Archive for January 25th, 2017

François Fillon était jeudi l’invité du 20 heures de TF1, au lendemain des révélations sur les emplois présumés fictifs de son épouse. Il a assuré qu’elle travaillait pour lui “depuis toujours” et jugé “abjectes” les accusations portées contre elle.

Au lendemain des révélations sur les emplois présumés fictifs de son épouse Penelope Fillon en tant qu’attachée parlementaire et rédactrice à La Revue des deux mondes, François Fillon était jeudi 26 janvier l’invité du 20 heures de TF1. Le candidat de droite à l’élection présidentielle a assuré qu'”il n’y a pas le moindre doute” sur l’emploi “légal”, “réel”, et “parfaitement transparent” de sa femme comme collaboratrice parlementaire. “Son travail est réel. (…) Tout le monde savait. Il y a des déclarations au fisc, tout cela est parfaitement transparent”, a déclaré l’ancien député de la Sarthe, qui a précisé qu’il fournirait à la justice “les justificatifs nécessaires” attestant des missions de son épouse. Il a assuré que Penelope Fillon travaillait pour lui “depuis toujours” et a jugé “abjectes” les accusations la visant, destinées selon lui à “abattre” sa propre candidature.

L’ancien Premier ministre estime que ces accusations ne mettent pas en péril sa candidature, mais il assure qu’il renoncera à sa présenter s’il est mis en examen. “Il n’y a qu’une seule chose qui m’empêcherait d’être candidat, c’est si mon honneur était atteint, si j’étais mis en examen.”

Je défendrai ma femme. Je l’aime, je la protégerai, et je dis à tous ceux qui voudront s’en prendre à elle qu’ils me trouveront en face. pic.twitter.com/ICrgh5t1A4

— François Fillon (@FrancoisFillon) 26 janvier 2017

Dans un article publié mardi soir, le Canard enchaîné a révélé que Penelope Fillon avait été rémunérée huit ans comme attachée parlementaire par son époux et son suppléant à l’Assemblée nationale, et pendant 20 mois par le mensuel La Revue des deux mondes. Le journal dit n’avoir guère trouvé trace de ses activités, qui lui auraient rapporté plus de 500 000 euros bruts. François Fillon a annoncé sur TF1 qu’il “portera plainte contre les journaux affirmant que sa femme avait un emploi fictif”.

Il a également révélé que deux de ses enfants, avocats de profession, avaient travaillé pour lui lorsqu’il était sénateur de la Sarthe mais qu’il n’employait plus aucun membre de sa famille depuis 2013.

Première publication : 26/01/2017

À trois jours du second tour de la primaire de la gauche, Manuel Valls est attendu en meeting à Alfortville (sud-est de Paris) jeudi soir à 19 h pendant que Benoît Hamon rassemblera ses forces à Montreuil (nord-est de Paris). À suivre en direct.

Au lendemain du débat de l’entre-deux-tours de la prmaire de la gauche, Manuel Valls et Benoît Hamon sont retournés à l’offensive sur le terrain. Le dernier meeting de campagne de l’ancien Premier ministre aura lieu jeudi 26 janvier, à partir de 19 heures, au Palais des sports d’Alfortville (Val-de-Marne) pour mobiliser les troupes et combler son retard sur Benoît Hamon. Son équipe de campagne n’a pas trouvé de lieu dans la capitale pour réunir les militants.

De son côté, l’ancien ministre de l’Éducation en position de force a déjà adopté la posture du rassembleur en vue de la présidentielle. Il est attendu au Palais des Congrès de Montreuil, ville où il a obtenu le plus de suffrages lors du premier tour (54,38 % des voix), avant son dernier grand meeting à Lille, vendredi, avec ses soutiens Arnaud Montebourg et Martine Aubry.

Première publication : 26/01/2017

À trois jours du second tour de la primaire de la gauche, Manuel Valls est attendu en meeting à Alfortville (sud-est de Paris) jeudi soir à 19 h pendant que Benoît Hamon rassemblera ses forces à Montreuil (nord-est de Paris). À suivre en direct.

Au lendemain du débat de l’entre-deux-tours de la prmaire de la gauche, Manuel Valls et Benoît Hamon sont retournés à l’offensive sur le terrain. Le dernier meeting de campagne de l’ancien Premier ministre aura lieu jeudi 26 janvier, à partir de 19 heures, au Palais des sports d’Alfortville (Val-de-Marne) pour mobiliser les troupes et combler son retard sur Benoît Hamon. Son équipe de campagne n’a pas trouvé de lieu dans la capitale pour réunir les militants.

De son côté, l’ancien ministre de l’Éducation en position de force a déjà adopté la posture du rassembleur en vue de la présidentielle. Il est attendu au Palais des Congrès de Montreuil, ville où il a obtenu le plus de suffrages lors du premier tour (54,38 % des voix), avant son dernier grand meeting à Lille, vendredi, avec ses soutiens Arnaud Montebourg et Martine Aubry.

Première publication : 26/01/2017

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De faux comptes Twitter d’agences américaines, comme celui de la Nasa, connaissent un succès grandissant. Ils assurent être la voix de la résistance scientifique à la censure organisée par le président Donald Trump.

Ils se veulent les nouveaux héros de la résistance digitale à l’administration Trump. Les comptes Twitter @RogueNASA, @AltUSNatParkService ou encore @ActualEPAFacts sévissent depuis quelques jours sur le célèbre réseau social pour “résister contre la censure des faits et de la science [par le nouveau président américain]”. C’est du moins ce qu’assure, dans sa description, le compte “alternatif” du département de l’agriculture AltUSDA.

Leur point commun à tous : ce sont des faux comptes d’agences publiques officielles américaines. Mais leurs administrateurs affirment être des vrais employés de ces institutions. Ils veulent ainsi protester contre ce qu’ils appellent une administration hostile à la réalité scientifique et qui promeut des “faits alternatifs”, le concept développé par la conseillère spéciale de Donald Trump, Kellyanne Conway pour défendre le chef de l’État. “Si publier des faits et informations scientifiques depuis un faux compte Twitter est notre seule option pour résister pendant quatre ans, nous le ferons”, affirme ainsi @RogueNASA.

Annonce d’utilité publique : “la médecine alternative” est basée sur les “faits alternatifs”

Public Service Announcement:

“Alternative Medicine” is kinda based on “Alternative Facts” #vaccineswork#vaccinesdontcauseautism

— Alternative NIH (@Alt_NIH) 25 janvier 2017

Le succès de ces comptes va grandissant : la plupart d’entre eux sont suivis par plus de 20 000 internautes. Le compte “rebelle” du service des parcs publics a même près de trois fois plus d’abonnés (près d’un million) que le fil officiel de cette agence.

Tout est parti de vrais comptes d’agences gouvernementales

Avant même l’apparition de ces comptes alternatifs, les premières critiques, à peine voilées, contre le nouveau président émanaient de comptes officiels d’agences étatiques. Le département américain de la Défense soulignait, il y a quelques jours, “que les messages sur Twitter en disent parfois long sur la santé mentale de quelqu’un”. Une allusion assez claire à la propension de Donald Trump à gazouiller sans retenue. Le compte du service des parcs publics avait, lui, retweeté les images comparant la foule rassemblée lors de la cérémonie d’investiture de Barack Obama en 2009 et à celle réunie devant le Capitole à Washington le 20 janvier 2017. Quant au fil Twitter du parc national des Badlands, une série de messages, posté sur celui-ci le 23 janvier, rappelait les effets du réchauffement climatique.

La plupart des tweets les plus ouvertement anti-Trump ont été rapidement effacés. Mais ils avaient eu le temps de faire le tour du Web. Leur disparition a éveillé des soupçons de censure. Surtout que la nouvelle équipe dirigeante a été accusée par Reuters d’avoir demandé à au moins deux administrations – l’Agence environnementale et le département de l’Agriculture – de communiquer le moins possible avec le public et les médias, que ce soit par le biais des réseaux sociaux ou des communiqués de presse. Pour les uns c’est le signe de l’hostilité d’un gouvernement qui compte plusieurs climatosceptiques en son sein à l’égard de la communauté scientifique. Pour les plus cléments, il s’agirait juste d’une période de mise au point en interne durant laquelle Donald Trump ne voudrait pas qu’il y ait trop de confusion entre le discours gouvernemental et celui des administrations publiques. La Maison Blanche a affirmé, mercredi 25 janvier, ne pas chercher à museler la science.

L’existence de @TheAltEPA m’a fait rire hystériquement et avec tristesse. Un monde où tous ces comptes alt deviennent nécessaire.

The existence of @TheAltEPA made me laugh hysterically with sadness. A world where all these #Alt accounts are now necessary.

— Yalda (@yalginia) 25 janvier 2017

Qui est derrière ces comptes ?

C’est cette crainte de se retrouver sans voix pendant quatre ans qui a suscité la multiplication des comptes Twitter “alt”. Si l’intention semble louable à beaucoup de commentateurs – du Guardian britannique au quotidien New York Times -, certains soulignent les limites de l’exercice. Ce cyber-maquis scientifique risque de discréditer les comptes officiels de toutes les agences gouvernementales, soutient le magazine Forbes. Les internautes pourraient finir par penser que seuls ceux qui tweetent, par exemple, depuis @rogueNASA défendent l’intégrité de la recherche par opposition au compte officiel de l’agence spatiale.

Un raccourci d’autant plus dangereux que personne ne sait qui est vraiment à la manette derrière ces comptes Twitter. Plusieurs autres médias ont essayé sans succès d’entrer en contact avec ces résistants autoproclamés. “Il pourrait s’agir d’un opération sophistiquée de pirates informatiques qui créent d’abord un climat de confiance en tweetant des vrais faits scientifiques avant de poster des liens qui, eux, renverront vers des sites piratés contenant des virus”, avance Forbes. Une hypothèse extrême à laquelle peu adhèrent, mais tous assurent que la crédibilité de la démarche serait renforcée par un peu plus de transparence.

Première publication : 26/01/2017

Au lendemain des révélations sur les emplois présumés fictifs de son épouse Pénélope et l’ouverture d’une enquête, François Fillon va fournir au parquet financier un certain nombre de pièces pour répondre aux accusations.

Face à la polémique, François Fillon a décidé de riposter. Pour répondre aux accusations d’emplois fictifs de son épouse, le candidat du parti Les Républicains (LR) à la présidentielle va livrer de premiers éléments à la justice dès jeudi 26 janvier, afin de prouver que Penelope Fillon a bien travaillé à son service.

“Ce matin même, dans quelques heures, dès que les bureaux seront ouverts, l’avocat de François Fillon prendra l’attache du procureur financier et dans la journée même il se déplacera avec un certain nombre de pièces”, a ainsi déclaré sur Europe 1 Bruno Retailleau, patron des sénateurs LR et proche du candidat de la droite à la présidentielle.

“Nous donnerons très vite à la justice l’ensemble des éléments”, a-t-il assuré, “parce que les choses sont trop graves”. “Il n’est pas question de laisser prendre en otage une campagne présidentielle, c’est la raison pour laquelle François Fillon veut apporter à la justice très rapidement un certain nombre d’éléments”, a aussi expliqué le sénateur de Vendée, assurant que “cette affaire fera pschitt”.

#PenelopeFillon : Cette histoire fera pshitt. Il n’est pas question de laisser prendre en otage la campagne, les choses sont trop graves. pic.twitter.com/tjJ6K56pnv

— Bruno Retailleau ن (@BrunoRetailleau) 26 janvier 2017

L’ouverture d’une enquête

L’ancien Premier ministre a demandé mercredi à être reçu “dans les plus brefs délais” par le parquet national financier (PNF), qui a ouvert une enquête sur des faits présumés de détournement de fonds publics, d’abus de biens sociaux et recel. Sur le front médiatique, François Fillon sera également l’invité du journal de 20 heures de TF1 jeudi soir.

Dans un article publié mardi soir, Le Canard enchaîné avait révélé que son épouse a été rémunérée huit ans comme attachée parlementaire par son époux et son suppléant à l’Assemblée nationale, et pendant 20 mois par le mensuel La Revue des deux mondes. Le journal dit n’avoir guère trouvé trace de ses activités, qui lui auraient rapporté plus de 500 000 euros bruts.

Avec Reuters et AFP

Première publication : 26/01/2017

Les reporters de RFI, Ghislaine Dupont et Claude Verlon, assassinés au Mali en 2013, auraient été tués en représailles à un problème dans le versement des rançons des otages d’Arlit au Niger, selon une enquête de France 2.

Une enquête journalistique diffusée jeudi 26 janvier dans l’émission Envoyé Spécial, sur France 2, relie l’assassinat des deux reporters français de RFI Ghislaine Dupont et Claude Verlon en 2013 au Mali, aux négociations complexes ayant abouti à la libération des otages d’Arlit.

Selon ce reportage, une grande confusion a entouré les négociations ayant conduit à la libération des otages Marc Féret, Thierry Dol, Pierre Legrand et Daniel Larribe le 29 octobre 2013, après plus de trois ans de captivité aux mains d’Aqmi (Al Qaïda au Maghreb islamique).

Otages d’Etat #Arlit Les témoignages de Marc Féret et Thierry Dol #EnvoyeSpecial

Enquête @GeoffreyLivolsi, M.Despratx, Cheick Amadou Diouara pic.twitter.com/h23EqXnG4s

— Envoyé spécial (@EnvoyeSpecial) 23 janvier 2017

Envoyé spécial, qui a enquêté une année sur le sujet, fait un lien entre ces libérations et la mort, quatre jours plus tard, des journalistes de RFI, dont les corps ont été retrouvés par des militaires français peu après leur rapt dans le nord du Mali.

Otages d’Etat : nos révélations #Arlit#RFI ce soir #EnvoyeSpecial

Enquête @GeoffreyLivolsi, M.Despratx, C.Amadou Diouara w/ @RFI@Mediapartpic.twitter.com/sZw51O0pIO

— Envoyé spécial (@EnvoyeSpecial) 26 janvier 2017

Un problème du versement des rançons

Selon Jean-Pierre Canet, rédacteur en chef de l’émission, des dizaines de millions d’euros de rançon ont été versés contre la libération des otages, employés des groupes Areva et Vinci à Arlit, au Niger. Mais la livraison de la rançon a pris du retard en raison de la concurrence entre plusieurs filières dans les négociations.

“Ce qui est sûr c’est qu’au bout du compte, cette concurrence va retarder la libération des otages, tout cela sur fond de passages de relais politiques, puisque ça commence sous Sarkozy et ça finit sous Hollande”, a-t-il dit sur France Inter.

Le reportage dévoile la guerre des réseaux que se sont menés les services français en lançant des initiatives parallèles, l’une émergeant de la DGSE, l’autre avec l’aval du ministère de la Défense, pour négocier la libération des otages d’Arlit. Il qualifie aussi de “personnage-clé” dans cette affaire le général Benoît Puga, chef d’état-major engagé sous Nicolas Sarkozy et resté en poste sous François Hollande.

Otages d’Etat #Arlit : le récit de JM. Gadoullet, ex-agent #DGSE

Enquête @GeoffreyLivolsi, M.Despratx, Cheick Amadou Diouara #EnvoyeSpecialpic.twitter.com/RFbtfmLdPS

— Envoyé spécial (@EnvoyeSpecial) 24 janvier 2017

Selon Jean-Pierre Canet, un problème dans le versement des rançons pourrait avoir conduit à l’assassinat des deux journalistes de RFI, qui auraient croisé le chemin des anciens geôliers des otages tout juste libérés.

Le reportage, dense, apporte autant d’éléments qu’il pose de questions. L’un d’entre eux est particulièrement troublant, relève RFI : les journalistes de France 2 révèlent que l’ordinateur personnel de Ghislaine Dupont, resté à Paris, était espionné depuis plusieurs semaines. Le 2 novembre précisément, juste avant l’enlèvement, sa boîte mail avait été vidée et l’ensemble de ses mots de passe modifiés, expliquent les enquêteurs.

Le silence des autorités françaises

Les autorités françaises, qui n’ont pas répondu aux sollicitations des auteurs du reportage, se sont toujours refusées à tout commentaire sur cette affaire, sur laquelle une information judiciaire a été ouverte en avril 2014.

Les trois magistrats instructeurs ont délivré une commission rogatoire internationale à l’intention des autorités maliennes. Une requête en déclassification déposée en 2016 a permis la mise à disposition des enquêteurs d’une centaine de documents.

À la veille de la diffusion d’Envoyé spécial, le gouvernement français a réagi en affirmant vouloir que la justice fasse toute la vérité sur ce dossier. “La volonté du gouvernement est de donner à la justice son droit de faire cette enquête pour trouver la vérité”, a commenté mercredi le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll après le conseil des ministres.

Avec AFP

Première publication : 26/01/2017

Après des accusations de parlementaires sur l’utilisation de frais de représentation d’Emmanuel Macron pour son mouvement alors qu’il était ministre de l’Économie, En Marche ! a répondu qu’il n’avait rien à se reprocher.

Emmanuel Macron a répondu à la polémique autour de ses frais de représentation lorsqu’il était ministre de l’Économie. Alors que des députés l’ont accusé d’avoir utilisé cet argent comme rampe de lancement pour ses ambitions présidentielles, son mouvement En marche ! a assuré, jeudi 26 janvier, que ces attaques étaient sans fondement.

“Aucun centime du budget du ministère de l’Économie […] n’a jamais été utilisé pour En Marche !. Toute affirmation du contraire est purement et simplement diffamatoire”, affirme le mouvement dans un communiqué.

Le communiqué publié sur Facebook par l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron

“J’ai toujours respecté les règles de la République”

Le candidat à la présidentielle avait déjà appelé, mercredi, “ceux qui diffament” à s’occuper “de leurs propres turpitudes”. “Il faut que ces parlementaires fassent attention parce que la diffamation a un sens juridique”, a-t-il déclaré à RTL et Radio France, en marge d’un déplacement au Liban. “J’ai toujours respecté les règles de la République avec beaucoup de scrupules”, a-t-il ajouté.

Le ministre de l’Économie Michel Sapin lui a également apporté son soutien. Il a assuré, jeudi, qu’Emmanuel Macron “n’avait pas dépensé plus” d’argent qu’il n’en avait le droit en frais de représentation à Bercy. “Cette information n’a pas de sens. Macron n’a pas dépensé plus que ce à quoi il avait droit très naturellement dans un ministère comme le nôtre”, a affirmé Michel Sapin sur La chaîne parlementaire.

Cette polémique fait suite à la parution le 20 janvier dans le Figaro d’un extrait du livre des journalistes Marion L’hour et Frédéric Says, “Dans l’enfer de Bercy”. Selon ces derniers, “Emmanuel Macron a utilisé à lui seul 80 % de l’enveloppe annuelle des frais de représentation accordée à son ministère par le Budget”.

Avec AFP

Première publication : 26/01/2017

Benoît Hamon a, semble-t-il, nettement dominé le débat de l’entre-deux-tours jeudi face à Manuel Valls. La Twittosphère a jugé la prestation du désormais favori de la primaire de la gauche “excellente” car il avait “bien préparé ses dossiers”.

Si ce débat avait été un match de boxe, Benoît Hamon aurait gagné face à Manuel Valls par K.O, à en croire la Twittosphère. “Valls Out”, a conclu de façon cinglante @janmrs quand @Matthkrav a préféré ironiser sur un “Hamon qui fait Valls(er) son adversaire avec ses arguments”. “C’est clairement Hamon qui mène la danse. Il propose, Valls s’oppose”, a, pour sa part, résumé @EugenieBastie.

Tout au long du débat de l’entre-deux-tours de la primaire de la gauche, jeudi 25 janvier, le candidat arrivé en tête avec 35 % des voix semble avoir nettement dominé les échanges. Jugé “excellent à l’oral” et “très pédagogue” par ‏@marclandre, il s’est aussi illustré, selon @sthevenard, “comme un des rares candidats depuis longtemps à proposer une vision sociétale pour le futur. Il a “bien préparé ses dossiers, c’est clair, précis, détaillé, note @Mat_mmi. C’est assez convaincant !” Même constat chez @deborzeck : “Je suis surpris par l’assurance de Benoît Hamon. Manifestement, il a bossé sur son programme” alors que selon lui, “Manuel Valls a perdu le feu sacré.Trop long ! Mal structuré ! Moins préparé que son adversaire.”

>> À lire aussi : Valls ne parvient pas à déstabiliser Hamon lors du dernier débat

Manuel Valls est “très mal à l’aise”, a constaté @nicolarsouil, et a “manqué de crédibilité au vu de son bilan”, a jugé @pilmolt. “Il va avoir du mal, son discours est beaucoup moins fort que celui d’Hamon”, a noté @Ayohann91. Finalement, @Vincent_Drouvot s’est interrogé sur la pertinence de ses idées : “C’est quoi son programme à part continuer à faire ce qu’il faisait en temps que Premier ministre ?”

“Le premier à parler du sport-santé”

À chaque thème abordé, Benoît Hamon a, semble-t-il, engrangé des points. Sur le travail, l’ancien ministre de l’Éducation a séduit par sa volonté de reconnaître les pathologies liées au travail, telles que le burn-out. “J’aime bien le concept de société bienveillante évoqué par Hamon”, a relevé @unblogunemaman. “Il est le premier, a souligné ‏@joachimguffroy, à parler de la thématique du sport-santé comme moyen de prévention face aux maladies”.

Ses idées sur l’environnement ont également séduit la Twittosphère. ‏Pour l’un de ses soutiens, le député @gerardsebaoun, “il est très à l’aise sur la santé environnementale quand il affirme la nécessité de combattre tous les lobbies”. Sur la laïcité, la balance a encore penché du côté du candidat social-écologiste : “Il est vraiment mieux niveau laïcité”, a twitté @Bbwikicarter. “Merci à Benoît Hamon de faire entendre la voix des musulmans de France contre un Valls qui nous a instrumentalisés”, a indiqué ‏@MOUNIA72. Même succès quand Benoît Hamon a utilisé sa carte blanche pour parler de la culture. “Un sujet jusqu’alors absent des débats télévisés. Enfin !”, s’est réjoui @anthony_alarcon, soutien d’Arnaud Montebourg, battu lors du premier tour de la primaire, qui a appelé à voter pour Benoît Hamon.

“Hamon vit à Disneyland”

Mais les détracteurs du député des Yvelines se sont aussi fait entendre. “Tout ce que propose @benoithamon sans augmentation d’impôt n’est pas possible”, a dénoncé @MickaelBellance, soutien de Manuel Valls. “Pas d’augmentation d’impôt ! mais où trouver le financement pour financer les 45 milliards du revenu universel ?”, s’est insurgé @nicolas_chabert. “Il promet beaucoup quand même, les milliards lui brûlent les doigts“, a pointé @jeffhnz. “Il vit à Disneyland, c’est pas possible”, a ironisé @Oboo13. La meilleure attaque de la soirée à son encontre reste peut-être signée @LibreSportif : “Si vous avez été convaincus par @benoithamon sachez que l’original puissance 10 se trouve chez @JLMelenchon”.

Pour autant, si Manuel Valls s’est acharné à démonter le programme utopique et rêveur de son adversaire, il a peiné à faire valoir ses idées. Les internautes ont d’ailleurs relevé que l’ancien Premier ministre s’est présenté comme le “candidat de la feuille de paie”, slogan piqué à Arnaud Montebourg. “Mais les électeurs de #Montebourg2017 iront vers #Hamon2017 “, rappelle avec ironie @FloLefebvre_pol. Même sa proposition innovante de se tourner vers l’Afrique n’a pas reçu d’écho positif sur la Toile. “Valls laisse l’Afrique tranquille, elle pas besoin de toi”, a taclé ‏@capaxepdro, à l’image de nombreux internautes.

Reste que pour d’autres, le débat a été fade et insipide et n’a pas permis de les départager. “Même costard, même coupe de cheveux, même façon de parler. La politique dans tout ce qu’elle offre de plus cliché”, a relevé @BastienParisot. @EBonnehon a aussi trouvé le débat sans intérêt : “Entre Hamon, un rêveur fatigant et Valls, un satisfait imbu de lui-même. ..ça ne me fait pas vibrer”. Elle ira voter blanc.


Première publication : 26/01/2017