Archive for February 5th, 2017

Comme annoncé lors de sa conférence de presse, François Fillon a publié sur son site de campagne les salaires perçus par son épouse quand elle était attachée parlementaire ainsi que sa déclaration de patrimoine.

Opération transparence pour François Fillon. Chahuté depuis les révélations sur les emplois présumés fictifs de sa femme, le candidat LR à la présidentielle a publié lundi 6 janvier, comme il l’avait annoncé lors de sa conférence de presse, deux documents sur son site de campagne Fillon 2017 : les salaires perçus par son épouse, Penelope, pour son poste d’assistante parlementaire ainsi que la valeur de son patrimoine.

En tant que collaboratrice, son épouse a touché entre 1986 et 1990, un salaire mensuel net de 1 400 euros. Entre 1998 et 2002, elle perçoit 3 248,75 euros par mois, puis, 3 872,91 euros de 2012 à 2013. Lorsqu’elle devient la collaboratrice de Marc Joulaud, suppléant de François Fillon, son salaire est nettement plus élevé, soit 6 009,07 euros de 2002 à 2007.

François Fillon a également publié sa déclaration de patrimoine, un document de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Son patrimoine se résume à sa maison dans la Sarthe, évaluée à 750 000 euros. Il possède également 44% de la nue-propriété de la maison de son père au Pays Basque pour un montant de 134 000 euros et un tiers de la nue-propriété de sa maison de la Sarthe, soit 41 300 euros.

Par ailleurs, il déclare la valeur de sa société de conseil 2FConseil, évaluée à 11 518 euros. Il déclare aussi dix comptes courants bancaires ou produits d’épargne, tous ouverts au Crédit agricole Anjou Maine pour un montant de 109 303 euros.

Déclaration de situation patrimoniale de François Fillon

Déclaration de Situation Patrimoniale by France-24 on Scribd

Première publication : 07/02/2017

Dans la tourmente depuis les révélations sur les emplois présumés fictifs de sa femme, François Fillon a martelé lundi devant la presse que “tous les faits évoqués” étaient “légaux et transparents”. Mais des questions subsistent.

“Je n’ai rien à cacher”, a affirmé François Fillon, lundi 6 janvier, devant plus de 200 journalistes réunis dans son QG de campagne porte de Versailles à Paris. Droit dans ses bottes, le candidat à la présidentielle a tenu à reprendre en main sa ligne de défense, défaillante jusqu’à présent, en affirmant à plusieurs reprises n’avoir jamais enfreint la loi. Il a notamment affirmé que son épouse, recrutée en tant qu’attachée parlementaire entre 1998 et 2012, avait “pris en charge des tâches simples mais essentielles”, en évoquant la gestion du “courrier” et celle de “l’agenda pour les événements locaux”. Mais des questions subsistent.

>> À lire aussi : Entre démentis et soutiens, les réactions aux explications de François Fillon

  • François Fillon, élu en 2012 député de Paris, avait-il le droit de recruter son épouse en tant qu’attachée parlementaire dans la Sarthe ?

“C’est elle qui a géré le courrier, qui a tenu mon agenda. Elle a travaillé sur mes interventions, m’a représenté pour des manifestations. La liste de ce qu’elle a fait ne s’arrête pas là. Son travail était indispensable”, indique François Fillon.

Mais l’activité de Penelope Fillon pendant le mandat législatif de son mari à Paris reste floue. “Quand François Fillon évoque la légalité du travail effectué par son épouse, il a totalement raison”, estime Thierry Besnier, assistant parlementaire et secrétaire général du Syndicat national des collaborateurs parlementaires-FO. Selon le site de l’Assemblée nationale, le député recrute librement ses collaborateurs, licencie, fixe les conditions de travail et le salaire de son personnel, dans le respect des dispositions du Code du travail. “En revanche, l’embaucher dans la Sarthe alors qu’il est député de Paris, ça n’a pas de sens, ce n’est pas moral”, nuance-t-il.

Reste qu’aucun contrôle n’est possible sur le travail effectué. “Nous sommes dans un statut à part, a ajouté le syndicaliste. Nous ne sommes pas des salariés comme les autres. Nous n’avons ni convention collective, ni grille de salaires.”

  • Le Monde a affirmé, lundi 6 janvier, que sa fille aînée Marie l’avait aidé dans l’écriture de son livre en 2006. En avait-elle le droit ?

Selon Gérard Davet et Fabrice Lhomme, les journalistes du Monde, François Fillon a demandé à sa fille Marie de l’aider — moyennant rémunération — à écrire son ouvrage “La France peut supporter la vérité”, publié en 2006. “Elle a beaucoup aidé pour mon livre”, a-t-il déclaré aux enquêteurs lors de son audition le 30 janvier. “Elle a fourni un gros travail documentaire”, a-t-il ajouté, en précisant qu’elle avait aussi travaillé pour lui sur des “questions constitutionnelles”.

Quatre jours plus tôt, il affirmait sur TF1 avoir “rémunéré, pour des missions précises, deux de [s]es enfants qui étaient avocats, en raison de leurs compétences”. Ces compétences juridiques étaient-elles nécessaires pour aider à l’écriture de son livre ?

Lors de la conférence de presse, il a également invoqué la séparation des pouvoirs pour affirmer que la justice n’avait pas le droit de juger du contenu des activités de ses assistants parlementaires. “Il n’y a en effet aucun contrôle possible, a réagi Thomas Besnier. Toute la question est de savoir si le travail effectué est relatif à la fonction législative du parlementaire”.

Sur le site de la maison d‘édition Albin Michel, il est précisé qu’avec cet ouvrage, “François Fillon [sénateur de la Sarthe à cette époque] nous entraîne dans les coulisses du pouvoir, là où se disputent les idéaux et les réalités, les vertus et les coups bas.” Une thématique peut-être bien éloignée du travail parlementaire dans une circonscription rurale.

  • Son épouse a-t-elle “jamais été son assistante” ?

“Comment peut-on imaginer un seul instant que mon épouse, qui a collaboré avec moi depuis près de 30 ans, principalement dans le département de la Sarthe et ma circonscription, puisse l’avoir fait à l’insu de son plein gré ? Oui mon épouse était au courant, mon épouse est ma collaboratrice”, a affirmé François Fillon pour réagir à l’interview réalisée en 2007 par le Sunday Telegraph. Sauf qu’il a affirmé que “la journaliste qui a accompli cette interview s’est manifestée personnellement auprès de mon épouse pour lui dire à quel point elle était choquée par l’utilisation qui avait été faite des morceaux de cette interview”.

Or, ces affirmations ont rapidement été démenties par la journaliste Kim Willsher sur Twitter, où elle a sèchement répondu au candidat de la droite.

Le démenti de Kim Willsher sur Twitter (1/2)

Non M. #Fillon ! Les propos d’Envoyé Special n’ont pas été sortis de leur contexte. Le reportage ne m’a pas choqué. SVP. Cessez …(1/2)

— Kim Willsher (@kimwillsher1) 6 février 2017

Le démenti de Kim Willsher sur Twitter (2/2)

…de m’attribuer ces propos. L’interview et le film sont dans le domain publique. LES FAITS. SVP. (2/2).

— Kim Willsher (@kimwillsher1) 6 février 2017

  • Y a-t-il eu trafic d’influence ?

La question reste pour l’heure sans réponse. Selon Le Monde, les magistrats du Parquet national financier enquêtent sur un potentiel trafic d’influence lié à l’activité de Penelope Fillon à la Revue des deux Mondes, pour laquelle elle aurait perçu une rémunération brute d’environ 100 000 euros. Or Marc Ladreit de Lacharrière, patron de La Revue des Deux Mondes, a été décoré de la très convoitée grand-croix de la Légion d’honneur l’année précédant l’embauche de Penelope Fillon.

François Fillon n’a pas abordé cette affaire lors de sa conférence de presse et n’a pas été interrogé non plus. Son avocat Antonin Lévy assure que l’embauche de Penelope Fillon “n’a aucun lien” avec la décoration du propriétaire de la Revue des deux mondes. Une distinction qui “était pleinement justifiée”, a-t-il précisé aux journalistes du Monde.

Première publication : 06/02/2017

Les explications très attendues de François Fillon concernant l’emploi de sa femme et de ses enfants lorsqu’il était parlementaire ont fait réagir la classe politique mais aussi la journaliste britannique qui avait interviewé son épouse en 2007.

Au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue lundi 6 février à Paris, François Fillon a annoncé qu’il maintenait sa candidature à l’Élysée et qu’il présentait ses “excuses” aux Français pour avoir salarié des membres de sa famille avec des deniers publics, réaffirmant la légalité de cette pratique.

La journaliste britannique dément avoir été “choquée” par Envoyé Spécial

Devant les journalistes, l’ex-Premier ministre s’est dit victime d’un lynchage médiatique et a notamment évoqué l’interview de Penelope Fillon en 2007 citée dans l’émission “Envoyé Spécial”, le 3 février, où cette dernière affirmait n’avoir “jamais été réellement son assistante ni quoi que ce soit de ce genre”.

Selon le candidat de la droite, “la journaliste qui a accompli cette interview s’est manifestée personnellement auprès de mon épouse pour lui dire à quel point elle était choquée par l’utilisation qui avait été faite des morceaux de cette interview”.

Kim Willsher, qui avait rencontré Penelope en 2007 pour le Sunday Telegraph, a réagi aux propos de François Fillon.

Le démenti de Kim Willsher sur Twitter (1/2)

Non M. #Fillon ! Les propos d’Envoyé Special n’ont pas été sortis de leur contexte. Le reportage ne m’a pas choqué. SVP. Cessez …(1/2)

— Kim Willsher (@kimwillsher1) 6 février 2017

Le démenti de Kim Willsher sur Twitter (2/2)

…de m’attribuer ces propos. L’interview et le film sont dans le domain publique. LES FAITS. SVP. (2/2).

— Kim Willsher (@kimwillsher1) 6 février 2017

Kim Willsher a aussi souligné “n’avoir jamais téléphoné à Mr ou Mme Fillon et ne pas avoir d’ailleurs leur numéro de téléphone”.

Le parquet financier répond à François Fillon

François Fillon, qui a déploré des fuites de l’enquête sur cette affaire dans Le Monde, en assurant qu’elles ne pouvaient provenir que des “enquêteurs de la police” ou des “membres du Parquet national financier”, a reçu une réponse de l’instance créée en 2014 à la suite de l’affaire Cahuzac.

“L’enquête se déroule dans le strict respect de l’article 11 du code de procédure pénale” — qui régit le secret de l’enquête et la possibilité pour le procureur de rendre publics certains éléments — “avec la célérité et la sérénité appropriées”, affirme le Parquet national financier dans un communiqué.

Au cours de son intervention, François Fillon avait estimé que, selon ses avocats, “le Parquet national financier n’était sans doute pas compétent”, sans plus de précisions.

À droite, tous derrière le plan A

Quelques heures après la conférence de presse, Thierry Solère, porte-parole de François Fillon, a affirmé que la droite était rassemblée derrière son champion au sein de son comité stratégique. “Les grandes personnalités de la droite et du centre-droit français, de Jean-Christophe Lagarde à Brice Hortefeux, du président du Sénat à François Baroin, à Laurent Wauquiez, à Bruno Le Maire et à Xavier Bertrand, seront au quotidien associés

à la campagne, présents sur le terrain, présents sur les médias”, a-t-il expliqué.

Le député sarkozyste Georges Fenech, qui avait estimé la semaine dernière que “le résultat de la primaire était caduc” a “trouvé François Fillon tout à fait serein dans cet exercice de vérité”. “Il a tranché et je crois en sa bonne foi”, a-t-il ajouté.

Reste selon lui “l’épée de Damoclès” judiciaire. “Nous sommes tributaires d’avancées judiciaires qui pourraient contrarier la campagne”, a observé ce magistrat de profession. “Le bateau peut tanguer (…) J’espère que le 23 avril nous n’aurons pas la gueule de bois”, a-t-il conclu.

À gauche, on décrit un Fillon droit dans ses bottes

Benoît Hamon, candidat socialiste à l’élection présidentielle, a estimé lundi que François Fillon commettait “une grave erreur” en persistant “dans le déni” après avoir défendu la légalité de l’emploi de sa femme.

“Celui qui aspire à être président de la République, on ne l’attend pas sur un numéro droit dans ses bottes, je me cabre et je montre que je suis dans mon droit, là où personne ne pense que la situation est normale”, a-t-il déclaré lundi en marge d’un déplacement à Arcueil (Val-de-Marne).

“Ça montre finalement que François Fillon ne comprend pas bien qu’il y a une forme d’impunité (…) qui apparaît comme anormale pour les Français”, a insisté Benoît Hamon, estimant qu’il s’agissait d’une “stratégie dangereuse pour la France” car le Front national pouvait se nourrir de cette affaire.

Prenant la défense du Parquet national financier, “le Parti socialiste rappelle que la séparation des pouvoirs et l’indépendance de la presse sont des piliers de nos sociétés démocratiques. Il demande instamment qu’on les laisse faire leur travail.”

Avec AFP

Première publication : 06/02/2017

Plusieurs centaines d’habitants, très affectés, ont marché lundi pour réclamer “justice” pour Théo, le jeune homme blessé par la police qui a livré le récit de son interpellation à Aulnay-sous-Bois. Il raconte avoir été violé et insulté.

Plusieurs centaines de personnes, mères de famille en première ligne, ont participé lundi 6 février à une marche à Aulnay-sous-Bois pour demander justice pour Théo, un jeune homme de 22 ans qui a été gravement blessé jeudi lors de son interpellation par une équipe de police.

Les manifestants, parmi lesquels de nombreux jeunes vêtus d’un T-shirt blanc réclamant “justice” et des mères de famille inquiètes pour leurs enfants, se sont rassemblés au pied de l’immeuble où vit le jeune homme, dans la cité des 3 000, avant de défiler vers l’antenne du commissariat située au cœur de cette vaste cité de Seine-Saint-Denis, en chantant la Marseillaise.

Une maman appelle le commissariat et demande à être reçue par le commissaire : “on recommencera jusqu’à qu’on soit reçu”. #JusticePourTheopic.twitter.com/RJNa8fsLGc

— Kozi Pastakia (@Kozi_P) 6 février 2017

“Non à la violence” et “On est tous Theo” scandent les manifestants #justicepourtheo#aulnaysousboispic.twitter.com/RoXze8l0uR

— Kozi Pastakia (@Kozi_P) 6 février 2017

Dimanche soir, un policier a été mis en examen pour viol et trois de ses collègues pour violences volontaires en réunion. Les quatre fonctionnaires ont été suspendus de leurs fonctions.

La version de Théo : viol, crachats et insultes racistes

Interrogé par plusieurs médias lundi, Théo a livré sa version détaillée de l’interpellation. Le jeune homme raconte qu’il se fait arrêter au moment où il croise “des jeunes du quartier”. Les policiers leur demandent de se mettre contre le mur.

“Je me mets contre le mur, tranquillement, et là un des policiers vient et m’assène un coup”, raconte Théo. “J’étais de trois-quarts, je voyais ce qu’il faisait derrière moi. Je l’ai vu avec sa matraque : il me l’a enfoncée dans les fesses, volontairement. Je suis tombé sur le ventre, j’avais plus de force, on dirait que mon corps m’avait laissé”, décrit-il.

Théo évoque ensuite, lors du trajet dans la voiture qui le mène au commissariat, les “coups”, les parties intimes “matraquées”, les crachats et les insultes (“négro”, “bamboula”, “salope”). Jusqu’à son arrivée dans les locaux de la police où un fonctionnaire aurait lancé : “Je pense qu’il faut l’amener se faire opérer, c’est grave.”

Nuit de tension à Aulnay-sous-Bois

Depuis, la tension est forte à Aulnay-sous-Bois. Pour la deuxième nuit consécutive, des incidents ont éclaté dans le quartier, où cinq jeunes ont été placés en garde à vue dans la nuit de dimanche à lundi après des tirs de mortier artisanal. Plusieurs voitures ont été incendiées et de nombreux feux de poubelles recensés.

Les réactions de plusieurs candidats à la présidentielle et de leurs soutiens n’ont pas tardé.

Mes pensées pour Théo et sa famille. Il faut une enquête déterminée et transparente. #justicepourtheo 1/2

— Benoît Hamon (@benoithamon) 6 février 2017

Les policiers représentent la République qui protège. Il y a urgence à rétablir la confiance #justicepourtheo 2/2

— Benoît Hamon (@benoithamon) 6 février 2017

Soutien à Théo et sa famille. Expulsion des tortureurs de la police républicaine. #justicepourtheo

— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) 6 février 2017

“S’il y a eu acte répréhensible, ce ne doit pas être un prétexte à ce que la racaille commette des exactions.”#les4verites#AulnaySousBois

— Nicolas Bay (@nicolasbayfn) 6 février 2017

Avec AFP

Première publication : 06/02/2017

Une polémique avait éclaté autour du nom d’une salle parisienne emblématique des années 20 qui doit rouvrir mi-mars. Son propriétaire a renoncé à appeler le lieu “Le Bal nègre”, lui préférant finalement “Le Bal de la rue Blomet”.

“Le Bal de la rue Blomet”. C’est finalement sous ce nom que la salle parisienne située au 33 rue Blomet, dans le 15ème arrondissement, rouvrira ses portes en mars 2017. Guillaume Cornut, le repreneur de cet ancien club de jazz du Paris des années 20-30, fermé pendant des années, a renoncé a appelé le lieu “Le Bal nègre”.

L’appellation “Le Bal nègre” qui avait été, un temps, celle du cabaret lors des années folles avait en effet déclenché une vague de protestations. Le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) avait ainsi envoyé une mise en demeure à Guillaume Cornut et souligné que sans être “péjoratif” en soi, le terme “nègre” était “aujourd’hui chargé de connotations insultantes”.

Une pétition intitulée #NonAuBalDesColons avait aussi été lancée le 1er février : elle a recueilli plus de 6 000 signatures. “Le concepteur du lieu puise de manière totalement assumée dans le registre de la nostalgie coloniale”, déplorait notamment la pétition en ajoutant : “ce faisant il ne rend pas hommage à la culture afro-américaine comme il le prétend mais injurie des millions de Noires et Noirs de France”. Une manifestation a également été organisée le dimanche 5 février rue Blomet devant l’établissement.

#NonAuBalDesColons, ce n’est pas aux blanc-he-s de nous dire ce qui est raciste et ce qui ne l’est pas ! #ByeByeALaNostalgieColonialepic.twitter.com/y2HyMCE72O

— Naw (@Moina_Mkomori) 5 février 2017

“La Négritude, c’était il y a 70 ans”

Dans une interview accordée à Africultures le 31 janvier 2017, Guillaume Cornut reconnaissait ne pas s’être documenté sur le mot “nègre” : “J’en suis resté à ce qu’étaient les années 20”, disait-il. “Même si ce mot est une insulte pour les Américains, il faut remettre ce nom dans son histoire, son origine, plutôt qu’essayer de le faire disparaître. C’est le racisme qu’il faut faire disparaître, pas le mot ‘nègre’ !”, faisait-il alors valoir

Une rhétorique qui laissait sceptique l’auteure de l’article d’Africultures : “La Négritude, c’était il y a bientôt 70 ans. Depuis bientôt 70 ans, le mot “nègre” est devenu un paradigme ambigu, porteur de malaise pour les uns, “naturel et culturel” pour d’autres. Mais que l’on tente d’y ajouter un souffle vital, festif ou héroïque, le mot “nègre” ne sera jamais un mot neutre, encore moins un mot joyeux”, écrivait Célia Sadai.

Le “Bal de la rue Blomet” ouvrira le 21 mars… soit la date de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination.

Première publication : 06/02/2017

Après la polémique sur l’emploi d’assistante parlementaire de son épouse Penelope, François Fillon a présenté lundi ses excuses aux Français, tout en maintenant sa candidature à la présidentielle. “Tous les faits évoqués sont légaux” a-t-il insisté.

Dans la tourmente depuis les révélations sur les emplois présumés fictifs de son épouse et de deux de ses enfants, François Fillon a donné une conférence de presse lundi 6 février à 16 h dans son QG de campagne à Paris.

Retrouvez les temps forts de son intervention sur notre liveblog.

Première publication : 06/02/2017

Après la polémique sur l’emploi d’assistante parlementaire de son épouse Penelope, François Fillon a présenté lundi ses excuses aux Français, tout en maintenant sa candidature à la présidentielle. “Tous les faits évoqués sont légaux” a-t-il insisté.

Dans la tourmente depuis les révélations sur les emplois présumés fictifs de son épouse et de deux de ses enfants, François Fillon a donné une conférence de presse lundi 6 février à 16 h dans son QG de campagne à Paris.

Retrouvez les temps forts de son intervention sur notre liveblog.

Première publication : 06/02/2017

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En pleine polémique sur le décret anti-immigration pris par Donald Trump, des entreprises de la Silicon Valley ont décidé de s’y opposer. Facebook, Google, Microsoft ou encore Twitter ont déposé une requête en justice.

Plusieurs dizaines d’entreprises de la Silicon Valley, dont Facebook, Google, Microsoft, Twitter et Apple, ont déposé lundi 6 janvier une requête en justice contre le décret de Donald Trump limitant l’immigration de pays considérés à risques par le président américain.

>> À lire : D’Uber à Google, la Silicon Valley face au décret anti-immigration de Trump

Ce document accuse le décret d’avoir pour conséquences “d’infliger des dommages importants au commerce américain, à l’innovation et à la croissance” du secteur des affaires. Nombre de grands groupes américains, en particulier ceux de la Silicon Valley, emploient des milliers d’ingénieurs étrangers.

La fortune des immigrés et de leurs enfants

Le texte note aussi que les “immigrants ou leurs enfants ont fondé plus de 200 des entreprises figurant sur la liste Fortune 500” (500 entreprises mondiales classées selon l’importance de leur chiffre d’affaires, NDLR).

Le décret, peut-on lire encore, “marque une rupture importante par rapport aux principes d’équité et de prévisibilité qui ont commandé le système d’immigration des

États-Unis pendant plus de cinquante ans”.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 06/02/2017

Alors que Le Monde publie de nouveaux éléments mettant à mal la défense de François Fillon, le candidat à l’élection présidentielle a prévu de s’exprimer, lundi après-midi, lors d’une conférence de presse à son QG de campagne.

L’heure de la contre-attaque a sonné. Dans la tourmente depuis les révélations sur les emplois présumés fictifs de son épouse et de deux de ses enfants, François Fillon tiendra une conférence de presse à 16 h 00 à son QG de campagne à Paris, a fait savoir, lundi 6 février, son équipe.

“M. Fillon souhaite s’exprimer devant les Français”, a précisé l’entourage du candidat à l’AFP, sans donner d’autres détails, alors que le candidat de la droite à la présidentielle est décrié jusque dans son propre camp et en chute dans les sondages, à moins de trois mois de l’élection.

>> À voir sur France 24 : “Riposte médiatique et politique pour François Fillon”

Mais alors que le candidat à l’élection présidentielle compte sur cette conférence de presse pour reprendre la main, Le Monde publie de nouveaux éléments mettant à mal sa défense. Selon le journal du soir, les enquêteurs suspecteraient un éventuel trafic d’influence lié à l’attribution de la dignité de grand-croix dans l’ordre national de la Légion d’honneur à Marc Ladreit de Lacharrière, propriétaire de La Revue des deux mondes qui employa Penelope Fillon de mai 2012 à décembre 2013.

Les explications de Roselyne Febvre

“La rémunération a été fixée d’un commun accord mais à mon initiative”

Au sujet de Charles et Marie Fillon, tous deux embauchés comme assistants parlementaires de leur père lorsque celui-ci était sénateur de la Sarthe entre septembre 2005 et juin 2007, Le Monde révèle également que François Fillon a indiqué aux enquêteurs que son fils Charles avait en réalité travaillé à l’élaboration du programme du candidat Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007 et que sa fille Marie l’avait aidé à rédiger son livre, “La France peut supporter la vérité”, paru en octobre 2006.

Par ailleurs, toujours selon Le Monde, François Fillon aurait expliqué aux enquêteurs avoir lui-même demandé à son successeur à l’Assemblée nationale, Marc Joulaud, que son épouse soit embauchée. “J’ai souhaité que ma femme l’accompagne car je voulais garder la main sur la circonscription. […] La rémunération a été fixée d’un commun accord mais à mon initiative”, aurait déclaré l’ancien Premier ministre lors de son audition.

En attendant la conférence de presse du candidat Les Républicains à l’Élysée, une partie de la droite continue de rechercher un éventuel plan B. Le député sarkozyste Georges Fenech (LR) regrette que François Fillon soit “dans une forme de bunker”, “entouré par ses affidés”. Il a annoncé qu’il publierait dans l’après-midi “une liste de parlementaires” appelant à “un sursaut”.

D’autres évoquent une possible candidature d’Alain Juppé. Ce dernier a toutefois réfuté une troisième fois, lundi matin, cette hypothèse.

Avec AFP

Première publication : 06/02/2017

Lundi, Alain Juppé a de nouveau exclu d’être le candidat des Républicains en cas de désistement de François Fillon, empêtré dans l’affaire dite du Penelopegate.

La réponse est limpide : “Clairement et définitivement, c’est non.”

Interrogé sur des rumeurs quant à la possibilité qu’Alain Juppé revienne sur sa décision de ne pas suppléer François Fillon, empêtré dans l’affaire des présumés emplois fictifs de son épouse et de ses enfants, le principal intéressé a déclaré le 6 février à Bordeaux : “J’ai un peu de mal à comprendre d’où viennent ces rumeurs. J’ai dit quelle était ma position : clairement et définitivement, c’est non. Et vous me connaissez, non c’est non !”

“Aujourd’hui, on va écouter François Fillon.” Son ancien rival lors de la primaire de la droite donnera une conférence de presse lundi à 16 h depuis son QG de campagne.

Aux auteurs de rumeurs infondées, une confirmation : pour moi, NON c’est NON. Je dirai pourquoi. Aujourd’hui écoutons FF, notre candidat.

— Alain Juppé (@alainjuppe) 6 février 2017

Au cours des deux dernières semaines, Alain Juppé avait déjà exclu à deux reprises d’être “le recours”.

Avec AFP

Première publication : 06/02/2017