Archive for February, 2017

Après une centaine d’auditions des professionnels de la santé en janvier et février, François Fillon présente, mardi, une nouvelle version de son projet de réforme de la santé, qui met notamment l’accent sur de meilleurs remboursements.

Attaqué sur son projet santé début décembre, François Fillon a revu sa copie. Il en dévoilera les changements, mardi 21 février, à l’occasion de l’événement “Place de la santé” organisé par la Mutualité française, qui regroupe les acteurs de la complémentaire santé et prévoyance, au palais Brongniart, dans le IIe arrondissement de Paris. Durant toute la matinée, plusieurs candidats à l’élection présidentielle se succéderont pour présenter leur programme en matière de santé. François Fillon sera le dernier à être auditionné après Emmanuel Macron, Nicolas Dupont-Aignan, Benoît Hamon et Yannick Jadot.

L’objectif du vainqueur de la primaire de la droite et du centre est clair : mettre pour de bon derrière lui la polémique créée début décembre qui portait sur sa volonté de “focaliser” l’assurance-maladie sur des affections graves ou de longue durée, tout en laissant le remboursement des “petits risques” à l’assurance privée. C’est donc un projet de réforme remanié et intitulé “Mieux soigner, Mieux rembourser” que présentera le candidat Les Républicains à la présidentielle. Une manière de faire comprendre dès le départ que cette nouvelle version n’entend plus demander des sacrifices aux Français et aux personnels de santé, mais, au contraire, proposer “un système avec plus de solidarité et plus de qualité”, selon la formule du député LR des Alpes-Maritimes Jean Leonetti, contacté par France 24.

>> À voir : Macron-Fillon, le combat pour la deuxième place

Exit, donc, les propositions telles que le remboursement des seules affections graves et la franchise médicale universelle calculée en fonction des revenus du patient. À la place, François Fillon entend mettre l’accent sur “l’efficience” du système de santé français, nouvel élément de langage qui devrait être répété en boucle par le candidat et son équipe dans les prochains jours.

Concrètement, cette “efficience” passera par la prévention, notamment à l’école mais aussi au travail et chez le médecin traitant, l’autonomie des hôpitaux, une labellisation de la qualité des soins qui sera attribuée par la Haute Autorité de santé et qui visera à supprimer les services peu performants, la télémédecine, et un meilleur remboursement des soins.

Remboursement des lunettes à 100 % pour les enfants

Sur ce dernier point, François Fillon doit en particulier annoncer le remboursement des lunettes à 100 % par l’assurance-maladie pour les enfants et un meilleur accès pour les retraités aux mutuelles. Ces dernières devront également viser pour les adultes le “reste à charge à zéro” dans l’optique, le dentaire et l’auditif d’ici la fin du quinquennat.

“Alors que la première version du projet de réforme avait pour objectif de faire des économies et cherchait ensuite comment les réaliser, on a inversé la démarche dans cette nouvelle mouture, explique l’ancien juppéiste Jean Leonetti, directement impliqué dans l’élaboration du projet. C’était peut-être plus compliqué à faire, mais là, c’est grâce à la modernité et à une meilleure organisation de notre système de santé que nous allons pouvoir dégager des marges de manœuvre et trouver un équilibre financier. Ce n’est pas négligeable.”

Le député d’Eure-et-Loir Philippe Vigier, patron du groupe UDI à l’Assemblée nationale, concède que la polémique du mois de décembre a finalement été un mal pour un bien. “Je me suis personnellement impliqué et ce nouveau projet me convient, a-t-il affirmé à France 24. Il y a un énorme travail de concertation qui a été fait avec au final un document de synthèse très bien ficelé et équilibré, qui correspond aux grands enjeux sans éluder les questions importantes”.

Une appréciation qui en dit long sur la façon dont la méthode de réécriture des propositions sur la santé a pu convaincre, tant les centristes de l’UDI avaient exprimé leurs réserves, fin 2016, sur le projet de François Fillon. “Cela montre que notre accord politique porte sur un certain nombre de champs et que nous avons la capacité de peser”, ajoute Philippe Vigier.

Plus d’une centaine d’auditions des professionnels de la santé

Pour obtenir un tel résultat, François Fillon, qui avait pourtant juré qu’il ne toucherait pas à son projet qui avait reçu une large adhésion lors de la primaire de la droite et du centre, a fini par accepter “de reprendre les choses à la base”, selon Jean Leonetti. Le député LR de l’Oise Éric Woerth a ainsi mené une série de consultations des professionnels du monde de la santé, au côté de plusieurs autres parlementaires, dont Jean Leonetti, Philippe Vigier, le député LR de Paris Bernard Debré ou encore le député LR de Savoie Hervé Gaymard, mais aussi de personnalités du monde médical impliquées dans la campagne du candidat Fillon comme la généticienne Dominique Stoppa-Lyonnet.

@FrancoisFillon annoncera demain un projet complet sur la santé” “nous avons fait plus d’une centaine d’auditions” @RTLFrance#RTLMatin

— Eric Woerth (@ericwoerth) 20 février 2017

“Le point positif, souligne Jean Leonetti, c’est qu’il y avait une attente partagée du monde médical. Alors qu’une quarantaine d’auditions était prévue à la base, nous sommes rapidement passés à 60, puis 80 et finalement nous en avons fait plus d’une centaine.”

Ce sont ainsi l’ensemble des représentants du système de santé français – médecins généralistes, spécialistes, directeurs d’hôpitaux, directeurs de services, laboratoires pharmaceutiques, pharmaciens, infirmiers, etc. – qui ont été auditionnés et qui ont pu apporter leur expertise.

“On a vu que tous les participants portaient le même diagnostic sur les forces et les faiblesses de notre système et partageaient la même volonté de le faire évoluer. Or, le seul fait de partager ce constat est très important”, souligne Dominique Stoppa-Lyonnet, chef du service génétique oncologique à l’Institut Curie mais aussi suppléante de François Fillon à l’Assemblée nationale, contactée par France 24.

Reste désormais à convaincre ces mêmes professionnels de la santé, et surtout les Français, du bien-fondé des solutions proposées. L’audition de François Fillon au palais Brongniart sera une première étape décisive.

Première publication : 20/02/2017

Le siège du Front national à Nanterre a été perquisitionné, lundi, pour la seconde fois dans le cadre de l’affaire des soupçons d’emplois fictifs d’assistants au Parlement européen, a annoncé le FN, dénonçant “une opération médiatique”.

Une nouvelle perquisition a eu lieu, lundi 20 février, au siège du Front national (FN) à Nanterre (Hauts-de-Seine) dans le cadre de l’enquête sur les assistants parlementaires au Parlement européen de Marine Le Pen, a annoncé la direction du parti.

Pour le FN, “il s’agit à l’évidence d’une opération médiatique dont le seul but est de tenter de perturber le bon déroulement de la campagne électorale présidentielle et de tenter de nuire à Marine Le Pen au moment même où sa candidature effectue une importante percée dans les intentions de vote, notamment pour le second tour”.

Lors de cette nouvelle perquisition, dans l’enquête conduite par des juges d’instruction du pôle financier de Paris, les policiers ont procédé à “la copie des disques durs des ordinateurs de deux assistantes de Marine Le Pen, dont celui de Catherine Griset”, a précisé un avocat de la dirigeante frontiste, Marcel Ceccaldi.

La justice française a ouvert le 15 décembre dernier une information judiciaire pour abus de confiance, escroqueries en bande organisée, faux et usage de faux, et travail dissimulé dans l’enquête sur ces soupçons de fraude relative à l’emploi par le FN d’assistants parlementaires.

Aucun impact sur la popularité

Cette enquête fait suite à un rapport de l’Office européen de lutte contre la fraude (Olaf), qui a conduit le Parlement européen a réclamer à la présidente du FN le remboursement de près de 300 000 euros.

>> À lire : “Marine Le Pen refuse de rembourser 300 000 euros au Parlement européen”

Marine Le Pen, dont la popularité n’a pas été atteinte jusqu’à présent par cette affaire, récuse tout parallèle avec son adversaire de droite François Fillon, visé par des soupçons d’emplois fictifs ayant bénéficié à son épouse et à ses enfants.

Elle dit assumer le fait d’avoir salarié son garde du corps Thierry Légier et sa chef de cabinet Catherine Griset, affirmant qu’ils l’assistaient à la fois au Front national et au Parlement européen.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 20/02/2017

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D’ici le 26 février, le groupe automobile Peugeot pourrait officialiser un accord de rachat de l’Allemand Opel. Une perspective perçue comme une bonne nouvelle en France alors qu’elle ne suscite guère l’enthousiasme outre-Rhin.

Semaine cruciale pour l’avenir de Peugeot et d’Opel. L’annonce d’un éventuel mariage entre les deux constructeurs pourrait être faite jeudi 23 février, lors de la présentation des résultats financiers de PSA (Peugeot-Citroën), d’après la chaîne économique Bloomberg et le quotidien français Les Échos.

La volonté de Peugeot de racheter la marque allemande détenue par l’Américain General Motors avait été rendue publique avec bruit et fracas médiatique mercredi 15 février. “Une annonce inattendue qui a fait l’effet d’une onde de choc en Europe”, écrivait alors Le Figaro.

Lumière au bout du tunnel

Surprenant car Peugeot était, il y a encore quelques années, à l’agonie financière. Le soutien de l’État actionnaire, l’arrivée du chinois Dongfeng au capital du constructeur automobile français et un changement à la tête du groupe ont été nécessaires, depuis 2013, pour remettre un peu d’huile dans le moteur de la marque au lion. Étonnant, aussi, parce que PSA et General Motor ont déjà essayé de travailler ensemble, sans succès. Une “grande alliance industrielle”, instituée en 2012, a fait pschitt en à peine un an, lorsque le géant de Detroit décide de se retirer du capital du groupe français.

Dans ce contexte, le nouvel intérêt de PSA pour Opel est perçu en France comme une lumière au bout du tunnel. Carlos Tavares, patron de PSA depuis 2014, a réussi à redresser les comptes du constructeur avec deux ans d’avance sur ses objectifs et souhaite maintenant se lancer à l’assaut de l’Europe : telle est l’explication qui prédomine dans les médias français. Pour Les Échos, le “lion est fort” et il a l’”appétit pour devenir le numéro 1”, en référence à la concurrence qui oppose PSA à Renault.

“Avec Opel, PSA entend créer un champion européen”, titre Le Figaro. Le quotidien conservateur souligne que le rapprochement paraît logique tant les deux marques se positionnent sur un créneau similaire – celui des petites voitures – et qu’il permettra à Peugeot de mettre une roue sur le lucratif marché allemand et aussi britannique (siège de la marque Vauxhall que GM vendrait aussi à PSA). Ce mariage emballerait même les Allemands, suggère Les Échos. À l’appui de sa thèse, le quotidien économique cite le journal Suddeutsche Zeitung qui évoque la possibilité “d’un miracle” de la coopération franco-allemande.

Coût social trop élevé ?

Mais c’est une lecture très orientée voire partielle des médias allemands, qui ont plutôt adopté un ton pessimiste à l’égard de l’éventuel rachat d’Opel par PSA. Si la Suddeutsche Zeitung fait référence à un miracle, c’est pour préciser quelques lignes plus bas que le rachat n’est pas souhaitable. “Peugeot et Opel ne sont pas complémentaires, ils ont les mêmes problèmes”, souligne le quotidien de centre-gauche. Il rappelle que General Motors n’a jamais réussi à rendre sa marque européenne profitable et préfère retenir le côté obscure de la situation de PSA : Renault a ravi, en décembre 2016, la deuxième place à PSA en termes d’immatriculations de voitures en Europe. “Ce n’est pas en regroupant deux malades qu’on va créer un géant sain”, conclut Die Welt.

Les médias allemands craignent avant tout pour les 15 000 employés d’Opel en Allemagne. Ainsi la Frankfurter Allgemeine, quotidien de référence pour le milieu allemand des affaires, se demande si dans cette affaire, l’Allemagne ne serait pas le dindon de la farce : General Motors se débarrasse d’une filiale encombrante tandis que PSA récupère une entité qui permettra à Carlos Tavares de faire, avant tout, des économies en mutualisant les tâches.

Les craintes outre-Rhin sont remontées jusqu’au sommet de l’État et des représentants du gouvernement allemand ont fait part de leur inquiétude à des responsables de PSA lors d’une réunion à la chancellerie en fin de semaine dernière, d’après le supplément dominical du tabloïd Bild. Le constructeur français a, en retour, assuré qu’il n’y aurait pas de plan social avant 2018 et que les investissements votés jusqu’en 2020 seront maintenus. L’intervention de Berlin prouve, pour le quotidien Die Welt, qu’outre les défis industriels, ce dossier est aussi un terrain politique miné.

Une réalité qui n’est pas ignorée en France, où il est question d’un “difficile ballet diplomatique” à venir pour les dirigeants de Peugeot-Citroën. De manière générale, les médias français ne font pas l’impasse sur le volet social ni sur le risque financier que ferait peser Opel sur les comptes de PSA. Mais, pour eux, c’est un pari à relever, car Peugeot n’a pas le choix s’il veut être plus fort à l’international. Pour les Allemands, le coût social est trop élevé et Peugeot ferait mieux d’investir davantage dans l’innovation – notamment les voitures électriques – s’il ne veut pas être trop à la traîne sur ses concurrents. Un retard technologique que PSA partage avec Opel, souligne les médias allemands.

Première publication : 20/02/2017

Le géant du commerce en ligne a annoncé, lundi, qu’il prévoyait de créer 1 500 emplois en France et 5 000 au Royaume-Uni en 2017.

Bonne nouvelle sur le front de l’emploi : le géant du commerce en ligne Amazon a annoncé, lundi 20 février, qu’il prévoyait de créer plus de 1 500 postes en CDI en France en 2017. Ces recrutements, qui porteront le total de ses effectifs à 5 500 dans l’Hexagone, s’intègrent dans un vaste plan de recrutement en Europe pour le groupe américain, qui prévoit au total de créer 15 000 emplois dans la région cette année, un record.

“Ces nouveaux postes sont ouverts à des personnes possédant divers niveaux d’expérience, de formation et de compétences : des ingénieurs, diplômés d’écoles de commerce et jeunes diplômés, aux personnes recherchant des postes non qualifiés et souhaitant se former sur le terrain”, indique Amazon dans un communiqué, rappelant que ses effectifs étaient passés de 3 000 à 4 000 en France en 2016.

Cinq mille emplois en Grande-Bretagne

Amazon prévoit, par ailleurs, de créer plus de 5 000 emplois en Grande-Bretagne cette année. Comme d’autres grands groupes technologiques, dont Google et Apple, Amazon a, en effet, renforcé sa présence au Royaume-Uni en 2016 et assuré que la décision des Britanniques de quitter le bloc européen n’affectait pas ses projets d’investissement.

Doug Gurr, directeur pour le Royaume-Uni d’Amazon, précise que les postes permettront “des livraisons encore plus rapides, plus de choix et une meilleure qualité” pour les consommateurs britanniques.

Avec Reuters

Première publication : 20/02/2017

Marine Le Pen est arrivée dimanche soir au Liban pour une visite de deux jours. Un voyage clé pour la candidate du FN, qui tente de se doter d’une stature internationale, en mettant à profit des relations tissées de longue date par son parti.

À peine descendue de l’avion, la présidente du Front national (FN) Marine Le Pen s’est rendue, dimanche soir, à Byblos, une cité antique située à 40 kilomètres au nord de Beyrouth. La candidate à la présidentielle française y a été reçue par Roger Eddé, un puissant homme d’affaires et de réseaux libanais.


La présidente du Front National Marine Le Pen, aux côtés de Roger Eddé, homme politique libanais, et de Gilbert Collard, député frontiste, photographiés le 19 février à Byblos. (Crédit : Chloé Domat / France 24)

“En accueillant Marine Le Pen, je reçois la présidente du premier parti de France. Je le fais par respect pour ses électeurs, c’est le visage de la France”, déclare Roger Eddé, tout sourire. C’est une première rencontre avec Marine Le Pen mais Roger Eddé a bien connu le père. “J’ai toujours été admiratif de sa verve et de son charisme mais il n’était pas éligible, alors que Marine Le Pen l’est”, ajoute-il.

Acquérir une stature internationale

Pour la présidente du FN, l’objectif du déplacement au Liban est avant tout d’acquérir une stature internationale, qui lui échappe jusqu’à présent.

Pour la première fois, elle sera reçue par un chef d’État étranger en exercice, en l’occurrence par l’ancien général Michel Aoun. Élu président de la République en octobre 2016, après plus de deux ans de tractations, cet allié du Hezbollah et de Damas a déjà rencontré Emmanuel Macron lors de sa visite en janvier.

Également au programme de la députée européenne, des entretiens avec le Premier ministre Saad Hariri et le ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil. Et qui dit Liban, dit aussi dignitaires religieux : Marine Le Pen sera donc reçue mardi 21 février par le mufti de Beyrouth (sunnite), ainsi que par le patriarche maronite, chef spirituel de la principale communauté chrétienne du pays.

Des liens hérités de la guerre civile

Marine Le Pen, favorite des sondages, n’a pas choisi le Liban par hasard. Comme elle l’a souligné lors du dîner à Byblos, les liens qui unissent le FN et le pays du Cèdre ne datent pas d’hier.

🇫🇷🇱🇧 Je visitais ce soir l’ancienne cité de #Byblos, ville multimillénaire, en compagnie du maire de la ville. #Libanpic.twitter.com/KrCfYUwGRa

— Marine Le Pen (@MLP_officiel) 19 février 2017

“J’ai tant entendu parler du Liban dans ma famille, par mon père, pour rappeler ces relations d’amitié millénaires entre nous. […] J’ai aussi souvent entendu parler des malheurs du Liban, de ses tristesses, des moments difficiles de son histoire et des moments communs difficiles. Je crois qu’il n’y a pas de lien plus fort que le lien du sang versé et ensemble nous avons ce lien”, a-t-elle déclaré sous les applaudissements.

En effet, durant la guerre du Liban (1975-1990), plusieurs militants frontistes se sont engagés aux côtés des milices chrétiennes. Un souvenir, que certains dans l’entourage de la présidente se remémorent avec fierté.

Toujours à ses côtés après avoir protégé son père pendant vingt ans, Thierry Légier fait partie de ceux-là. L’homme, qui défraie la chronique depuis que Médiapart et Marianne ont publié un rapport le désignant comme bénéficiaire d’un emploi fictif d’assistant parlementaire, raconte volontiers que, dans les années 1980, il rêvait de “combattre avec les para’ au Liban”. À l’époque, déjà, il se sentait proche du combat des chrétiens phalangistes, que certains de ses amis avaient rejoint.

Au palmarès des frontistes aux affinités libanaises, on retrouve aussi Wallerand de Saint-Just, trésorier du FN et président de son groupe au conseil régional d’Île de France. L’ex-candidat à la mairie de Paris a été l’avocat de Samir Geagea, ancien seigneur de guerre, emprisonné au lendemain de la guerre civile. Libéré après dix ans de prison, il est aujourd’hui à la tête du parti des Forces libanaises. Marine le Pen doit le rencontrer mardi.

Un électorat favorable à ne pas froisser

En plus des liens historiques, qui unissent certains réseaux chrétiens et réseaux frontistes, Marine Le Pen dispose au Liban d’un électorat qui lui est plutôt favorable.

En 2012, déjà, sa candidature emportait près de 9 % des suffrages exprimés au Liban, soit trois points de plus que le score réalisé auprès de l’ensemble des Français de l’étranger.

Pour autant, il reste des sujets qui font grincer des dents. La position de la candidate en faveur de Bachar al-Assad en est un, sa proposition d’interdire la double nationalité aux Français ressortissants d’un pays non européen en est un autre car au moins deux tiers des électeurs français du Liban ont la double nationalité.

À ce sujet, justement, Gilbert Collard, qui fait aussi partie du voyage et dont la mère a des origines libanaises, tente de calmer le jeu. “J’essaie d’alléger un peu la mesure, j’aimerais qu’on autorise la bi-nationalité, par exemple, à ceux qui ont fait leur service militaire mais c’est une idée très personnelle qui n’est pas acceptée par Marine”, explique-t-il.

Première publication : 20/02/2017

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Au cours d’une émission de plus de cinq heures, le candidat de La France insoumise a détaillé son programme de relance qui s’appuie sur un “choc d’investissement” et une “révolution fiscale”.

“On nous demande toujours : ‘Combien ça coûte ?’ Nous allons le dire”, a annoncé Jean-Luc Mélenchon en ouverture, dimanche 19 février, d’une longue émission diffusée sur sa chaîne YouTube au cours de laquelle il a chiffré son programme économique.

Pour tourner résolument le dos à l’austérité libérale, le candidat de La France insoumise prévoit pour les cinq années à venir un plan de relance keynésien, reposant sur un “choc d’investissement” de 100 milliards d’euros, financé par l’emprunt. Bénéficieront de ces investissements “l’urgence sociale” (45 milliards, dont 18 pour le logement), “l’urgence écologique” (50 milliards, dont 25 pour le développement des énergies renouvelables, très pourvoyeuses d’emplois) et les services publics (7 milliards).

Baisse de l’impôt sur les sociétés

Il s’agit “d’injecter une masse suffisante qui remette en route l’activité”, a expliqué Jean-Luc Mélenchon, c’est-à-dire de choisir des projets pourvoyeurs d’activité afin d’obtenir l’effet multiplicateur de l’investissement escompté, qu’il estime à deux à trois. Le candidat a néanmoins reconnu que ce choc d’investissement ne se ferait pas sans obstacle : “On ne dépense pas 100 milliards en un claquement de doigt”, a-t-il expliqué, rappelant que tout investissement devait nourrir un projet établi et solide. “Pour nous, le plus difficile sera de gérer le délai”, a-t-il précisé.

Parallèlement, le programme prévoit une augmentation de la dépense publique (173 milliards d’euros sur le quinquennat) pour financer en particulier l’augmentation des salaires et la réduction du chômage, par le biais par exemple de la sécurité sociale intégrale, en vertu de laquelle un chômeur en fin de droits pourra se retourner vers l’État pour que ce dernier lui fournisse un emploi.

Une “révolution fiscale” prévoit par ailleurs une baisse de l’impôt sur les sociétés à 25 %, la progressivité de la CSG et un taux marginal de 90 % sur la dernière tranche de l’impôt sur le revenu au-delà de 400 000 euros par an.

>> À lire aussi : “Rassemblement de la gauche : un scénario de plus en plus improbable”

Grâce à la relance qui permettra, selon les calculs des experts de La France insoumise, 190 milliards de recettes supplémentaires, Jean-Luc Mélenchon annonce des taux de croissance très flatteurs pour son quinquennat (autour de 2 % dès 2018), un taux de chômage réduit à 6 %, contre 10 % actuellement, et une envolée de l’inflation, au-delà de 4 % à la fin du quinquennat, ce qui mécaniquement augmente les recettes de l’État.

Ces prévisions ne correspondent à aucune de celles publiées par les organismes internationaux, français ou celles du gouvernement actuel. Mais, justifie l’équipe de La France insoumise, elles seront possibles grâce à l'”efficacité” du programme.

Avec AFP

Première publication : 19/02/2017

Au cours d’une émission de plus de cinq heures, le candidat de La France insoumise a détaillé son programme de relance qui s’appuie sur un “choc d’investissement” et une “révolution fiscale”.

“On nous demande toujours : ‘Combien ça coûte ?’ Nous allons le dire”, a annoncé Jean-Luc Mélenchon en ouverture, dimanche 19 février, d’une longue émission diffusée sur sa chaîne YouTube au cours de laquelle il a chiffré son programme économique.

Pour tourner résolument le dos à l’austérité libérale, le candidat de La France insoumise prévoit pour les cinq années à venir un plan de relance keynésien, reposant sur un “choc d’investissement” de 100 milliards d’euros, financé par l’emprunt. Bénéficieront de ces investissements “l’urgence sociale” (45 milliards, dont 18 pour le logement), “l’urgence écologique” (50 milliards, dont 25 pour le développement des énergies renouvelables, très pourvoyeuses d’emplois) et les services publics (7 milliards).

Baisse de l’impôt sur les sociétés

Il s’agit “d’injecter une masse suffisante qui remette en route l’activité”, a expliqué Jean-Luc Mélenchon, c’est-à-dire de choisir des projets pourvoyeurs d’activité afin d’obtenir l’effet multiplicateur de l’investissement escompté, qu’il estime à deux à trois. Le candidat a néanmoins reconnu que ce choc d’investissement ne se ferait pas sans obstacle : “On ne dépense pas 100 milliards en un claquement de doigt”, a-t-il expliqué, rappelant que tout investissement devait nourrir un projet établi et solide. “Pour nous, le plus difficile sera de gérer le délai”, a-t-il précisé.

Parallèlement, le programme prévoit une augmentation de la dépense publique (173 milliards d’euros sur le quinquennat) pour financer en particulier l’augmentation des salaires et la réduction du chômage, par le biais par exemple de la sécurité sociale intégrale, en vertu de laquelle un chômeur en fin de droits pourra se retourner vers l’État pour que ce dernier lui fournisse un emploi.

Une “révolution fiscale” prévoit par ailleurs une baisse de l’impôt sur les sociétés à 25 %, la progressivité de la CSG et un taux marginal de 90 % sur la dernière tranche de l’impôt sur le revenu au-delà de 400 000 euros par an.

>> À lire aussi : “Rassemblement de la gauche : un scénario de plus en plus improbable”

Grâce à la relance qui permettra, selon les calculs des experts de La France insoumise, 190 milliards de recettes supplémentaires, Jean-Luc Mélenchon annonce des taux de croissance très flatteurs pour son quinquennat (autour de 2 % dès 2018), un taux de chômage réduit à 6 %, contre 10 % actuellement, et une envolée de l’inflation, au-delà de 4 % à la fin du quinquennat, ce qui mécaniquement augmente les recettes de l’État.

Ces prévisions ne correspondent à aucune de celles publiées par les organismes internationaux, français ou celles du gouvernement actuel. Mais, justifie l’équipe de La France insoumise, elles seront possibles grâce à l'”efficacité” du programme.

Avec AFP

Première publication : 19/02/2017

Au cours d’une émission de plus de cinq heures, le candidat de La France insoumise a détaillé son programme de relance qui s’appuie sur un “choc d’investissement” et une “révolution fiscale”.

“On nous demande toujours : ‘Combien ça coûte ?’ Nous allons le dire”, a annoncé Jean-Luc Mélenchon en ouverture, dimanche 19 février, d’une longue émission diffusée sur sa chaîne YouTube au cours de laquelle il a chiffré son programme économique.

Pour tourner résolument le dos à l’austérité libérale, le candidat de La France insoumise prévoit pour les cinq années à venir un plan de relance keynésien, reposant sur un “choc d’investissement” de 100 milliards d’euros, financé par l’emprunt. Bénéficieront de ces investissements “l’urgence sociale” (45 milliards, dont 18 pour le logement), “l’urgence écologique” (50 milliards, dont 25 pour le développement des énergies renouvelables, très pourvoyeuses d’emplois) et les services publics (7 milliards).

Baisse de l’impôt sur les sociétés

Il s’agit “d’injecter une masse suffisante qui remette en route l’activité”, a expliqué Jean-Luc Mélenchon, c’est-à-dire de choisir des projets pourvoyeurs d’activité afin d’obtenir l’effet multiplicateur de l’investissement escompté, qu’il estime à deux à trois. Le candidat a néanmoins reconnu que ce choc d’investissement ne se ferait pas sans obstacle : “On ne dépense pas 100 milliards en un claquement de doigt”, a-t-il expliqué, rappelant que tout investissement devait nourrir un projet établi et solide. “Pour nous, le plus difficile sera de gérer le délai”, a-t-il précisé.

Parallèlement, le programme prévoit une augmentation de la dépense publique (173 milliards d’euros sur le quinquennat) pour financer en particulier l’augmentation des salaires et la réduction du chômage, par le biais par exemple de la sécurité sociale intégrale, en vertu de laquelle un chômeur en fin de droits pourra se retourner vers l’État pour que ce dernier lui fournisse un emploi.

Une “révolution fiscale” prévoit par ailleurs une baisse de l’impôt sur les sociétés à 25 %, la progressivité de la CSG et un taux marginal de 90 % sur la dernière tranche de l’impôt sur le revenu au-delà de 400 000 euros par an.

>> À lire aussi : “Rassemblement de la gauche : un scénario de plus en plus improbable”

Grâce à la relance qui permettra, selon les calculs des experts de La France insoumise, 190 milliards de recettes supplémentaires, Jean-Luc Mélenchon annonce des taux de croissance très flatteurs pour son quinquennat (autour de 2 % dès 2018), un taux de chômage réduit à 6 %, contre 10 % actuellement, et une envolée de l’inflation, au-delà de 4 % à la fin du quinquennat, ce qui mécaniquement augmente les recettes de l’État.

Ces prévisions ne correspondent à aucune de celles publiées par les organismes internationaux, français ou celles du gouvernement actuel. Mais, justifie l’équipe de La France insoumise, elles seront possibles grâce à l'”efficacité” du programme.

Avec AFP

Première publication : 19/02/2017

Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon ont entamé des discussions sur un éventuel rassemblement de la gauche dans la perspective de l’élection présidentielle, mais cela ressemble à une mission quasiment impossible.

Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon ont ouvert en fin de semaine des discussions pour aboutir à un rassemblement qui paraît extrêmement hypothétique au vu des positions de l’un et l’autre candidat à la présidentielle.

Le candidat socialiste a affirmé dimanche 19 février au Grand Jury RTL/LCI que sa “priorité ne consiste pas à parler aux appareils” politiques mais à tous les électeurs, épinglant les “conditions fortes” posées par Jean-Luc Mélenchon en préalable d’un rassemblement. “Si l’on fait du covoiturage et que l’on décide que l’on conduit, la couleur des sièges et que les autres descendent au premier feu, ça marche rarement”, a-t-il ajouté. Le député des Yvelines souhaite s’adresser “au-delà même des formations politiques, aux grands réseaux qui sont ceux de la lutte contre la pauvreté, contre l’exclusion, dans le domaine de l’écologie, de l’éducation, pour leur dire qu’il n’est pas possible que la gauche soit absente du deuxième tour de l’élection présidentielle”.

Je suis le mieux placé pour faire gagner la gauche et j’invite les électeurs à me suivre jusqu’à la victoire en mai #ConfPortugalpic.twitter.com/FEfSqEVxEb

— Benoît Hamon (@benoithamon) 18 février 2017

La veille déjà, en déplacement au Portugal, il avait prévenu : “Je ne courrai pas après Jean-Luc Mélenchon, je ne cours après personne, je n’oblige personne”. Les deux hommes se sont pourtant parlés au téléphone vendredi, et ont assuré avoir convenu de se rencontrer à la fin de la semaine prochaine.

>> À lire : Benoît Hamon à la recherche de la formule portugaise pour unir les gauches

“Moi qui ai fait le pas”

De son côté, Jean-Luc Mélenchon, qui affirmait vendredi qu’il n’avait “pas l’intention de s’accrocher à un corbillard” en parlant du Parti socialiste, a jugé tout cela “consternant”. Benoît Hamon a “fait toute une campagne sur le thème ‘moi je parlerai à tout le monde, j’appellerai Jean-Luc Mélenchon le lendemain’” de la primaire. “Cela fait trois semaines, ça va ! C’est moi qui ai dû dire qu’il fallait arrêter la comédie”, a-t-il insisté.

“J’apprends que j’aurais fermé la porte, mais c’est quand même moi qui ai fait le pas. Je trouve ça dommage mais je ne vais pas passer ma vie dessus. Je ne suis pas un amoureux éconduit”, a-t-il poursuivi juste avant de présenter le cadrage économique de son programme. “Je ne suis pas en train de faire le congrès du PS. Mon problème, ce n’est pas la synthèse foireuse à deux heures du matin, avec des points et des virgules”, s’est-il emporté.

Des divergences sur l’Europe

Depuis la victoire à la primaire socialiste du candidat le plus à gauche du PS, Benoît Hamon, l’idée d’une alliance avec Jean-Luc Mélenchon travaille l’électorat de gauche, mais beaucoup la jugent improbable. En cause, un fort ressentiment envers les socialistes dans le camp de Jean-Luc Mélenchon et des programmes présidentiels très éloignés, en particulier sur l’Europe.

“J’ai des différences importantes avec Jean-Luc Mélenchon sur la question européenne”, avait ainsi déclaré Benoît Hamon mardi sur France 5. “Je ne crois pas qu’il faille faire le pari que ça ne marchera pas, qu’il n’y a plus de relance de la construction européenne qui soit possible.”

Alors que Jean-Luc Mélenchon annonce dans son programme qu’il faudra dès sa victoire à l’élection présidentielle cesser de respecter les traités européens, “moi, je ne le souhaite pas”, a poursuivi l’ancien ministre de l’Éducation.

Dans un sondage Odoxa pour Franceinfo publié vendredi, les Français interrogés veulent à 63 % que les deux candidats se présentent. Chez les sympathisants de gauche, les choses sont plus tranchées, les sondés émettant à 44% le souhait que Jean-Luc Mélenchon se désiste en faveur de Benoît Hamon, contre 16 % dans le sens contraire.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 19/02/2017