Archive for January 26th, 2017

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L’Allemagne a dépensé 21,7 milliards d’euros en 2016 pour financer l’accueil des réfugiés. Une politique coûteuse qui, pourtant, n’a pas mis les finances de Berlin à mal.

Près de 22 milliards d’euros. C’est la somme que l’Allemagne a dépensé en 2016 pour gérer l’afflux de migrants et réfugiés, a révélé le gouvernement allemand vendredi 27 janvier. C’est la première fois que Berlin chiffre précisément le coût annuel de la politique d’accueil voulue par Angela Merkel et défendue contre vent et marée populiste par la chancelière. Malgré ce coût, Berlin affiche une santé budgétaire à toute épreuve… en partie grâce à l’apport économique des réfugiés.

Les 21,7 milliards d’euros ont aussi bien servi à l’accueil des nouveaux arrivants qu’à l’accompagnement de ceux qui étaient déjà sur le territoire. En 2016, l’Allemagne a accueilli 280 000 personnes cherchant à fuir des zones de conflits, soit près de trois fois moins qu’en 2015 (890 000).

Sept milliards d’euros pour lutter contre les causes de la crise

La plus importante partie de cette somme – 9,3 milliards d’euros – a été versée par l’État aux Länders (les régions) et villes pour organiser les centres d’accueil et apporter les soins de première nécessité aux nouveaux arrivants. Les Länders, et tout particulièrement la Bavière, s’étaient plaints en 2016 d’un manque de soutien financier de Berlin pour faire face à la situation. L’État avait alors décidé d’augmenter de 2,6 milliards d’euros par an sa participation à l’aide pour l’accueil des réfugiés, gérée au niveau local.

Berlin a également beaucoup dépensé : 7,1 milliards d’euros, pour “lutter contre les causes de la crise migratoire”, d’après le document budgétaire qui détaille le coût de cette politique. L’Allemagne a ainsi multiplié par trois son “aide directe aux zones en crise” (Syrie, Afghanistan ou encore Irak) qui s’est établi en 2016 à 1,4 milliard d’euros. Le reste de la somme a servi notamment à soutenir financièrement des ONG qui aident les populations dans les régions en guerre ou dans d’autres pays d’accueil comme la Turquie.

Le volet administratif de la politique migratoire allemande a aussi un coût. Entre les programmes d’intégration – comme les cours d’Allemand -, les frais d’enregistrement des migrants et l’obligation d’engager et de former du personnel spécialisé, les mesures d’accompagnement (simplification administrative, gratuité de certaines démarches), l’État a dépensé 5,3 milliards d’euros.

Six milliards d’excédent budgétaire

La somme peut paraître élevée, d’autant que le gouvernement prévoit une charge financière similaire pour 2017 (22 milliards d’euros), mais elle correspond aux projections effectuées par les principaux instituts économiques allemands dès 2015. L’Institut der Deutschen Wirtschaft (Institut de l’Économie allemande) avait calculé, qu’en 2016, l’accueil des migrants coûterait 22,6 milliards d’euros. Mais, contrairement au gouvernement, elle prédit qu’en 2017, le coût allait fortement augmenter pour atteindre 27 milliards d’euros.

Cette coûteuse politique n’a cependant pas mis les finances allemandes à mal, n’en déplaise aux détracteurs du choix d’Angela Merkel, en faveur de l’accueil des réfugiés. Au contraire : le pays a dégagé un excédent budgétaire de près de six milliards d’euros en 2016, se plait à souligner le gouvernement.

Cette bonne santé budgétaire s’explique par la forte hausse des recettes fiscales, dopée par la croissance… et les conséquences économiques bénéfiques de l’arrivée de plus d’1,5 millions de personnes en Allemagne. “La politique d’accueil peut être considérée comme un immense programme de relance économique”, affirme au quotidien Suddeutsche Zeitung Ferdinand Fichtner, économiste à l’Institut de recherche économique. Hausse de la consommation, dépenses de santé, de loyers et forts investissements dans l’immobilier : pour cet expert “environ 90 % de l’argent dépensé par l’État a ainsi été remboursé”.

Première publication : 27/01/2017

Le candidat de la droite François Fillon a évoqué jeudi soir l’hypothèse d’un désistement en cas de mise en examen dans l’affaire de l’emploi présumé fictif de son épouse. Mais chez Les Républicains, rien n’est prévu pour répondre à un tel scénario.

Quel plan B pour Les Républicains si leur candidat, François Fillon, était contraint de renoncer ? En affirmant, jeudi 26 janvier sur TF1, qu’il renoncerait à sa candidature à l’élection présidentielle en cas de mise en examen dans le cadre de l’affaire de l’emploi présumé fictif de son épouse, François Fillon a ouvert la porte à…l’inconnu. Car rien n’est prévu en cas de défaillance du candidat.

“Il n’y a rien de prévu”, confirme à France 24 le porte-parole de François Fillon, Thierry Solère, par ailleurs membre du comité politique du parti Les Républicains et président du comité d’organisation de la primaire.

>> À voir : “Affaire Penelope”, François Fillon dans la tourmente ?

Les statuts officiels du parti Les Républicains, qui datent de mai 2015, n’abordent pas non plus cette question. L’article 38 stipule que “le candidat à la présidence de la République soutenu par le Mouvement est désigné à l’occasion d’une primaire ouverte à l’ensemble des citoyens”. Il précise également qu’il “n’est pas organisé de primaire lorsque le président de la République est issu du Mouvement et candidat pour un second mandat”. Mais l’éventualité du désistement du candidat vainqueur de la primaire n’a pas été envisagée.

L’hypothèse d’un “repêchage” du candidat arrivé en seconde position est d’ores et déjà à écarter. Interrogé vendredi matin en marge d’une réunion de Bordeaux Métropole, Alain Juppé a “clairement et définitivement” exclu l’éventualité d’être ce recours. “Nous n’en sommes pas là, François Fillon a apporté des éléments qui sont convaincants, je suis persuadé qu’il pourra poursuivre sa campagne”, a-t-il ajouté.

“Les instances du parti vont devoir plancher sur cette éventualité”

Les options ne sont de toute façon pas très nombreuses pour le parti Les Républicains. Organiser une nouvelle primaire si peu de temps avant les scrutins des 23 avril et 7 mai est de toute évidence impossible.

En cas d’empêchement de François Fillon c’est donc au bureau politique des Républicains qu’il reviendra de désigner un candidat de substitution. Le vainqueur de la primaire a depuis repris le contrôle de l’appareil et se trouve en situation de peser sur ce choix, même si des renversements d’alliance peuvent toujours se produire.

L’enquête préliminaire ouverte – dans un temps record – par le parquet financier n’aboutira peut-être pas avant l’élection présidentielle. Mais François Fillon s’est lui-même mis une épée de Damoclès au-dessus de la tête.

>> À lire : Le Canard Enchaîné accuse la femme de François Fillon d’avoir occupé un emploi fictif à l’Assemblée

“C’est une vraie question, reconnaît Thierry Solère. Même si elle n’est pas du tout d’actualité aujourd’hui car François Fillon n’est pas mis en examen, les instances du parti vont devoir plancher sur cette éventualité afin de prévoir ce qu’il faudra faire.”

Question d’autant plus urgente que le temps ne joue pas en faveur des Républicains. La date limite du dépôt des candidatures à la présidentielle est en effet fixée au vendredi 17 mars. Si François Fillon devait être mis en examen après cette date, et s’il respectait son engagement, la droite républicaine n’aurait tout simplement pas de candidat à la présidentielle.

À moins qu’un autre candidat ne se déclare entre-temps…

Première publication : 27/01/2017

Trois mois après son ouverture, le centre d’accueil de migrants situé porte de la Chapelle, à Paris, est critiqué par des associations qui le jugent inadapté. France 24 est l’une des rares télévisions à y avoir eu accès. Reportage.

C’est sous une bulle que commence le parcours. Chaque jour, 50 hommes, seuls, sont reçus au centre humanitaire de la porte de la Chapelle, dans le nord de Paris, où ils avaient réussi à obtenir un rendez-vous quelques jours plus tôt.

Parmi eux des Soudanais, des Érythréens et une majorité d’Afghans. Jan Stanikzai est l’un deux. Il est arrivé en France il y a sept mois, après avoir traversé l’Iran, la Serbie puis l’Italie. Aujourd’hui, après trois nuits passées dehors, il est enfin pris en charge.

>> À lire sur France 24 : “Le centre humanitaire de Paris sous le feu des critiques”

Pendant 20 minutes, mais hors caméra, Jan, aidé d’un traducteur, raconte son parcours à un travailleur social. Une fois enregistré, il est dirigé vers sa chambre. Au préalable, des bénévoles d’Emmaüs lui ont distribué des draps, une trousse de toilette et une carte jaune qui fait office de laissez-passer dans le centre.

Dans chacune des chambres, appelées cabanes, quatre hommes cohabitent et les communautés sont mélangées. “Notre rêve était de venir en France et d’y vivre, affirme Jan. Bien sûr, si la paix revient dans mon pays j’y retournerai. Mais d’abord, ici, je vais essayer d’apprendre la langue parce que c’est indispensable.”

>> À lire sur France 24 : De Khartoum à Boulogne-Billancourt : des migrants veulent devenir de “vrais intégrés”

Comme Jan, ils sont 400 à être hébergés sur place pendant 5 à 10 jours. Période durant laquelle les bénévoles les aident dans leur démarche de demande d’asile. Depuis son ouverture à la mi-novembre, 3 100 hommes ont séjourné au centre, 2 400 d’entre eux ont été réorientés vers des centres d’accueil de province.

Première publication : 27/01/2017

À la suite de la diffusion de l’enquête de l’émission Envoyé Spécial, France Médias Monde (FMM) souhaite que la justice se saisisse des éléments révélés dans le documentaire sur l’assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon.

Une enquête journalistique diffusée jeudi 26 janvier dans l’émission Envoyé Spécial, sur France 2, relie l’assassinat des deux reporters français de RFI Ghislaine Dupont et Claude Verlon en 2013 au Mali, aux négociations complexes ayant abouti à la libération des otages d’Arlit.

Selon ce reportage, une grande confusion a entouré les négociations ayant conduit à la libération des otages Marc Féret, Thierry Dol, Pierre Legrand et Daniel Larribe le 29 octobre 2013, après plus de trois ans de captivité aux mains d’Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique).

Ghislaine Dupont et Claude Verlon étaient à Kidal quelques semaines plus tard pour la préparation d’une journée spéciale prévue sur les antennes de RFI à la veille de l’ouverture des “Assises du Nord Mali” et des élections législatives maliennes. Après la libération des otages d’Arlit, alors qu’ils arrivaient à Kidal, ils ont bien sûr évoqué cet évènement avec leurs interlocuteurs sur place.

>> À lire sur France 24 : “L’assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon lié aux otages d’Arlit selon Envoyé spécial”

Certains témoignages et éléments du reportage de France 2 laissent apparaître des liens entre les opérations ayant mené à la libération des otages d’Arlit et l’assassinat des deux reporters de RFI, filiale du groupe France Médias Monde. Le documentaire révèle, par ailleurs, que des manipulations troublantes auraient été effectuées sur l’ordinateur personnel de Ghislaine Dupont.

“On sait que le 2 novembre, une demi-heure avant l’enlèvement de Ghislaine, quelqu’un s’introduit dans son appartement, les mots de passe sont changés (…), plusieurs données sont volées, et l’ensemble de ses courriels sont supprimés sur cet ordinateur”, explique à France 24 Geoffrey Livolsi, journaliste à Envoyé spécial.

Le reportage dévoile la guerre des réseaux que se sont menés les services français en lançant des initiatives parallèles, l’une émergeant de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), l’autre avec l’aval du ministère de la Défense, pour négocier la libération des otages d’Arlit. Il qualifie aussi de “personnage-clé” dans cette affaire le général Benoît Puga, chef d’état-major engagé sous Nicolas Sarkozy et resté en poste sous François Hollande.

Geoffrey Livolsi précise qu’il n’y a eu aucune réaction des autorités françaises et maliennes à la suite du reportage, mais révèle que 24 heures avant la diffusion du documentaire, “la DGSE nous a fait une réponse par écrit, ce qui est très rare et surprenant, expliquant que Pierre-Antoine Lorenzi, reconnu par le ministère de la Défense, et reconnu non officiellement comme le négociateur de la libération de otages d’Arlit, n’avait jamais eu le moindre rôle dans cette négociation (…) et qu’il n’y avait aucun lien à ce stade entre l’affaire des otages d’Arlit et l’assassinat de Ghislaine et Claude”.

France Médias Monde, partie civile dans l’enquête sur les circonstances de la mort de ses deux collaborateurs, souhaite que la justice se saisisse de ces éléments et mandate ses avocats afin qu’ils demandent au juge d’instruction de poursuivre les investigations sur ces points.

La direction de France Médias Monde est plus que jamais attachée à ce que la justice établisse la vérité sur l’assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon afin que les coupables soient arrêtés, jugés et punis.

Première publication : 27/01/2017

La marché du halal ne cesse de se développer depuis les années 1980. Pourtant, selon Florence Bergeaud-Blackler, qui publie “Le marché halal ou l’invention d’une tradition”, il ne s’agit pas d’une obligation religieuse.

C’est le fruit de la rencontre entre capitalisme et islam. Nourriture, vêtements, maquillages, banques… Le halal (licite) est partout mais est-ce une obligation religieuse ? Pour l’anthropologue Florence Bergeaud-Blackler, qui vient de publier “Le marché halal ou l’invention d’une tradition” (Éd. Seuil), la réponse est catégorique. Si le porc, le sang et l’alcool sont formellement interdits dans le Coran ou la Sunna (les dires et les gestes du prophète), aucune norme ou comportement n’est en revanche imposé. Seule une prescription alimentaire propre à l’abattage des animaux existe. Les bêtes doivent être tuées “par blessure lors de la chasse, par saignée soit au niveau de la gorge, soit au niveau du sternum de l’animal”, écrit la chercheuse.

Le marché halal est une “tradition inventée” apparue au début des années 1980, explique la chercheuse du CNRS, qui reprend ainsi le concept développé par l’historien britannique Eric Hobsbawm. “Manger halal se présente aujourd’hui comme une pratique obligatoire pour les musulmans alors même que cette expression n’existait pas dans le monde musulman avant que les pays industriels ne l’y exportent”. Pour Florence Bergeaud-Blackler, qui étudie la question depuis 20 ans, elle s’est surtout imposée dans les pays non musulmans grâce aux diasporas. “Un sondage récent de l’Institut Montaigne a montré que 40 % de la population musulmane de France considère que manger halal est un pilier de l’islam, ce qui est faux”, regrette la chercheuse au CNRS.

L’industrie du halal serait née de la “rencontre non programmée entre le néo-fondamentalisme et le néo-libéralisme. À ce moment-là, ces deux idéologies triomphent sur la scène internationale, poursuit-elle. Cette rencontre va changer le sens théologique de halal qui de ‘permis’ devient ‘prescrit’, ce qui est la marque du fondamentalisme”. En 1979, juste après la Révolution islamique en Iran, l’ayatollah Khomeiny interdit la nourriture en provenance des pays non musulmans et en particulier la viande. Mais, face aux pénuries provoquées par l’embargo, l’Iran est contrainte d’infléchir sa position. Si elle décide d’importer de nouveau de la viande des pays occidentaux, elle impose une “islamisation” de l’abattage. Un protocole industriel halal est ainsi mis en place mais sans être fixé par les religieux. “Ce marché est facilité par l’existence d’un droit dans les pays séculiers, qui reconnaît l’abattage rituel, initialement établi pour les diasporas juives”.

D’autres pays musulmans, comme les pays du Golfe, la Malaisie ou encore la Turquie s’engouffrent alors dans la voie ouverte par Téhéran. Une codification complexe et de plus en plus élargie s’impose alors. Le consommateur musulman est né.

Un marché convoité en France

En France, qui compte entre 4 à 5 millions de musulmans, le marché halal est devenu une poule aux œufs d’or. Selon le cabinet Solis, spécialisé dans les études marketing ethniques, il s’évalue entre 5,5 et 7 milliards d’euros. Dans le cas de la viande, la certification n’étant pas encadrée par la loi, les organismes de contrôle se sont multipliés. Seules les mosquées de Lyon, de Paris et d’Évry sont habilitées par les pouvoirs publics à délivrer les cartes de sacrificateurs. En revanche, les organismes de contrôle, qui garantissent le respect des normes halal, peuvent être créés par tout un chacun et sans aucun agrément religieux. “Les producteurs sont obligés d’employer un sacrificateur habilité par l’une des trois mosquées mais ne sont nullement contraints d’avoir recours à une agence de certification halal”, écrit Florence Bergeaud-Blackler. Rien ne les empêche d’apposer eux-mêmes la mention halal sur leurs produits”. Mettre une étiquette halal sur du porc est en revanche illégal.

Si de nombreux scandales ont éclaboussé le marché du halal, comme des produits faussement étiquetés licites, des traces de porc retrouvées dans des merguez – on parle même d’un halalgate – son succès en France ne se dément pas. Bien au contraire. Les consommateurs sont toujours plus nombreux, tout comme ses hérauts. De quoi susciter la crainte d’une utilisation du marché halal par des franges rigoristes comme les salafistes ou les Frères musulmans pour promouvoir leur vision de l’islam.

Le danger du rigorisme religieux

Manger exclusivement halal pourrait par exemple avoir pour conséquence de couper le consommateur de l’espace public mais aussi de toute forme de sociabilité, selon la Florence Bergeaud-Blackler. “Diviser en deux l’espace entre le permis et l’interdit crée une certaine anxiété sociale et conduit à des conduites d’évitement, regrette la chercheuse dans son ouvrage. Quand vous mangez exclusivement halal, vous pouvez éviter d’inviter quelqu’un qui ne mange halal chez vous par crainte qu’il vous invite à son tour. C’est d’autant plus vrai que ces conduites d’évitement sont accompagnées d’un discours de rejet de la nourriture. La confusion entre halal et pureté est préoccupante”.

L’auteure met également en garde contre ce qu’elle appelle le halal “umnique”, fait par et pour les musulmans. Jusqu’en 2005, les non-musulmans pouvaient fabriquer des produits licites à condition qu’ils respectent les normes et les codifications internationales. Depuis cette date, les pays du Golfe mais aussi la Turquie considèrent qu’ils ont été dépossédés du contrôle de la norme halal par les Occidentaux et se sont lancés dans une sorte de “surenchère technico-rituelle”. “Ils considèrent qu’ils doivent contrôler la norme halal tout au long du processus de production, de la finance à la consommation, et ainsi faire advenir une économie islamique globale qui inclut les pays musulmans et diasporas (l’Umma ou Oumma, la communauté, NDLR)”.

Acheter et consommer des produits islamiques reviendrait pour certains à se conformer aux préceptes du prophète. Une nouvelle façon d’accéder au paradis éternel.

Première publication : 27/01/2017