Archive for February 6th, 2017

Le jeune homme de 22 ans qui a été gravement blessé jeudi, lors de son interpellation par une équipe de police à Aulnay-sous-bois, a reçu la visite de François Hollande mardi à l’hôpital. Il a lancé un appel au calme aux jeunes de son quartier.

François Hollande s’est rendu mardi 7 février dans l’après-midi au chevet de Théo, le jeune homme de 22 ans soigné à l’Hôpital Robert-Ballanger, après avoir été victime de violences lors de son interpellation par quatre policiers, jeudi 2 février, à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

>> À lire aussi : À Aulnay-Sous-Bois : “C’est toute la jeunesse qui se sent humiliée”

Le chef de l’État est resté une demi-heure avec lui et plusieurs membres de sa famille, a-t-on indiqué dans l’entourage de François Hollande. D’une voix fatiguée, Théo a exhorté les jeunes à ne “pas faire la guerre” et à “rester unis”, affirmant avoir “confiance en la justice”.

Théo a réagi avec dignité et responsabilité. La justice a été saisie, il faut lui faire confiance. Elle ira jusqu’au bout. pic.twitter.com/YRlpdFXII6

— François Hollande (@fhollande) 7 février 2017

Dans une allusion aux violences qui se sont produites ces trois dernières nuits dans la cité des 3 000, où des policiers menacés ont procédé à des tirs de sommation à balles réelles, il a dit vouloir retrouver sa ville “comme il l’avait laissée”. Dix-sept jeunes seront présentés mercredi à la justice, parmi lesquels 11 mineurs, pour la plupart soupçonnés d’avoir préparé des attaques contre les forces de l’ordre lors de ces échauffourées.

L’appel au calme de Théo, diffusé par Le Parisien, le 7 février 2017.

Un peu plus tôt dans la journée, le président de la République, qui était resté silencieux jusque-là, a souligné le rôle protecteur de la justice pour les citoyens, “y compris” lorsque qu’un “agent des forces de l’ordre” est impliqué.

“La plus grande fermeté” en cas de “manquements graves”

Dimanche, un policier a été mis en examen pour viol et trois autres pour violences volontaires en réunion après une interpellation jeudi 2 février au cours de laquelle un jeune homme de 22 ans a été gravement blessé à coups de matraque au niveau de la zone rectale.

“La justice (…) est garante des libertés et les citoyens doivent comprendre que c’est le juge qui les protège”, a souligné le chef de l’État en visite au tribunal de Pontoise. “Le juge prend la décision, y compris pour ouvrir une information judiciaire et pour qualifier les faits qui permettent au citoyen de savoir qu’il sera protégé, si ses droits ont été bafoués, si son intégrité physique a été mise en cause, y compris par un agent des forces de l’ordre”, a-t-il a enchaîné.

Pour sa part, le Premier ministre Bernard Cazeneuve a plaidé mardi pour “la plus grande fermeté” contre les forces de l’ordre qui se rendraient coupables de “manquements graves”. “Je sais à quel point les policiers et les gendarmes sont exposés dans la lutte antiterroriste et aux violences, mais ils doivent être à chaque instant absolument exemplaires”, a déclaré le Premier ministre dans les couloirs de l’Assemblée nationale mardi.

Un syndicat de police dénonce l’”empressement médiatique”

Le syndicat de policiers Alliance avait de son côté critiqué lundi “l’empressement médiatique qui consiste à juger des policiers avant que l’enquête n’ait débuté”, souhaitant rappeler au passage “les conditions extrêmement difficiles” de leur travail.

Si les faits sont avérés, ils “pourraient être qualifiés de torture”, a estimé l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat), s’appuyant sur une jurisprudence établie en 1999 par la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), qui avait condamné la France “pour actes de torture” sur une personne en garde à vue victime “de nombreuses violences, dont des sévices sexuels au moyen d’une matraque”.

Avec AFP

Première publication : 07/02/2017

Le Canard Enchaîné rapporte que Penelope Fillon, soupçonnée d’emplois fictifs comme assistante parlementaire, a touché, en deux fois, 45 000 euros d’indemnités de licenciement, payées par l’Assemblée nationale.

Au lendemain de la contre-attaque médiatique de François Fillon pour relancer sa campagne présidentielle, le Canard Enchaîné publie de nouvelles révélations à charge contre Penelope Fillon. Selon l’hebdomadaire satirique daté du 8 février, l’épouse du candidat LR à la présidentielle a perçu en août 2002 “16 000 euros d’indemnités, soit l’équivalent de cinq mois de salaire”. Or elle avait retrouvé un mois plus tôt un emploi auprès de Marc Joulaud, alors suppléant de son époux. Le journal assure qu’elle a “cumulé deux salaires durant un peu plus d’un mois”.

>> À lire aussi : Penelopegate : des questions restées sans réponse

Ces indemnités portent sur la période 1998-2002, pendant laquelle elle a été rémunérée comme assistante parlementaire de son époux (165 686 euros net de salaires sur cette période, selon le site Internet du candidat Fillon). Mais pour le Canard, “la législation ne prévoit pas un tel niveau d’indemnités de licenciement pour un collaborateur parlementaire”.

Par ailleurs, croit encore savoir le Canard Enchaîné, lorsque François Fillon a mis fin, en novembre 2013, au dernier contrat de son épouse à l’Assemblée nationale, celle-ci a perçu “29 000 euros” d’indemnités de licenciement pour 17 mois de travail (rémunérés 65 839 euros net, selon le site Internet de François Fillon).

“Des erreurs manifestes”, dénonce Fillon

Face à ces accusations, François Fillon a immédiatement réagi en publiant un communiqué intitulé “Les mensonges du Canard Enchaîné”, affirmant que “les éléments publiés ce soir […] comportent des erreurs manifestes”. “Les chiffres que j’ai rendus publics lundi comprenaient bien entendu la totalité des sommes figurant sur les bulletins de paye de mon épouse, y compris les indemnités diverses de fin de contrat. Elles ont bien été prises en compte dans le calcul de son salaire moyen sur une période de 15 ans, soit 185 mois, qui s’élève bien à 3 677 euros net mensuels”, a-t-il précisé.

S’agissant de la somme des “16 000 euros” évoqués par l’hebdomadaire, “elle lui a en fait été payée en juin 2002, à l’issue de 51 mois de collaboration en tant que ma collaboratrice parlementaire et s’élève exactement à 16 616,93 euros”, a-t-il expliqué. “Par ailleurs, la somme reçue par Mme Penelope Fillon en novembre 2013 n’est pas de 29 000 euros, comme le prétend le Canard, mais de 7 754,02 euros, comprenant les congés payés. Il confond certainement avec une somme de 29 565,43 euros qui correspond au total du bulletin de paye du mois d’août 2007 au terme de cinq ans de collaboration avec Marc Joulaud”, peut-on lire dans le communiqué.

Les indemnités de licenciement de Penelope Fillon lui ont été versées par l’Assemblée nationale comme c’est la règle, et non par François Fillon.

Un cadre normal



Interrogée par l’AFP, la première questeure de l’Assemblée Marie-Françoise Clergeau (PS) a précisé que les montants (quelque 16 000 et 29 000 euros) étaient exacts pour les fins de contrat de Penelope Fillon de 2002 et 2007 et s’inscrivent “dans le cadre normal”.

Lors des fins de contrat, les collaborateurs touchent l’indemnité légale de licenciement, une indemnité supra-légale fixée par l’Assemblée en fonction d’un barème, une indemnité de préavis et enfin les éventuels congés payés non pris. Il n’y a donc pas, a-t-elle dit, d'”irrégularités” dans ces sommes.

Une centaine de collaborateurs du Sénat, de gauche et de droite, ont manifesté mardi devant l’entrée du Palais du Luxembourg pour dénoncer la précarité de leur statut en scandant “Nous ne sommes pas des Penelope”.

Ils protestaient notamment contre le fait qu’à la fin du mandat du parlementaire, “le collaborateur est licencié pour motif personnel” et non pour motif économique, “c’est-à-dire que la responsabilité du licenciement pèse sur lui”.

Marie, “l’incroyable bête de travail”

L’autre révélation du Canard Enchaîné concerne la fille aînée de la famille, Marie Fillon. Élu sénateur de la Sarthe en septembre 2005, François Fillon l’embauche à temps plein en octobre 2005 (jusqu’au 31 décembre 2006) comme “assistante de sénateur” pour un salaire brut mensuel de 3 800 euros.

Or, à cette période, l’étudiante faisait son entrée à l’École de formation du barreau (EFB) en janvier 2006, comme le souligne l’hebdomadaire. En parallèle, elle entamait également un stage d’avocate payé 11 035 euros brut par an. “La petite, 23 piges à l’époque, devait être une incroyable bête de travail”, commente le palmipède.

Première publication : 07/02/2017

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Près d’une centaine d’entreprises américaines de la high-tech ont déposé lundi une requête en justice contre le décret anti-immigration de Donald Trump. Elles estiment qu’il pourrait nuire à leurs activités.

Netflix, Spotify, Amazon, Google, Microsoft… En tout, 97 entreprises américaines du secteur des nouvelles technologies ont déposé lundi 6 février une requête en justice contre le décret anti-immigration de Donald Trump.

En officialisant un point de vue contraire à celui de la Maison blanche, les dirigeants de ces firmes ont pris une décision contraire à la règle que s’imposent généralement les entreprises : ne pas se déclarer pour ou contre le pouvoir en place de manière à ne pas froisser les consommateurs qui se trouvent autant dans un camp que dans l’autre.

Mais le décret anti-immigration signé le 27 janvier par le président a changé la donne.

Plus risqué de rester neutre que de prendre position

Face à la forte mobilisation de leurs salariés et des utilisateurs de leurs services contre le décret présidentiel, de nombreux PDG ont réalisé qu’ils ne pouvaient pas se permettre de s’aliéner les personnes qui les font vivre. Travis Kalanick, le PDG d’Uber, en a récemment fait l’expérience.

Alors que le dirigeant devait participer le 3 février, avec d’autres chefs d’entreprises, à un comité de conseil économique avec Donald Trump, il a été la cible de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux et s’est finalement retiré.

Choqués par le contenu du décret présidentiel, les internautes ont lancé sur Twitter le hashtag #DeleteUber (“supprime Uber”), incitant les utilisateurs du site à privilégier ses concurrents en signe de protestation.

Pour Daniel Korschun, professeur de marketing à la Drexel University, il est désormais plus risqué pour une entreprise de rester neutre que de prendre position dans un débat de société. Quel que soit leur bord politique, “la plupart des personnes estiment toujours que manquer d’honnêteté est plus inquiétant que d’exprimer une opinion différente de la sienne”, affirme-t-il dans un article.

“Mes grands-parents sont arrivés d’Allemagne, d’Autriche et de Pologne”

Nombreux sont les “tech leaders”, comme les appelle la presse américaine, à l’avoir compris et à avoir condamné le décret présidentiel. Des réactions qui s’expliquent d’autant mieux que les entreprises du secteur des nouvelles technologies comptent de très nombreux employés issus de l’immigration. Certaines ont même été fondées par des immigrés ou descendants d’immigrés.

Facebook est le fruit de l’imagination d’un petit-fils d’immigré, a ainsi rappelé sur sa page Mark Zuckerberg, le fondateur du réseau social, dès le 27 janvier : “Mes grands-parents sont arrivés d’Allemagne, d’Autriche et de Pologne. Les États-Unis sont une nation d’immigrés et nous devons en être fiers.”

Le cofondateur de Google s’est lui aussi exprimé contre le décret présidentiel et s’est rendu samedi 28 janvier à la manifestation organisée devant l’aéroport de San Francisco, rapporte La Croix. Né en Russie, Sergueï Brin est arrivé aux États-Unis en 1979, à l’âge de 15 ans.

Microsoft, dont le PDG Satya Nadella est d’origine indienne, a soutenu la plainte déposée par le ministre de la Justice de l’État de Washington contre le décret. Celui-ci aurait pu nuire à l’activité de l’entreprise puisque 76 employés de la firme auraient été affectés par les mesures restrictives prévues. Microsoft a ainsi démontré que l’immigration est indispensable à son fonctionnement et son développement.

L’immigration, moteur de l’innovation dans la Silicon Valley

“L’innovation américaine et la croissance économique sont intimement liées à l’immigration”, déclarent d’ailleurs les 97 signataires de la requête dès le début du texte, avant même d’évoquer toute notion de discrimination.

Les dirigeants du secteur des nouvelles technologies ont choisi de se concentrer sur un argument auquel devrait être sensible le président américain, milliardaire et chef d’entreprise : la menace pour l’économie que représenterait un arrêt de l’immigration.

Dans leur requête en justice, les entreprises signataires accusent le décret présidentiel d’avoir pour conséquences de “rendre plus difficile et plus cher le recrutement, l’embauche et le maintien en poste des meilleurs employés du monde. Il perturbe les opérations commerciales en cours et menace la capacité des entreprises à attirer des talents, des contrats et des investissements aux États-Unis”.

Preuve que l’argument pourrait faire mouche dans l’entourage du président : Peter Thiel, le cofondateur de PayPal et l’un des rares soutiens de Donald Trump dans la Silicon Valley, a signé le texte.

Première publication : 07/02/2017

La pièce de théâtre “Les deux réfugiés” raconte les déboires de deux Syriens en exil. Entre humour et nostalgie, Mohamad et Ahmad Malas emmènent le spectateur dans la vie des réfugiés. Un spectacle engagé qui rend la parole aux migrants.

“Merde ! Tout est difficile en France”. Dans un petit théâtre du nord de Paris, Ahmad et Mohamad Malas, deux frères jumeaux originaires de Syrie qui ont fui leur pays ravagé par la guerre, racontent pendant une heure les difficultés de l’exil en France. Sobrement intitulée “Les deux réfugiés”, la pièce se joue tous les vendredis soir au théâtre Pixel jusqu’au 24 février.

Un théâtre clandestin en Syrie

Passionnés de théâtre depuis toujours, Mohamad et Ahmad défiaient le régime syrien en se produisant dans leur propre appartement de Damas. Pour présenter leurs pièces non autorisées par le gouvernement, les deux frères avaient installé un théâtre clandestin chez eux, “une chambre de théâtre” comme ils aiment le décrire. En deux ans, près de 200 représentations ont ainsi été données.

Après avoir passé cinq jours en prison au début de la révolution syrienne pour avoir manifester contre le régime, les jumeaux échappent de peu à une nouvelle arrestation et s’enfuient au Liban. Mais menacés par le Hezbollah, principal soutien du président syrien, Mohamad et Ahmad s’envolent pour l’Égypte à la fin de l’année 2011. Mais ils ne cessent de raconter la révolution syrienne à travers plusieurs court-métrage.

En 2012, à l’occasion d’un festival de théâtre à Grenoble, les jumeaux demandent l’asile en France. En attendant l’obtention du statut officiel de réfugié, ils font face aux premières galères. Sans toit ni argent pour se nourrir, Mohamad et Ahmad s’approvisionnent aux Restos du cœur et dorment chez des amis syriens ou dans une mosquée de Reims. C’est dans cette ville, où ils résident encore aujourd’hui, que nait le spectacle “Les deux réfugiés” avec pour but de “montrer la réalité de la vie d’un réfugié”, expliquent en cœur les frères. Écrite au départ dans leur langue maternelle, Ahmad et Mohamad jouent aujourd’hui la pièce pour la première fois en français, une langue qui leur était encore totalement étrangère il y a quatre ans.

L’humour comme moyen d’expression

Sur scène, Mohamad, lunettes sur le nez et cheveux grisonnants, joue le rôle d’un vieil homme tandis que Ahmad, la tête bandée après un accident de la circulation, celui d’un jeune débordant d’énergie. Leur seul et unique lien est la difficulté d’adaptation à leur nouvelle vie. Alors que tout semble les opposer, la nostalgie, leur statut de réfugié et les nombreuses difficultés auxquelles ils doivent faire face vont les rapprocher.

Avec humour, les deux acteurs tournent en dérision toute une série de situations, comme lorsqu’ils découvrent les complexités du métro parisien et les grèves à répétition. En France “il y a grève toute la vie”, s’exclame Ahmad pour qui faire grève était un concept largement méconnu.

Les multiples formules de politesse propres à la langue française ou encore les difficultés des démarches administratives sont aussi largement évoquées. Mais c’est une autre préoccupation qui structure le spectacle : parler un français aussi impeccable que possible, même si “la langue française est difficile”, reconnaît sur scène Ahmad. Entre les noms féminins, masculins, les pluriels, la grammaire… les deux réfugiés s’y perdent avec humour.

“Je suis étranger mais je suis un homme”

La dérision n’est cependant pas leur seul moyen pour faire passer un message. Dans cette pièce, on passe du rire aux larmes, notamment quand les comédiens évoquent le manque de leur famille. “Maman me manque. Ma famille me manque”, souffle un des deux frères, le regard hagard. Difficile de n’y voir qu’un jeu d’acteurs. Dans la réalité, toute la famille Malas a fui la Syrie et se retrouve dispatchée aux quatre coins du monde : Ahmad et Mohamad en France, leurs parents en Arabie Saoudite et leurs frère et sœur aux États-Unis.

La nostalgie du pays se ressent aussi, comme ce moment où Ahmad raconte qu’en France, les gens ne se parlent pas entre eux. “Chez moi, tout le monde discute dans la rue, dans les commerces. Là-bas j’avais pleins d’amis”, alors qu’ici “je ne suis qu’un réfugié” confie-t-il dans le spectacle.

Tout au long de la pièce, les jumeaux se justifient d’ailleurs d’être des réfugiés. “Je suis étranger mais je suis un homme”, crient-ils à plusieurs reprises, n’hésitant pas à répondre à leurs accusateurs potentiels. “Je suis réfugié, je suis étranger, je suis fort mais je ne suis pas un assassin !”, protestent-ils. Quand l’espoir s’amenuise au point que la mort devient une possibilité de répit : “Je voudrais mourir mais même pour se suicider c’est difficile !” lâche Ahmad à la fin du spectacle.

S’ils dénoncent le racisme et le manque de considération envers les étrangers, les frères Malas se disent conscients de leur chance. “La France nous a offert la liberté, on ne l’oubliera jamais, admettent-ils. Dans ce pays, on peut critiquer ouvertement le gouvernement, alors qu’avec une telle pièce en Syrie nous serions déjà morts”, confessent Ahmad et Mohamad après la représentation. “Notre pièce est malgré tout un poème à la nation française”, concluent-ils. Avec ce spectacle, les jumeaux touchent leur premier salaire en France et c’est pour eux une grande fierté.

Tous les vendredis jusqu’au 24 février, à 21h au théâtre Pixel : 18 rue Championnet, 75018 Paris. Renseignements et réservations au 01.42.54.00.92 ou resa@theatrepixel.fr. Tarif plein : 16 € – Tarif réduit : 10€

Première publication : 07/02/2017

L’homme qui a attaqué des militaires au Carrousel du Louvre, à Paris, a confirmé son identité et livré sa version des faits, après s’être dans un premier temps muré dans le silence. Il s’agit d’un Egyptien, âgé de 29 ans.

Le suspect de l’attaque au Carrousel du Louvre, en garde à vue à l’hôpital, a commencé à répondre aux questions des enquêteurs lundi 6 février. Il a ainsi décliné son identité, a-t-on appris mardi de source proche de l’enquête.

Quelques heures après l’arrestation de l’assaillant, vendredi dernier, le procureur de Paris François Molins avait indiqué qu’il ne portait pas de papiers sur lui, et que son identité n’avait pas été formellement établie. Mais comme le laissaient penser les premiers éléments de l’enquête, le suspect a confirmé être Abdallah El-Hamahmy, un Égyptien de 29 ans.

Placé en garde à vue depuis samedi soir, le suspect, blessé par des tirs de riposte d’un militaire lors de l’attaque, était dans un premier temps resté silencieux face aux questions des enquêteurs venus l’interroger à deux reprises, à l’hôpital européen Georges-Pompidou.

Aucune revendication

Dans la galerie marchande du Carrousel du Louvre, l’agresseur, une machette dans chaque main, avait foncé sur une patrouille de militaires en criant “Allah Akbar”. Un premier soldat a été légèrement blessé, un second a tenté de repousser l’assaillant sans user de son arme, avant de tirer à quatre reprises, le blessant grièvement.

Son mode opératoire a conduit le procureur de Paris à ouvrir une enquête en flagrance du chef de tentatives d’assassinats aggravées en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle.

Abdallah El-Hamahmy, qui résidait aux Emirats arabes unis, est semble-t-il arrivé en France le 26 janvier en provenance de Dubaï avec un visa de tourisme d’un mois obtenu début novembre. Il a emménagé le jour même dans un appartement loué pour une semaine rue de Ponthieu, dans le VIIIe arrondissement de Paris, où des perquisitions menées vendredi après-midi ont permis de retrouver des étuis de machettes, un iPad, plusieurs cartes prépayées et un passeport égyptien.

Pour l’instant, l’attaque n’a pas été revendiquée et aucune allégeance à un groupe jihadiste n’a été trouvée lors de la perquisition dans l’appartement loué par le suspect à Paris. Des enquêteurs ont toutefois retrouvé sur un compte Twitter à son nom des messages exaltés où il semble apporter son soutien au groupe jihadiste État islamique (EI).

Avec AFP et Reuters

Première publication : 07/02/2017

L’homme qui a attaqué des militaires au Carrousel du Louvre, à Paris, a confirmé son identité et livré sa version des faits, après s’être dans un premier temps muré dans le silence. Il s’agit d’un Egyptien, âgé de 29 ans.

Le suspect de l’attaque au Carrousel du Louvre, en garde à vue à l’hôpital, a commencé à répondre aux questions des enquêteurs lundi 6 février. Il a ainsi décliné son identité, a-t-on appris mardi de source proche de l’enquête.

Quelques heures après l’arrestation de l’assaillant, vendredi dernier, le procureur de Paris François Molins avait indiqué qu’il ne portait pas de papiers sur lui, et que son identité n’avait pas été formellement établie. Mais comme le laissaient penser les premiers éléments de l’enquête, le suspect a confirmé être Abdallah El-Hamahmy, un Égyptien de 29 ans.

Placé en garde à vue depuis samedi soir, le suspect, blessé par des tirs de riposte d’un militaire lors de l’attaque, était dans un premier temps resté silencieux face aux questions des enquêteurs venus l’interroger à deux reprises, à l’hôpital européen Georges-Pompidou.

Aucune revendication

Dans la galerie marchande du Carrousel du Louvre, l’agresseur, une machette dans chaque main, avait foncé sur une patrouille de militaires en criant “Allah Akbar”. Un premier soldat a été légèrement blessé, un second a tenté de repousser l’assaillant sans user de son arme, avant de tirer à quatre reprises, le blessant grièvement.

Son mode opératoire a conduit le procureur de Paris à ouvrir une enquête en flagrance du chef de tentatives d’assassinats aggravées en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle.

Abdallah El-Hamahmy, qui résidait aux Emirats arabes unis, est semble-t-il arrivé en France le 26 janvier en provenance de Dubaï avec un visa de tourisme d’un mois obtenu début novembre. Il a emménagé le jour même dans un appartement loué pour une semaine rue de Ponthieu, dans le VIIIe arrondissement de Paris, où des perquisitions menées vendredi après-midi ont permis de retrouver des étuis de machettes, un iPad, plusieurs cartes prépayées et un passeport égyptien.

Pour l’instant, l’attaque n’a pas été revendiquée et aucune allégeance à un groupe jihadiste n’a été trouvée lors de la perquisition dans l’appartement loué par le suspect à Paris. Des enquêteurs ont toutefois retrouvé sur un compte Twitter à son nom des messages exaltés où il semble apporter son soutien au groupe jihadiste État islamique (EI).

Avec AFP et Reuters

Première publication : 07/02/2017

Le juge d’instruction chargé de l’enquête sur l’affaire Bygmalion a ordonné, mardi, le renvoi en procès de 14 personnes, dont l’ex-président Nicolas Sarkozy, pour financement illégal de campagne électorale en 2012.

Dans l’enquête sur les dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle de 2012, le juge d’instruction a ordonné le renvoi en procès de l’ancien chef d’État et de treize autres protagonistes.

Le juge Serge Touraine reproche à Nicolas Sarkozy d’avoir dépassé le plafond des dépenses électorales en 2012, a précisé auprès de Reuters une source judiciaire. Il l’accuse d’avoir engagé, “sans tenir compte de deux alertes adressées par les experts comptables de sa campagne les 7 mars et 26 avril 2012, des dépenses électorales pour un montant d’au moins 42,8 millions d’euros supérieur au plafond légal fixé à la somme de 16,851 millions d’euros pour le premier tour et 22,509 pour le second tour”, ajoute-t-elle.

Le financement illégal de campagne électorale est passible d’une peine de 3 750 euros d’amende et d’un an de prison. Parmi les 13 autres personnes renvoyées en correctionnelle figurent des responsables de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, dont son ex-directeur de campagne Guillaume Lambert et le député Philippe Briand, d’ex-cadres de l’UMP (devenue Les Républicains) et d’anciens cadres de Bygmalion, dont la filiale Event and Cie organisait les meetings de la campagne sarkozyste.

Après Jacques Chirac, condamné en 2011 à deux ans de prison avec sursis dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, c’est la deuxième fois qu’un ancien chef de l’État est renvoyé en procès sous la Ve République.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 07/02/2017

Face à la vulnérabilité du Mali, de plus en plus exposé aux attaques terroristes, les dirigeants du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad veulent lancer une force conjointe de coopération pour sécuriser leurs frontières.

À l’issue d’un sommet, les pays du G5 Sahel ont annoncé lundi 6 février à Bamako vouloir créer une force pour combattre les groupes jihadistes utilisant notamment le Mali comme “base de repli”.

“Après deux jours de discussion, les membres du G5 Sahel n’ont pas mâché leurs mots envers notamment la mission onusienne au Mali accusée d’insuffisance. Le président en exercice du G5 Sahel, mais aussi président du Tchad, Idriss Déby Itno, a réclamé le lancement immédiat d’une force militaire conjointe pour sécuriser les frontières”, résume Anthony Fouchard, envoyé spécial de France 24.

Une résolution des Nations unies

Ce sommet des cinq chefs d’État (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) intervient moins de trois semaines après l’attentat-suicide du 18 janvier, qui a fait près de 80 morts à Gao, principale ville du nord du Mali. Une attaque revendiquée par le groupe Al-Mourabitoune du jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar, rallié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

“Pour lutter efficacement contre le terrorisme dans les pays du G5, nous avons décidé de rendre effective la création d’une force G5 pour lutter contre le terrorisme”, a expliqué le président du Niger, Mahamadou Issoufou. “Nous allons demander une résolution des Nations unies et du Conseil de sécurité pour appuyer la création de cette force”, a-t-il ajouté.

L’interview de Brigi Rafini, Premier ministre du Niger

“Sur le terrain, nous serons opérationnels dans un premier temps avec nos propres moyens, mais nous espérons que les pays amis vont intervenir très rapidement pour nous appuyer avec des moyens adaptés”, a également déclaré Idriss Déby Itno, le président tchadien. “Nous ne demandons pas à nos amis, à nos partenaires européens d’envoyer leurs soldats mourir chez nous, nous sommes prêts nous-mêmes avec nos soldats, à nous engager pour ramener la paix et la stabilité dans notre région”.

Ni les effectifs de cette nouvelle force du G5, ni son commandement ou son mode de fonctionnement n’ont pour l’instant été précisés.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en 2013 à l’initiative de la France et toujours en cours. Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques meurtrières.

Avec AFP

Première publication : 07/02/2017