Archive for January 11th, 2017

Les sept candidats à la primaire de la gauche ont tenu jeudi soir leur premier débat. En dehors de quelques échanges de fond sur le revenu universel ou la Loi travail, la soirée a plutôt suscité l’ennui.

La gauche espérait, avec son premier débat télévisé, jeudi 12 janvier, susciter de l’intérêt pour sa primaire. Elle a plutôt suscité l’ennui. Interrogés tour à tour durant 2 h 30, Jean-Luc Bennahmias, Benoît Hamon, Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, Sylvia Pinel, François de Rugy et Manuel Valls ont chacun exposé leurs propositions sur des thèmes aussi variés que l’économie, le terrorisme, la laïcité ou encore la crise républicaine. Mais en dehors des échanges sur le revenu universel ou la Loi travail, les candidats ne sont pas parvenus à passionner les téléspectateurs.

À défaut, ceux-ci ont pu découvrir des visages peu familiers : les recherches Google concernant Sylvia Pinel, François de Rugy et Jean-Luc Bennahmias ont explosé pendant le débat. La prestation de ce dernier notamment, dont l’agitation et les réponses décousues ont provoqué des sourires gênés ou amusés chez ses concurrents, a été particulièrement remarquée et raillée sur les réseaux sociaux. L’ancien membre des Verts et du MoDem a notamment semblé découvrir dans la bouche de la journaliste de RTL, Elizabeth Martichoux, sa proposition de constituer un corps de vigiles privés, niant son existance alors même qu’elle figure sur son site Internet officiel.

Du côté des favoris, difficile de trouver et dégager un vainqueur. Benoît Hamon a été particulièrement ciblé sur sa proposition de revenu universel, tandis que Manuel Valls a passé une bonne partie de la soirée à justifier son action et son bilan de Premier ministre, notamment sur la Loi travail. Quant à Arnaud Montebourg, il a certes été épargné par les attaques, mais il a parfois paru en retrait, sur la réserve.

Ce premier débat de la primaire de la gauche a toutefois eu un mérite : celui de souligner les réelles divergences qui existent entre les candidats sur le bilan de François Hollande, le revenu universel ou la Loi travail.

  • Le verdict des candidats sur le quinquennat de Hollande

Les sept candidats en lice pour la primaire de la gauche – dont cinq ont été ministres de François Hollande – ont été d’emblée sommés de faire “en un mot” le bilan du quinquennat. L’ex-Premier ministre Manuel Valls a fait valoir sa “fierté d’avoir servi les Français dans une période très difficile”, en référence notamment aux attentats terroristes. Arnaud Montebourg, congédié du gouvernement en août 2014, a, au contraire, jugé le quinquennat de François Hollande “difficile à défendre”. Plus mesuré, Benoît Hamon a évoqué “un sentiment d’inachevé”, tandis que Vincent Peillon disait “le sentiment d’une profonde incompréhension”. “Peut mieux faire”, a lâché Jean-Luc Bennahmias tandis que François de Rugy évoquait un bilan “contrasté, en demi-teinte”. La plus positive aura été l’ex-ministre du Logement, Sylvia Pinel, qui a insisté sur le sens de la “responsabilité” qui a prévalu, selon elle, ces cinq dernières années.

  • Pour ou contre le revenu universel

Proposition phare de Benoît Hamon, le revenu universel d’existence a été au cœur de la séquence économique et sociale du débat. Si Jean-Luc Bennahmias adhère au concept au point de l’avoir intégré à son programme, Vincent Peillon a fustigé une idée qui “philosophiquement pose un gros problème”. Faisant valoir son alternative de “revenu minimum décent”, Manuel Valls a défendu “une société du travail”.

“Quand Michel Rocard a mis en place le RMI, on prétendait déjà que l’on aurait une société qui encouragerait la paresse. Ce n’est pas le cas”, lui a rétorqué Benoît Hamon. François de Rugy a estimé que le débat ne devait pas être sur le revenu universel mais sur le chômage… “Je ne propose pas un revenu de base pour solde de tout compte”, a-t-il critiqué.

  • Abroger ou pas la Loi travail

Réforme passée en force au moyen de l’article 49-3 de la Constitution, la Loi travail qui est entrée en vigueur au 1er janvier divise les sept candidats à la primaire de la gauche : trois d’entre eux promettent d’ailleurs de l’abroger ou de l’amender. Si Manuel Valls a présenté la loi comme une “une avancée”, Benoît Hamon et Arnaud Montebourg ont redit leur volonté d’abroger une loi “sans légitimité démocratique”, qui “facilite les licenciements” et “la baisse de la rémunération des heures supplémentaires”. Vincent Peillon ne souhaite pas abroger la loi, mais il veut “supprimer l’article qui permet à un accord d’entreprise de réduire, par exemple, la majoration des heures supplémentaires”. Jean-Luc Bennhamias, Sylvia Pinel, François de Rugy n’ont, eux, pas indiqué qu’ils souhaitaient revenir sur la loi.

  • Se désister en faveur de Mélenchon et/ou Macron ?

Sans surprise, aucun des sept candidats à la primaire organisée par le PS n’a voulu jeudi envisager de se désister en faveur de Jean-Luc Mélenchon ou d’Emmanuel Macron s’ils les devancent, comme le suggéraient les journalistes. Pour Arnaud Montebourg, “imaginez qu’il y ait 3 millions de votants à cette primaire, ce que je crois, nous aurons un mandat de rassembler l’ensemble des gauches”. Benoît Hamon a pour sa part dit “oui à la discussion” avec les autres candidats de la gauche. “Je m’engage à faire en sorte que ce dialogue existe, s’il n’est pas conclusif, nous en prendrons acte, mais il faut qu’il existe”, a-t-il précisé. Pour Vincent Peillon, “la plus grande erreur de ce quinquennat, c’est d’avoir été sectaire, brutal”, alors que par le passé, “la gauche a su gagner quand elle a rassemblé”. “On ne peut gagner qu’à partir du cœur de la gauche, le PS”, a-t-il ajouté, promettant d’organiser le rassemblement avec Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron. Pour Manuel Valls, “la présidentielle, ça n’est pas un concours hippique, le jeu des petits chevaux (…). Chacun devra prendre ses responsabilités et tenir compte de la réussite de cette primaire”.

>> Revivez le premier débat entre les sept candidats de la primaire de la gauche :

Première publication : 12/01/2017

Marine Le Pen a été photographiée, jeudi, dans un café de la Trump Tower, QG new-yorkais de Donald Trump. Une porte-parole du président élu, Hope Hicks, assure qu’elle ne rencontrera “aucune personne” de l’équipe de transition.

Marine Le Pen a été aperçue, jeudi 12 janvier, à la Trump Tower, QG de Donald Trump à New York. La candidate d’extrême droite à la présidentielle française a été photographiée assise à une table du café Ice Cream Parlor, situé au rez-de-chaussée, en compagnie de trois hommes, dont son compagnon Louis Aliot, vice-président du Front national.

Marine Le Pen in Trump Tower pic.twitter.com/YC3PU7eVcb

— Sam Levine (@srl) 12 janvier 2017

Selon une porte-parole du président élu Donald Trump, Hope Hicks, Marine Le Pen s’en est tenu à ce café puisqu’elle ne rencontrera “aucune personne de notre équipe”, a-t-elle assuré. Dans un tweet, un journaliste de CNN, citant un autre porte-parole de Trump, Sean Spicer, a lui aussi indiqué que la Française ne rencontrerait ni Donald Trump ni aucun membre de son équipe de transition.

.@seanspicer tells me Marine le Pen is NOT meeting w/ PEOTUS or anyone else from transition team. Adds “Trump Tower is open to the Public”

— Noah Gray (@NoahGrayCNN) 12 janvier 2017

Le directeur de campagne de Marine Le Pen, David Rachline, avait indiqué un peu plus tôt à Paris que Marine Le Pen était partie en visite “privée” à New York et n’avait donné aucun détail sur son programme, sauf pour écarter toute rencontre avec le futur président américain.

En novembre, elle avait été l’une des premières responsables politiques étrangères à féliciter le magnat de l’immobilier pour son élection.

La Trump Tower, entourée de boutiques très fréquentées, reste accessible au public, même si elle a fait l’objet de mesures de sécurité drastiques depuis que M. Trump a été élu.



Avec AFP

Première publication : 12/01/2017

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Le Conseil d’orientation pour l’emploi publie un long rapport qui conclut que seuls 10 % des emplois en France sont menacés par l’automatisation. Un document qui tombe à pic pour les détracteurs du revenu universel.

Les robots ne menacent pas la moitié des emplois, ni 42 % et pas même 15 %, comme l’ont suggéré plusieurs études. Pour le Conseil d’orientation pour l’emploi (COE), une instance d’expertise rattaché aux services du Premier ministre, ce sont “seulement” moins de 10 % des emplois en France qui sont en danger à cause de l’automatisation de l’économie.

Dans un rapport de 194 pages publié jeudi 12 janvier, le COE se démarque sensiblement de plusieurs études alarmistes parues ces dernières années. La principale, publiée en 2013 par deux économistes de l’Université d’Oxford, prévoit la disparition de 50 % des emplois aux États-Unis. Même en France, un document du cabinet de conseil Roland Berger de 2014 estime que dans 10 à 15 ans environ 42 % des emplois sont menacés tandis que l’an dernier, le Commissariat général à la stratégie et à la prospective du gouvernement misait plutôt sur 15 %.

Diplômes vs robots

Le Conseil d’orientation pour l’emploi se présente ainsi comme la voix de la pondération face au fantasme des armées de robots destructeurs du travail salarié. “Les études prospectives existantes cherchent à mesurer les destructions brutes d’emplois et ne prennent pas en compte les créations d’emplois – directes ou indirectes – liées au numérique et ne permettent pas d’estimer l’effet global net sur le niveau de l’emploi”, assurent les auteurs du rapport.

Pour eux, “seul une faible part des emplois a un indice d’automatisation élevé”. Les tâches les plus en danger sont les agents d’entretiens, les ouvriers qualifiés ou non ou encore les conducteurs de véhicules et les aides à domicile. Conclusion : la formation et les diplômes sont les armes ultimes contre la robotisation.

Les études supérieures, en revanche, ne protègent pas d’une transformation de son travail. Le COE juge qu’environ 50 % des emplois vont muter sous l’influence de l’intelligence artificielle et de l’automatisation. Aucun secteur n’est alors vraiment protégé, même si les emplois les moins qualifiés dans le domaine du service (hôtellerie, vendeurs, restauration) sont les plus exposés.

Surtout, cet organisme qui dépend de Matignon souligne l’impact positif, sans pouvoir le chiffrer, que la numérisation de l’économie peut avoir sur les créations d’emploi. “Parmi les 149 nouveaux métiers apparus depuis 2010, 105 appartiennent au domaine du numérique”, soulignent les auteurs du document.

Timing politique

Ces conclusions rassurantes ne pouvaient pas mieux tomber pour certains candidats à la primaire de la gauche. L’ex-Premier ministre Manuel Valls, Arnaud Montebourg ou encore Vincent Peillon peuvent remercier le COE. La menace que l’automatisation fait planer sur le travail est en effet le principal argument avancé par Benoît Hamon et Jean-Luc Bennahmias pour défendre la mise en place d’un revenu universel, qui est devenu le sujet économique porteur du moment. À leurs yeux, garantir que chaque français touche une somme décente est essentiel pour préparer la société post-travail qui se dessinerait à cause de l’automatisation.

Mais l’argument fonctionne mieux si l’on brandi la menace de la disparition, à terme, de la moitié des emplois. Il devient beaucoup moins fort lorsqu’il ne concerne “que” moins de 10 % des emplois en France.

Première publication : 12/01/2017

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Deux journalistes d’investigation chinois ont révélé que les données personnelles collectées en Chine peuvent être achetées au marché noir. De quoi suivre à la trace son conjoint, son ami ou ses ennemis pour quelques deniers.

La Chine était déjà peu connue pour ses libertés sur le Web. Elle prend désormais des airs de “1984”. Une enquête menée en décembre par deux journalistes d’investigation chinois pour le compte du Southern Metropolis Daily, un journal de Canton, dans le sud de la Chine, révèle qu’il est devenu excessivement facile d’acheter sur le marché noir les données personnelles de n’importe quel citoyen dès lors qu’on connaît son numéro d’identité.

Pour une poignée de yuans

En un clic sur une publicité et 700 yuans (95 euros), Rao Lidong et Li Ling récupèrent des données concernant l’un de leurs collègues. Parmi elles : l’historique des hôtels visités, les vols empruntés, les cybercafés utilisés, ses passages de frontières, les appartements loués, les propriétés détenues et même certains dépôts de cash. Le collègue en question a confirmé que chaque information était véridique. Pour quelques deniers supplémentaires, le service en question propose même de révéler avec qui la personne ainsi traquée est descendue à l’hôtel et de fournir les scans des documents officiels effectués lors de l’arrivée. Fouiller dans la vie d’un ami, d’un fiancé, d’un futur employé semble n’avoir jamais été aussi facile.

Un autre service a été testé par les deux journalistes : la localisation en temps réel de l’utilisateur à partir d’un simple numéro de télèphone et pour 700 yuans également. Encore une fois, les informations obtenues étaient étonnamment précises. En somme, n’importe qui peut aujourd’hui se rêver en Big Brother en Chine.

On pourrait croire que ce genre de services serait difficile à dénicher ou confiné dans des recoins obscurs du Web, mais il n’en est rien : ils effectuent des réclames publicitaires sur certaines plateformes parmi les plus utilisées en Chine telle l’application de messagerie instantanée WeChat (800 millions d’utilisateurs) ou le réseau de microblogging Weibo (300 millions).

D’où viennent les données ?

David Bandurski, chercheur au China Media Project de Hong Kong et spécialiste de l’Internet chinois, a relayé et traduit l’enquête menée par les journalistes. Il y souligne qu’au vu des données collectées telles que voyages en avion ou les passages de frontières effectués, il est fort probable que les personnes qui offrent ces services recueillent directement ces informations à partir des bases de données du gouvernement ou de la police nationale. Ce qui laisse deux hypothèses tout aussi peu rassurantes l’une que l’autre, selon lui : soit des hackers ont accès à ces bases de données sensibles, soit les autorités, elles-mêmes, ou tout du moins des fonctionnaires y ayant accès, les exploitent à des fins mercantiles.

Comme le souligne CBS, l’écosystème de l’Internet chinois est conçu autour de la collecte de données et d’une surveillance généralisée. “On peut aller encore plus loin”, explique Ronald Deibert, du Citizen Lab de Toronto, un institut surveillant la liberté sur Internet. “Les médias sociaux et toute l’infrastructure numérique de Chine est bâtie pour appuyer le régime.”

Son équipe a décortiqué les processus utilisés par les applications les plus populaires en Chine tel que Wechat. Ils ont mis au jour les méthodes utilisées par le régime pour censurer les contenus. Pour le chercheur, les autorités chinoises ont “à leur disposition des données complètes sur ce que fait chaque individu à son micro-niveau et à une étendue jamais vue jusqu’ici”. Dans la plupart des cas, ce sont les géants du Web chinois eux-mêmes qui traquent leurs utilisateurs. Et aujourd’hui, ces données se retrouvent aujourd’hui dans la nature.

>> À lire : Facebook serait prêt à tout pour revenir en Chine, même coopérer avec la censure

Un aperçu du futur promis par le big data ?

Pour le chercheur canadien, cette collecte systématique des données pose problème : “C’est le contrepied total de la philosophie de minimisation des données [de mise dans la plupart des États soucieux de protéger la vie privée], collecter uniquement ce dont on a besoin et ne les garder que le temps requis pour une opération spécifique avant de les effacer.” Une logique qui permet, en les limitant, de minimiser les risques de surveillance via ces données.

Certes, en Chine, la loi et la Constitution sont censées protéger la vie privée des citoyens. Pourtant, dans les faits, c’est loin d’être le cas. Lorsque les journalistes ont alerté les autorités sur leurs découvertes, la police a refusé de commenter.

Certains médias tels que le Washington Post font le lien entre ces révélations et un projet du gouvernement chinois : exploiter l’ensemble des données collectées sur Internet pour attribuer à chacun des citoyens une note ou un crédit. À la manière des applications de Blablacar ou d’AirBNB, cette note permettrait d’évaluer si le citoyen est une bonne personne – selon le gouvernement– en s’appuyant sur son historique d’amendes, d’infractions ou de commentaires et de photos émises sur les réseaux sociaux. Selon The Independent, ce système s’accompagnerait de petites récompenses pour les bons élèves tels que des allégements de procédures administratives voire des punitions pour les mauvais élèves du système, comme un ralentissement de la connexion Internet.

Première publication : 12/01/2017

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Lors de sa première conférence de presse, mercredi, le président élu Donald Trump a présenté un plan pour éviter tout soupçon de conflit d’intérêts une fois qu’il sera en poste à la Maison Blanche. Mais les mesures proposées ne sont pas suffisantes.

Donald Trump a enfin présenté les contours de son “mur” légal pour éviter tout conflit d’intérêts. Lors de sa première conférence de presse, mercredi 11 janvier, le milliardaire a dévoilé son plan pour instaurer une frontière aussi étanche que possible entre son futur poste de président des États-Unis et son ancien travail de patron de la Trump Organization. Avocats et spécialistes des questions d’éthique publique, eux, sont plus que dubitatifs.

Le multimilliardaire a annoncé qu’il allait céder le contrôle “complet et total” de son empire immobilier à ses deux fils tout en répétant, à raison, que la loi ne l’y obligeait pas. Il a ensuite laissé une de ses conseillères juridiques, Sheri Dillon, détailler les autres mesures qu’il comptait mettre en place. Ce plan pour parer à toute critique a été élaboré par le cabinet d’avocats Morgan Lewis… bien connu en Russie où il a remporté en 2016 un prix de meilleur cabinet d’avocats.

Law firm overseeing Trump’s compliance w his business, Morgan Lewis, was named “Russia Law Firm of the Year” in 2016 https://t.co/huTJX3oIF1

— Robbie Gramer (@RobbieGramer) 11 janvier 2017

Le dispositif anti-conflit d’intérêts de l’équipe Trump comporte quatre principaux points qui ont déclenché une avalanche de critiques. Même Walter Shaub, le directeur de l’Office of Government Ethics (Office de l’éthique publique, qui a travaillé avec tous les présidents américains depuis 40 ans pour éviter des conflits d’intérêts), a jugé publiquement que les propositions de Donald Trump étaient très insuffisantes.



Céder le contrôle, mais rester le propriétaire.
Donald Trump Jr et Eric Trump vont diriger la Trump Organization sans jamais en parler avec leur président de père. C’est la pierre angulaire du plan Trump.

Elle comporte une importante faille : Donald Trump ne vend pas ses parts dans l’empire familial et en reste le principal propriétaire. “De ce fait, il garde un intérêt financier évident à la réussite de ses affaires”, résume le site Slate.

Le président élu n’a pas opté pour ce que d’autres locataires de la Maison Blanche ont fait – de Lyndon Johnson à Bill Clinton – avant lui : mettre ses actifs dans un “blind trust” (fiducie sans droit de regard). Cette solution consiste à laisser un expert indépendant gérer les intérêts financiers du président en exercice. Il doit vendre les actifs de chef d’État qui pourraient poser problème et les remplacer par d’autres sans préciser au président lesquels.



Pas de nouveaux contrats internationaux, mais quid des anciens ?
La Trump Organization ne pourra pas signer de nouveaux accords commerciaux internationaux durant la présidence de Donald Trump. Ainsi, il n’y aurait aucun risque de mélange des genres entre politique étrangère et intérêt commerciaux.

Sauf que la multinationale fait déjà des affaires dans une vingtaine de pays, et rien dans ce que Donald Trump ou Sheri Dillon ont dit n’indique que la Trump organization ne continuera pas à faire fructifier ses investissements passés. Le groupe pourrait donc décider d’agrandir un complexe hôtelier par ici ou menacer de mettre un terme à un contrat dans un pays dont la diplomatie ne plairait pas au président Donald Trump.

Un conseiller éthique, en toc ? Un conseiller éthique devra donner son accord à tout acte qui pourrait entraîner un conflit d’intérêts. Ce monsieur propre sera, d’après Sheri Dillon, une “personnalité reconnue du secteur public” qui pourra travailler en “toute indépendance”.

Aucune information n’a été fournie sur la manière dont ce conseiller sera choisi, si les dirigeants de la Trump Organization auront leur mot à dire sur cette désignation et s’il aura accès à toutes les informations, même les plus sensibles, du groupe pour mener sa mission à bien. Il y a, en outre, de fortes chances que cette personnalité “devienne un employé de la multinationale”, souligne le magazine Fortune. “Avoir un expert qu’on paie et qui dit que tout est en ordre, ne va pas forcément convaincre le public que c’est le cas”, souligne à Fortune John Olivieri, un associé du cabinet d’avocats White & Case qui a travaillé sur des questions similaires pour d’autres politiciens.

Le montant des nuits d’hôtel reversé au Trésor. C’est la mesure la plus surprenante : Donald Trump s’engage à reverser dans les caisses du Trésor l’argent dépensé en nuits d’hôtel par les dirigeants d’autres pays dans des établissements qui lui appartiennent.

Le président élu veut ainsi apporter la preuve qu’il ne percevra – via ses hôtels – aucun émolument prohibé par la Constitution. La loi interdit, en effet, à tout membre de l’administration de recevoir des cadeaux en espèces ou en nature de la part de représentant étranger.

Mais les nuits d’hôtel ne sont qu’une partie du problème. Les dirigeants étrangers ne font pas que dormir dans ces établissements. Est-ce que l’addition réglée aux restaurants de ces hôtels fera également partie de l’argent reversé au Trésor ? Sheri Dillon n’a pas évoqué la question. “Il faudrait que cette mesure soit mieux définie”, juge le Washington Post.

L’interdiction légale ne concerne pas que les dirigeants étrangers. Elle interdit également le versement d’argent par des entités publiques étrangères. Donald Trump n’a ainsi rien dit au sujet, par exemple, du loyer payé par la Industrial & Commercial Bank of China pour occuper des locaux dans la Trump Tower. “Même après la conférence de presse, Donald Trump reste l’exemple vivant de la violation des règles sur les émoluments”, résume Laurence Tribe, professeur de droit constitutionnel à l’Université d’Harvard.

Première publication : 12/01/2017

L’ex-chef rebelle kosovar Ramush Haradinaj a été libéré, jeudi, et placé sous contrôle judiciaire à Strasbourg. Il avait été arrêté à l’aéroport de Bâle-Mulhouse sur demande de la Serbie, qui le soupçonne de crimes de guerre.

La justice française a ordonné, jeudi 12 janvier, la remise en liberté de l’ancien chef rebelle kosovar Ramush Haradinaj, arrêté le 5 janvier à l’aéroport de Bâle-Mulhouse à la demande de la Serbie, tout en le plaçant sous contrôle judiciaire pour qu’il reste en France en attendant la suite de la procédure.

La Serbie veut juger cet ex-haut responsable de l’Armée de libération du Kosovo (UCK), brièvement Premier ministre en 2004-2005, qu’elle soupçonne de crimes de guerre sur des civils durant la rébellion contre les forces de Belgrade (1998-1999).

>> A lire : La perpétuité requise contre Mladic, “le boucher des Balkans”

La justice lui a ordonné de déposer son passeport auprès de la police française et de répondre à une future convocation, lorsque la demande d’extradition formulée par la Serbie sera examinée sur le fond, ce qui devrait prendre plusieurs semaines. Pour l’heure, cette demande n’est pas encore officiellement parvenue aux magistrats de la cour d’appel de Colmar.

Cette remise en liberté, après une semaine en détention, est “une première étape” pour l’ancien chef rebelle, âgé de 48 ans, a commenté son avocate, Me Rachel Lindon. “La suite sera évidemment l’annulation de la notice Interpol qui n’a pas lieu d’être, et de la demande d’extradition qui doit être refusée”, a-t-elle ajouté. “Ces accusations qui viennent de la Serbie sont purement politiques”, a déclaré d’une voix calme l’ancien Premier ministre kosovar, devant les magistrats.



Tortures et traitements inhumains

À l’audience, la présidente de la chambre d’instruction a précisé que, selon les informations communiquées à Interpol, la Serbie reproche à Ramush Haradinaj d’avoir ordonné, en 1999, au Kosovo, la “détention illicite de civils”, lesquels ont “subi des tortures, traitements inhumains et viols”. “Certains ont été tués, parfois des mains même de M. Haradinaj”, selon les accusations de Belgrade.

Cette affaire menace le fragile dialogue amorcé par la Serbie et le Kosovo, suscitant une tension inédite depuis 2013. Député et opposant au président Hashim Thaçi, Ramush Haradinaj bénéficie d’une grande popularité auprès de nombreux Kosovars qui le considèrent comme un héros de la guerre d’indépendance de 1998-1999 contre les forces de Belgrade.

L’arrestation de cet ancien haut responsable de l’UCK, acquitté en 2008 et 2012 par la justice internationale, suscite un vif émoi au Kosovo, mais aussi en Albanie. Ultime conflit ayant déchiré l’ex-Yougoslavie, la guerre au Kosovo a fait 13 000 morts. Elle a conduit à la sécession de cette région majoritairement peuplée d’Albanais mais que la Serbie considère comme son berceau historique. Le Kosovo a déclaré en 2008 son indépendance, désormais reconnue par plus de 110 pays, dont la France.

Avec AFP

Première publication : 12/01/2017

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L’arrivée de Donald Trump au pouvoir le 20 janvier tombe mal pour Mexico, dont l’économie dépend beaucoup de ses échanges avec les États-Unis. Le président américain compte notamment faire payer à son voisin la construction d’un mur anti-migrants.

À mesure que l’investiture du président élu américain Donald Trump approche, le Mexique se prépare à entrer dans une nouvelle ère, très tendue, avec son voisin du Nord et principal partenaire commercial.

Le milliardaire new-yorkais, qui avait notamment qualifié, pendant sa campagne, les clandestins mexicains de “violeurs”, a réitéré, mercredi lors de sa première conférence de presse depuis son élection, sa volonté de faire payer Mexico la construction d’un mur anti-migrants à la frontière entre les deux pays.

Quelques heures après l’énième charge de Donald Trump contre son pays, le président mexicain Enrique Peña Nieto a répliqué en affirmant que son gouvernement ne paierait pas le “mur”. Bien conscient des enjeux capitaux qui lient l’économie de son pays à celle de son puissant voisin, il a toutefois assuré vouloir œuvrer à une “bonne relation” avec Washington où tout serait sur la table, qu’il s’agisse “de sécurité, d’immigration ou de commerce”.

“Le mur entre les deux pays existe déjà, donc pour les Mexicains, il a plutôt une portée symbolique, révélatrice des types de relations diplomatiques qui cherche à construire Donald Trump avec son voisin du Sud, précise Laurence Cuvillier, correspondante de France 24 à Mexico. Ce qui est bien plus inquiétant pour le Mexique, ce sont les projets du futur président américain, qui auront des conséquences sur l’économie.”

L’impact économique des sorties anti-mexicaines de Trump

Concentrant sur son voisin sa rhétorique anti-délocalisation et anti-immigration, le magnat de l’immobilier a notamment menacé, avec succès, d’infliger “une importante taxe frontalière” aux entreprises américaines qui produisent au Mexique. Il a également promis pendant la campagne présidentielle de revoir des traités commerciaux comme l’Alena, un accord signé en 1994, qui institue une zone de libre-échange entre les États-Unis, le Canada et le Mexique.

Or, indéniablement, ces sorties anti-mexicaines successives semblent avoir déjà eu un impact sur l’économie mexicaine. En novembre, la Banque centrale mexicaine avait pris les devants en annonçant revoir à la baisse ses prévisions de croissance après l’élection de Donald Trump.

Mercredi, le peso mexicain a touché un creux historique à 22 pesos pour un dollar, peu après le début de la conférence de presse de Donald Trump, avant un léger rebond. La devise, qui a perdu plus de 10 % de sa valeur contre le billet vert américain dans les jours qui ont suivi l’élection du candidat républicain, est repartie à la baisse depuis le début de l’année.

“À la suite de l’action de Donald Trump, les investissements annoncés par Ford, General Motors et Toyota sont actuellement suspendus. Or, ils auraient généré des milliers d’emplois au Mexique”, explique le Jean-Jacques Kourliandsky chercheur à l’Iris, dans une analyse publiée sur le site du think tank français. “Si Donald Trump confirme ses intentions de campagne électorale et pénalise les entreprises qui investissent au Mexique, les répercussions seront négatives pour les Mexicains comme pour les entreprises étatsuniennes.”

Une économie déjà fortement déstabilisée

L’arrivée au pouvoir du nouveau président américain tombe au plus mal pour l’économie mexicaine, fragilisée par la chute du prix du pétrole, dont elle est dépendante, autant qu’elle dépend de ses échanges avec les États-Unis.

En effet le pays qui, bien que doté d’importantes réserves pétrolières, importe plus de la moitié du carburant qu’il consomme, et doit faire face à l’augmentation des prix des carburants, qui a atteint jusqu’à 20,1 % début janvier. Une hausse brutale à l’origine des mouvements sociaux d’une ampleur inédite, en cours au Mexique depuis le début de l’année.

Le président Enrique Peña Nieto a justifié cette augmentation par la décision de son gouvernement de ne pas amputer les programmes de santé et d’aide sociale pour compenser la baisse des revenus pétroliers.

C’est dans ce contexte, que le gouvernement du président a en plus annoncé sa volonté de mettre en place des “mesures d’austérité”, qui prévoient notamment la baisse de 10 % du salaire des haut fonctionnaires, mesures qui s’ajoutent à la baisse de 1,7 % du budget prévu cette année par rapport à 2016.

Seule consolation pour les Mexicains, en ce triste début d’année : l’officialisation en début de semaine de la signature d’un accord gouvernemental avec des entreprises, des syndicats et des organisations paysannes permettant d’éviter l’augmentation des prix des produits de base.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 12/01/2017

Lors d’un déplacement à Nice, François Fillon a livré un discours de fermeté sur l’immigration en France proposant un système de quotas, le choix des immigrés par zones d’origine ou encore la refonte du système d’asile.

Lors d’un meeting à Nice, dans les Alpes-Maritimes, François Fillon a dévoilé son programme en matière d’immigration. Le candidat de la droite a affirmé mercredi 11 janvier que “la France doit non seulement lutter contre l’immigration illégale mais elle doit aussi réduire son immigration légale au strict minimum”. Selon l’ancien Premier ministre, “il ne faut pas céder aux injonctions de la bien-pensance, qui nous adresse toujours le même message, qui se veut angélique et qui est en réalité inconscient : liberté pour les migrants et honte aux frontières”, a lancé François Fillon.

Quotas et choix des immigrés par zone d’origine

Le candidat s’est appuyé sur le chômage pour justifier sa proposition d’instaurer un système de quotas annuel de migrants, qui serait voté chaque année par le Parlement. Insistant sur le fait que la France compte “6 millions de chômeurs et près de 9 millions de pauvres”, il a ainsi affirmé que “l’immigration doit être fermement contrôlée et réduite au minimum”.

L’ancien Premier ministre a également déclaré vouloir choisir les immigrés par zone d’origine. La France est “en droit de choisir qui peut la rejoindre” a souligné François Fillon. En parallèle, le candidat veut que “la coopération des pays d’origine à notre politique d’immigration soit une condition de l’aide au développement que nous leur versons et du nombre de visas que nous délivrons à leurs ressortissants. Il s’agit d’assurer une forme de réciprocité pour faire respecter notre souveraineté”.

Reconstruire le système d’asile

Pour mener à bien son projet, le candidat à l’élection présidentielle entend “reconstruire le système d’asile pour mettre fin à tous les abus”. “Les demandeurs d’asile seront dans l’obligation de former une demande dans un délai de 15 jours après l’entrée sur notre territoire” a-t-il souligné. François Fillon souhaite aussi limiter la durée maximale d’examen d’une demande d’asile à “120 jours au total, voies d’appel comprises”. Aujourd’hui, dans le cadre d’une procédure dite normale, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), examine les demandes d’asile dans un délai de 6 mois suivant son enregistrement. Ce délai peut être prorogé d’un an.

François Fillon va encore plus loin en proposant de placer les demandeurs “en rétention administrative pendant l’examen de leur demande”, pour une durée maximale qui sera portée “de 45 à 180 jours”. En cas de rejet définitif, les demandeurs devront “impérativement être éloignés du territoire” a déclaré le candidat, sans préciser où ils seraient reconduits, de nombreux migrants venant de pays déchirés par la guerre.

Pour réaliser son programme, François Fillon propose de “réviser la Constitution mais aussi faire bouger les lignes de l’interprétation que la Cour européenne des droits de l’Homme donne de la Convention européenne des droits de l’Homme”, a-t-il indiqué. En ce qui concerne les enfants d’immigrés clandestins scolarisés, François Fillon s’est en revanche montré plus conciliant. “Les enfants ne sont pas responsables. C’est l’honneur de la République que d’assurer cette scolarisation”, a-t-il affirmé.

La crise migratoire a exacerbé les tensions en Europe et plus particulièrement en France, faisant de l’immigration un thème central de la campagne présidentielle.

Avec AFP

Première publication : 12/01/2017

Pour ses derniers vœux aux ambassadeurs, François Hollande a évoqué les dossiers brûlants de politique internationale. L’occasion de dresser son bilan en matière de politique extérieure et de réaffirmer la place de la France dans le monde.

“La France à une responsabilité dans le monde”. Pour ses derniers vœux adressés, jeudi 12 janvier, au Corps diplomatique en tant que président, François Hollande s’est employé à dresser un bilan de son action menée à l’international tout en réaffirmant la volonté de Paris, en ces temps de “grands bouleversements”, à rester dans le concert des Nations.

Syrie, conflit israélo-palestinien, Donald Trump, Russie… Le chef de l’État a évoqué les grands dossiers de politique étrangère. Revue de détails.

• Syrie

Sur la question syrienne, François Hollande a regretté que les États-Unis de Barack Obama ne soient pas intervenus en 2013, alors que le régime de Bachar al-Assad avait utilisé des armes chimiques contre les civils. “La France y était prête”, a rappelé le chef de l’État français.

“Plus qu’un regret, c’est un os qui n’a pas été avalé, estime Gauthier Rybinski, journaliste de France 24, spécialiste des questions internationales. Barack Obama qui ne souhaitait pas intervenir a profité à l’époque d’une offre de la Russie qui consistait à demander à Bachar al-Assad de démanteler son arsenal chimique. Les Américains en sont restés là et les Français, comme lâchés en pleine campagne, ont dû remballer leurs forces et se tourner vers autre chose. Pour François Hollande, ce faut une énorme déception.”

La non-intervention en Syrie est “une énorme déception pour Hollande”

Aujourd’hui, le président appelle à une reprise rapide des pourparlers sur le conflit. “Les négociations doivent reprendre au plus vite” et être menées “dans le cadre qui a été fixé dès 2012 à Genève”, a-t-il affirmé. “Nous devons également impliquer tous les acteurs de la région et je n’en écarte aucun”, a-t-il ajouté, citant notamment l’Iran.

• Proche-Orient

Alors que Paris accueillera dimanche une conférence internationale pour la paix au Proche-Orient, François Hollande a tenu à souligner que seules des négociations bilatérales pouvaient déboucher sur une solution au conflit israélo-palestinien. L’objectif de la conférence “c’est de réaffirmer le soutien de la communauté internationale à la solution des deux États, et faire que cette solution demeure la référence”, a-t-il indiqué. Et d’ajouter : “En même temps, je suis lucide sur ce que peut apporter cette conférence : la paix, elle sera faite par les Israéliens et les Palestiniens, et par personne d’autre. Seules des négociations bilatérales peuvent aboutir.”

Alors que François Hollande s’exprimait devant les ambassadeurs, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a qualifié “d’imposture palestinienne sous les auspices de la France” la conférence de Paris destinée, selon lui, “à prendre encore plus de positions anti-israéliennes”. Cela fait reculer la paix, et nous ne serons pas liés” par les résultats, a-t-il estimé.

• États-Unis

Sans le citer une seule fois nommément François Hollande a prévenu le président élu américain, Donald Trump, que “la France sera autonome dans ses choix” face aux États-Unis.

La France, a-t-il insisté, “saura prendre avec la liberté qui la caractérise des positions qui peuvent parfois être différentes [de celles des États-Unis] si nous pensons qu’elles sont ni conformes à nos intérêts, ni à nos valeurs”. Le président a également évoqué “l’intransigeance” de la France sur ce qui fait sa “force dans le monde” à savoir son “indépendance”.

“La France sèse peu lourd aujourd’hui, notamment en Syrie”

“À quelques jours de la fin du mandat du président Obama, je tiens d’abord à lui dire toute notre amitié et à saluer la qualité de la relation que nous avons nouée”, a-t-il ajouté en rappelant les réussites du partenariat entre les deux pays : “Nous avons négocié ensemble l’accord sur le nucléaire avec l’Iran” et “travaillé main dans la main pour obtenir le traité sur le climat” à l’issue de la COP-21 réunie à Paris. Nous avons eu une commune détermination pour lutter contre le terrorisme et une solidarité qui ne s’est jamais démentie”, s’est-il également félicité.

• Russie

À propos de la Russie, François Hollande a lancé à ses successeurs à l’Élysée, qu'”il ne suffit pas de répéter à l’envi qu’il ‘faut parler à la Russie’” pour régler les crises, notamment syrienne et ukrainienne. “Les problèmes ne disparaissent pas dès lors que nous en parlons, ce serait tellement simple. Il n’y a pas de diplomatie verbale. Il y a une diplomatie active. Le reste, c’est une illusion”, a déclaré le chef de l’État.

Pour François Hollande, dont la position vis-à-vis de Moscou est souvent critiquée, “le dialogue est essentiel. Mais il doit être sans concession sur nos intérêts et sur nos principes. C’est ce qui a expliqué ma décision de ne pas livrer les Mistral à la Russie, ces bâtiments de protection de force, dont on sait comment ils auraient pu aujourd’hui être employés”.

La Russie est “un partenaire pour la France, du fait de l’amitié ancienne entre nos deux peuples et des intérêts que nous partageons. J’ai eu à de nombreuses reprises à rencontrer Vladimir Poutine et à lui parler pour évoquer l’ensemble des crises. Je n’ai jamais pensé qu’il soit possible de se passer de la Russie pour apporter une réponse à ces crises”, a-t-il également déclaré en citant l’exemple de l’accord sur l’Iran ou le conflit en Ukraine.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 12/01/2017