Archive for January 29th, 2017

La stratégie de crise de François Fillon dans l’affaire Penelope est montée en puissance, dimanche, lors du meeting de La Villette. La mise en scène de son épouse, présentée comme une victime, était notamment au cœur du dispositif.

Pour Romain Mouton, fondateur de l’agence RM Conseil et expert en communication de crise, la stratégie de François Fillon, qui consiste notamment à ne pas céder à la pression médiatique et à en dire le moins possible sur les faits, colle à l’image du candidat qui se veut “droit dans ses bottes”. Selon lui, rien ne dit que cette affaire Penelope emportera la candidature Fillon.

France 24 : Après des réponses peu convaincantes, peut-on dire que la stratégie de communication du clan Fillon est montée en puissance le week-end dernier ?

Romain Mouton : C’est vrai qu’il y a eu un retard à l’allumage chez François Fillon et son équipe. Ils n’ont pas tout de suite pris la mesure de cette affaire et des conséquences qu’elle pouvait avoir. Et de fait, dans les premières heures, voire les premiers jours qui ont suivi les révélations du Canard Enchaîné, ni François Fillon, ni ses porte-parole n’avaient de stratégie ou d’éléments de langage calés. On sent bien, en revanche, que cela a changé depuis le 20 heures de TF1, jeudi soir, moment où les éléments de langage ont commencé à émerger. Il y a ensuite eu une interview posée dans le Journal du Dimanche et enfin ce discours de La Villette marqué par des images fortes que tout le monde retient : la remise d’un bouquet de fleurs, la main posée de François Fillon sur celle de sa femme, les larmes de Penelope, les mots forts prononcés par son mari à la tribune. Tout a été fait pour la présenter comme une victime.

>> À lire : À La Villette, François Fillon et la droite font bloc contre les attaques

Le choix a visiblement été fait de ne pas répondre sur le fond de l’affaire et de jouer la carte de l’émotion…

Il y a des moments où la crise est tellement forte que la réponse du politique est d’abord une réponse d’homme avant d’être celle d’un communicant. François Fillon a parlé avec son cœur, répétant notamment à plusieurs reprises combien il aimait sa femme. C’est aussi une stratégie de communication qui consiste à parler de l’humain plutôt que des faits. D’ailleurs, Florence Portelli, qui animait le meeting de La Villette dimanche, a appelé les femmes à se lever pour applaudir Penelope. Ce n’était pas anodin, il y avait là un appel “communautaire” de soutien entre femmes.

François Fillon fait par ailleurs le choix de laisser la justice faire son travail. Son argument est de dire qu’il s’expliquera devant la justice et qu’il ne veut pas se soumettre au tribunal médiatique. Cela va bien avec son image construite autour de sa fermeté et de sa volonté de ne pas s’étaler dans les médias. En cela, il est cohérent. Il ne cède pas à la pression médiatique.

Cette stratégie peut-elle être payante vis-à-vis des électeurs non acquis d’office à François Fillon ?

Tout peut arriver. On l’a vu lors des dernières élections, que ce soit à l’étranger ou en France lors des primaires de la droite et de la gauche. Les Français savent aussi peser le pour et le contre. En termes de communication, les choses peuvent se retourner très rapidement. On est actuellement dans une séquence de buzz médiatique. Mais à force de voir Fillon se faire taper dessus, les Français pourraient aussi vouloir prendre sa défense. Encore une fois, tout est possible. À ce stade, on ne peut pas affirmer que le Penelopegate ait tué Fillon.

Cela dit, je constate que son équipe de campagne n’a pas pris en compte les réseaux sociaux dans sa réponse, or toute communication de crise aujourd’hui doit être globale. Cette affaire est très commentée sur Internet et une pétition a notamment été lancée sur le site Change.org demandant à Penelope Fillon de rendre les 500 000 euros. Plus de 210 000 personnes l’ont déjà signée. Or rien n’a été prévu pour contrer ce mouvement sur les réseaux sociaux qui, même s’ils ne sont pas totalement représentatifs de la population française, restent une caisse de résonnance de l’opinion publique.

Première publication : 30/01/2017

Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a exprimé lundi 30 janvier ses “vœux sincères” de réussite à Benoît Hamon, candidat à la présidentielle, tout en le prévenant que la gauche “ne réussirait pas” sans “assumer le bilan” du quinquennat Hollande.

Au lendemain de la victoire de Benoît Hamon à la primaire de la gauche, Bernard Cazeneuve a prévenu le candidat du PS à la présidentielle que la gauche “ne réussira pas sans assumer le bilan du quinquennat de François Hollande”.

Lors de cette entrevue, lundi 30 janvier à Matignon, le Premier ministre a adressé ses “félicitations” et ses “vœux sincères” à l’ex-frondeur, tout en donnant dans le ton de l’avertissement et de la défense du bilan de la présidence Hollande, critiqué par Benoît Hamon. “La gauche a plus que jamais le devoir d’être à la hauteur” pour les élections, a déclaré le successeur de Manuel Valls, défait dimanche. “Je le dis clairement et nettement comme je l’ai dit à Benoît Hamon : elle ne pourra l’emporter que si elle est fière d’elle-même, fière de son histoire, fière de ce qu’elle a accompli, fière de son projet pour l’avenir”, a prévenu Bernard Cazeneuve.

>> En images : Benoît Hamon, l’éternel second du PS devenu premier

L’hommage de Cazeneuve à Valls

“La campagne électorale, si elle veut réussir, devra prendre appui sur les immenses progrès” du quinquennat, a-t-il précisé, citant “la généralisation du tiers payant, la réorientation de l’Union européenne” ou encore l’accord sur le climat.

“C’est à [Benoît Hamon] qu’il appartient de rassembler, de trouver les mots, les gestes, les thèmes pour se faire”, a souligné le Premier ministre. Qui en a profité pour rendre un hommage appuyé au vaincu de la primaire, Manuel Valls, saluant “son action, ses combats, son engagement à les mener”. “Manuel Valls est un homme d’État avec lequel je suis fier d’avoir gouverné”, a-t-il indiqué.

Sorti quelques minutes plus tôt de l’entretien d’une heure avec le Premier ministre, Benoît Hamon avait affirmé qu’il entendait “maintenir le cap” fixé lors de sa campagne de la primaire, même s’il “s’enrichirait des uns et des autres”.

Jeudi, c’est François Hollande, qui s’est abstenu jusqu’à présent de tout commentaire sur la primaire, qui recevra Benoît Hamon à l’Elysée.

Avec AFP

Première publication : 30/01/2017

Le procès du voleur présumé de cinq toiles de maître en 2010 au musée d’Art moderne de Paris s’est ouvert lundi devant le tribunal correctionnel de Paris.

C’est le procès d’un casse presque parfait qui s’est ouvert lundi 30 janvier devant le tribunal correctionnel de Paris : en 2010, cinq toiles de maître signées Picasso, Matisse, Modigliani, Braque et Léger avaient été volées au musée d’Art moderne de Paris. Arrêté en mai 2011, Vjéran Tomic, 49 ans, surnommé “l’homme-araignée”, avouera rapidement le vol, sans jamais donner le nom des commanditaires.

Deux hommes, dont l’un de ses contacts réguliers, sont poursuivis pour recel. Tous trois comparaissent libres. Pour avoir dérobé ou recelé des trésors, “en bande organisée”, ils encourent jusqu’à dix ans de prison. Une peine qui peut être doublée pour “l’homme-araignée”, compte tenu de la récidive légale : il compte déjà quatorze condamnations au casier pour des vols de bijoux et de toiles de maître chez de riches particuliers.

Peu avant le début de l’audience devant le tribunal correctionnel de Paris, aux journalistes qui l’interrogent, il répond, tout sourire : “Quel rôle j’ai eu ? Arsène Lupin”. Le gentleman cambrioleur autoproclamé affirme qu”il “rendrait bien les toiles à la police” s’il les avait encore.

Un butin estimé entre 100 et 200 millions d’euros

Cette nuit du 19 au 20 mai 2010, il est 3 h 30 quand la température chute brusquement au musée d’Art moderne de la ville de Paris. Une baie vitrée en plexiglas vient d’être descellée à l’aide d’une dévisseuse, le cadenas d’une grille coulissante sectionné : un homme est entré. La silhouette se glisse d’une salle à l’autre, vers la “Nature morte au chandelier” (1922) de Fernand Léger. Les rivets antivol fixés au tableau sont arrachés.

Voyant qu’aucune alarme ne se déclenche, l’audacieux continue sa déambulation. Aux enquêteurs, Vjéran Tomic dira qu’il venait pour le Léger, ne pensant pas pouvoir arriver jusqu’à la robe jaune de “La Femme à l’éventail” (1919) d’Amedeo Modigliani. Mais la chance lui sourit et il s’enhardit à décrocher aussi “Le Pigeon aux petits pois” (1911) de Pablo Picasso, “L’Olivier près de l’Estaque” (1906) de Georges Braque et une “Pastorale” (1906) d’Henri Matisse, des toiles qui lui “plaisent”.

Un butin estimé à près de 100 millions d’euros par la mairie de Paris, propriétaire des toiles, mais jusqu’à 200 millions par certains experts.

“Des chefs-d’œuvre d’une valeur inestimable, qui dépasse de loin la valeur marchande”, balaie le président de la 32e chambre, Peimane Ghalez-Marzban, qui souligne la “facilité déconcertante” avec laquelle le vol est commis en raison des “défaillances” de sécurité.

Au musée cette nuit-là, les trois gardiens ne voient rien, les détecteurs de mouvement sont défaillants depuis deux mois et les alarmes déclenchées par des bris de vitre hors service.

Un renseignement anonyme

C’est un renseignement anonyme qui mettra les policiers sur la trace de Vjéran Tomic. Sa silhouette athlétique a été repérée autour de l’esplanade du Trocadéro, voisine du musée, les jours qui précédent le vol. Son téléphone ou celui de ses proches ont borné dans cette zone à la période du vol.

Écoutes et surveillances permettent de reconstituer son emploi du temps à la sortie du musée : son téléphone le situe gare de Lyon puis dans un parking de Bastille. C’est là qu’il se serait délesté des tableaux au profit d’un premier receleur. Un second avouera avoir gardé les toiles un moment puis s’en être débarrassé, dans des poubelles.

Une thèse qui ne convainc pas les enquêteurs, la justice doit à présent trancher.

Avec AFP

Première publication : 30/01/2017

Dans le cadre de l’enquête préliminaire sur des emplois potentiellement fictifs, François Fillon et son épouse Penelope ont été entendus lundi par le parquet national financier.

L’épouse de François Fillon a-t-elle bien travaillé en contrepartie de ses rémunérations en tant qu’attachée parlementaire et collaboratrice à la “Revue des Deux Mondes” ? Pour tenter de répondre à cette question, le parquet national financier a entendu, lundi 30 janvier, le couple Fillon, selon des informations de BFM TV.

Le milliardaire Marc Ladreit de Lacharrière, propriétaire de La Revue des Deux Mondes, a aussi été entendu lundi par les policiers, a appris l’AFP auprès d’une source proche du dossier.

>>À lire : Pas de plan B prévu chez Les Républicains en cas de désistement de François Fillon

La justice, qui a ouvert une procédure la semaine dernière, cherche à déterminer si Penelope Fillon a bénéficié d’emplois fictifs. Selon des révélations du Canard Enchaîné, l’épouse du candidat de la droite à la présidentielle aurait touché environ 500 000 euros brut en huit ans comme attachée parlementaire, et 5 000 euros brut par mois pour sa collaboration comme “conseillère littéraire” à la Revue des Deux Mondes, entre mai 2012 et décembre 2013.

Avec Reuters et AFP

Première publication : 30/01/2017

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Le décret anti-immigration de Donald Trump a également fait des vagues dans le monde de la tech. Uber s’est retrouvé sur la sellette, des stars du web ont été accusées de timidité dans leur condamnation, et d’autres ont été applaudis. Explications.

Le décret anti-immigration du président américain Donald Trump a déjà fait une victime dans le monde de la tech : Uber. Les appels au boycott du célèbre service de VTC (véhicule de transport avec chauffeur) se sont multipliés aux États-Unis dimanche. Un hashtag spécifique, #DeleteUber a fait son chemin sur Twitter appelant les internautes à effacer l’application de leurs smartphone.

Lyft a donné un million de dollars à l’ACLU, Uber a tenté de profiter de la situation et affaiblir la cause [opposition au décret Trump]

Lyft gave 1 million dollars to support the ACLU

Uber tried to undermine the cause and profit

I support those who stand with us #DeleteUberpic.twitter.com/3Zpl2fse7l

— Cole Ledford (@ColeLedford11) 29 janvier 2017

Deux maux disqualifient Uber aux yeux des opposants au décret de Donald Trump, qui interdit pour 90 jours l’entrée sur le territoire américain de ressortissants de sept pays à majorité musulmane. D’abord, son fondateur, Travis Kalanick, a accepté de rejoindre l’équipe de conseillers économiques du nouveau président, peu avant son investiture. Une position devenue très inconfortable et que beaucoup lui demandent d’abandonner, au lieu de se contenter de quelques tweets d’opposition au décret présidentiel.

Uber s’est, de plus, illustré par un opportunisme qui n’a pas amélioré sa côte d’amour aux États-Unis, samedi 28 janvier. Alors que les chauffeurs de taxis new-yorkais, dont une part importante est de confession musulmane, organisaient un mouvement de contestation contre la mesure anti-immigration du président, en tentant de bloquer l’accès à l’aéroport JFK de New York, le service de VTC a décidé de couper l’augmentation automatique du prix en cas de forte demande. Une décision perçue une manière de profiter de la grève des taxis et de saper leur mouvement de révolte.

Pourtant, Travis Kalanick a déploré une mesure “qui va à l’encontre de toutes nos convictions” et Uber a mis en place un fond de trois millions de dollars pour aider juridiquement les chauffeurs du groupe qui pourraient avoir à pâtir du controversé décret.

Mais rien n’y a fait. Conséquence de cette situation “uberesque” : l’application du concurrent Lyft est devenue, pour la première fois, plus populaire que celle d’Uber aux États-Unis. De plus, ce service alternatif de VTC a enfoncé le clou en faisant un don d’un million de dollars à l’American civil liberties union (ACLU), la plus puissante des associations américaines de défense des droits civiques. Lyft s’est ainsi retrouvé dans le camp des entreprises tech encensées pour leur réaction au décret.

Des géants du web jugés trop timorés

Ce qui est loin d’être le cas de toutes les stars de la Silicon Valley. Les critiques, entre autres, de Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, Satya Nadella, le patron de Microsoft, ou encore Elon Musk, le fondateur de Tesla, contre la mesure sont apparues comme le minimum synidcal.

Des paroles, encore des paroles, toujours des paroles ont déploré plusieurs médias. “Il est compréhensible que ces dirigeants veuillent pouvoir avoir accès aux plus hauts cercles du pouvoir, mais lorsqu’un gouvernement franchit la ligne rouge sur un sujet aussi sensible que la diversité, il faut savoir agir avec plus de force”, résume le site américain geektime.

Ceux qui l’ont fait se comptent presque sur les doigts d’une main. Outre Lyft, la plateforme de sous-location Airbnb a donné la possibilité à ses loueurs de mettre à disposition des hébergements gratuits pour tous ceux qui se retrouvaient bloqués loin de chez eux, dans les aéroports ou les ville de transit, à cause du décret anti-immigration.

Google a, de son côté, mis en place un “fond de crise” d’un montant maximum de quatre millions de dollars, alimenté par les donations extérieures et celles d’employés du groupe, destiné à financer quatre associations de lutte pour les droits des immigrés et des réfugiés. Sergei Brin, co-fondateur de Google, a participé à une manifestation à San Francisco contre la mesure de Donald Trump.

Plusieurs personnalités de la Silicon Valley ont décidé de faire des dons personnels à l’ACLU. Le très influent investisseur Chris Sacca a ainsi versé 150 000 dollars à cette association, qui, durant le week-end, a reçu la somme record de 24 millions de dollars, soit “six fois [leur] moyenne annuelle de dons”, a précisé l’organisation.

Première publication : 30/01/2017

Air France dément avoir publié les noms des personnes recalées aux États-Unis sur un panneau d’appel à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle. La polémique était partie d’une photo relayée sur Twitter.

Tout a commencé avec le tweet d’une journaliste de Télérama, à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle, en région parisienne. Alors qu’elle s’apprête à embarquer, Julia Vergely prend en photo un panneau d’affichage situé à la porte d’embarquement de son vol. On y lit les noms incomplets, à consonnance arabe, de treize personnes. Elles sont invitées à se “présenter au comptoir service client”. La journaliste s’interroge – sans tirer de conclusion – sur un éventuel lien avec le décret anti-immigration de Donald Trump, signé vendredi.


Le tweet a été supprimé quelques heures après avoir été publié.

Le décret en question interdit l’entrée aux États-Unis des ressortissants de sept pays majoritairement musulmans, l’Irak, l’Iran, le Yémen, la Somalie, le Soudan et la Libye pendant une durée de quatre vingt-dix jours. Les Syriens sont, quant à eux, interdits d’entrée sur le territoire américain jusqu’à nouvel ordre.

En quelques heures, la photo de Julia Vergely fait le tour du Net. Elle est relayée des milliers de fois. Certains internautes dénoncent des méthodes d’un autre temps, n’hésitant pas à comparer Roissy à Vichy. D’autres se félicitent de la mesure. Mais la compagnie française s’est totalement inscrit en faux face à toutes ces allégations. “Aucun des passagers cités [sur ce tableau] n’étaient concernés par ce problème de restrictions”, indique-t-on au service de presse d’Air France, joint par France 24. Ces personnes ont été appelées pour des problèmes de “traitement commercial spécifique” comme des changements de sièges, des problèmes d’ESTA…

En France, on a toujours été très bon niveau collaboration.#AirFrancehttps://t.co/MESoyXZc8L

— Max (@MaximeHaes) 29 janvier 2017

“Contacter par SMS ou e-mail”

La compagnie aérienne a bien refusé d’embarquer une quinzaine de personnes depuis la signature du décret américain, mais jamais elle ne les a interpellées sur un tableau d’affichage public, s’est-elle défendue. “Nous les contactons via SMS ou e-mail”. Une position défendue par le syndicat de la CGT Air-France. “Même si nous trouvons scandaleux que la compagnie interdise d’embarquer des gens en fonction de leur nationalité, [nous devons] reconnaître qu’Air France ne procède jamais de cette manière pour interpeller des passagers [débarqués]”, assure Miguel Fortea, son secrétaire général.

Dans un communiqué, Air France a tenu à clarifier sa ligne de conduite. “Comme toutes les compagnies aériennes, Air France est tenue de se conformer aux exigences d’entrée sur leur territoire des pays qu’elle dessert et n’est à ce titre pas autorisée à embarquer, en connaissance de cause, des passagers pour une destination dont l’accès leur est interdit”, s’est justifié la compagnie dans un communiqué. “Nous avons pris en charge tous ces passagers, personne n’est bloqué à Paris, on a pris les dispositions nécessaires pour réacheminer ces personnes à leur point d’origine”, a souligné un porte-parole.

@Julia_v Bonsoir Julia, aucun des passagers cités sur cet écran n’était concerné par les nouvelles restrictions d’accès aux Etats-Unis 1/2

— Air France Newsroom (@AFnewsroom) 29 janvier 2017

Première publication : 30/01/2017

Mohamed Abrini, “l’homme au chapeau”, personnage clé des attaques de Paris et Bruxelles, a été remis aux autorités françaises, a annoncé le parquet fédéral de Belgique, où il est actuellement détenu. Sa mise en examen en France lui a été signifiée.

Pour les médias, il est “l’homme au chapeau”, surnom attribué en raison de la photo qui a servi pour son avis de recherche, où on le voit déambuler dans l’aéroport de Bruxelles quelques minutes avant les attaques terroristes ayant fait 32 morts en Belgique le 22 mars 2016. Mohamed Abrini, suspect clé de ces attentats, mais aussi de ceux de Paris le 13 novembre, a été remis lundi 30 janvier pour une journée aux autorités françaises, qui l’ont immédiatement mis en examen dans le cadre de l’enquête des attentats de Paris. Il est actuellement détenu en Belgique.

“Dans le cadre de l’enquête à la suite des attentats à Paris le 13 novembre 2015, Mohamed Abrini a été remis aux autorités judiciaires françaises pour une période de un jour”, a indiqué le parquet fédéral de Belgique sans plus de précision dans un communiqué succinct.

Première publication : 30/01/2017

Une Française, Iris Mittenaere, a été sacrée Miss Univers lundi à Manille, une première depuis plus de soixante ans pour la France. La jeune femme a plaidé pour l’ouverture des frontières.

Iris Mittenaere, Miss France 2016, est devenue lundi 30 janvier à Manille la première Française sacrée Miss Univers depuis 1953, devançant en finale ses concurrentes haïtienne et colombienne, lors d’un concours où elle a plaidé pour l’ouverture des frontières.

Au total, 86 jeunes femmes étaient en lice pour succéder à la Philippine Pia Alonzo Wurtzbach, qui avait été élue en décembre 2015 après une énorme bourde du présentateur américain Steve Harvey qui s’était trompé de lauréate devant des millions de téléspectateurs.

Une telle frayeur a été épargnée à Iris Mittenaere lors de la cérémonie qui s’est tenue dans la matinée pour coïncider avec le prime-time du début de soirée aux États-Unis.

Felicitations. You are #MissUniverse.

Une vidéo publiée par Iris Mittenaere (@missuniverse) le 29 Janv. 2017 à 20h10 PST

Les Miss attaquent Donald Trump

Née à Lille, dans le nord de la France, l’étudiante en chirurgie dentaire de 24 ans avait été élue Miss France 2016 et auparavant Miss Nord-Pas-de-Calais 2015. Elle est la deuxième Française couronnée Miss Univers, six décennies après la Lorraine Christiane Martel, sacrée en 1953.

Elle a été élue lundi, après plus de trois heures de show devant Miss Haïti, Raquel Pelissier, et Miss Colombie, Andrea Tovar. Lors du dernier round de questions, au moment où six candidates étaient encore en lice, Iris Mittenaere a notamment fait un plaidoyer pour l’ouverture des frontières. “Avoir des frontières ouvertes peut nous permettre de parcourir le monde et de découvrir un peu plus sur nos voisins”, a-t-elle déclaré à l’animateur qui l’interrogeait sur la crise des migrants en Europe.

Miss Kenya, qui était également parmi les six finalistes, a de son côté affirmé que Donald Trump, élu à la Maison blanche après avoir longtemps été le patron du concours de Miss Univers, “n’avait peut-être pas été le premier choix de nombreuses personnes” et qu’il divisait les États-Unis.

Donald Trump a déclenché une vague de protestations aux États-Unis et à l’étranger en décrétant pour plusieurs mois des mesures de limitation de l’immigration.

Promotion de l’hygiène bucco-dentaire

Grande brune de 1m72, Iris Mittenaere s’était engagée, si elle remportait le concours de beauté, à faire campagne pour la promotion de l’hygiène bucco-dentaire, selon le site de Miss Univers, qui précise qu’elle aime “les sports extrêmes, les voyages et cuisiner des plats français”.

Le concours de Miss Univers, né aux Etats-Unis, et qui existe depuis 1952, est un événement annuel réservé aux femmes de 18 à 26 ans, célibataires et sans enfants. Elles doivent n’avoir jamais posé nues. Il est en concurrence avec le concours de Miss Monde, d’origine britannique.

Avec AFP

Première publication : 30/01/2017

L’heure est désormais au rassemblement pour Benoît Hamon, après sa nette victoire à la primaire de la gauche. Il va devoir retenir l’aile droite du PS tentée par Macron et convaincre les candidats Mélenchon et Jadot sur sa gauche de le rejoindre.

Pour Benoît Hamon, le plus difficile commence. Large vainqueur du second tour de la primaire de la gauche face à Manuel Valls (58,87 % des suffrages contre 41,13 %), l’éphémère ministre de l’Éducation nationale que personne n’attendait vraiment dans cette primaire de la gauche est désormais le candidat officiel du Parti socialiste à l’élection présidentielle. Sa victoire, qui se dessinait dès l’annonce des résultats du premier tour, est incontestable. Il doit désormais rassembler sa famille politique, mais la tâche s’annonce délicate.

À la différence d’un Manuel Valls, voire d’un Arnaud Montebourg, au moins l’homme ne divise pas. La personnalité non clivante de Benoît Hamon et sa modestie affichée tout au long de la campagne sont autant de facteurs qui peuvent permettre d’initier le rassemblement. Dimanche soir, ce mot était d’ailleurs dans toutes les bouches.

>> À lire : À la Mutualité, les partisans de Benoît Hamon parlent unité

“Je veux commencer par rassembler les socialistes, tous les socialistes, parce que c’est ma famille politique et que j’y ai consacré trente ans d’engagement […]. Il faudra aussi rassembler la gauche et les écologistes”, a déclaré Benoît Hamon devant ses soutiens réunis à la Mutualité.

Quelques minutes auparavant, c’est l’ancien Premier ministre qui tenait des propos similaires : “Benoît Hamon est désormais le candidat de notre famille politique et il lui appartient de mener à bien la belle mission du rassemblement”.

Éviter une fuite des députés pro-Valls vers Macron

Derrière ces belles paroles, ce sont surtout les actes qui seront scrutés. Les nombreux ministres et députés ayant soutenu Manuel Valls vont avoir du mal à adhérer à un programme si éloigné de celui que proposait leur ancien patron. Eux qui ont soutenu tout au long du quinquennat la politique économique du gouvernement auront aussi quelques difficultés à se rallier à l’une des figures des “frondeurs”, cette trentaine de députés socialistes ayant empêché de faire voter la Loi travail notamment.

Benoît Hamon en a bien conscience et a justement prévu d’aller à leur rencontre, mardi 31 janvier, à l’Assemblée nationale. Sera-t-il prêt à “recentrer” son discours afin de convaincre les députés PS de faire campagne à ses côtés ? Ou bien sera-t-il intransigeant sur sa ligne politique, se contentant de leur part d’un soutien officiel mais pas forcément actif ?

>> À lire : Non, le Parti socialiste n’est pas mort

Le risque est en tout cas grand, si le candidat socialiste à l’élection présidentielle se montre rigide, de voir une partie des troupes de Manuel Valls filer chez Emmanuel Macron. Les députés du Pôle des réformateurs du PS prévoient justement de se retrouver mardi matin afin d’examiner un texte préparé par Gilles Savary. “C’est un droit de retrait de la campagne de Hamon, une sorte d’objection de conscience”, avait expliqué celui-ci à l’AFP vendredi.

Construire une “majorité gouvernementale” avec Mélenchon et Jadot

On le voit, pour Benoît Hamon, l’affaire est loin d’être gagnée sur sa droite. Et l’exercice ne sera pas plus aisé sur sa gauche, où les candidatures de Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) et de Yannick Jadot (Europe Écologie-Les Verts) le privent théoriquement de toute chance d’accéder au second tour de l’élection présidentielle.

“Dès lundi je proposerai […] à tous les candidats à cette primaire, mais aussi à tous ceux qui se reconnaissent dans la gauche et l’écologie politique, en particulier Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon, de ne penser qu’à l’intérêt des Français au-delà de nos personnes”, a en tout cas déclaré dimanche soir Benoît Hamon, affirmant vouloir leur proposer “de construire ensemble une majorité gouvernementale cohérente et durable pour le progrès social, écologique et démocratique”.

Si les trois candidats finiront probablement par se rencontrer dans les prochains jours, l’idée d’un double désistement en faveur de Benoît Hamon paraît toutefois peu envisageable. Jean-Luc Mélenchon, dans un post publié sur Facebook dimanche soir, a certes adouci son discours vis-à-vis du candidat socialiste, notant chez lui des “paroles si proches des nôtres”. Mais pas un mot sur l’éventualité d’un quelconque rassemblement qu’il a toujours écarté jusqu’à présent. Quant à Yannick Jadot, afin de faire taire toute rumeur de désistement, il a fait savoir qu’il venait de choisir la photo de son affiche de campagne.

Enfin, les difficultés rencontrées par François Fillon dans sa campagne ont relancé les ambitions. Dans ce contexte, si Fillon continuait à baisser dans les sondages et que, mécaniquement, les candidatures Macron, Hamon et Mélenchon gagnaient chacune quelques points, la course à l’Élysée deviendrait alors plus ouverte que jamais. Or, un tel scénario n’inciterait aucun candidat de gauche à se retirer au profit d’un autre, chacun finissant en effet par penser qu’il a une chance d’accéder au deuxième tour.

Première publication : 30/01/2017