Archive for January 22nd, 2017

Le journal Le Monde met en doute les chiffres communiqués sur le taux de participation à la primaire de la gauche, indiqués sur le site de la Haute Autorité. L’instance organisatrice juge “inexplicable” cette polémique naissante.

Le président de la Haute Autorité de la primaire de la gauche, Thomas Clay, a assuré, lundi 23 janvier, que le taux de participation au scrutin de la veille n’avait pas été “gonflé” et que les chiffres ont été “cohérents” depuis l’annonce de la projection dimanche soir. Pourtant, lemonde.fr, qui a réalisé un décompte à partir des chiffres communiqués par l’instance, affirme que les résultats tels qu’ils ont été délivrés par les organisateurs de cette primaire, sont erronés.

Les journalistes du monde.fr ont comparé le nombre de participants affiché à 0h45, soit moins de six heures après la fermeture des bureaux de vote, puis plus tard dans la matinée de lundi sur le site de la Haute Autorité de la primaire. “Les pourcentages de voix [pour chaque candidat] restent quasi identiques, mais le nombre de voix n’est plus le même : précisément, il y en a 352 013 de plus”, explique Le Monde. “Comment est-il possible d’augmenter le nombre de voix sans modifier la répartition de celles-ci ?” s’interroge le quotidien.


Les résultats du premier tour de la primaire socialiste datant de 10h00, le 23 janvier 2017, sur le site de la primaire de la gauche. © Capture écran du site des primaires de la gauche

“Il y a eu un bug, rien de plus. Et c’est un peu de ma faute. Il y avait beaucoup de pression autour du niveau de participation. J’ai demandé à ce que les résultats soient actualisés au plus vite. Et, effectivement, on a appliqué au nouveau total de votants les pourcentages de la veille” s’est justifié Christophe Borgel, président du comité d’organisation de la primaire, répondant à Libération.

Aux côtés de Christophe Borgel, lors d’un point presse à la mi-journée,Thomas Clay a assuré que “tous les résultats, bureau par bureau, département par département, circonscription par circonscription” seront publiés. “Tout cela sera parfaitement transparent” a-t-il promis. Selon Thomas Clay, il reste “de l’ordre de 400 bureaux dont les chiffres ne sont pas remontés”, pour “des raisons techniques, pas pour des raisons de fraude”, a-t-il précisé.

N’importe qui ayant une formation de base en statistique vous confirmera que ça pue, ce truc. https://t.co/vNC79IlJmz

— Thomas Guénolé (@thomas_guenole) 23 janvier 2017

Électeurs fantômes, bulletins pas encore dépouillés ou miracle statistique ?

D’après Le Monde, les 352 013 bulletins ajoutés entre 0h45 et lundi matin pourraient ne pas encore avoir été dépouillés, bien que la Haute Autorité ait présenté les résultats du scrutin comme si cela avait été le cas.

Autre hypothèse émis par le quotidien national : “ces voix n’existent pas, c’est un ajout artificiel pour gonfler la participation”. Si cela était avéré, le discrédit jeté sur l’élection socialiste serait dommageable pour la crédibilité du candidat qui en sortirait vainqueur.

Enfin les journalistes n’excluent pas l’hypothèse du “miracle statistique” selon lequel ces nouvelles voix, effectivement dépouillées, aient pu se répartir exactement entre les candidats, ne modifiant aucunement ou très légèrement les résultats en pourcentage, annoncés quelques heures après la fermeture des bureaux de vote.

Comment connaître vraiment le vainqueur=le lendemain de la #PrimairesGauche le PS hésite sur la participation 1,3ou1,7million?#crédibilitéhttps://t.co/HACOUEecgn

— Valérie Boyer ن (@valerieboyer13) 23 janvier 2017

Donc a la primaire de gauche on a les résultats avant le chiffre de la participation. Il va falloir nous expliquer.

— Schneider Vanessa (@schneidervanes) 23 janvier 2017

“Il n’y a pas de participation gonflée ” selon la Haute Autorité de la primaire

“Il n’y a pas de participation gonflée. Jamais la Haute Autorité ne l’aurait acceptée, jamais le Comité national d’organisation des primaires ne l’aurait proposée, et jamais le prestataire de service ne l’aurait mise en place”, a déclaré Thomas Clay. Il a jugé “inexplicable” la polémique naissante sur les chiffres de participation, affirmant qu’ils “ont été cohérents depuis l’annonce de la projection à 20h30 jusqu’à l’annonce qui a été faite ce matin sur le site internet”.

“On est exactement dans la trajectoire qui avait été annoncée dès hier soir et je ne comprends pas pourquoi il y a un sujet qui monte sur cette participation” s’est défendu le président de la Haute Autorité .

Avec AFP

Première publication : 23/01/2017

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Des chercheurs de Cambridge et Yale ont publié une étude démontrant qu’il était possible de lutter contre la prolifération de fausses informations sur le Net comme contre un virus : avec un mécanisme similaire à celui d’un vaccin.

Cet hiver, pensez à vous faire vacciner contre la grippe… et les fausses informations. Des chercheurs des prestigieuses universités de Cambridge (Royaume-Uni) et Yale (États-Unis) se sont penchés sur un vaccin contre les “fake news”. Dans un article publié lundi 23 janvier dans le journal Global Challenge, ils concluent qu’un tel traitement est efficace contre les informations erronées ou tendancieuses qui se répandent sur Internet comme lors de la campagne présidentielle américaine de 2016.

Il ne s’agit pas, bien sûr, de se rendre chez le médecin pour une piqûre. Les chercheurs pensent qu’en exposant les internautes à des petites doses de fausses informations tout en démontrant le ridicule de celles-ci, il est possible de développer une sorte de système immunitaire. “Le principe est similaire au monde médical : nous inoculons une petite dose de fausse information afin que l’individu, c’est-à-dire l’internaute, développe des anticorps”, explique Sander van der Linden, chercheur en psychologie à Cambridge et auteur principal de l’étude, contacté par France 24.

Des climatosceptiques…



Dans leur article, ils s’attaquent ainsi aux thèses climatosceptiques. Ils ont exposé plus de 2 000 personnes successivement à un site qui rappelle les faits scientifiques sur le rechauffement climatique puis un autre qui expose les thèses climatosceptiques. Les cobayes ont alors commencé à douter du consensus scientifique.

Puis les scientifiques ont testé leur “vaccin”. Ils ont repris un nouvel échantillon de 2 000 personnes. Et avant de leur montrer le site climatosceptique, ils leur ont prouvé que certaines informations qui s’y trouvent sont fantaisistes. En l’occurrence, les scientifiques ont isolé une pétition sur le site controversé dont certaines signatures étaient clairement farfelues comme celles de Charles Darwin ou des membres des Spices Girls. Résultats concluants : non seulement, les internautes ont été moins receptifs à ce site, mais en plus ils se sont montrés beaucoup moins perméables aux autres messages climatosceptiques ailleurs sur le Net.

… aux “faits alternatifs” de Donald Trump

Depuis leur expérience, “l’actualité a montré tout le danger que les ‘fake news’ peuvent avoir en influençant directement le comportement des citoyens”, souligne Sander van der Linden. Une allusion directe à l’élection aux États-Unis de Donald Trump qui, pour certains, a été facilitée par des informations tendancieuses publiées sur Facebook cherchant à dénigrer Hillary Clinton, l’adversaire démocrate du milliardaire. Des articles comme “le pape soutient Donald Trump” ou “Hillary Clinton a vendu des armes à l’ [organisation terroriste] État islamique” ont été partagés des millions de fois sur le réseau social alors qu’ils sont erronés du début à la fin. “Nos prochaines expériences s’intéresseront sûrement aux ‘Fake news’ autour de Donald Trump”, assure le chercheur en psychologie.

Pour lui, ce travail est d’autant plus urgent dans un contexte médiatique où l’une des conseillères de Donald Trump développe le concept de “faits alternatifs” pour justifier l’affirmation du président qu’il y avait “environ 1,5 million de personnes pour assister à l’investiture”.

Reste à savoir comment administrer les vaccins anti-“fake news”. Il peut difficilement y avoir des campagnes de vaccination où tous les internautes seraient obligés de se soumettre à des expériences comme celle menée dans l’étude. Pour Sander van der Linden, le travail de vérification des faits – comme celui de la rubrique info/intox du site des Observateurs de France 24 – est un bon début. Mais le plus efficace serait de sensibiliser les plus jeunes aux fausses informations dès l’école et tout au long de la scolarité. Car sans cela, les “fakes news” risquent de revenir chaque année comme une méchante grippe.

Première publication : 23/01/2017

Dans l’affaire des primes en liquide du ministère de l’Intérieur, la justice a condamné lundi l’ex-bras droit de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant, à deux ans prison dont un an ferme,75 000 euros d’amende et cinq ans d’interdiction de fonction publique.

Après l’affaire des sondages de l’Élysée et les accusations de financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant a été rattrapé cette fois par la justice française pour s’être versé, entre 2002 et 2004, des primes en espèces alors qu’il était directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy. Il a été condamné lundi 23 janvier en appel, dans l’affaire des primes en liquide du ministère de l’Intérieur, à deux ans d’emprisonnement dont un an ferme et un an assorti d’un sursis avec mise à l’épreuve.

La cour d’appel de Paris a donc durci sa condamnation en première instance, qui était de deux années avec sursis. Cette condamnation à de la prison ferme n’est toutefois pas synonyme de détention car les peines inférieures à deux ans de prison sont le plus souvent aménageables.

La cour d’appel a en revanche confirmé l’amende de 75 000 euros et l’interdiction pour Claude Guéant d’exercer toute fonction publique pendant cinq ans, déjà prononcées par le tribunal correctionnel.

Condamnation de l’ancien directeur général de la police nationale

Les autres prévenus ont reçu dans l’ensemble le même traitement, à savoir des condamnations un peu plus lourdes pour ce qui relève de la prison ou du régime de sursis, mais des amendes équivalentes à celles prononcées en première instance.

L’ancien directeur général de la police nationale Michel Gaudin a ainsi été condamné à une peine de 18 mois de prison assortis d’un sursis avec mise à l’épreuve, un régime plus strict que le sursis simple.

Près de 210 000 euros de prime remis à Guéant

Trois anciens collaborateurs de Claude Guéant, du temps où ce dernier était directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, sont également concernés. Michel Camux et Daniel Canepa ont été chacun condamnés en appel à un an de prison assorti d’un sursis avec mise à l’épreuve ; Gérard Moisselin a été condamné à six mois d’emprisonnement, assortis d’un sursis avec mise à l’épreuve. Les trois hommes ont vu leur amende, de 40 000, 30 000 et 20 000 euros, confirmée en appel.

L’affaire porte sur des primes en espèce que se versaient chaque mois des membres du cabinet de Nicolas Sarkozy à l’Intérieur et qui étaient prélevées sur une enveloppe destinée aux frais d’enquête et de surveillance (FES) des policiers.

La procédure vise un montant global de 210 000 euros, soit 10 000 euros par mois remis entre 2002 et 2004 par Michel Gaudin à Claude Guéant. Ce dernier en a gardé la moitié et a reversé le solde à trois de ses collaborateurs, Michel Camux, Daniel Canepa et Gérard Moisselin.

Avec AFP

Première publication : 23/01/2017

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Le président américain Donald Trump a signé lundi une ordonnance retirant son pays de l’accord de libre-échange TPP. Négocié pendant des années par Obama, le TPP liait les États-Unis à 11 pays de la région Asie-Pacifique.

C’était l’une de ses promesses de campagne. Quelques jours après son investiture, Donald Trump a signé lundi 23 janvier une ordonnance (executive order) appelant à une renégociation du Partenariat transpacifique (TPP).

>> À lire : Annonces de Donald Trump – les silences qui en disent long

Le Partenariat transpacifique, signé l’an dernier par 12 pays d’Amérique et d’Asie dont les États-Unis, mais pas encore ratifié, vise à créer une zone de libre-échange dans la région Asie-Pacifique. En vertu de ses règles de ratification, le retrait des États-Unis signifie qu’il ne pourra pas entrer en vigueur.

Trump va s’engager simultanément à lancer, sur une base bilatérale, des négociations commerciales avec les 11 autres pays signataires du TPP.

Le nouveau président pourrait parallèlement remettre en cause le programme “DACA”, mis en place par Barack Obama en 2012 et qui a permis à plus de 750 000 clandestins arrivés jeunes sur le territoire d’obtenir des permis de séjour et de travail.

Avec Reuters et AFP

Première publication : 23/01/2017

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Le président américain Donald Trump a signé lundi une ordonnance retirant son pays de l’accord de libre-échange TPP. Négocié pendant des années par Obama, le TPP liait les États-Unis à 11 pays de la région Asie-Pacifique.

C’était l’une de ses promesses de campagne. Quelques jours après son investiture, Donald Trump a signé lundi 23 janvier une ordonnance (executive order) appelant à une renégociation du Partenariat transpacifique (TPP).

>> À lire : Annonces de Donald Trump – les silences qui en disent long

Le Partenariat transpacifique, signé l’an dernier par 12 pays d’Amérique et d’Asie dont les États-Unis, mais pas encore ratifié, vise à créer une zone de libre-échange dans la région Asie-Pacifique. En vertu de ses règles de ratification, le retrait des États-Unis signifie qu’il ne pourra pas entrer en vigueur.

Trump va s’engager simultanément à lancer, sur une base bilatérale, des négociations commerciales avec les 11 autres pays signataires du TPP.

Le nouveau président pourrait parallèlement remettre en cause le programme “DACA”, mis en place par Barack Obama en 2012 et qui a permis à plus de 750 000 clandestins arrivés jeunes sur le territoire d’obtenir des permis de séjour et de travail.

Avec Reuters et AFP

Première publication : 23/01/2017

Benoît Hamon semble en bonne voie pour remporter le second tour de la primaire de la gauche grâce au report de voix d’Arnaud Montebourg. Mais est-ce aussi mathématique ? Petit tour d’horizon des différents scenarii.

A priori, les calculs sont vite faits : Benoît Hamon, arrivé en tête avec 36,1 % des suffrages, est en bonne voie pour devenir le nouvel homme fort du Parti socialiste. Avec le soutien d’Arnaud Montebourg, arrivé en troisième position avec 17,5 % des voix, l’ancien ministre de l’Éducation devrait largement s’imposer lors du second tour de la primaire, dimanche 29 janvier, face à son adversaire et Premier ministre sortant Manuel Valls.

Mais l’analyse plus fine des résultats du premier tour ne garantit pas que les électeurs d’Arnaud Montebourg répondent en masse à l’appel de leur candidat. “Le choix Hamon est un vote de conviction porté par des valeurs, commente pour France24 Jean-Daniel Lévy, directeur du département Politique & Opinion d’Harris Interactive. Une grande majorité de ses sympathisants l’ont choisi pour ses idées”, ajoute-t-il en s’appuyant sur une étude publiée lundi par son institut de sondage.

Il n’est pas du tout évident que les électeurs du “candidat de la fiche de paie” si attaché à la valeur travail se retrouvent dans le programme du député des Yvelines, jugé “utopiste” par ses détracteurs. “Les soutiens de Montebourg qui doutent de la faisabilité du revenu universel peuvent préférer donner leur voix à Manuel Valls”, analyse le politologue.

“Valls dispose encore d’une importante réserve de voix”

Le résultat du second tour est donc encore ouvert. Dans la perspective de l’élection présidentielle, l’ancien Premier ministre pourrait bénéficier d’un report de voix non négligeable. “Les électeurs ont voté pour lui, pour sa personnalité et sa carrure présidentiable davantage que pour son projet”, note Jean-Daniel Lévy. Ils l’estiment plus en mesure de battre le Front national, ou même François Fillon, à l’élection présidentielle que Hamon”. Dans le QG d’Arnaud Montebourg dimanche soir, les sympathisants de l’ancien ministre du Redressement économique s’accordaient tous à dire que Benoît Hamon risquait de se faire “pulvériser” face à Emmanuel Macron…

Les électeurs socialistes les plus raisonnés pourraient donc pencher en faveur de Manuel Valls. “Surtout si les sympathisants de gauche se mobilisent davantage pour le deuxième tour”, précise Jean-Daniel Lévy. Pour le premier tour, 56 % des électeurs de l’ancien Premier ministre étaient issus du Parti socialiste. Sauf que sur les 1,6 million d’électeurs qui se sont déplacés dimanche, 37 % seulement étaient affiliés à l’appareil. “Une partie de l’électorat socialiste ne s’est pas déplacée, a constaté le politologue. Manuel Valls dispose donc d’une importante réserve de voix pour le second tour”.

Conscient de cette manne potentielle, Manuel Valls s’évertue, depuis dimanche soir, à rassembler les troupes. “À tous les électeurs qui croient dans la gauche, ne désespérez pas, mobilisez-vous !”, a-t-il déclaré sur RTL lundi. Mais seront-ils présents dimanche soir, sachant que le vainqueur de la primaire de la gauche figure pour l’instant en cinquième position dans les sondages sur l’élection présidentielle ?

Première publication : 23/01/2017

Martine Aubry et ses proches, dont plusieurs anciens ministres, voteront pour Benoît Hamon au second tour de la primaire de la gauche, prévu le 29 janvier, ont-ils annoncé dans un communiqué lundi.

C’est une voix qui compte à gauche et elle vient d’apporter son soutien à Benoît Hamon. Martine Aubry et ses proches, dont plusieurs parlementaires et anciens ministres, voteront pour le député des Yvelines au second tour de la primaire du PS et de ses alliés, ont-ils annoncé dans un communiqué lundi 23 janvier.

“Dimanche [29 janvier], nous voterons Benoît Hamon et nous appelons les électeurs de gauche à se mobiliser nombreux pour lui donner la force, demain, de rassembler les gauches que nous n’avons jamais cru irréconciliables (…) et, après-demain, l’énergie pour conduire la France vers une société plus juste, plus forte et plus durable”, écrivent la maire de Lille et vingt autres signataires.

“Le choix d’une gauche solide sur ses valeurs”

“En plaçant Benoît Hamon en tête du scrutin, avec 36 % des suffrages exprimés, les électeurs des primaires ont adressé un message clair, le choix d’une gauche solide sur ses valeurs, lucide sur le défi social-écologique, porteuse d’une Europe refondée, et innovante sur ses solutions d’avenir”, poursuivent-ils.

“Dès lundi, personnellement, nous nous engageons, et appelons tous les socialistes, à se rassembler autour du candidat élu, et à s’ouvrir aux autres forces de gauche et de l’écologie pour battre la droite et son projet de régression”, concluent-ils.

>> À lire sur France 24 : “Martine Aubry signe un réquisitoire acerbe contre Hollande et Valls”

Les députés Jean-Marc Germain, François Lamy et Marylise Lebranchu (ancienne ministre de la Fonction publique), ou encore l’ancien maire de Toulouse Pierre Cohen ou le président du Conseil général de Seine-Saint-Denis Stéphane Troussel font partie des signataires de l’appel.

Avec AFP

Première publication : 23/01/2017

Les réactions se sont multipliées à gauche comme à droite lundi, au lendemain du premier tour de la primaire de la Belle Alliance Populaire dont Benoît Hamon est sorti finaliste devant l’ancien Premier ministre Manuel Valls.

“Nous avons réussi le premier tour” de la primaire organisée par le Parti socialiste (PS), a salué, dimanche 22 janvier, Jean-Christophe Cambadélis. Le premier secrétaire du PS a appelé les électeurs à voter “massivement” au second tour dimanche prochain. “Je suis persuadé que l’exercice démocratique tiendra la gauche debout. Je suis persuadé qu’un nouvel alliage est en train de naître, scellé par le vote du jour”, a-t-il ajouté.

Mais à gauche comme à droite, son enthousiasme était loin d’être partagé par tous. Alexis Corbière, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon, a jugé que le premier tour de la primaire socialiste élargie était “un échec”, au vu de la participation, affirmant que “la dynamique est clairement” du côté du candidat de la France insoumise. “Ils avaient fait 2,7 millions de voix en 2011”, a-t-il rappelé sur RMC, ajoutant que Jean-Luc Mélenchon avait “eu raison […] de ne pas aller dans cette primaire”.

“J’aime pas cette manière de prendre les citoyens pour des imbéciles : cette #PrimaireGauche est un échec” @alexiscorbiere#BourdinDirectpic.twitter.com/YUmiu7SMxR

— Jean-Jacques Bourdin (@JJBourdin_RMC) January 23, 2017

Bruno Retailleau, patron des sénateurs Les Républicains (LR) et proche de François Fillon, a, lui, estimé que la primaire socialiste élargie n’apportait qu'”une seule certitude, la gauche va être divisée” à la présidentielle. Invité à commenter le premier tour de cette primaire, il a déclaré : “[La gauche] va être divisé en trois, il y aura M. Mélenchon, M. Macron, et le vainqueur des primaires socialistes”.

Bernard Accoyer, secrétaire général de LR, et Thierry Solère, porte-parole de François Fillon, ont qualifié de “très bas” le chiffre de la participation à la primaire socialiste élargie. Ils ont notamment mis en avant “la confusion” qui règne selon eux à propos de la précision de ce chiffre, toujours pas définitif.

Discours de “cassure”

Le candidat EELV à la présidentielle, Yannick Jadot, a suggéré que ce serait à Benoît Hamon de rejoindre sa campagne présidentielle plutôt que l’inverse, en dépit des rapports de force actuels entre le PS et le parti écologiste à trois mois de la présidentielle.

Interrogé par Radio J sur l’opportunité de se rallier à Benoît Hamon, dont il soutient notamment le projet de revenu universel, Yannick Jadot a simplement relevé à quel point le député des Yvelines est en porte-à-faux avec les principaux responsables du PS.

Si Hamon gagne la primaire, vous croyez que le PS sera contre NDDL ou le nucléaire ? @yjadot#ForumRadioJ#LaFranceVive#avecjadot

— JS Herpin (@jsherpin) January 22, 2017

Karine Berger, députée socialiste et soutien de Vincent Peillon à la primaire organisée par le PS, a regretté le discours de “cassure” de Manuel Valls au sortir du premier tour du scrutin. “Le discours de Manuel Valls hier soir (dimanche) était un discours de fermeture, voire, à vrai dire, de cassure puisqu’il a dit grosso modo ‘si c’est pas moi, ce sera le déluge’”, a déploré sur LCI la députée PS des Hautes-Alpes, qui a assuré qu’elle n’avait pas encore fait son choix pour le second tour.

Manuel Valls a en effet fait monter la pression sur les enjeux du second tour : le choix est “très clair” entre la “défaite assurée” avec Benoît Hamon et “la victoire possible” avec lui, ou encore entre les “promesses irréalisables et la gauche crédible”, a-t-il martelé.

L’ancien Premier ministre est soutenu par son ancienne rivale Sylvia Pinel. Selon elle, il serait “le plus proche de [ses] convictions”. François de Rugy demande à rencontrer les deux finalistes avant de faire son choix. Vincent Peillon, qui rêvait d’incarner la synthèse, au centre du PS, n’a pas exprimé son choix pour l’heure.

Avec AFP

Première publication : 23/01/2017

La Polynésie française a été placée en état de calamité naturelle en raison des fortes pluies, qui se sont abattues sur Tahiti et Moorea ce week-end, a annoncé dimanche le gouvernement de cette collectivité d’Outre-Mer.

Les fortes pluies qui se sont abattues ce week-end sur Tahiti et Moorea ont poussé le gouvernement de la Polynésie française à placer cette collectivité d’Outre-Mer “en état de calamité naturelle”, dimanche 22 janvier (lundi 23 à Paris).

Des centaines de maisons ont été inondées, plusieurs ponts détruits ou endommagés et de nombreuses routes rendues impraticables par les violentes pluies, qui sont tombées sur les îles les plus habitées de Polynésie française, a indiqué le haut-commissariat.

Encore deux nuits

Selon Météo-France, ces intempéries devraient perdurer pendant les deux nuits à venir. Les sols étant gorgés d’eau, de nouveaux éboulements et de nouvelles crues sont à craindre. Un éboulement a déjà fait un blessé grave.

Malgré ces crues soudaines qui ont réveillé les Tahitiens dans la nuit de samedi à dimanche, aucun décès n’a été signalé.

Secouristes et pompiers ont évacué par tyrolienne 32 personnes, dont une à mobilité réduite, dans un quartier de Mahina, dans le nord de Tahiti. Soixante-dix militaires portaient encore secours aux populations dimanche soir.

Aéroport et écoles fermés

Six mille foyers étaient privés d’électricité dimanche matin. Selon Électricité de Tahiti, il restait encore 455 maisons à réalimenter dimanche soir. Plusieurs dizaines de familles ont été relogées en urgence.

L’aéroport a été fermé, dimanche matin, pour “au moins 24 heures”, selon le haut-commissaire René Bidal. Un avion Air France, qui devait se poser à Tahiti, a dû rejoindre Rarotonga, aux Îles Cook.

Tous les établissements scolaires du premier et du second degré seront fermés lundi à Tahiti et Moorea. L’Université de la Polynésie française, située sur les hauteurs et donc moins affectée par les crues, sera en revanche ouverte, a annoncé à l’AFP son président Éric Conte.

Certains maires ont pris des arrêtés d’interdiction de baignade, car des surfeurs ont voulu profiter de la forte houle. D’autres sportifs ont sorti leur pirogue ou leur paddleboard pour se déplacer dans les rues inondées.

Avec AFP

Première publication : 23/01/2017

Les électeurs à la primaire de la gauche ont placé au second tour, dimanche, deux candidats ayant des projets radicalement différents, notamment en ce qui concerne la vision du travail dans le monde de demain.

L’heure du choix est enfin arrivée pour la gauche. En propulsant Benoît Hamon (36,3 %) et Manuel Valls (31,1 %) au second tour de la primaire de la gauche, les 1,33 million d’électeurs qui se sont déplacés, dimanche 22 janvier, ont mis leur famille politique en position de trancher pour de bon l’orientation à donner au Parti socialiste pour les années à venir.

“Un choix très clair se présente à nous”, a souligné Manuel Valls dans son discours, dimanche soir. D’un côté les électeurs pourront opter pour un candidat situé à la gauche du Parti socialiste, symbolisant les frondeurs opposés à la Loi El Khomry, qui a acté, pour l’avenir, la raréfaction du travail et qui propose en contrepartie un revenu universel. De l’autre, ils auront l’option de la continuité du quinquennat Hollande, un ancien social-démocrate qui se dit “réformiste” et qui affirme être le candidat de “la valeur travail” et d’une gauche responsable.

>> À voir : Retrouvez les vidéos des discours de Hamon, Valls, Montebourg et Peillon

Si l’on s’en tient à l’arithmétique pure qui consiste à additionner les reports de voix potentiels, Benoît Hamon, qui a reçu le soutien d’Arnaud Montebourg, arrivé troisième avec 17,52 % des voix, est en position de force. Mais rien ne dit que les électeurs du chantre du “Made in France” se rallieront tous à l’éphémère ministre de l’Éducation nationale. Arnaud Montebourg a vigoureusement attaqué l’idée du revenu universel durant la campagne, affirmant à maintes reprises qu’elle n’était pas réaliste et qu’une telle proposition entraînerait automatiquement une hausse des impôts. Il n’est donc pas à exclure que les électeurs ayant voté pour lui car ils adhéraient à sa volonté d’aller chercher des points de croissance grâce à un plan de relance ambitieux ou grâce à la réindustrialisation de la France aient quelques hésitations au moment d’accorder leur suffrage à un candidat si différent sur le plan idéologique.

Et cela, Manuel Valls le sait bien. Sa seule chance de l’emporter, dimanche 29 janvier, sera de parvenir à convaincre ces électeurs. Son message s’adressait notamment à eux, dimanche soir, lorsqu’il a déclaré qu’ils étaient face à un choix clair, celui “des promesses irréalisables et infinançables” ou celui d’une “gauche crédible qui assume les responsabilités du pays”.

“Vous avez le choix désormais : accepter ou refuser la défaite annoncée”

“Je ne crois pas à une fin du travail qu’il faudrait compenser par une nouvelle allocation, a-t-il ajouté. Je ne crois pas au revenu universel au coût exorbitant, impliquant d’augmenter massivement – car il faut dire la vérité aux Français – les impôts et nos déficits.”

Sa deuxième carte sera celle de l’expérience et de la stature du présidentiable. L’ancien Premier ministre va vouloir faire passer l’idée qu’il serait le seul, à gauche, à avoir une chance d’accéder en mai au deuxième tour de la présidentielle. “Vous avez le choix désormais : accepter ou refuser la défaite annoncée, a-t-il lancé aux Français. […] Accepter une gauche qui s’efface dans l’opposition, une gauche spectatrice, ou bien le refuser. Ce n’est pas seulement l’avenir du Parti socialiste qui est en jeu – la formation de François Mitterrand, de Michel Rocard ou de Lionel Jospin. C’est celui de la gauche qui est fière de gouverner, d’assumer les responsabilités quand c’est difficile, de réformer, et pas de proclamer dans le confort de l’opposition.”

>> À lire : Les socialistes renversent le gouvernement

Benoît Hamon, de son côté, pense avoir trouvé la parade. Il répond que les Français en ont assez des “vieilles recettes”, de la “vieille politique” et des “solutions qui ne marchent plus” et assure que son projet, qui allie “la question sociale et la question écologique”, est le seul “qui se tourne vers le futur”.

Ce n’est donc pas un hasard si l’environnement fut le premier thème abordé lors de son discours, dimanche soir. Benoît Hamon a bien conscience que cette question, qui n’a pas été beaucoup abordée jusqu’ici dans la campagne et qui, pourtant, au même titre que les transformations liées au numérique, est au cœur des mutations de notre société, est une des forces de son programme.

Faire “de la transition écologique une priorité politique absolue”

“Qui ne voit pas qu’il faut aujourd’hui impérativement changer de modèle de développement, placer la conversion écologique de notre économie en tête des priorités politiques, sauf à accepter, sauf à tolérer de laisser à nos enfants un monde qui va devenir de plus en plus invivables ?”, a-t-il demandé, promettant qu’il ferait “de la transition écologique une priorité politique absolue”.

Quant aux critiques sur le revenu universel, dont il sait qu’elles vont s’intensifier dans l’entre-deux-tours, Benoît Hamon répond désormais que celui-ci est destiné à changer le rapport de force entre employeurs et employés.

>> À lire : Plus qu’un candidat, l’avenir du PS en jeu

“Aujourd’hui, vouloir la société du travail, c’est d’abord donner les moyens à ceux qui ont un travail pénible de pouvoir négocier avec leur employeur, être en capacité de changer le rapport de force, de réduire leur temps de travail. C’est le sens du revenu universel d’existence que je défends”, a-t-il soutenu dimanche soir.

En citant l’exemple du travailleur plutôt que de l’étudiant, Benoît Hamon se replace ainsi en opposition frontale avec la philosophie de la Loi travail, imposée par Manuel Valls au printemps 2016. C’est sur cette question, croit-il, que se détermineront les électeurs dimanche prochain. Faut-il une gauche, peut-être utopique, mais fidèle, selon Benoît Hamon, au progrès social ? Ou bien une gauche qui, comme l’affirme Manuel Valls, n’oppose pas “le cœur et la raison”, n’oppose pas “les valeurs et les responsabilités”, quitte à donner la part belle aux entreprises face aux salariés ? En attendant le verdict des urnes, dimanche 29 janvier, une chose est sûre : après la victoire de François Hollande à la primaire de 2011, le concept de candidat de la synthèse cher au Parti socialiste a définitivement vécu.

Première publication : 23/01/2017