Archive for February 1st, 2017

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“Parier contre la France” serait le choix boursier le plus pertinent du moment, d’après le site MarketWatch. Car du grand bazar politique résulte un fort sentiment d’incertitude qui risque de plomber les marchés.

Entre le scandale qui entache la candidature à la présidentielle française de François Fillon, la perspective de voir l’extrême droite pointer au second tour, le Parti socialiste qui s’est choisi un champion très à gauche ou encore l’ascension d’Emmanuel Macron, ancien ministre des Finances sans expérience politique propulsé au rang de favori du moment… les incertitudes s’accumulent au-dessus du bateau France. N’en jetez plus, il est temps… de spéculer contre elle en Bourse !

C’est du moins le conseil prodigué par le site financier américain MarketWatch. “Le choix boursier le plus simple au monde : parier contre la France”, assure cette publication respectée dans les milieux financiers qui fait partie de l’empire Dow Jones & Company.

France : symbole de l’incertitude politique

Les spéculateurs seraient bien avisés de vendre les obligations d’État français, conseille Marketwatch, car leur cours en Bourse risque de baisser dans les semaines à venir. L’autre moyen de faire un coup boursier aux dépens de l’Hexagone est la vente à découvert : c’est-à-dire que le boursicoteur vend un titre qu’il ne possède pas en espérant qu’au moment où il devra effectivement l’acquérir pour le céder à l’acheteur, le cours aura baissé, lui permettant de faire une plus-value au passage. Pascal de Lima, économiste en chef du cabinet de conseil Economic-Cell contacté par France 24, juge l’analyse du site financier plutôt réaliste : “Il existe un risque de volatilité sur le marché financier français avec des mouvements de ventes à venir à cause du contexte politique”, reconnaît-il.

Le rapport entre l’affaire d’emplois présumés fictifs qui fragilise le favori d’une élection présidentielle et l’opportunité de se faire de l’argent en Bourse sur le dos d’un pays tient en un mot : l’incertitude. “Elle provient autant de l’issue de l’élection que de l’imprécision des programmes économiques des candidats”, précise Pascal de Lima. Pour MarketWatch, la France est devenu le symbole du chaos politique, “davantage encore que le référendum britannique sur le Brexit ou l’élection présidentielle américaine”. “Qui va gagner en France ? Chacun des quatre principaux candidats est à ce stade capable de l’emporter et on ne sait absolument pas ce qu’il fera ensuite”, résume le site.

Comme un pays d’Europe du sud

Les investisseurs n’aiment pas naviguer à vue et les premières conséquences boursières de cette incertitude commencent à se faire sentir. L’un des indicateurs les plus suivis en Bourse, l’écart des taux d’intérêt sur les obligations d’État à 10 ans entre la France et l’Allemagne, s’accentue. Paris doit désormais accepter de payer de plus en plus cher par rapport à son voisin pour emprunter sur les marchés. Ce taux d’intérêt agit comme un révélateur du sentiment des investisseurs à l’égard d’un pays : plus il est élevé, plus ils estiment que la situation économique est risquée.

L’évolution des taux d’intérêt sur les obligations d’État françaises et allemandes

© Bloomberg

L’impact économique du “PenelopeGate” ou du choix de Benoît Hamon par le PS est d’autant plus fort “que l’incertitude politique s’ajoute à un climat économique en France qui inquiète”, note Pascal de Lima. Le mélange entre croissance faible, chômage reparti à la hausse et flou politique représente un cocktail qui “devrait encore accentuer dans les semaines et mois à venir la spéculation”.

Cette réactivité aux soubresauts politiques des marchés est aussi une spécificité de cette campagne présidentielle. “En 2007 et 2012, il n’y avait rien eu de tel”, rappelle Pascal de Lima. La nervosité des investisseurs à l’égard de la situation politique d’un pays était jusqu’à présent plutôt réservée aux pays du sud de l’Europe, comme la Grèce, le Portugal ou l’Italie. Pour l’économiste français, l’appel à la spéculation de MarketWatch révèle donc avant tout un changement de perception : “Même si la France reste un pays très riche, bien considéré par les agences de notation, les marchés ont tendance à réagir presque comme s’il s’agissait d’un pays économiquement plus fragile du sud de l’Europe.”

Première publication : 02/02/2017

“Parier contre la France” serait le choix boursier le plus pertinent du moment, d’après le site MarketWatch. Car du grand bazar politique résulte un fort sentiment d’incertitude qui risque de plomber les marchés.

Entre le scandale qui entache la candidature à la présidentielle française de François Fillon, la perspective de voir l’extrême droite pointer au second tour, le Parti socialiste qui s’est choisi un champion très à gauche ou encore l’ascension d’Emmanuel Macron, ancien ministre des Finances sans expérience politique propulsé au rang de favori du moment… les incertitudes s’accumulent au-dessus du bateau France. N’en jetez plus, il est temps… de spéculer contre elle en Bourse !

C’est du moins le conseil prodigué par le site financier américain MarketWatch. “Le choix boursier le plus simple au monde : parier contre la France”, assure cette publication respectée dans les milieux financiers qui fait partie de l’empire Dow Jones & Company.

France : symbole de l’incertitude politique

Les spéculateurs seraient bien avisés de vendre les obligations d’État français, conseille Marketwatch, car leur cours en Bourse risque de baisser dans les semaines à venir. L’autre moyen de faire un coup boursier aux dépens de l’Hexagone est la vente à découvert : c’est-à-dire que le boursicoteur vend un titre qu’il ne possède pas en espérant qu’au moment où il devra effectivement l’acquérir pour le céder à l’acheteur, le cours aura baissé, lui permettant de faire une plus-value au passage. Pascal de Lima, économiste en chef du cabinet de conseil Economic-Cell contacté par France 24, juge l’analyse du site financier plutôt réaliste : “Il existe un risque de volatilité sur le marché financier français avec des mouvements de ventes à venir à cause du contexte politique”, reconnaît-il.

Le rapport entre l’affaire d’emplois présumés fictifs qui fragilise le favori d’une élection présidentielle et l’opportunité de se faire de l’argent en Bourse sur le dos d’un pays tient en un mot : l’incertitude. “Elle provient autant de l’issue de l’élection que de l’imprécision des programmes économiques des candidats”, précise Pascal de Lima. Pour MarketWatch, la France est devenu le symbole du chaos politique, “davantage encore que le référendum britannique sur le Brexit ou l’élection présidentielle américaine”. “Qui va gagner en France ? Chacun des quatre principaux candidats est à ce stade capable de l’emporter et on ne sait absolument pas ce qu’il fera ensuite”, résume le site.

Comme un pays d’Europe du sud

Les investisseurs n’aiment pas naviguer à vue et les premières conséquences boursières de cette incertitude commencent à se faire sentir. L’un des indicateurs les plus suivis en Bourse, l’écart des taux d’intérêt sur les obligations d’État à 10 ans entre la France et l’Allemagne, s’accentue. Paris doit désormais accepter de payer de plus en plus cher par rapport à son voisin pour emprunter sur les marchés. Ce taux d’intérêt agit comme un révélateur du sentiment des investisseurs à l’égard d’un pays : plus il est élevé, plus ils estiment que la situation économique est risquée.

L’évolution des taux d’intérêt sur les obligations d’État françaises et allemandes

© Bloomberg

L’impact économique du “PenelopeGate” ou du choix de Benoît Hamon par le PS est d’autant plus fort “que l’incertitude politique s’ajoute à un climat économique en France qui inquiète”, note Pascal de Lima. Le mélange entre croissance faible, chômage reparti à la hausse et flou politique représente un cocktail qui “devrait encore accentuer dans les semaines et mois à venir la spéculation”.

Cette réactivité aux soubresauts politiques des marchés est aussi une spécificité de cette campagne présidentielle. “En 2007 et 2012, il n’y avait rien eu de tel”, rappelle Pascal de Lima. La nervosité des investisseurs à l’égard de la situation politique d’un pays était jusqu’à présent plutôt réservée aux pays du sud de l’Europe, comme la Grèce, le Portugal ou l’Italie. Pour l’économiste français, l’appel à la spéculation de MarketWatch révèle donc avant tout un changement de perception : “Même si la France reste un pays très riche, bien considéré par les agences de notation, les marchés ont tendance à réagir presque comme s’il s’agissait d’un pays économiquement plus fragile du sud de l’Europe.”

Première publication : 02/02/2017

L’avocat de Penelope Fillon a assuré jeudi que la preuve du travail d’assistante parlementaire de sa cliente avait été faite et a déploré des phrases “sorties de leur contexte” à propos de l’extrait d’interview diffusé jeudi dans Envoyé Spécial.

L’avocat de Penelope Fillon a assuré, dans un communiqué transmis à l’AFP, jeudi 2 février, que sa cliente, lors de son audition mardi, avait “apporté aux enquêteurs […] toutes les informations et tous les détails démontrant l’existence d’un travail effectif […] quant à ses activités d’assistante parlementaire de son époux”.

Me Pierre Cornut-Gentille a également dénoncé des phrases “sorties de leur contexte” à propos de la diffusion attendue jeudi soir dans Envoyé spécial (France 2) d’un extrait d’interview dans laquelle Penelope Fillon affirmait n’avoir jamais été l’assistante parlementaire de son époux. L’avocat “déplore qu’alors qu’une enquête judiciaire est en cours, des phrases ainsi isolées à dessein et sorties de leur contexte donnent lieu à une telle exploitation médiatique”.

>> À lire : Penelope Fillon en 2007 : “Je n’ai jamais été son assistante ou quoi que ce soit de ce genre-là”

France 2 doit diffuser jeudi soir, dans “Envoyé spécial”, des extraits d’un entretien filmé de Penelope Fillon, accordé en mai 2007 au journal britannique Sunday Telegraph. Elle déclarait notamment : “Je n’ai jamais été l’assistante de mon mari”, selon Élise Lucet, corédactrice en chef de l’émission.

Selon l’avocat, “en mai 2007, quelques jours après la nomination de François Fillon à Matignon, Penelope Fillon tenait à faire comprendre à un journaliste britannique […] qu’elle n’avait pas la même conception de son rôle que l’épouse du Premier ministre britannique de l’époque”, plus exposée médiatiquement.

Cette explication de la conception de son rôle de femme de chef de gouvernement “peut se lire dans l’interview publiée par le Sunday Telegraph daté du 30 mai 2007”, ajoute-t-il. “Elle revendiquait sa discrétion et son souci constant de ne pas apparaître comme exerçant un rôle politique public”, a précisé Me Cornut-Gentille.

Avec AFP

Première publication : 02/02/2017

Des cours de français conçus par un organisme de formation professionnelle vont être dispensés sur Internet pour rendre aux réfugiés leur autonomie. Ils s’accompagnent de modules sur les valeurs républicaines.

“Ne plus bricoler pour apprendre le français”. C’est un peu le credo de l’Afpa, premier organisme de formation professionnelle pour adultes, qui a lancé cette semaine un cours en ligne d’apprentissage de la langue française et des “valeurs républicaines” destiné aux migrants, réfugiés et demandeurs d’asile.

Ce programme “Français langue étrangère” (FLE) [appelé “Mooc” (Massive open online course)], gratuit, partiellement traduit en anglais, en arabe, en pachto et en dari, est destiné à “faciliter l’insertion sociale” des 1 345 migrants accueillis dans les centres de l’Afpa depuis l’automne 2015. Il sera aussi proposé aux associations et organismes qui soutiennent et accompagnent ces personnes, a détaillé l’établissement public dans un communiqué.

“C’est une première. Jamais un outil comme celui-ci n’a existé”, explique Pascale Gérard, directrice insertion sociale et partenariats à l’Afpa, contactée par France 24. Le Mooc comprend 30 heures de cours organisées sur six semaines, pour un niveau débutant s’adressant à ces “primo-arrivants”. Le but n’est pas d’être bilingue, mais de connaître les rudiments de la langue : être capable de se présenter, de se déplacer, de remplir un formulaire…

Il existe déjà de nombreux exercices pour apprendre le français sur Internet mais aucun ne propose un véritable “programme” de cours, progressif et applicable sur plusieurs mois. “Nous nous sommes dits qu’il y avait un ‘trou dans la raquette’, que ces personnes [réfugiés, migrants….] ne pouvaient pas bricoler pour apprendre le français”, ajoute Pascale Gérard. L’Afpa a donc élaboré un programme spécifique avec des “ingénieurs pédagogiques”, des spécialistes de FLE (français langue étrangère). “Il a fallu trois mois pour le réaliser”, précise Pascale Gérard.

Grâce à cet enseignement, les réfugiés pourront “franchir un premier palier essentiel vers l’autonomie et à terme, accéder à l’emploi”. Le Mooc sera également utile pour les entreprises employant des salariés maîtrisant faiblement le français, notamment celles du bâtiment, précise l’agence sur son site.

Un exercice pour apprendre les activités/loisirs

L’Afpa explique qu’elle a voulu se positionner sur le terrain numérique après avoir constaté que la grande majorité des réfugiés passaient un temps considérable à pianoter sur leur smartphone. “L’idée était d’avoir un outil d’auto-formation qui permet d’aller à son rythme, de refaire 15 fois le même exercice si l’on a envie”, explique Pascale Gérard.

Il ne remplace pas les cours classiques avec un système de classes, comme dans les centres d’hébergements d’urgence, dans les Cada ou CAO. Mais il le complète. “Nous avons voulu que les cours soient ludiques, il y a même un sketch de Gad Elmaleh dans le programme. Nous avons voulu créer un cours qui retienne leur attention.”

Pour apprendre les formules de politesse, l’Afpa a eu recours à l’humoriste Gad Elmaleh

Particularité : ce Mooc propose des exercices de “valeurs républicaines” pour comprendre les “principes fondamentaux” du pays d’accueil. “Il y a une vidéo qui revient sur les rapports entre les hommes et les femmes, par exemple”, souligne Pascale Gérard. Pour l’heure, ces modules sont indisponibles, ils seront mis en ligne au mois de mars. Au bout de six semaines de cours, les participants reçoivent une sorte de certificat, une “attestation de suivi avec succès”, un précieux sésame pour mettre un pied dans le monde du travail.


Première publication : 02/02/2017

Le sénateur et industriel Serge Dassault a été condamné jeudi à Paris à cinq ans d’inéligibilité et deux millions d’euros d’amende pour avoir caché au fisc français, pendant 15 ans, des millions à l’étranger. Il a fait appel.

Le sénateur Les républicains Serge Dassault a été reconnu coupable, jeudi 2 février, de blanchiment de fraude fiscale et omissions dans ses déclarations de patrimoine. Le tribunal correctionnel de Paris l’a condamné à une amende de deux millions d’euros et à cinq ans d’inéligibilité.

Le tribunal a en revanche estimé qu’à près de 92 ans, le président d’honneur de Dassault aviation ne pouvait être condamné à une peine de prison, même avec sursis. L'”ampleur” et “la durée” de la fraude auraient toutefois pu justifier une peine de prison ferme, a jugé le président. Dans la foulée, les avocats du milliardaire, qui n’était pas présent à l’audience, ont annoncé qu’il allait faire appel. Il ne devrait donc pas perdre son fauteuil de sénateur d’ici à la fin de son mandat à l’automne 2017, puisque sa condamnation ne sera définitive qu’après épuisement de toutes les voies de recours.

Le pdt de la 32e chambre, qui s’apprête à prononcer son délibéré contre Serge #Dassault “Il aurait mieux valu qu’il soit à l’audience”…

— Marie Barbier (@Mar_Barbier) 2 février 2017

Le Parquet national financier (PNF) l’accusait d’avoir dissimulé des dizaines de millions d’euros au fisc sur des comptes à l’étranger pendant 15 ans. En cause, les comptes de quatre fondations et sociétés, basées au Luxembourg et au Liechtenstein, qui ont abrité jusqu’à 31 millions d’euros en 2006, et près de 12 millions en 2014. Il lui reprochait également d’avoir omis, dans ses déclarations de patrimoine, 11 millions d’euros en 2014 et 16 millions en 2011, dissimulés sur ces comptes. Le PNF avait requis à l’audience sa condamnation à deux ans de prison avec sursis, neuf millions d’euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité, le qualifiant d’élu ayant “piétiné toutes les lois qu’il a votées sur le thème de la fiscalité” et “trahi son mandat”.

>> À lire : Le Sénat prêt à examiner la levée de l’immunité parlementaire de Serge Dassault

La défense avait plaidé la relaxe, affirmant que le sénateur avait régularisé sa situation fiscale et qu’il avait “hérité” de son père, l’ingénieur Marcel Dassault, les comptes et structures mis en cause. Serge Dassault avait depuis régularisé sa situation, tant auprès de l’administration fiscale — il a réglé près de 19 millions d’euros pour huit ans de redressement fiscal — que de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), qui avait saisi la justice.

C’est la première fois que le doyen du Sénat est condamné, mais la deuxième fois qu’il est susceptible de perdre un mandat électoral sur décision de justice. En 2009, le Conseil d’État avait annulé sa réélection à la mairie de Corbeil-Essonnes (Essonne) l’année précédente en raison de “dons d’argent” et l’avait déclaré inéligible pendant un an.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 02/02/2017

L’enquête sur les soupçons d’emplois fictifs a été étendue, jeudi, à deux enfants du couple Fillon. Le candidat à la présidentielle avait lui-même révélé, il y a une semaine, les avoir embauchés en tant qu’avocats alors qu’ils n’étaient qu’étudiants.

Rebondissement dans l’enquête sur les soupçons d’emplois fictifs dans la famille Fillon : le Parquet national financier (PNF) a demandé aux enquêteurs d’étendre leurs investigations aux activités des deux aînés du couple, jeudi 2 février. Selon le Canard Enchaîné, le candidat Les Républicains à la présidentielle a employé ses deux aînés au Sénat comme assistants parlementaires pour 84 000 euros brut quand il était sénateur de la Sarthe entre 2005 et 2007.

>> À lire aussi : “Je n’ai jamais été son assistante”

“Lorsque j’étais sénateur, il m’est arrivé de rémunérer pour des missions précises deux de mes enfants qui étaient avocats, en raison de leurs compétences”, avait affirmé jeudi soir François Fillon, sénateur de la Sarthe du 18 septembre 2005 au 17 juin 2007. Or, Marie Fillon, 34 ans, a prêté serment le 14 novembre 2007, après une période de stage d’au moins 18 mois comme le prévoit la formation d’avocat, et Charles, 32 ans, le 29 juin 2011. Ils sont donc officiellement devenus avocats respectivement 5 mois et 4 ans après la fin de la mandature de leur père.

L’entourage du candidat s’est défendu en évoquant “une imprécision de langage”, précisant que François Fillon voulait dire “qui sont avocats” à l’heure actuelle et non qu’ils l’étaient à l’époque.

Contrairement aux parents, aucun des deux enfants n’a été convoqué à ce stade, selon Me Antonin Lévy, l’avocat de François Fillon, avant l’annonce d’un élargissement de l’enquête. Les enquêteurs vont en effet chercher à vérifier la matérialité du travail qu’ils ont effectué.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 02/02/2017

Le candidat socialiste à la présidentielle s’est entretenu, jeudi, avec François Hollande. Les deux hommes ont débattu de l’Europe et des relations internationales. Benoît Hamon a évoqué un “échange très riche” mais aucun soutien officiel.

Benoît Hamon, candidat du Parti socialiste à l’élection présidentielle, a expliqué, jeudi 2 février, qu’il entendait se “tourner vers l’avenir”, à l’issue de sa rencontre à l’Élysée avec François Hollande qui ne constituait pas selon lui un “passage de témoin”.

Interrogé dans la cour de l’Élysée sur ses désaccords avec le chef de l’État sortant, dont il a combattu la politique depuis son départ du gouvernement en 2014, Benoît Hamon, sans évoquer un éventuel soutien de François Hollande, a répondu : “On a évidemment parlé de cela mais pour moi, ce qui est important, c’est de se tourner vers l’avenir.”

>> À lire : Ralliements à Macron, droit de retrait – Hamon face aux nouveaux frondeurs du PS

Le président de la République, qui est resté discret durant la primaire de la gauche, ne participant pas au vote, a reçu son ancien ministre de l’Économie solidaire (2012-2014), puis éphémère ministre de l’Éducation (2014), pendant environ une heure en tête à tête dans son bureau, selon l’Élysée.

“Il n’y a pas de passage de témoin aujourd’hui. Il y a une élection présidentielle et un président qui préside jusqu’à l’élection présidentielle”, a également déclaré Benoît Hamon qui avait “simplement la volonté […] d’échanger sur ce que seront les axes de ma campagne”.

“J’ai proposé un cap, ce cap je le maintiens”

Ces axes “seront dans la continuité de ce que j’ai défendu. J’ai proposé un cap, ce cap je le maintiens, je l’enrichirai évidemment de toutes les contributions de ceux qui s’impliquent aujourd’hui derrière moi, et je n’ai jamais été fermé à ces discussions mais le cap, il a été donné”, a-t-il poursuivi.

“Il me semble que les sujets aujourd’hui portent les Français sur le travail, sur l’air que l’on respire, ce que l’on mange, ce que l’on absorbe, la santé […], le vieillissement, la prise en charge des personnes âgées dépendantes”, “ces questions-là sont absolument centrales” et “je souhaite [qu’elles] soient au cœur de la campagne présidentielle”.

Les deux hommes ont également échangé sur la construction européenne, sur les inquiétudes liées à l’hostilité de Donald Trump envers l’accord de Paris sur le climat signé en 2015, et également sur les questions de sécurité intérieure et de terrorisme.

J’ai rencontré le Président de la République @fhollande. Nous avons évoqué relance du projet européen,accord Climat et sécurité de la France pic.twitter.com/n8jD6HbOem

— Benoît Hamon (@benoithamon) February 2, 2017

L’absence d’un soutien officiel du chef de l’État, qui s’ajoute à la mise en garde, lundi, du Premier ministre Bernard Cazeneuve qui affirmait que le candidat socialiste à la présidentielle serait obligé d’assumer le bilan du quinquennat pour réussir, montre encore une fois la difficulté qu’aura Benoît Hamon à rallier son aile droite à sa candidature.

Le vainqueur des “primaires citoyennes” doit être officiellement investi candidat de la Belle Alliance populaire, dimanche 5 février, à la Mutualité, à Paris. Mais plusieurs cadres du Parti socialiste ont déjà annoncé qu’ils ne feraient pas le déplacement. C’est notamment le cas de François Hollande et Bernard Cazeneuve, mais aussi de l’ancien Premier ministre Manuel Valls, de la ministre de l’Environnement Ségolène Royal, du ministre de l’Économie Michel Sapin, du ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux, du ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, du ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, du secrétaire d’État au Développement et à la Francophonie Jean-Marie Le Guen ou encore des maires de Dijon François Rebsamen et de Lyon Gérard Collomb. Et parmi les anciens candidats à la primaire, seuls Arnaud Montebourg et Vincent Peillon seront présents.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 02/02/2017

France 2 diffuse jeudi soir des extraits d’une interview de Penelope Fillon datant de 2007 dans laquelle l’épouse du candidat à la présidentielle atteste n’avoir jamais été son assistante. Son avocat a dénoncé des “phrases sorties de leur contexte”.

C’est un nouvel élément compromettant pour le couple Fillon que va diffuser l’émission “Envoyé spécial”, jeudi 2 février, sur France 2. Dans une interview vidéo datant de mai 2007 réalisée par le quotidien britannique Sunday Telegraph, Penelope Fillon s’est livrée sur son rôle aux côtés de son époux, François Fillon : “Je n’ai jamais été son assistante, ou quoi que ce soit de ce genre-là”. Et d’ajouter : “Je ne me suis pas occupée de sa communication non plus.”

>> À voir : “Si tu veux gagner des millions, joue à l’EuroFillon”

À l’époque, son mari vient d’être nommé à Matignon en tant que Premier ministre. Au cours de cette interview de 45 minutes, elle s’estime “peu à l’aise dans les allées du pouvoir”, et indique étudier Shakespeare. “J’ai réalisé que mes enfants me connaissaient mais seulement en tant que mère. (…) Je me suis donc dit : ‘Je ne suis pas stupide, cela va me permettre de travailler et de penser à nouveau'”, raconte-t-elle.

Si la vidéo n’est pas disponible sur Internet, ses propos qui viennent corroborer les révèlations du Canard Enchaîné, ont été retranscrits sur le site du quotien britannique. Selon le palmipède, Penelope Fillon a été embauchée par son mari puis par son suppléant à l’Assemblée nationale de 1998 à 2007, puis de 2012 à 2013, en tant qu’attachée parlementaire.

À aucun moment de l’interview qui dure 45 minutes, elle n’évoque pourtant une quelconque collaboration professionnelle avec son époux, se définissant même comme “une paysanne”.

Or, dans sa ligne de défense, François Fillon a attesté que son épouse travaillait pour lui “depuis toujours, depuis 1981, [sa] première élection”, et a fourni, selon son avocat, “des documents” à la justice, pour prouver sa bonne foi.

>> À lire : Alain Juppé exclut d’être “un plan B”

Dans un communiqué transmis à l’AFP, l’avocat de Penelope Fillon, Me Pierre Cornut-Gentille, déplore également “qu’alors qu’une enquête judiciaire est en cours, des phrases ainsi isolées à dessein et sorties de leur contexte donnent lieu à une telle exploitation médiatique”.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 02/02/2017