Archive for January 4th, 2017

La déclaration de François Fillon, invité du JT de TF1 mardi 3 janvier, concernant sa réforme de la Sécurité sociale, a fait bondir plusieurs personnalités politiques comme François Bayrou. Selon le maire de Pau, Fillon mélange politique et religion.

“Comment peut-on arriver à mélanger la politique et la religion à ce point, de cette manière déplacée ?”, s’est interrogé François Bayrou sur le plateau d’Itélé, mercredi 4 janvier, faisant référence à la déclaration de François Fillon, invité du 20 h de TF1 la veille.

Première publication : 05/01/2017

Le Front national démarre 2017 en ayant à gérer plusieurs dossiers épineux comme l’ouverture d’une enquête judiciaire dans le dossier des assistants parlementaires européens ou les difficultés à financer sa campagne.

Si tous les sondages donnent pour le moment Marine Le Pen au deuxième tour de l’élection présidentielle, le début d’année 2017 demeure un peu plus compliqué pour le Front national qui doit faire face à des problèmes judiciaires et financiers.

Le parquet de Paris a décidé d’ouvrir une enquête sur les soupçons de salaires indûment versés à des assistants parlementaires d’élus frontistes au Parlement européen, a appris l’AFP, jeudi 5 janvier, de source judiciaire.

L’information judiciaire a été ouverte le 15 décembre pour abus de confiance et recel, escroqueries en bande organisée, faux et usage de faux et travail dissimulé, a précisé la source. La procédure fait suite à une enquête conduite depuis mars 2015 par le parquet, qui avait été saisi par le Parlement européen.

À cette époque, les soupçons portaient sur les conditions dans lesquelles étaient employés et payés 20 assistants frontistes au Parlement européen, dont les noms apparaissaient aussi en France sur le dernier organigramme du parti. Ces doubles inscriptions laissaient supposer que ces personnes pouvaient être affectées à d’autres tâches que le Parlement tout en étant rémunérées par les fonds européens.

En août 2016, l’Office européen de lutte antifraude (Olaf) a demandé au Parlement européen de recouvrer 339 946 euros auprès de Marine Le Pen elle-même, une somme correspondant aux salaires versés à deux de ses assistants parlementaires.

Le préjudice total concernant les 20 assistants serait estimé à 7,5 millions d’euros, avait révélé Le Monde en mars 2015.

Marine Le Pen toujours en quête de 6 millions d’euros

Cette mauvaise nouvelle s’ajoute aux autres soucis financiers du FN. Toujours selon des informations du Monde, révélées mercredi 4 janvier, l’Agence d’assurance des dépôts bancaires russes (ASV) a lancé une procédure judiciaire pour obtenir le remboursement du prêt de 9 millions d’euros accordé au FN en septembre 2014 par la banque tchéco-russe First-Czech-Russian Bank (FCRB). Cet établissement bancaire a fait faillite en 2016, mais la gestion de la créance est désormais entre les mains de l’ASV.

Pour le trésorier du FN, Wallerand de Saint-Just, cité dans le même article, “il n’y a aucune raison que le contrat bouge” : selon lui, la somme doit être remboursée dans son intégralité en septembre 2019, le FN ne payant en attendant que les intérêts.

>> À lire : La Russie, acteur de la présidentielle française ?

Ces procédures ne pouvaient pas tomber à un plus mauvais moment pour le FN, dont la candidate à la présidentielle, Marine Le Pen, s’apprête à entrer en campagne.

Cette dernière a reconnu sur BFM TV, mardi 3 janvier, qu’il manquait toujours 6 millions d’euros à son parti pour boucler le budget des campagnes présidentielle et législatives, accusant les banques françaises de faire de la politique.

“Si un parti politique est pauvre – c’est le cas du nôtre –, si les banques, pour des raisons qui restent très mystérieuses, refusent de prêter à la campagne présidentielle de Marine Le Pen, alors même qu’elles n’ont aucun risque – nous sommes sûrs d’avoir les 5 % et les parrainages d’élus –, on voit bien qu’il y a un acte politique derrière tout ça”, a mis en cause l’eurodéputée d’extrême droite.

Marine Le Pen affirme ainsi être contrainte d’aller chercher de l’argent à l’étranger. “J’ai sollicité des banques européennes, anglaises, américaines, russes bien sûr, etc. La première qui me dit oui, j’accepterai”, a-t-elle indiqué.

En attendant, ces déboires financiers lui ont au moins permis de reprendre le contact, même indirectement, avec son père. Comme l’a confirmé le FN le 31 décembre, le microparti de Jean-Marie Le Pen, Cotelec, a en effet consenti un prêt de 6 millions d’euros au FN, dont il reste le président d’honneur contre la volonté de sa fille.

Avec AFP

Première publication : 05/01/2017

Deux ans après les attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher, des hommages très sobres ont eu lieu jeudi 5 janvier, à Paris, en mémoire des victimes.

De courts et sobres hommages, avec dépôts de gerbes et minutes de silence, ont eu lieu jeudi 5 janvier à Paris en mémoire des victimes des attentats de janvier 2015 contre l’hebdomadaire Charlie Hebdo et le magasin Hyper Cacher, qui avaient fait 17 morts.

Les cérémonies, conduites par la maire de Paris Anne Hidalgo en présence du ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux, se sont déroulées tour à tour sur les différents lieux des attentats avec le même cérémonial : dépôt de gerbe et minute de silence, sans aucune prise de parole.

Trois membres de la rédaction de Charlie Hebdo, Marika Bret, Eric Portheault et Riss, ont d’abord déposé une gerbe devant la plaque à la mémoire des onze victimes de l’attentat qui a touché les locaux du journal satirique le 7 janvier 2015, rue Nicolas-Appert, dans le XIe arrondissement de la capitale.

La même cérémonie s’est répétée quelques mètres plus loin, là où est tombé le policier Ahmed Merabet, tué sur le boulevard Richard-Lenoir par les frères Kouachi alors qu’il tentait de stopper les jihadistes dans leur fuite.

L’hommage s’est poursuivi porte de Vincennes, au supermarché casher cible le 9 janvier d’une attaque perpétrée par un autre jihadiste. Il y avait exécuté trois clients et un employé juif. Une policière avait également été abattue par ce même terroriste, Amédy Coulibaly, le 8 janvier à Montrouge, au sud de Paris.

Avec AFP

Première publication : 05/01/2017

Chef d’orchestre préféré de la Callas, Georges Prêtre est décédé mercredi à 92 ans, après plus de soixante-dix ans d’une carrière étroitement associée à la Philharmonie de Vienne où il fut le seul Français à diriger le fameux concert du Nouvel An.

C’est la Société philharmonique de Vienne, dont il était membre d’honneur, qui a annoncé le décès de ce doyen des chefs d’orchestre encore en activité. Georges Prêtre s’est éteint mercredi 4 janvier à Navès, dans le sud-ouest de la France, où il vivait et possédait le château de Vaudricourt.

We mourn the loss of our honorary conductor Georges Prêtre | Our Last performance: https://t.co/DoKSPyeMdK via @YouTube

— Wiener Symphoniker (@viennasymphony) 4 janvier 2017

Jusqu’au début des années 2000, celui qui était l’interprète préféré du compositeur Francis Poulenc a été, avec Pierre Boulez, le plus demandé des maestros français. Plus connu à l’étranger qu’en France, cet enfant du nord de la France, né en 1924 à Waziers près de Douai, était encore programmé en 2017 à la Scala de Milan.

Fin 2015, ce fils de bottier confiait à l’AFP avoir eu le “déclic” à sept ans et demi en entendant une ouverture symphonique : “Ça m’a donné un choc. J’ai su que je voulais être musicien.” “La direction d’orchestre ne s’apprend pas, affirmait-il. Mais j’aime toutes les musiques”, ajoutait celui qui a d’abord appris le piano, puis la trompette.

Entré à 15 ans au Conservatoire de Paris, il se frotte après guerre au jazz, joué dans la capitale par les Américains. Ce passionné passe des concours et se fait embaucher à Marseille par Jean Marny, dont il épousera la fille, Gina, soprano. Sa carrière le mènera de l’Opéra de Paris, au Metropolitan Opera de New York en passant par la Scala de Milan et l’orchestre philharmonique royal de Londres. “C’est un géant de la musique qui disparaît aujourd’hui”, a réagi le directeur de l’Opéra de Paris Stéphane Lissner.

Au programme de son dernier concert : Beethoven, Ravel, Offenbach, Strauss

À Vienne, il a été le premier dirigeant invité, de 1986 à 1991, de l’orchestre Symphonique, deuxième formation de la capitale à côté du célèbre orchestre Philharmonique. Lui qui confiait régulièrement “être Viennois” a également été le seul chef d’orchestre français à diriger le prestigieux concert du Nouvel An au pupitre du Philharmonique de Vienne à deux reprises, en 2008 et 2010. C’est dans la prestigieuse salle du Musikverein, temple de la musique classique où il a dirigé 177 concerts, qu’il a donna son dernier concert, en octobre avec au programme : Beethoven, Ravel, Offenbach, Strauss.

Parmi ceux qu’il a admirés, Maria Callas, dont il gardait un portrait grandeur nature près de son piano. Mais dans sa vie personnelle, Georges Prêtre a vécu une “grande cassure” avec la mort de son fils, Jean-Reynald, en 2012. Le virtuose était aussi le père d’Isabelle, auteur de sa biographie, et grand-père d’un jeune homme devenu son manager.

George Prêtre, ‘Boléro’ de Ravel, en 1994

Ceinture noire de judo, amateur d’équitation, il avait été décoré de la Légion d’honneur en France et de son équivalent en Autriche, la Croix d’honneur pour les sciences et les arts.

Avec AFP

Première publication : 05/01/2017

L’ex-Premier ministre kosovar Ramush Haradinaj a été arrêté mercredi en France en vertu d’un mandat d’arrêt international émis par la Serbie, qui l’accuse de crimes de guerre. Une demande d’extradition va être examinée.

L’ex-Premier ministre kosovar Ramush Haradinaj, aujourd’hui responsable de l’opposition kosovare, a été interpellé mercredi 5 janvier à l’aéroport de Bâle-Mulhouse dans l’est de la France, à la demande de la Serbie qui l’accuse de crimes de guerre.

Cet ex-haut responsable de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) durant la guérilla contre les forces de Belgrade entre 1998 et 1999 est accusé par la Serbie d’avoir torturé et assassiné des dizaines de personnes. Pendant le conflit, son unité, les “Aigles noirs”, contrôlait une région frontalière de l’Albanie, principale voie d’entrée des armes destinées à l’UCK.

Acquitté deux fois par le TPIY

Premier ministre de décembre 2004 à mars 2005, il avait démissionné après avoir été inculpé par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) pour des crimes contre des civils serbes, mais aussi albanais et roms du Kosovo. Plus haut responsable kosovar jamais poursuivi, il avait été acquitté de 37 chefs d’accusation en 2008, puis une deuxième fois en appel en 2012. Cette décision avait entraîné des manifestations à Belgrade. Le TPIY “a été créé pour juger le peuple serbe”, avait dénoncé le président serbe Tomislav Nikolic. Ramush Haradinaj avait été accueilli avec les honneurs militaires et par une foule en liesse à Pristina, à son retour de La Haye.

>> À lire aussi sur France 24 : “Procès Mladic : la perpétuité requise contre le “boucher des Balkans”

Le ministère kosovar des Affaires étrangères a précisé que son arrestation s’était faite en vertu d’un mandat d’arrêt international émis par la Serbie. La justice française doit désormais examiner cette demande. “Nous prenons toutes les mesures pour qu’Haradinaj soit libéré aussi vite que possible”, a déclaré à Pristina le ministre kosovar de la Justice Dhurata Hoxha.

La guérilla de 1998-99 s’était achevée par la séparation de la Serbie de cette région majoritairement albanophone, après une campagne de bombardements de l’OTAN sur la Serbie. Le Kosovo avait déclaré son indépendance en 2008, désormais reconnue par plus de 110 pays, mais toujours pas par Belgrade. Compagnon d’armes d’Hashim Thaçi, l’actuel président, Ramush Haradinaj en est devenu un adversaire politique, s’opposant notamment à toute normalisation des relations avec Belgrade.

Un tribunal international doit être mis en place en 2017 pour juger les crimes commis par les guérilleros kosovars durant la guerre. Parmi ceux susceptibles d’être mis en cause, figure Hashim Thaçi. Le président kosovar apparaissait dans un rapport de 2010 du Conseil de l’Europe sur les exactions présumées commises par des membres de l’UCK sur quelque 500 prisonniers serbes, albanais et roms pendant la guerre.

Avec AFP

Première publication : 05/01/2017