Archive for February 4th, 2017

Un policier a été mis en examen pour viol dimanche et ses trois collègues pour violences volontaires en réunion après l’interpellation violente d’un jeune homme gravement blessé à coups de matraque jeudi à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis.

La scène avait été filmée par une caméra de vidéosurveillance de la police municipale. Un policier a été mis en examen pour viol et ses trois collègues pour violences volontaires en réunion après qu’un jeune homme a été gravement blessé à coups de matraque lors de son interpellation jeudi 2 février à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, a annoncé dimanche 5 février le parquet de Bobigny.

Les quatre fonctionnaires ont été placés sous contrôle judiciaire et trois d’entre eux se sont vus interdire d’exercer l’activité de fonctionnaire de police, indique le parquet dans un communiqué, sans plus de précision.

Voiture incendiée, abribus caillassés à Aulnay-sous-Bois

Des incidents ont éclaté samedi au soir dans la ville d’Aulnay-sous-Bois à la suite des accusations portées sur cette équipe de police. Une voiture a été incendiée et une tentative d’incendie constatée sur un bus à la cité des 3 000, où a eu lieu l’interpellation, dans le quartier de la Rose des Sables, a-t-on appris de source policière. Des abribus ont également été cassés, a constaté une journaliste de l’AFP.

>> À lire sur France 24 : “Des incidents éclatent à Aulnay-sous-Bois après que des policiers ont été accusés de viol”

Ce sont les conditions d’interpellation d’un jeune homme, au cœur de la cité des 3 000, après un contrôle d’identité qui a dégénéré, qui ont choqué les habitants. La vidéosurveillance de la police municipale, montre notamment un policier “porter un coup de matraque horizontal au niveau des fesses” du jeune homme, après que son “pantalon a glissé tout seul”, selon une source proche de l’enquête.

Le jeune homme a déclaré que l’un des policiers lui aurait introduit sa matraque dans l’anus. Transporté à l’hôpital Robert Ballanger d’Aulnay, le jeune homme est examiné par un médecin qui diagnostique “une plaie longitudinale du canal anal” et une “section du muscle sphinctérien”, et lui prescrit 60 jours d’interruption totale de travail (ITT), selon la source proche de l’enquête. Samedi, le jeune homme était toujours hospitalisé, après avoir été opéré.

Avec AFP

Première publication : 05/02/2017

En double meeting à Lyon et à Paris grâce à un hologramme, le candidat de la France insoumise a fait le buzz dimanche, tout en restant ferme face aux appels du pied de Benoît Hamon.

Jean-Luc Mélenchon était partout dimanche 5 février. Au sens propre : le leader de la France insoumise était en chair et en os devant près de 11 000 personnes sur la scène d’Eurexpo dans la banlieue de Lyon ( dont 4000 à l’extérieur de la salle) et “en hologramme” à Paris devant plusieurs milliers de personnes. “Moi, je n’ai qu’un clone”, s’est-il amusé en faisant la démonstration de la prouesse technologique qui a fait le buzz sur les réseaux sociaux.

Le numérique, l’espace, la mer… Pour ce meeting “dédoublé” inédit en France, Jean-Luc Mélenchon avait choisi des thèmes peu communs. Amel, 28 ans, ne cache pas qu’elle était sceptique en voyant le programme mais elle est finalement satisfaite que Jean-Luc Mélenchon ait parlé de thèmes “pas assez débattus” de la présidentielle, comme la culture. Mais c’est une autre proposition du candidat à la présidentielle qui l’a particulièrement séduite : “Son idée d’allocation d’autonomie d’études pour ne pas avoir à travailler quand on suit une formation, ça me parle et ça me concerne”, s’enthousiasme l’étudiante en médecine.

#JLMHologramme “Est ce que vous avez vu Gravity?” “Ouiiii” #pointcinemapic.twitter.com/dJ2MYcEeW5

— alcyone wemaëre (@alcyonekenobi) 5 février 2017

“Madame Le Pen” et “Monsieur Macron”

Du lancement d’un programme de dépollution des océans à la création d’un tribunal écologique international, Jean-Luc Mélenchon a lancé des propositions tous horizons sur les thèmes du jour tout en déclinant sa conviction anti-libérale sur ces sujets (refuser de privatiser l’espace et nécessité d’une recherche fondamentale libre sur le nucléaire, par exemple).

À propos de Marine Le Pen : “Où est ce que cette ignorante a pu avoir l’idée de ne plus enseigner aux enfants étrangers ?”

Mais tout au long de son allocution, Jean-Luc Mélenchon n’a pas oublié de faire de la politique taclant notamment “Madame Le Pen” (“où est ce que cette ignorante a pu avoir l’idée de ne plus enseigner aux enfants étrangers ?”), en meeting au même moment à Lyon, et “Monsieur Macron” (“il a pourri la vie de milliers de gens avec la loi El Khomri”) en meeting la veille à Lyon également.

À propos d’Emmanuel Macron : “Il a pourri la vie de milliers de gens avec la loi El Khomri”

“Non, aux combines”, le message à Benoît Hamon

“Tout le monde veut abroger la loi travail… même le candidat socialiste. Mais pourquoi le gouvernement ne le ferait pas avant de partir ?”, a aussi raillé Jean-Luc Mélenchon renvoyant dos à dos Benoît Hamon et François Hollande. Toujours sans nommer le vainqueur de la primaire de la gauche, Jean-Luc Mélenchon a fermement dit son opposition “aux combines”, “aux échanges de programme un peu flou contre des circonscriptions aux législatives ou des postes de ministres”. Une façon de redire à Benoît Hamon qu’il lui faut faire un choix “entre eux et nous”. Dès sa victoire, le candidat socialiste à la présidentielle avait en effet proposé au candidat de la France insoumise de “former un contrat de gouvernement”. Jean-Luc Mélenchon lui avait répondu qu’il était impossible de mélanger “des gens qui veulent tourner la page, comme nous” avec “des gens qui sont responsables de ce qu’il y a sur la page”… comme ces investitures pour les législatives entérinées par le PS en décembre, à commencer par celle de Myriam El Khomri.

Plus de places assises #Melenchon#Lyon#JLM2017#JLMHologrammepic.twitter.com/eAfD754ZAm

— alcyone wemaëre (@alcyonekenobi) 5 février 2017

Dans la salle, Sonia, 43 ans, et Jean-Marc, 59 ans, mélenchonistes de toujours, sont sur la même ligne : “on ne veut pas que les idées de la France insoumise soient bradées. On veut vraiment quelque chose de nouveau et Benoît Hamon est quelqu’un de très politique. Amel, l’étudiante en médecine, est encore plus catégorique : “pour moi, une alliance avec Hamon, ce serait une trahison”.

“Ne renoncez pas à votre principale prérogative : votre droit au pouvoir”, a conclu Jean-Luc Mélenchon devant “les insoumis” avant d’entamer le Chant des Canuts lyonnais. Un peu plus tôt, il avait donné rendez-vous à Paris, le 18 mars, pour “la marche pour la sixième République”.

Première publication : 05/02/2017

Marine Le Pen a choisi, pour lancer sa campagne, dimanche à Lyon, de prononcer un discours insistant sur les fondamentaux du Front national : la mondialisation, le terrorisme islamiste et l’identité française.

Au terme d’un week-end lyonnais durant lequel le Front national a finalisé son projet présidentiel, Marine Le Pen a prononcé un discours visant à galvaniser la base de ses militants qui étaient, dimanche 5 février, environ 4 000 à être venus l’écouter au Palais des Congrès de Lyon.

Pour la candidate frontiste à l’élection présidentielle, “la grande recomposition politique a commencé”. Citant en exemple le Brexit, le referendum italien sur la Constitution ayant poussé Matteo Renzi vers la sortie, l’élection présidentielle autrichienne ou encore l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis, Marine Le Pen a affirmé que “les autres peuples (avaient) montré la voie”. “Ce réveil des peuples est historique. Il marque la fin d’un cycle. Le vent de l’histoire a tourné”, a-t-elle ajouté.

>> À lire : Quand les propos de Marine Le Pen sur les migrants refont surface

Marine Le Pen veut croire aujourd’hui à un effet boule de neige et est persuadée que le parallèle peut être fait entre le sentiment des Britanniques ou des Américains ayant voté en faveur du Brexit ou pour Donald Trump et le sentiment des Français, victimes selon elle du “mondialisme économique et financier” et du “mondialisme jihadiste”. “L’un et l’autre œuvrent à la disparition de la France telle que nous la connaissons, telle que nous l’aimons”, a-t-elle regretté, promettant de lutter contre “ces deux totalitarismes qui menacent notre pays”.

Sur le plan économique, Marine Le Pen propose d’abord de protéger le peuple français. La présidente du Front national a ainsi fustigé une mondialisation dont “l’objectif est de réduire l’homme à son rôle de consommateur ou de producteur” et “une vision du monde qui ne revient qu’à faire fabriquer par des esclaves pour vendre à des chômeurs”.

Inscrire dans la Constitution la priorité nationale

Marine Le Pen promet à ses électeurs le contraire : “un État attentif et bienveillant” qui défendra la “solidarité nationale entre Français” en imposant notamment l’inscription dans la Constitution de la priorité nationale en matière de logement social et d’emploi.

Sur ce thème, Marine Le Pen n’a pas oublié de s’en prendre aux “experts de pacotille” qui expliquent “sur un ton péremptoire” que ses propositions sont “contraire à la logique économique”. “Ne les croyez pas. À cette vision erronée, nous opposons une vision volontariste”, a-t-elle affirmé tout en se présentant comme la candidate du travail.

La député européenne frontiste a également vanté les mérites d’un système démocratique proche du peuple. “Nous sommes pour le local, contre le global”, a-t-elle dit, reprenant elle aussi l’idée d’un referendum d’initiative populaire à partir de 500 000 signatures de citoyens réunies.

>> À lire : Déboires judiciaires et financiers pour le Front national

Mais si toutes ces mesures ont été applaudies, ce sont bien les saillies contre l’immigration, l’insécurité et le terrorisme qui ont déchaîné les passions du public. Sous un tonnerre d’applaudissements, Marine Le Pen a ainsi promis d’en “finir avec l’impunité des délinquants, les caïds, les vendeurs de drogue, les voitures brûlées” et a assuré que son accession à l’Élysée entraînerait “la certitude de la sanction avec pour les étrangers délinquants la reconduite à la frontière”.

“Tolérance zéro ! Tolérance zéro ! Tolérance zéro !”, s’est alors mis à scander le public, debout et tapant du pied dans les gradins du Palais des Congrès de Lyon.

“On est chez nous ! On est chez nous !”

La ferveur de ses sympathisants était encore plus forte lorsque Marine Le Pen s’en est pris au “fondamentalisme islamiste” qui “nous agresse chez nous”, qui veut imposer “un mode de vie” différent à “nos enfants” et qui “s’attaque à notre démocratie”.

“Le patriotisme, c’est lui qui confronte notre vision à celle des mondialistes. Vous avez le droit d’aimer votre pays et vous avez même le droit de le montrer”, a déclaré la candidate à la présidentielle, déclenchant des “On est chez nous ! On est chez nous !” au sein du public.

“On est chez nous ! On est chez nous !” Un slogan qui revient en boucle pendant le discours de @MLP_officiel à Lyon #Marine2017pic.twitter.com/j4qjonVBJz

— Romain Brunet (@romain2dc) February 5, 2017

“Oui, nous croyons qu’il est temps de revivifier le sentiment national”, a-t-elle ajouté, proposant notamment de revoir la façon dont l’histoire de France est enseignée à l’école. “Il faut en finir avec le mépris de la France”, a-t-elle souligné.

Enfin, Marine Le Pen, qui estime que le clivage dans le paysage politique n’oppose plus la gauche et la droite mais “les patriotes aux mondialistes”, a promis, dans les six mois suivant son élection, un referendum sur le maintien ou non de la France au sein de l’Union européenne. “L’Union européenne est un échec, elle n’a tenu aucune de ses promesses. Pire, elle nous a mis en tutelle, en laisse courte”, a-t-elle affirmé, espérant que ce “projet européiste” ne devienne un jour plus qu’un “mauvais souvenir”.

Première publication : 05/02/2017

L’homme qui a attaqué vendredi une patrouille militaire au carrousel du Louvre a été interrogé pour la première fois dimanche mais il a refusé de parler aux enquêteurs. Sa garde à vue, qui a débuté samedi à 18h45, peut durer 96 heures.

La première audition de l’auteur de l’attaque à la machette contre des militaires au musée du Louvre vendredi à Paris n’a pas permis aux enquêteurs d’apprendre grand-chose. L’homme devait être entendu dimanche 5 février dans la matinée depuis son lit d’hôpital mais il a refusé de parler aux enquêteurs, a indiqué une source judiciaire, précisant qu’il devait être réentendu dans l’après-midi. Soigné à l’hôpital européen Georges-Pompidou pour des blessures sérieuses à l’abdomen après avoir été touché par les tirs de riposte d’un militaire, son état s’est nettement amélioré samedi. Le corps médical a considéré que les auditions étaient “possibles”.

Les enquêteurs cherchent à savoir si l’homme hospitalisé est bien Abdallah El-Hamahmy, un Égyptien de 29 ans arrivé en France il y a une semaine avec un visa touristique. Ils souhaitent aussi comprendre ses motivations et identifié d’éventuels complices.

Tests ADN

Pour le moment, à Paris, c’est le parcours d’un solitaire qui se dessine : rien ne montre actuellement qu’il ait eu des contacts avec des complices. Aucune piste pour son identification ne pourra être confirmée avant le résultat de tests ADN. Pour ce faire, selon une source proche de l’enquête, la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) s’est mise en rapport avec les services spécialisés égyptiens. Des contacts vont être pris aussi avec les Émirats arabes unis (EAU) et la Turquie, le passeport au nom d’Hamahmy contenant deux visas pour ce pays en 2015 et 2016.

Par ailleurs, aucune marque d’allégeance à un groupe jihadiste n’a été retrouvée lors de la perquisition dans l’appartement qu’il a loué en ligne pour 1 700 euros la semaine, mais les enquêteurs cherchent à faire parler l’Iphone et la tablette qu’ils ont saisis. Ils s’intéressent aussi à des tweets postés en arabe, quelques minutes avant l’attaque, sur un compte au nom d’Abdallah El-Hamahmy et où il semble apporter son soutien au groupe jihadiste État islamique (EI), qui continue de menacer la France de représailles pour sa participation à la coalition militaire internationale en Irak et en Syrie.

Avec AFP

Première publication : 05/02/2017

Plusieurs incidents ont éclaté samedi soir à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, après que quatre policiers ont été placés en garde à vue. Ils sont accusés de “viol en réunion” lors de l’interpellation d’un jeune homme jeudi soir.

Des incidents ont éclaté samedi 4 février au soir, à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, après que quatre policiers, accusés d’avoir violé un jeune homme de 22 ans lors de son interpellation, ont été placés en garde à vue.

Une voiture a été incendiée et une tentative d’incendie constatée sur un bus à la cité des 3 000, où a eu lieu cette interpellation, dans le quartier de la Rose des Sables, a-t-on appris de source policière. Des abribus ont également été cassés, a constaté une journaliste de l’AFP.

Ce sont les conditions d’interpellation d’un jeune homme, au cœur de la cité des 3 000, après un contrôle d’identité qui a dégénéré, qui ont choqué les habitants. La scène, filmée par la vidéosurveillance de la police municipale, montre notamment un policier “porter un coup de matraque horizontal au niveau des fesses” du jeune homme, après que son “pantalon a glissé tout seul”, selon une source proche de l’enquête.

Enquête ouverte pour “viol en réunion par personnes dépositaires de l’autorité publique”

Le jeune homme a déclaré que l’un des policiers lui aurait introduit sa matraque dans l’anus. Transporté à l’hôpital Robert Ballanger d’Aulnay, le jeune homme est examiné par un médecin qui diagnostique “une plaie longitudinale du canal anal” et une “section du muscle sphinctérien”, et lui prescrit 60 jours d’interruption totale de travail (ITT), selon la source proche de l’enquête. Samedi, le jeune homme était toujours hospitalisé.

Le parquet de Bobigny qui avait d’abord ouvert une enquête pour “viol en réunion par personnes dépositaires de l’autorité publique”, a annoncé dimanche l’ouverture d’une information judiciaire pour “violences volontaires avec arme par personnes dépositaires de l’autorité publique”. Les quatre policiers, qui nient les accusations, ont vu leur garde à vue prolongée de 24 heures. Selon Le Parisien, la famille du jeune homme a annoncé son intention de porter plainte.

La famille de Théo L., le jeune agressé par des policiers à #Aulnay, est en contact avec plusieurs avocats. Une plainte va être déposée.

— Sihame Assbague (@s_assbague) February 4, 2017

Avec AFP

Première publication : 05/02/2017