Archive for January 21st, 2017

Les quatre candidats arrivés en tête de la primaire de la gauche ont pris la parole, dimanche, après l’annonce des résultats. Retrouvez en vidéo les discours de Hamon, Valls, Montebourg et Peillon.

Benoît Hamon, arrivé en tête au premier tour de la primaire de la gauche, a salué, dimanche 22 janvier, “un message clair d’espoir et de renouveau”. “Il s’agit maintenant d’amplifier la mobilisation qui s’est opérée lors de ce premier tour, de lui donner davantage de force”, a-t-il ajouté, après avoir remercié “très sincèrement” Arnaud Montebourg de son soutien.

L’ancien ministre de l’Éducation nationale s’est dit “très heureux” à la perspective de “poursuivre le débat avec Manuel Valls”. Ce sera “son projet de société contre mon projet de société”, a-t-il déclaré.

“Une nouvelle campagne commence ce soir”, a, de son côté, déclaré Manuel Valls, arrivé derrière Benoît Hamon. L’ancien Premier ministre estime qu’”un choix très clair se présente désormais : le choix entre la défaite assurée et la victoire possible, entre des promesses irréalisables et une gauche qui assume les responsabilités du pays”.

Arnaud Montebourg, qui avait déjà été le troisième homme de la primaire de la gauche en 2011, a rapidement concédé sa défaite, dimanche soir, avant d’inviter ses partisans à voter pour Benoît Hamon au second tour. “Dimanche prochain, je voterai Benoît Hamon et vous invite à faire de même”, a-t-il soutenu, en souhaitant “le rassemblement des gauches” face à la droite de François Fillon et à l’extrême droite de Marine Le Pen. L’ancien ministre du Redressement productif n’a pas manqué d’égratigner Manuel Valls dans son allocution. “Avec Benoît Hamon, nous avons combattu ensemble dans le gouvernement les politiques social-libérales aujourd’hui désavouées par les électeurs de la primaire”, a-t-il déclaré.

Vincent Peillon, jadis qualifié de “Docteur Vincent et Monsieur Peillon” par Pierre Moscovici pour avoir souvent changé de camp au sein du parti socialiste, n’a donné aucune consigne de vote pour le second tour de la primaire de la gauche. L’ancien ministre a, en revanche, appelé les électeurs à “amplifier encore leur vote” dimanche 29 janvier. “Je souhaite que le rassemblement que j’ai mis au cœur de ma campagne soit le plus fort possible”, a-t-il insisté, “de telle sorte qu’il permette de battre la droite de revanche et de dureté sociale”.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 22/01/2017

Benoît Hamon et Manuel Valls sont qualifiés pour le second tour de la primaire organisée par le Parti socialiste pour l’élection présidentielle, a annoncé dimanche la Haute autorité chargée de son organisation, sur la base de résultats partiels.

Benoît Hamon (36,12%) et Manuel Valls (31,24%) sont qualifiés pour le second tour de la primaire de la gauche, a annoncé dimanche la Haute autorité sur la base de résultats partiels dans plus d’un tiers des bureaux.

Selon ces résultats, avec 17,69% des voix, Arnaud Montebourg qui était parmi les trois favoris est éliminé dès le premier tour, tout comme le socialiste Vincent Peillon (6,82%), l’écologiste François de Rugy (3,83%), la radicale de gauche Sylvia Pinel (2%) et le candidat du Front démocrate Jean-Luc Bennahmias (1%).

Un débat télévisé entre les deux finalistes sera organisé mercredi avant le second tour qui se tiendra dimanche 29 janvier.

>> Primaire de la gauche : plus qu’un candidat, l’avenir du PS en jeu

La participation était un enjeu majeur de cette élection : elle sera “sans doute proche” de 2 millions de votants, selon la Haute autorité. En 2011, 2,7 millions d’électeurs s’étaient mobilisés pour le premier tour de la primaire de la gauche.



Pour regarder le liveblog sur votre mobile ou tablette, cliquez ici.

Première publication : 22/01/2017

Benoît Hamon et Manuel Valls sont qualifiés pour le second tour de la primaire organisée par le Parti socialiste pour l’élection présidentielle, a annoncé dimanche la Haute autorité chargée de son organisation, sur la base de résultats partiels.

Benoît Hamon (36,12%) et Manuel Valls (31,24%) sont qualifiés pour le second tour de la primaire de la gauche, a annoncé dimanche la Haute autorité sur la base de résultats partiels dans plus d’un tiers des bureaux.

Selon ces résultats, avec 17,69% des voix, Arnaud Montebourg qui était parmi les trois favoris est éliminé dès le premier tour, tout comme le socialiste Vincent Peillon (6,82%), l’écologiste François de Rugy (3,83%), la radicale de gauche Sylvia Pinel (2%) et le candidat du Front démocrate Jean-Luc Bennahmias (1%).

Un débat télévisé entre les deux finalistes sera organisé mercredi avant le second tour qui se tiendra dimanche 29 janvier.

>> Primaire de la gauche : plus qu’un candidat, l’avenir du PS en jeu

La participation était un enjeu majeur de cette élection : elle sera “sans doute proche” de 2 millions de votants, selon la Haute autorité. En 2011, 2,7 millions d’électeurs s’étaient mobilisés pour le premier tour de la primaire de la gauche.



Pour regarder le liveblog sur votre mobile ou tablette, cliquez ici.

Première publication : 22/01/2017

Les Français de l’étranger, qui peuvent participer au premier tour de la primaire de la gauche, dimanche, rencontrent quelques problèmes. Dans certains pays, la procédure de vote électronique n’est pas exempte de bugs. Explications.

“Aujourd’hui, beaucoup de Français de l’étranger ayant fait leurs démarches à temps ne pourront pas voter au premier tour”, affirme Emmanuelle Chaze, correspondante de France 24 à Berlin. Un bug perturbe en Allemagne, en Italie et au Benin la procédure mise en place par le Parti socialiste et ses alliés pour permettre aux ressortissants de voter lors des primaires citoyennes depuis leur lieu de résidence.

>> Primaire de la gauche : plus qu’un candidat, l’avenir du PS en jeu

Un vote électronque perturbé par les opérateurs

Les Français expatriés, à la faveur du décalage horaire, ont pu commencer à rejoindre les urnes électroniques dès le samedi 10 janvier. Pour avoir le droit de voter lors de la primaire de la Belle alliance populaire, ils devaient être inscrits sur les listes électorales consulaires avant le 31 décembre 2016, avoir signé la charte d’adhésion aux valeurs de la gauche et avoir communiqué leurs coordonnées sur le site des primaires citoyennes avant le 4 janvier. Ils devaient recevoir ensuite leurs identifiants par email et par SMS.

En Allemagne, en Italie et au Bénin, c’est ce dernier point qui coince. Jointe par Emmanuelle Chaze, l’assistance technique mise en place pour le PS nie que le problème se situe de leur côté. Ils mettent en cause les opérateurs de téléphonie locaux : “Ils ne transmettent pas le texto comportant les mots de passe pour s’identifier dans l’espace de vote électronique.”

Ce système de vote a été mis en place dans la plupart des pays comprenant des communautés françaises. Seuls exceptions : des nations comme l’Afghanistan, la Syrie ou le Mali où, pour des raisons de sécurité, les listes électorales ne sont pas communqiuées.

Première publication : 22/01/2017

La primaire de la gauche, pour laquelle sept candidats sont en lice, demeure une équation à multiples inconnues. Le premier tour qui se tient dimanche devrait permettre d’y voir un peu plus clair, et en particulier sur l’avenir du Parti socialiste.

Plus de 7 000 bureaux de vote ont ouvert dimanche en France pour le premier tour de la primaire organisée par le Parti socialiste. Les électeurs ont jusqu’à 19h00 pour se rendre dans les bureaux de vote, où ils peuvent voter moyennant une participation d’un euro.

Les organisateurs espèrent qu’une forte mobilisation des électeurs donnera au candidat choisi l’élan indispensable pour déjouer les pronostics actuels et se hisser dans le duel présidentiel final du 7 mai, actuellement plutôt promis à François Fillon et Marine Le Pen.

Et, même si elle a été soigneusement évitée par les candidats durant cette campagne express de la primaire de la gauche, une question est dans toutes les têtes : dans quel état le Parti socialiste sortira-t-il de ce scrutin ? La primaire de la gauche peut, comme l’espère le parti, lui permettre de créer une dynamique autour d’un candidat qui saura rassembler. Mais elle peut également accentuer les divisions et précipiter son décès. Plus que la simple désignation du candidat socialiste à la présidentielle, c’est donc bien l’avenir du PS qui se joue, dimanche 22 et dimanche 29 janvier, lors des premier et deuxième tours des “primaires citoyennes”.

Quel chemin prendra l’histoire du socialisme français, qui doit désormais composer avec Jean-Luc Mélenchon sur sa gauche et Emmanuel Macron sur sa droite ? Impossible de le prédire avant les résultats de dimanche soir, tant cette élection comporte de nombreuses inconnues.

Comme pour la primaire de la droite, fin novembre, la première d’entre elles concerne la participation. Le président du Comité national d’organisation de la primaire (CNOP), Christophe Borgel, table sur une participation “plancher” de 1,5 million d’électeurs. Un chiffre relativement modeste, loin des 4,3 puis 4,4 millions d’électeurs des deux tours de la primaire de la droite, et des 2,7 puis 2,9 millions votants de la primaire PS de 2011.

>> France 24 : “Cette primaire sera un succès si on mobilise au moins 1,5 million d’électeurs”

Mais au-delà du nombre d’électeurs, l’enjeu porte surtout sur la sociologie de ces derniers. Les participants à la primaire de la gauche seront-ils essentiellement des jeunes citadins habitant les grandes agglomérations françaises, comme Benoît Hamon semble en avoir fait le pari ? Ou bien, comme l’espère sans doute Arnaud Montebourg, plutôt des ruraux vivant dans cette France périphérique, délaissée par les pouvoirs politiques et économiques, et dont les anciens bassins industriels sont touchés de plein fouet par le chômage ?

La dynamique Hamon sera-t-elle enrayée par les critiques sur son revenu universel ?

L’issue du duel Hamon-Montebourg, qui a agité les derniers jours de campagne, dépend en grande partie de la réponse à cette question. Les deux candidats s’adressent tous les deux à la gauche du Parti socialiste mais en présentant des projets de société aux idéologies radicalement différentes : le premier a acté la raréfaction du travail et propose d’y remédier en offrant un revenu universel, en abaissant la durée du temps de travail hebdomadaire à 32 heures et en taxant les robots, quand le second défend au contraire “la valeur travail” et promet de se battre pour aller chercher des points de croissance en engageant un grand plan de relance de 40 milliards d’euros, en favorisant le “Made in France” et en réindustrialisant le pays.

>> France 24 : Le pavé du revenu universel dans la mare de la gauche

La question du revenu universel, qui s’est imposée comme l’idée phare de cette primaire, sera également l’une des clés du scrutin. Après avoir essuyé les critiques de presque tous ses concurrents lors du troisième débat télévisé, Benoît Hamon est-il toujours crédible aux yeux des électeurs ? Ou bien ceux-ci vont-ils juger sa proposition irréaliste et se détourner de lui ?

Autre inconnue : de quelle dynamique pourra bénéficier Manuel Valls chez les défenseurs du bilan du quinquennat de François Hollande ? Alors que l’ancien Premier ministre faisait figure de favori il y a encore dix jours avant les trois débats télévisés, c’est presque dans un costume d’outsider qu’il se présente aujourd’hui devant les électeurs. Sa pratique du pourvoir parfois jugée autoritaire, ses choix politiques et ses multiples revirements, dont le plus symbolique reste sa volonté récente de supprimer l’article 49-3 de la Constitution, ont été pointés du doigt par ses adversaires tout au long de la campagne, contraignant Manuel Valls à apparaître sur la défensive.

Enfin, la question sera aussi de connaître l’attitude que choisiront d’adopter les perdants. Manuel Valls a reconnu lui-même, en février 2016, qu’il y avait désormais “des positions irréconciliables à gauche” et qu’il fallait “l’assumer”. Même si ses propos visaient alors Jean-Luc Mélenchon, il apparaît difficilement envisageable de voir les “frondeurs” Hamon et Montebourg, qui n’ont cessé de critiquer la politique économique menée par le gouvernement de Manuel Valls, se réconcilier avec l’ancien Premier ministre pour défendre ensemble un programme présidentiel commun.


Première publication : 22/01/2017