augmentera de 4,3 % passant de 0,70 euros à 0,73 euros.

Congé pour aider un proche

Les salariés qui aident un proche malade, âgé ou handicapé, peuvent bénéficier d’un congé sans solde d’une durée de trois mois, renouvelable une fois, sans avoir à justifier d’un lien de parenté.

Augmentation de la taxe sur l’assurance

La taxe sur les contrats d’assurance de biens va passer de 4,30 à 5,90 euros, ce qui rapportera 140 millions d’euros supplémentaires par an au Fonds de garantie des victimes du terrorisme.

Infraction routières

Fini les excès de vitesse avec la voiture de l’entreprise. Ces dernières ne pourront plus couvrir leur employé et devront communiquer le nom de leurs salariés ayant commis une infraction au code de la route avec les véhicules de société.

Infraction avec un véhicule d’entreprise : l’employeur devra désigner le salarié conducteur https://t.co/gNcLTPtz4A

— service-public.fr (@servicepublicfr) 20 décembre 2016

Sacs plastiques

Les sacs plastique très fins, déjà bannis des caisses des commerces depuis juillet, le seront des rayons fruits et légumes. Sont autorisés les sacs faits d’un mélange plastique-amidon, en papier, en tissu ou en plastique épais.

Bulletins de paie

L’employeur pourra envoyer les bulletins de paie sous forme électronique, sauf opposition du salarié. Ils seront consultables sur le site internet du Compte personnel d’activité.

Avec AFP

Première publication : 26/12/2016

Des inscriptions antisémites ont été découvertes, dimanche, sur le portail de l’école publique Anne Frank à Montreuil. Une enquête a été ouverte.

C’est une sinistre découverte qu’ont fait, dimanche 25 décembre vers 16 h, des agents municipaux de Montreuil, en Seine-Saint-Denis. Des inscriptions à caractère raciste et antisémite, telles que “Juden verboten” (juifs interdits, en allemand) et “sales juifs et Roms” figuraient sur le portail d’entrée de l’école publique Anne Frank, accompagnées d’étoiles de David et de croix gammées.

Montreuil : Nous condamnons actes et inscriptions racistes antisémites vus sur les murs de notre école de la République; l’école Anne Franck pic.twitter.com/g24L8oS9LJ

— Gaylord LE CHEQUER (@glechequer) December 25, 2016

Prévenu par les agents municipaux, le commissaire s’est rendu sur place pour constater les faits, qui ont eu lieu dans un secteur non surveillé par des caméras.

Enquête ouverte

Le maire PCF Patrice Bessac a condamné “avec la plus grande fermeté” ces inscriptions sur Twitter. “De tels propos n’ont pas vocation à exister à Montreuil qui est une ville calme, apaisée, où on a toujours favorisé le dialogue”, a réagi Gaylord Le Chequer, adjoint au maire.

Je condamne avec la plus grande fermeté les inscriptions racistes et antisémites qui ont été faites sur l’école Anne Frank de #Montreuil.

— Patrice Bessac (@PatriceBessac) December 25, 2016

Les tags seront effacés lundi matin “à la première heure” et la mairie a l’intention de porter plainte pour “montrer sa détermination” à ne pas laisser passer de tels agissements. “Quiconque s’autorise à franchir la ligne jaune doit savoir qu’il s’expose à être durement sanctionné”, a-t-il ajouté.

Avec AFP

Première publication : 26/12/2016

Particulièrement touchés par l’abstention, les quartiers populaires se mobiliseront-ils lors de l’élection présidentielle de 2017 ? Des associations tentent de convaincre les citoyens de s’inscrire avant le 31 décembre sur les listes électorales.

Dernière ligne droite pour les bénévoles du Centre social et culturel (CSC) du Neuhof, à Strasbourg. Dans ce quartier difficile classé “Quartier Prioritaire de la Ville” (QPV), ces derniers sont à pied d’œuvre. Il ne leur reste plus qu’une semaine pour inciter les habitants à s’inscrire sur les listes électorales avant le 31 décembre, date limite pour pouvoir participer à l’élection présidentielle de 2017.

En France, 7 % du corps électoral, soit environ 3 millions de personnes, n’est pas inscrit sur les listes. Un chiffre relativement bas mais qui ne reflète pas les disparités importantes existant selon l’origine sociale et le lieu d’habitation. Dans les quartiers populaires, ce sont ainsi entre 20 % et 25 % des habitants qui ne sont pas inscrits, parmi lesquels les Français d’origine étrangère, les non-diplômés et les hommes d’une trentaine d’années sont surreprésentés.

Face à un tel constat, le CSC du Neuhof a lancé en 2016 un “Challenge citoyen” à travers toute la France. Son but ? Mobiliser les habitants des quartiers populaires en vue des échéances électorales de 2017. L’initiative a rencontré un certain succès. Au total, ce sont 48 quartiers répartis dans 36 villes de France et représentant un peu plus d’un million d’habitants qui ont participé.

“Nous sommes agréablement surpris car nous avons rencontré un public davantage intéressé et plus engagé que ce que nous avions imaginé, explique Nesrine Savas, du CSC du Neuhof. Nous n’avons pas encore les chiffres concernant les inscriptions, mais il y en a eu beaucoup et nous sommes satisfaits de ce que cela a apporté, d’autant que nous avons créé un beau réseau national et que notre travail va se poursuivre.”

Ce “Challenge citoyen” permettra-t-il une poussée du nombre d’inscrits sur les listes électorales similaire à ce qu’ont connu les quartiers populaires il y a dix ans ? Dans le contexte d’une élection présidentielle qui suivait les émeutes urbaines de 2005, plusieurs associations de terrain, aidées par des vedettes comme le comédien Jamel Debbouze, le rappeur Joey Starr ou l’ex-footballeur Lilian Thuram, et relayées par les grands médias, s’étaient fortement mobilisées pour pousser les habitants des “quartiers” à s’inscrire sur les listes électorales. Le résultat avait été spectaculaire : près de 10 % d’inscrits en plus au niveau national par rapport à la précédente élection présidentielle, le nombre total d’inscrits en France passant de 38,7 millions en 2002 à 42,4 millions en 2007.

Un calendrier d’inscription particulièrement contraignant

Mais ce vent démocratique qui avait soufflé sur les quartiers populaires il y a dix ans est retombé depuis longtemps. En l’absence d’une campagne médiatique de grande ampleur, beaucoup de citoyens habitant ces quartiers ne pensent tout simplement pas à aller s’inscrire à temps.

“Le calendrier d’inscription en France est particulièrement contraignant, car celui-ci oblige les gens à s’inscrire à un moment où les campagnes n’ont pas débuté”, souligne Céline Braconnier, directrice de Sciences-Po Saint-Germain-en-Laye et co-auteure, avec Jean-Yves Dormagen, de “La démocratie de l’abstention”.

Le problème a été en partie résolu grâce à une loi datant de 1997 permettant l’inscription automatique de tous les jeunes de 18 ans ayant effectué leur journée d’appel et de préparation à la défense (JAPD). Une nouvelle avancée significative a par ailleurs été votée par le Parlement en 2016 : une loi, qui entrera en vigueur au plus tard en 2019, permettra aux Français de s’inscrire sur les listes électorales jusqu’à 30 jours avant l’élection.

En attendant, les associations actives dans les quartiers populaires font comme elles peuvent et se sentent bien seules sur le terrain. Les partis politiques ont en effet déserté ces territoires et semblent peu intéressés par leur mobilisation électorale.

“Il n’y a pas de tradition, en France, de campagne de mobilisation pour s’inscrire sur les listes électorales, regrette Céline Braconnier. Plutôt que de lier l’inscription sur les listes à un acte citoyen, les campagnes mises en place par les villes donnent davantage l’impression de communiquer sur des formalités administratives à accomplir. Les partis politiques ont tort. Ils ne réalisent pas à quel point ils ont intérêt à inciter les gens à s’inscrire.”

Au Centre social et culturel du Neuhof, Nesrine Savas préfère utiliser à son avantage l’absence d’intérêt pour les quartiers populaires des partis politiques. “Nous essayons de faire entendre aux gens que les hommes politiques suivent une stratégie en s’adressant en priorité à ceux dont ils savent qu’ils se déplaceront pour voter, et que leur intérêt est de satisfaire les plus présents et les plus actifs, explique-t-elle. Le nombre de cartes électorales dans un quartier compte énormément. Il ne faut pas se plaindre de ne pas être vu si on ne se fait pas voir.”

Première publication : 23/12/2016

ae3a6b216a.jpeg

Airbus a confirmé, jeudi, l’achat par l’Iran de 100 avions, dont plusieurs A350, dans le cadre de la réouverture des relations commerciales entre Téhéran et les pays occidentaux. Les livraisons démarreront début 2017.

L’Iran vient de finaliser une commande de 100 avions court et long-courriers avec le constructeur européen Airbus. Téhéran a acheté 46 exemplaires de la famille de court-courriers A320, 38 long-courriers de la famille A330 et 16 exemplaires de l’A350, le dernier long-courrier d’Airbus, précise le constructeur dans un communiqué. Aucun A380 n’a été acheté comme prévu initialement.

Les livraisons démarreront début 2017, ajoute Airbus.

We have sealed an historic order with #IranAir for 100 jets: 46 #A320 Family, 38 #A330 Family & 16 #A350 aircraft https://t.co/xQrX16UXhxpic.twitter.com/DL0EeS3BR0

— Airbus (@Airbus) 22 décembre 2016

Cette commande intervient dans le cadre de la réouverture des relations commerciales entre l’Iran et les pays occidentaux, près d’un an après la levée des sanctions liées à son programme d’enrichissement nucléaire.

En janvier 2016, lors de la venue du président iranien Hassan Rohani à Paris, Téhéran s’était engagé à commander 118 avions à Airbus pour un montant estimé à 22,8 milliards d’euros.

>> À lire : L’Iran passe commande de 118 Airbus pour 22,8 milliards d’euros… mais pas que

Concurrence de Boeing

Il y a environ deux semaines, c’est avec le constructeur américain Boeing que Iran Air avait signé un contrat pour l’achat de 80 appareils. Ce contrat de 16,6 milliards de dollars (15,7 milliards d’euros) doit permettre le renouvellement de la flotte vieillissante d’Iran Air.

En septembre, Boeing et son concurrent européen Airbus avaient obtenu le feu vert des États-Unis pour vendre des avions neufs à l’Iran. Les deux constructeurs avaient pu entamer des négociations commerciales avec l’Iran, après l’accord sur le nucléaire de juillet 2015 avec les grandes puissances occidentales qui a allégé l’embargo économique contre l’Iran.

Avec AFP

Première publication : 22/12/2016