Archive for January 19th, 2017

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La Chine a enregistré une croissance de 6,7 % en 2016, son plus bas niveau en 26 ans. Un chiffre qualifié à la fois de rassurant et d’inquiétant. Explication de ce paradoxe.

La croissance chinoise inquiète au plus haut point les uns et rassurent, au contraire, les autres. Les mêmes chiffres, publiés vendredi 20 janvier par Pékin, ont été interprétés de manière diamétralement opposée. Les 6,7 % d’augmentation du PIB enregistrée par la Chine en 2016 représentent “la croissance la plus faible depuis 26 ans”, selon le quotidien britannique The Guardian, tandis que la chaîne américaine ABC a qualifié ces résultats “d’étonnement bons”.

“Il est vrai que les chiffres n’avaient pas été aussi mauvais depuis 1990, soit juste après la répression de Tienanmen, mais dans le contexte international actuel et par rapport aux autres pays, cela reste plutôt bon”, résume Jean-François Dufour, responsable du China Control Panel du cabinet de conseil Montsalvy consulting, contacté par France 24.

La dette à la rescousse

La situation aurait pu en effet être bien pire pour Pékin. En 2016, les exportations chinoises, moteur traditionnel de l’économie chinoise, se sont effondrées (- 7 %), du fait du ralentissement de l’économie de ses principaux partenaires commerciaux. Malgré ça, le pays a pu tenir son objectif d’une croissance comprise entre 6,5 % et 7 % fixé début 2016. “La Chine a pu compter sur le moteur intérieur pour prendre en partie le relais”, souligne Jean-François Dufour.

La consommation intérieure a progressé de plus de 10 %. Les investissements industriels et dans les infrastructures sont en hausse de 7 %, tandis que le secteur immobilier a connu une très bonne année (+ 6%). Mais la bonne performance du marché intérieur a un coût : la dette. “Les entreprises et les collectivités locales ont accumulé énormément de dettes pour investir”, note l’économiste. Pékin n’est pas étranger à cet appétit pour l’emprunt : les autorités ont tout fait pour faciliter l’accès au crédit, afin de stimuler l’activité.

Ce n’est, en fait, pas tant le taux de croissance qui inquiète que la nature de la croissance. “Cette situation est intenable à plus ou moins long terme dans une économie de marché normale”, reconnaît Jean-François Dufour. La crise financière de 2008 est, en partie, due à des crédits accordés trop facilement aux États-Unis et la stagnation économique japonaise des années 1990 provient aussi d’un endettement trop élevé.

“Pékin enfermé dans son modèle économique”

Le choix de Pékin d’alimenter le marché du crédit, afin de tenir ses objectifs de croissance malgré le ralentissement des exportations pourrait donc mal finir. Sauf que l’économie chinoise ne fonctionne pas sur le même modèle que ses homologues occidentaux. “La Chine a une économie de marché encadrée qui permet à l’État d’intervenir activement”, rappelle Jean-François Dufour. Pékin a, ainsi, déjà mis en place des garde-fous, qui seraient difficilement imaginables dans des économies de marché à l’occidentale : un programme prévoit ainsi que les banques puissent convertir des créances douteuses en participation dans les entreprises qui doivent les rembourser. Si l’entreprise ne paie pas, la banque devient actionnaire.

Ce système fonctionne uniquement si l’État continue à intervenir activement pour éviter l’explosion en plein vol. “Derrière les chiffres de la croissance, il y a clairement une situation économiquement tendue en Chine”, estime Jean-François Dufour.

Surtout, l’obligation d’afficher, année après année, des taux de croissance avantageux empêche la Chine de libéraliser davantage son économie. “Pékin est enfermé dans son modèle économique avec une très faible marge de manœuvre pour les réformes”, confirme l’économiste français. Les autres pays ont besoin de la croissance chinoise qui est, avec celle des États-Unis, l’un des principaux indicateurs de la santé économique mondiale. C’est toute l’ironie de l’histoire : ceux qui, au nom des grands principes économiques, critiquent la Chine pour son trop grand interventionnisme dans l’économie et appellent à davantage de libéralisation de l’économie jouent, d’après Jean-François Dufour, avec le feu.

Première publication : 20/01/2017

Manuel Valls et Vincent Peillon tiennent tous les deux à Paris, vendredi soir, leur dernier meeting avant le premier tour de la primaire de la gauche, prévu dimanche 22 janvier. France 24 vous fait suivre en direct cette dernière soirée de campagne.

Ils espèrent rallier à eux les défenseurs du bilan de François Hollande et tiennent tous les deux leur dernier meeting de campagne à Paris, vendredi 20 janvier, avant le premier tour de la primaire de la gauche. Manuel Valls et Vincent Peillon, qui se sont livrés à quelques passes d’armes, jeudi soir lors du dernier débat télévisé, auront à cœur, à l’avant-veille du scrutin, de galvaniser leurs troupes et de finir leur campagne en beauté.

Première publication : 20/01/2017

Manuel Valls et Vincent Peillon tiennent tous les deux à Paris, vendredi soir, leur dernier meeting avant le premier tour de la primaire de la gauche, prévu dimanche 22 janvier. France 24 vous fait suivre en direct cette dernière soirée de campagne.

Ils espèrent rallier à eux les défenseurs du bilan de François Hollande et tiennent tous les deux leur dernier meeting de campagne à Paris, vendredi 20 janvier, avant le premier tour de la primaire de la gauche. Manuel Valls et Vincent Peillon, qui se sont livrés à quelques passes d’armes, jeudi soir lors du dernier débat télévisé, auront à cœur, à l’avant-veille du scrutin, de galvaniser leurs troupes et de finir leur campagne en beauté.

Première publication : 20/01/2017

Manuel Valls et Vincent Peillon tiennent tous les deux à Paris, vendredi soir, leur dernier meeting avant le premier tour de la primaire de la gauche, prévu dimanche 22 janvier. France 24 vous fait suivre en direct cette dernière soirée de campagne.

Ils espèrent rallier à eux les défenseurs du bilan de François Hollande et tiennent tous les deux leur dernier meeting de campagne à Paris, vendredi 20 janvier, avant le premier tour de la primaire de la gauche. Manuel Valls et Vincent Peillon, qui se sont livrés à quelques passes d’armes, jeudi soir lors du dernier débat télévisé, auront à cœur, à l’avant-veille du scrutin, de galvaniser leurs troupes et de finir leur campagne en beauté.

Première publication : 20/01/2017

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Le Trump International Hotel à Washington est devenu le QG de la célébration de l’investiture du nouveau président. Si l’ambiance est à la fête, ce bâtiment risque de devenir le premier cas de conflit d’intérêts pour Donald Trump.

De la théorie à la réalité. À peine investi, le 45e président des États-Unis Donald Trump, sera peut-être déjà hors-la-loi. Son hôtel à Washington – le Trump International Hotel, situé à une vingtaine de minutes à pied du Capitol – risque de devenir la première source de conflit d’intérêts entre Donald, l’ex-homme d’affaire milliardaire, et Trump, le 45e nouveau président des États-Unis.

L’établissement appartient, en effet, à l’Office public des postes. En 2013, Donald Trump a signé un contrat de location de 60 ans avec l’État pour pouvoir y exploiter un hôtel, contre un loyer annuel de trois millions de dollars. Une clause du contrat stipule qu’aucun “membre du Congrès, ou du gouvernement des États-Unis ne peut détenir une participation à ce contrat ou en bénéficier de quelque sorte”, rapporte le New York Times. Donald Trump a, certes, délégué ses affaires à ses deux fils. Mais il reste l’actionnaire majoritaire de l’établissement et a un intérêt financier très personnel à son succès puisqu’il y a investi 2,4 millions de dollars.

>> Infographie : Les dessous de la cérémonie d’investiture de Donald Trump

Un demi-million de dollars pour une suite de 585 m²

Pour le Trump International Hotel, la cérémonie d’investiture est une aubaine. Il est devenu le QG de la préparation des festivités. “Les affaires marchent du tonnerre”, reconnaît au Washington Post Mickael Damelincourt, le gérant de l’établissement. Des bals y sont organisés pour fêter l’événement et les principaux donateurs du nouveau président y résident. Le prix d’une chambre est de 735 dollars par nuit. L’hôtel a même proposé une offre spéciale pour la semaine d’investiture : pour la modique somme de 500 000 dollars, vous pouvez dormir dans une suite de 585 m² et bénéficier de quelques extras dont le détail n’a pas été rendu public.

La veille de la cérémonie d’investiture, Donald Trump a réuni dans son hôtel des responsables du Parti républicain pour un dispendieux déjeuner dans la salle de bal présidentiel. Le bar de l’hôtel propose, pour 100 dollars, un cocktail très particulier à base de vodka, d’huîtres et de caviar qui connaît un franc succès parmi les supporters du président de passage à l’hôtel, raconte le New York Times.

Des sous et des hommes

“Cet immeuble est le symbole du champ de mines que le président a décidé de traverser”, juge Elijah E. Cummings, un représentant démocrate chargé d’enquêter sur les potentiels abus commis par des membres de l’administration présidentielle. Car les questions au sujet du Trump International Hotel ne manquent pas. L’État peut-il ou doit-il rompre le contrat de location à cause de la clause ? Pour Elijah E. Cummings, l’agence fédérale des services généraux n’a pas d’autres choix que de “déclarer qu’il y a rupture de contrat”. “Tous les éléments d’un scandale sont réunis”, ajoute Steven Schooner, un professeur de droit public à l’Université George Washington, interrogé par le New York Times.

Par ailleurs, les dépenses des clients violent-elles la règle constitutionnelle qui interdit à un officiel américain de recevoir des cadeaux d’autres gouvernements ? Certes, Donald Trump a assuré que les revenus générés par les nuits d’hôtel seront intégralement reversés au Trésor public. Mais le président n’a pas précisé si cette générosité s’étendrait également aux notes des restaurants ou aux profits générés par certains événements comme les conférences.

Surtout, les conflits d’intérêts ne se limitent pas qu’à une question financière. Des conflits d’intérêts peuvent aussi surgir de la gestion du personnel de son hôtel, au même titre que des autres établissements de l’empire Trump. “Si des employés se plaignent de discrimination, de problème de sécurité sur les lieux de travail, ils vont devoir se tourner vers des agences fédérales, supervisées par l’administration Trump, pour faire des enquêtes”, note le New York Times.

L’équipe du nouveau président a tenté de balayer le début de polémique d’un revers de la main. “Que Donald Trump se rende à son hôtel à Washington ne devrait vraiment étonner personne, c’est un endroit merveilleux dont il peut être fier et j’encourage tout le monde à y aller”, a déclaré Sean Spicer, l’un des porte-parole du président.

Les nouveaux hommes du président n’ont aucune envie qu’on vienne leur gâcher la fête avec des questions de contrat et de conflits d’intérêts. Mais après les célébrations, le retour à la réalité légale pourrait être amer.

Première publication : 20/01/2017

Qui s’est illustré lors du troisième débat de la primaire de la gauche ? Benoît Hamon a-t-il confirmé sa côte de popularité ou s’est-il fait doubler par Arnaud Montebourg ? Quid de Manuel Valls ? Retour sur le débat vue de Twitter.

La dynamique Benoît Hamon est en marche sur Twitter. Dès la première partie du troisième débat de la primaire de la gauche, jeudi 19 janvier, sa côte de popularité a pris le large. “Il ressort clairement pour l’instant ; il est au cœur du débat avec ses propositions !”, a notamment constaté @Vincent_Drouvot. Pour cause, le député des Yvelines a une nouvelle fois été interrogé sur le revenu universel, sa proposition “phare” qui avait déjà agité la Twittosphère lors du premier débat.

Sauf que cette fois-ci, ses adversaires, bien conscients qu’il est l’homme à abattre à trois jours du premier tour, n’ont pas hésité à dégainer contre lui. “Ils ont compris que Benoît Hamon pouvait virer en tête donc on assiste à un TSH (tout sauf Hamon) massif. Logique”, a analysé @LiamUguel. “La semaine dernière, c’était Valls qui était ciblé. Ce soir, c’est clairement Hamon. Et de manière plus féroce au passage”, a pour sa part noté @cdwicq.

Ils ont compris que Hamon pouvait virer en tête donc on assiste à un TSH (tout sauf Hamon) massif. Logique.#PrimaireLeDébat

— Liam Uguel (@LiamUguel) 19 janvier 2017


>> À lire aussi : Hamon ciblé et Macron dénigré lors du troisième débat



“Hamon aura mon vote dimanche”

Malgré les attaques, l’idée du revenu universel qui permet, selon le candidat, de “libérer 600 000 emplois étudiants”, a clairement séduit les jeunes internautes. Pour @jessicagerondal, “il est le seul à proposer un avenir à la jeunesse, aux 18-25 ans, oubliés des autres candidats”. “Il me plaît de plus en plus ! Enfin un qui s’intéresse aux jeunes”, a affirmé de son côté ‏@AlisaLilina. D’autres tiquent toutefois sur son financement. “C’est vrai que j’ai un peu peur que le revenu universel ne soit pas viable ; c’est une belle idée mais où se trouve l’argent ?”, s’est interrogé @Audedeu. Certains, à l’image de @Aeag01, ont même jugé Benoît Hamon “en difficulté ce soir car incapable d’expliquer financement de son programme”.

Reste que le député des Yvelines a aussi gagné des points sur le thème de la protection sociale, en élargissant le débat à la santé environnementale, un thème manifestement cher aux Internautes. “Pour le coup merci B. Hamon de parler des perturbateurs endocriniens qu’on nous balance de chaque côté sans qu’on ait le choix !”, s’est enthousiasmé @NoorBeez, à l’image de nombreux internautes. “Bon…. c’était déjà acquis, mais c’est #Hamon qui aura mon vote dimanche, a conclu @AnthonyFolliot. Aprés Sarko, que Valls soit OUT DEFINITIVEMENT.”

Valls le plus mentionné sur Twitter

Sauf que Manuel Valls reste l’homme fort dans cette primaire. Selon la plateforme de veille médiatique de la communication digitale @visibrain, Entre 21 heures et 23h35, le nom de l’ancien ministre a été mentionné plus de 22 000 fois, contre plus de 16 000 pour le député des Yvelines.


“Il est un cran au-dessus pendant les débats et en particulier lors du 3e”, a noté @XavierGolczyk. Il veut incarner la société du travail, la refondation de l’Europe, la république et la laïcité.” Pour @daisyrose_rose, l’ancien maire d’Evry est “le seul à être lucide face à la réalité”, avant d’ajouter : “c’est un homme droit et responsable”. Manuel Valls a également “marqué des points avec sa proposition de service civique obligatoire“, ont jugé @Bobichsee et @NicolasDupiech.

Le prix de l’humour pour Montebourg

Manuel Valls et Benoît Hamon tiennent à distance Arnaud Montebourg, qui a pourtant affolé la Twittosphère avec son tacle contre Emmanuel Macron. Il a reproché à l’ancien ministre de l’Économie de faire l’éloge de Villiers à Giscard en passant par Mitterrand, avant de lâcher : “Quand c’est flou c’est qu’il y a un loup !”. Ses propos qui font écho à ceux que Martine Aubry avait prononcé lors de ce la primaire de 2011 à l’encontre de François Hollande, ont fait beaucoup sourire sur la Toile. @MickaelPelleti4 lui a notamment décerné le “prix de l’humour”. Mais pour le reste, le député de Saône-et-Loire a, selon @jolanissa, “manqué un peu de flamme”, -comme lors des deux premiers débats- .“Même s’il reste précis, convaincant et cohérent”, a-t-elle nuancé.

Prix de l’humour de #PrimaireLeDebat pour @montebourg !! “Quand c’est flou c’est qu’il y a un loup” au sujet de #macron

— Mickael Pelletier (@MickaelPelleti4) 19 janvier 2017

Jugé clair et réaliste par @Edmond_DAPS, Vincent Peillon s’est, lui, illustré dans ce débat pour avoir “renvoyé” chacun à ses contradictions”. Au revenu universel, il a opposé l’idée d’un patrimoine universel”, note ‏@BaptisteMenard. De son côté, @FCulture_Pol a constaté que l’ancien ministre de l’Éducation a “taclé Valls”. “Pas le service civique obligatoire, les jeunes veulent du travail, pas le retour à l’armée”, a-t-il indiqué.

Les Internautes ont aussi apprécié la performance de François de Rugy. Régulièrement qualifié de “pragmatique”, il s’était déjà illustré lors du deuxième débat pour “ses propositions concrètes”. @jxhalloy a salué sa volonté d’imposer des quotas dans les logements sociaux. “Proposition intéressante pour les sans-abris”, a-t-il noté. De son côté, @Anathies l’a jugé “pragmatique encore une fois” quand il propose “que les complémentaires santé ne soient plus à but lucratif mais de gestion équilibrée”. Avant d’ajouter : “#DeRugy est le premier que j’entends parler d’une renégotiation de la dette ! Je vais peut être voter finalement…”

Pinel et Bennahmias à la peine

Souvent à la traîne dans les temps de parole, Sylvia Pinel n’a en revanche pas réussi à briller aux yeux des Internautes. ‏Malgré sa veste rouge et sa position centrale sur le plateau télévisé, @Tom_doubleD l’a jugé “transparente”. Pinel est portée disparue du débat. Où es tu passée ?, a ironisé @SebLegrand_Fr. De son côté, @ThierryDugeon a estimé qu’elle “manquait de media training” car elle “rame pour regarder la caméra”.

Enfin, Jean-Luc Bennahmias n’a pas saisi l’occasion de se positionner sur la santé et l’environnement. Il a notamment été raillé pour avoir pris la parole inutilement sur un sujet sur lequel il est potentiellement attendu. “Bennahmias, le mec qui perd 10 secondes de temps de parole pour féliciter les autres”, note ‏B_Bouthier. Les électeurs jugeront.

Première publication : 20/01/2017