Archive for January 14th, 2017

Socialistes de cœur, Nadia et Olivier ne sont plus sur la même longueur d’onde : ils ne voteront pas pour le même candidat à la primaire de la gauche… Le couple a accepté de suivre le débat ensemble. France 24 a recueilli leurs réactions à chaud.

Ils ont regardé le deuxième débat de la primaire de la gauche, dimanche 15 janvier, installés confortablement dans le canapé rouge de leur salon. Pourtant, depuis une semaine, les échanges sont plutôt houleux dans leur maison d’Orthevielle, un petit village niché entre les Landes et le Pays basque (sud-ouest). “On s’écharpe parce qu’on ne soutient pas du tout le même candidat, s’amuse Olivier, logisticien de 40 ans dans une entreprise de travaux publics. Je ne sais pas comment ça va finir d’ici le premier tour [le 22 janvier, NDLR]”.

>> À lire : Les candidats divisés sur la questions des réfugiés et du cannabis

Son épouse Nadia, 41 ans, est catégorique : ce sera Benoît Hamon. “J’aime son idée d’une société où l’accomplissement n’est pas dans le travail”, explique-t-elle. La directrice de crèche plébiscite aussi la proposition de l’ancien ministre de l’Éducation de créer un service public de la petite enfance afin d’aider les parents à faire garder leurs enfants. Pour Olivier, voter Hamon est impossible : “L’idée du revenu universel évoqué lors du premier débat est complètement irréalisable”, rétorque-t-il. Pour le moment, il n’a pas encore arrêté son choix. Même si Emmanuel Macron le séduit car il est “connecté au monde de l’entreprise, soucieux de préserver l’emploi, notamment dans les petites communes, mais est aussi concerné par l’éducation”.

“Montebourg, donneur de leçons”

Alors quand, dès les premières minutes du débat, Arnaud Montebourg propose de taxer les entreprises étrangères en France, Olivier en quête de “son” candidat tend une oreille attentive. Mais Nadia dégaine aussitôt : “Il donne des leçons alors qu’il a été ministre du Redressement productif et qu’il n’a pas réussi à préserver les hauts fourneaux d’Arcelor Mittal à Florange [qui ont fermé en avril 2013 après un long bras de fer entre le gouvernement et les dirigeants indiens du géant de l’acier].”

Olivier est également captivé quand le candidat du “Made in France” reproche au gouvernement de ne pas avoir réformé la directive européenne concernant les salariés détachés, adoptée en 1996. “Montebourg a raison : il faut agir pour préserver les emplois !”, lance-t-il. Mais Nadia coupe net tout enthousiasme. “Il me déçoit beaucoup dans ce débat. Pour un frondeur, il est un peu trop raisonnable”, note-t-elle.

“Les idées de Hamon rythment les débats”

En revanche, la mère de famille se réjouit de voir qu’une fois encore, les idées de Benoît Hamon orientent les débats. “La dernière fois, le thème du revenu universel avait rythmé les échanges, aujourd’hui, c’est le visa humanitaire”, se félicite la socialiste convaincue. “Enfin quelqu’un qui remet les droits de l’Homme au cœur des idées de gauche”, ajoute-t-elle, avant d’applaudir la proposition de son candidat d’aider à hauteur de 0,7 % du PIB les pays du Sahel. “C’est une vraie politique globale sur l’immigration”, poursuit-elle, en taclant au passage Manuel Valls : “Il est vraiment trop réactionnaire en utilisant la peur comme réponse”.

Olivier la rejoint pour critiquer l’ancien Premier ministre : “Il essaie d’utiliser sa fonction pour asseoir son autorité, surenchérit-il. Il mise sur la bonne volonté des Français pour accueillir les migrants, mais ce n’est pas comme cela qu’on fait une politique migratoire !”

Pour la légalisation du cannabis, Nadia approuve encore une fois la position adoptée par son candidat. “Et Valls est, encore une fois, réactionnaire !”. Olivier, lui, n’en fera pas un enjeu décisif. “Sur le fond, je suis pour mais j’espère quand même qu’’ils ne vont pas passer un quart d’heure dessus…”

“De Rugy, posé, clair et cohérent”

Au fur et à mesure des thèmes abordés, le père de famille semble intéressé par les propositions pragmatiques de François de Rugy. Le candidat écologiste veut lutter contre les passeurs, financer les travaux énergétiques, et prône le non cumul des mandats. “Il est moins dans la proposition choc des autres candidats ; il paraît plus posé, cohérent et clair”, analyse Olivier. En matière d’éducation, le député de Loire-Atlantique suggère une meilleure rémunération des enseignants. “Il me plaît bien !”, confirme-t-il. Nadia acquiesce.

Vient ensuite le tour de Benoît Hamon, qui propose de créer six fois plus d’emplois par le biais des énergies renouvelables et de passer à 50 % d’énergies renouvelables d’ici 2025. “C’est un bon départ. J’adhère !”, s’enflamme Nadia.

Et Jean-Luc Bennahmias dans tout ça ? “Il semble avoir du fond sur l’environnement, ainsi que sur l’école. Il est conscient des difficultés rencontrées au collège, des problèmes d’orientation et du décrochage scolaire… Mais il est mis à mal par les journalistes qui sont partiaux”, constate le couple.

Vers la fin du débat, Nadia jubile : “Hamon est clairement le candidat qui incarne le mieux les valeurs de la gauche et c’est surtout le seul qui est en mesure de rassembler de Jean-Luc Mélenchon jusqu’au centre”. Olivier, lui, plus mesuré, a peut-être choisi son candidat, mais garde toujours en tête… Emmanuel Macron.

#PrimaireLedébat Quel candidat avez-vous trouvé le plus convaincant ?

— FRANCE 24 Français (@France24_fr) 15 janvier 2017

#PrimaireLeDebat Quel(le) candidat(e) avez-vous trouvé le plus convaincant ?

— FRANCE 24 Français (@France24_fr) 15 janvier 2017

Première publication : 16/01/2017

Interrogé sur France 3, Jean-Marc Ayrault a jugé que François Hollande pouvait regretter sa décision de ne pas être candidat. Le chef de la diplomatie a dit ne pas exclure “des surprises”, sans préciser ses propos.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a estimé dimanche 15 janvier sur France 3 que François Hollande regrettait “sans doute” sa décision ne pas se représenter à la présidentielle d’avril prochain.

“Il peut y avoir des surprises […] des surprises de toute nature. [Parmi] tous les scénarios qui ont été écrits pour l’instant, il y en a peu qui se sont révélés vrais”, a discrètement ajouté le chef de la diplomatie française.

En déplacement au Mali pour le sommet Afrique-France, le chef de l’État a indiqué samedi ressentir “un goût d’inachevé qui aurait dû finalement justifier d’autres prétentions”, dans une allusion à son départ de l’Élysée en mai prochain.

“Laisser les étapes être franchies”

“‘Un goût d’inachevé’, je pourrais partager cette formule”, a dit Jean-Marc Ayrault. “Pour l’heure, il faut laisser les étapes les unes après les autres être franchies”.

Le chef de la diplomatie française refuse depuis le début de la campagne d’apporter publiquement son soutien à l’un des sept candidats à la primaire de la gauche organisée par le Parti socialiste les 22 et 29 janvier.

Quatre socialistes sont en lice, Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Vincent Peillon, ainsi que Sylvia Pinel, présidente du Parti radical de gauche, et les écologistes François de Rugy et Jean-Luc Bennahmias.

Avec Reuters

Première publication : 15/01/2017

Interrogé sur France 3, Jean-Marc Ayrault a jugé que François Hollande pouvait regretter sa décision de ne pas être candidat. Le chef de la diplomatie a dit ne pas exclure “des surprises”, sans préciser ses propos.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a estimé dimanche 15 janvier sur France 3 que François Hollande regrettait “sans doute” sa décision ne pas se représenter à la présidentielle d’avril prochain.

“Il peut y avoir des surprises […] des surprises de toute nature. [Parmi] tous les scénarios qui ont été écrits pour l’instant, il y en a peu qui se sont révélés vrais”, a discrètement ajouté le chef de la diplomatie française.

En déplacement au Mali pour le sommet Afrique-France, le chef de l’État a indiqué samedi ressentir “un goût d’inachevé qui aurait dû finalement justifier d’autres prétentions”, dans une allusion à son départ de l’Élysée en mai prochain.

“Laisser les étapes être franchies”

“‘Un goût d’inachevé’, je pourrais partager cette formule”, a dit Jean-Marc Ayrault. “Pour l’heure, il faut laisser les étapes les unes après les autres être franchies”.

Le chef de la diplomatie française refuse depuis le début de la campagne d’apporter publiquement son soutien à l’un des sept candidats à la primaire de la gauche organisée par le Parti socialiste les 22 et 29 janvier.

Quatre socialistes sont en lice, Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Vincent Peillon, ainsi que Sylvia Pinel, présidente du Parti radical de gauche, et les écologistes François de Rugy et Jean-Luc Bennahmias.

Avec Reuters

Première publication : 15/01/2017

Après un premier débat télévisé très policé, les sept candidats à la primaire de la gauche se retrouvent dimanche à 18 heures pour un deuxième round, une semaine jour pour jour avant le premier tour.

Une semaine avant le premier tour de la primaire de la gauche, Manuel Valls, Vincent Peillon, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, François de Rugy, Sylvia Pinel et Jean-Luc Bennahmias ont rendez-vous dimanche à 18 heures pour un second débat télévisé. Au menu cette fois : “l’Europe et ses frontières”, l’environnement, l’éducation et la France “dans un monde nouveau”. Les sept candidats seront aussi interrogés sur “quel président de gauche?”, l’exercice du pouvoir et leur “ligne politique”.

Première publication : 15/01/2017

Après un premier débat télévisé très policé, les sept candidats à la primaire de la gauche se retrouvent dimanche à 18 heures pour un deuxième round, une semaine jour pour jour avant le premier tour.

Une semaine avant le premier tour de la primaire de la gauche, Manuel Valls, Vincent Peillon, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, François de Rugy, Sylvia Pinel et Jean-Luc Bennahmias ont rendez-vous dimanche à 18 heures pour un second débat télévisé. Au menu cette fois : “l’Europe et ses frontières”, l’environnement, l’éducation et la France “dans un monde nouveau”. Les sept candidats seront aussi interrogés sur “quel président de gauche?”, l’exercice du pouvoir et leur “ligne politique”.

Première publication : 15/01/2017

Les sept candidats à la primaire de la gauche vont de nouveau débattre dimanche soir sur BFMTV, iTELE et RMC. Ils seront interrogés sur la santé, l’environnement, la lutte contre la délinquance et l’éducation, mais aussi sur une question d’actualité.

En plus de répondre aux questions qui leur seront posées lors de ce deuxième débat de la primaire de la gauche organisé dimanche 15 janvier et diffusé sur BFMTV, iTELE et RMC, les sept candidats à l’investiture de la gauche à l’élection présidentielle devront tenter de susciter l’intérêt de la population française pour ce scrutin. Un sondage Elabe pour BFMTV a montré samedi que 56 % des personnes interrogées ne se disaient toujours pas intéressées.

>> À voir : Infographie – Primaire de la gauche : qui sont les candidats ?

Ruth Elkrief (BFMTV), Laurence Ferrari (iTélé) et Laurent Neumann (RMC) animeront ce débat de deux heures et demi et interrogeront les candidats sur les thèmes de la santé, l’environnement, la lutte contre la délinquance et l’éducation, mais aussi sur une question d’actualité. Ils devront en outre s’exprimer sur la question “quelle gauche ?”.

Manuel Valls, Vincent Peillon, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, François de Rugy, Sylvia Pinel et Jean-Luc Bennahmias auront une minute pour répondre à la question qui leur sera posée et une minute pour répondre à un de leurs concurrents.

>> À lire : Primaire de la gauche : le grain de sel de Jean-Luc Bennahmias

Lors de leur premier débat télévisé, jeudi, les candidats ont réuni devant le petit écran 3,8 millions de téléspectateurs selon Médiamétrie, soit nettement moins que les 5,6 millions de la première joute des candidats de droite le 13 octobre.

Mélenchon et Macron déjà devant

Avec un calendrier très resserré et plusieurs candidatures de dernière minute liées au retrait de François Hollande, la primaire initiée par le PS peine de fait à passionner. Et ses organisateurs attendent d’ailleurs beaucoup moins de votants les 22 et 29 janvier que les 4,6 millions qui ont désigné en novembre François Fillon candidat.

Mais alors que Jean-Luc Mélenchon mène une campagne contre la participation à la primaire qu’il considère comme un “Congrès du PS”, intitulée “#prendsmoipourunpoissonrouge”, et qu‘Emmanuel Macron continue de remplir les salles de ses meetings, les deux hommes sont déjà mieux placés dans les intentions de vote qu’un candidat socialiste.

Ce soir à Lille, nous étions 5000 rêveurs et obstinés !Retrouvez mon discours en moins de 5 minutes. #MacronLillepic.twitter.com/qk48tsNnn9

— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) January 14, 2017

Ce dernier, quel qu’il soit, serait relégué à une humiliante 5e place au premier tour de la présidentielle. Emmanuel Macron en particulier continue, comme samedi à Lille, à labourer les terres socialistes et à enregistrer des soutiens. L’avocat Jean-Pierre Mignard, ami de François Hollande, a ainsi annoncé dimanche qu’il devenait membre du comité politique d’En marche!.

Le troisième débat avant le premier tour de la primaire aura lieu jeudi à 21 heures.

Avec AFP

Première publication : 15/01/2017

Dans le JDD du 15 janvier, l’avocat Dominique Villemot, ami de François Hollande, affirme que ce dernier soutiendra “probablement” Emmanuel Macron lors de la présidentielle au détriment PS. L’Élysée a formellement démenti.

En attendant le second débat de la primaire de gauche, c’est sans doute la petite phrase politique du week-end. Dans le Journal du dimanche du 15 janvier, l’avocat Dominique Villemot, ami intime de François Hollande, affirme que le président sortant va “probablement” soutenir son ancien ministre de l’Économie, l’omniprésent Emmanuel Macron.

“Pour l’heure, le Président pointe le doigt sur les dangers des programmes de Fillon et de Le Pen, et ne soutient personne dans cette primaire. Il se prononcera fin février ou début mars. Mais François Hollande va probablement soutenir Macron”, explique-t-il dans les colonnes de l’hebdomadaire.

L’avocat, qui soutient également à titre personnel l’ancien banquier de Rothschild, enfonce le clou : “Je ne vois pas quel autre candidat il pourrait soutenir.”

L’Élysée dément

Les déclarations de l’ami de François Hollande ont été accueillies avec surprise à l’Élysée. Joint par Le Lab d’Europe 1, La présidence a démenti formellement les affirmations de l’avocat, rappelant “qu'”il est seul responsable de ses propos”.

“Il ne parle pas avec l’aval de l’Élysée, il n’est pas le porte-parole de la présidence et nous ne sommes pas en contact avec lui”, insiste-t-on

Rétropédalage de Villemot

Dimanche en fin de matinée, devant le tollé provoqué par ses propos, Dominique Villemot a accusé le JDD d’avoir travesti ses déclarations: ” Contrairement à ce que laisse entendre Le JDD, le Président ne m’a jamais dit qu’il soutiendrait Emmanuel Macron. Je démens donc formellement ce qui y est écrit.”

“Dans le texte que j’avais relu, il était écrit ‘Je pense qu’il n’est pas exclu qu’il (le président) soutienne Macron’ et non ‘Mais François Hollande va probablement soutenir Macron'”, a indiqué l’avocat auprès de L’Express.

Pour le moment, François Hollande est resté neutre sur les candidats de la primaire de la gauche. Il n’a soutenu ni son ancien Premier ministre, Manuel Valls, ni Vincent Peillon, qui ont pourtant fait de la défense du bilan du quinquennat leur cheval de bataille.

Première publication : 15/01/2017

Les délégations de près de 70 pays se réunissent, dimanche à Paris, pour tenter de relancer les négociations entre Israël et la Palestine. Mais le sommet est critiqué par le président israélien, qui l’a qualifié d'”inutile et truqué”.

Un miracle en Terre sainte ? C’est ce que veulent espérer les 70 pays et organisations internationales qui se réunissent, dimanche 15 janvier à Paris, afin de ressusciter une solution à deux États pour mettre fin au conflit israélo-palestinien. Celle-ci est en état de mort clinique après plusieurs années marquées par une intensification de la colonisation juive en territoire palestinien.

Le timing de la conférence est crucial : l’arrivée de Donald Trump au pouvoir dans cinq jours signifie que les États-Unis pourraient bientôt “débrancher” formellement ce processus de paix moribond. L’enjeu pour la diplomatie française consiste donc à graver dans le marbre les paramètres d’une paix à deux États.

Depuis la suspension en avril 2014 des dernières négociations de paix directes entre Israël et l’Autorité palestinienne, la France tente de raviver ce processus de paix mais se heurte au refus de l’État hébreu de participer à des discussions multilatérales.

Ni les Israéliens, ni les Palestiniens ne seront présents dimanche à Paris. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a fait savoir que pour lui, la conférence de Paris était “inutile” et “truquée”.

Quels sont les objectifs, le contenu et les participants de la Conférence pour la Paix au Proche-Orient à Paris demain ? #InitiativePaixpic.twitter.com/uB6KjO5WQ7

— FranceDiplomatie🇫🇷 (@francediplo) 14 janvier 2017

Le futur président des États-Unis s’est engagé à mettre en œuvre une politique plus favorable à Israël que celle de son prédécesseur démocrate Barack Obama. Il a promis de transférer l’ambassade des États-Unis en Israël de Tel Aviv, où elle est installée, comme celles de très nombreux autres pays, à Jérusalem, qu’Israël estime être sa capitale, mais que les Palestiniens revendiquent aussi comme capitale de leur futur État.

La proclamation de Jérusalem comme capitale d’Israël n’est pas acceptée par la communauté internationale, qui considère que Jérusalem-Est, occupé par Israël après la guerre des Six-Jours, fait partie des territoires d’un futur État palestinien, avec la Cisjordanie et Gaza.

“Cinq jours avant qu’il (Trump) ne devienne président, il n’est pas négligeable que 70 pays rappellent la nécessité d’une solution à deux États au moment où son gouvernement pourrait mettre en œuvre des mesures discutables qui pourraient aggraver les choses”, dit-on dans les milieux diplomatiques français.

La réunion de Paris n’a pas pour but d’imposer quoi que ce soit à Israël ou aux Palestiniens. Le président français François Hollande lui-même s’est dit “lucide” jeudi dernier sur la conférence, soulignant que seules des négociations bilatérales entre les deux parties peuvent résoudre le conflit.

Attentisme

Le projet de communiqué final consulté par Reuters réaffirme l’importance des résolutions internationales déjà adoptées sur le sujet, appelle les deux parties à réaffirmer leur engagement pour une solution à deux États et à désavouer ceux qui la rejettent et demande aux protagonistes de “s’abstenir d’initiatives unilatérales qui préjugeraient de l’issue des négociations sur le statut définitif”.

Le président de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas a fait savoir samedi dans une interview au journal Le Figaro qu’il avait écrit à Donald Trump pour lui dire que déplacer l’ambassade des États-Unis à Jérusalem tuerait le processus de pays et ne permettrait plus aux États-unis de jouer le rôle de médiateur et pourrait même inciter les Palestiniens à revenir sur leur reconnaissance d’Israël.

Les relations entre les États-Unis et Israël se sont tendues pendant la présidence démocrate de Barack Obama. Elles ont touché le fond le mois dernier quand Washington a refusé de mettre son veto à une résolution des Nations unies exigeant la fin des colonies juives de peuplement dans les territoires palestiniens.

Le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, a déclaré fin décembre que les colonies menaçaient la paix au Proche-Orient et que la solution à deux États était en “grand danger”.

La France estime qu’avec l’incertitude concernant la politique de la nouvelle administration américaine républicaine, il est important de ramener les parties vers les négociations plutôt que de laisser le statu quo s’installer.

Mais, avec les élections cette année en France et en Allemagne, et un Royaume-Uni qui semble vouloir s’aligner sur la position de l’administration Trump sur la question, il paraît improbable de voir l’Union européenne, principal partenaire économique et d’Israël et des Palestiniens, prendre l’initiative sur ce dossier.

Quant aux États arabes, ils semblent vouloir adopter une attitude attentiste avec l’arrivée de Donald Trump.

Avec Reuters

Première publication : 15/01/2017