Archive for February 8th, 2017

Jean-François Nicolle, un attaché parlementaire à la retraite, a noté de nombreux points communs entre l’affaire Penelope Fillon et son expérience passée auprès d’un ex-sénateur de la Manche pendant plus de quinze ans. Récit.

Depuis les révélations de l’affaire Penelope Fillon, Jean-François Nicolle, retraité de 70 ans, voit son passé remonter à la surface. Il a passé 17 années comme attaché parlementaire de Jean-François Le Grand, sénateur de la Manche (1982-2011). Il était employé à temps plein à Lessay, cette petite ville de 2 000 âmes nichée dans la péninsule du Cotentin, où le parlementaire est né et a élu domicile dans les années 1970. Son temps plein était réparti entre la permanence locale, située dans une dépendance de la maison de son employeur, et le bureau au Sénat, raconte-t-il à France 24. “Je faisais aussi beaucoup de déplacements dans tout le département”, précise-t-il.

À ses côtés travaillait une autre attachée parlementaire : Monique Le Grand, l’épouse du sénateur qui, elle, était à Paris. “Elle travaillait déjà là quand j’ai commencé en 1987, elle a été recrutée dès son élection en 1982”, se souvient-il. Une pratique tout à fait légale et plus que répandue. Selon la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, mise en place en 2013, au moins 20 % des 577 députés avaient rémunéré un membre de leur famille proche et une soixantaine de sénateurs (sur 348) avaient fait de même.

Rapidement, Jean-François Nicolle se rend compte que sa collègue ne se présente jamais au bureau, rue de Vaugirard, à Paris. “C’est simple, en 30 ans de métier, je ne l’ai jamais vue travailler au Sénat !”, résume Jean-François Nicolle, avant de reprendre. “Je la voyais quand j’étais à Lessay, je l’emmenais à la gare le lundi matin”, précise-t-il. Monique Le Grand passait ses week-ends dans la Manche et retournait à Paris la semaine.

Invitations à des cocktails

Dans l’équipe, une autre attachée parlementaire, Catherine Burais, aujourd’hui âgée de 45 ans, travaillait pour l’ex-sénateur Le Grand entre 1996 et 2007 dans la permanence de Lessay. Elle affirme que le courrier du Sénat lui revenait directement par “service sacoche”. “Monique Le Grand m’appelait pour me demander si on avait reçu des invitations à des cocktails”, se souvient l’ancienne salariée, qui est actuellement en procès aux prud’hommes pour harcèlement moral de la part de son ancien employeur.

À l’époque, les attachés parlementaires “extra-familiaux” n’évoquent que rarement le sujet entre eux. “On faisait notre travail, c’est tout, raconte Jean-François Nicolle. Ce n’était pas un sujet tabou dans le milieu, c’était juste clair et net pour tout le monde ; ça choquait juste celui qui n’était pas au courant de cette pratique”. L’attaché parlementaire affirme même en rigoler avec l’épouse du sénateur, avec qui il entretient de très bonnes relations : “Je lui disais souvent qu’elle ne connaissait même pas le code postal de Lessay”.

“C’était notre Penelope, poursuit-il avec la même ironie. Elle a été salariée pendant 30 ans à près de 2 000 euros net par mois, faites le compte, elle nous a coûté 1 million d’euros avec les charges !” De son côté, l’ancien sénateur, réfute toute comparaison avec l’affaire Fillon. “Elle travaillait réellement avec moi dans mon bureau à Paris”, affirme Jean-François Le Grand, qui parle d'”un salaire de 1 000 euros net par mois” pour gérer le courrier et son agenda à Paris.

“Où est le problème ?”

Monique Le Grand, retraitée et séparée de son époux depuis, confirme : “Il fallait bien quelqu’un à Paris pour répondre au téléphone, surenchérit-elle. J’étais au Sénat le mardi, le mercredi, le jeudi et parfois même le vendredi, raconte-t-elle. J’avais une certaine liberté tout de même car je ne travaillais pas sept heures par jour”. Pour décrire ses diverses activités, elle évoque “un rôle de secrétariat et de représentation”. Concernant sa rémunération, elle avoue ne plus avoir de chiffre précis en tête mais parle d’”un salaire convenable proche des 2 000 euros net, moins élevé que mon collaborateur”.

Au sujet de l’affaire Fillon, elle admet “ne pas comprendre toute cette obsession”. “Où est le problème ?, s’enquiert-elle. Durant des années, les parlementaires ont fait travailler leurs épouses et leurs enfants pendant leurs études. Cela n’avait rien d’anormal”.

Mais pour Jean-François Nicolle, la comparaison avec l’affaire Penelope Fillon ne s’arrête pas là : “Je travaillais avec ‘le Fillon du bocage'”, poursuit-il, en détaillant “le népotisme” de son employeur, qui a également embauché son fils au Conseil général dont il était président depuis 2004. “Il a placé son fils au syndicat de la Manche numérique [organisme public créé en 2004 visant notamment à installer la fibre optique dans tout le département, NDLR]”, affirme-t-il. Philippe Le Grand y a exercé les fonctions de directeur général entre 2004 et 2009.

Pratiques désuètes

De son côté Jean-François Nicolle, licencié de son poste d’attaché parlementaire en 2004, a été remplacé par le gendre du sénateur, alors déjà en poste à Aéroports de Paris. Catherine Burais, qui a collaboré avec lui plusieurs mois, se souvient d’un homme qui était “absent un jour sur deux, parfois la semaine”.

Interrogé sur ses divers états de fait, le sénateur répond, en toute simplicité : “Travailler en famille était une erreur”. “Il faut mettre un terme à ces pratiques désuètes”, conclut-il.

Première publication : 09/02/2017

Jeudi, les avocats de Penelope et François Fillon ont demandé au Parquet national financier de se dessaisir de l’enquête sur les délits présumés du candidat de la droite. Ils ont annoncé avoir porté plainte pour violation du secret de l’instruction.

Comme annoncé plus tôt dans la semaine, les avocats des époux Fillon ont annoncé jeudi 9 février avoir demandé au parquet national financier (PNF) de se dessaisir de l’enquête ouverte sur des soupçons d’emplois fictifs pour le travail d’assistante parlementaire de Penelope Fillon. Ils ont également annoncé avoir porté plainte pour violation du secret de l’instruction.

L’avocat de François Fillon, Me Antonin Lévy, a réaffirmé que le PNF n’était pas compétent pour se saisir des faits qui pourraient être reprochés à l’ancien Premier ministre. Le PNF s’était saisi de l’enquête, ouverte pour détournement de fonds publics et abus de biens sociaux, dès la parution du premier article du Canard enchaîné, le 25 janvier.

>> À lire aussi sur France 24 “La compétence du Parquet national financier au cœur de la défense de Fillon”

Or, pour les avocats, “l’infraction de détournement de fonds publics ne peut être reprochée à François Fillon”, car à leurs yeux ce délit n’est pas applicable à un parlementaire. L’article 432-15 du code pénal établit que le détournement de fonds publics s’applique à “une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public”. Reste à savoir si les parlementaires peuvent être considérés comme chargés d’une telle mission de service public.

“Le parquet n’était déjà pas indépendant quand François Fillon dirigeait le gouvernement.”

L’avocat au barreau de Paris Thierry Vallat, interrogé mercredi par France 24, jugeait, lui, que “sans contester la nature de l’enveloppe parlementaire, si ces fonds ont servi à un emploi fictif, on est dans du détournement de fonds publics”.

Les conseils des époux Fillon s’appuient toutefois sur ce point qui, selon eux, rend “le PNF incompétent pour enquêter et son enquête en devient illégale”. Confronté à cette accusation dès la conférence de presse de François Fillon, lundi, le PNF avait rétorqué dans la soirée via un communiqué : “Les investigations confiées par le parquet national financier le 25 janvier 2017 à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (…) sont diligentées conformément aux critères de compétence définis par l’article 705 du code de procédure pénale.”

Au cours de la conférence de presse, jeudi, Me Lévy a également accusé l’enquête de “porter atteinte au principe de séparation des pouvoirs” (exécutif et judiciaire). La veille, Me Viallat expliquait à France 24 : “On est dans un système judiciaire où le Parquet n’est pas indépendant. C’est un vieux débat mais c’était le même système quand François Fillon dirigeait le gouvernement.”

Concernant son dépôt de plainte pour violation du secret de l’instruction, Antonin Lévy a enfin dénoncé des “fuites récurrentes” dans la presse qui sont, selon lui, “autant de violations de la présomption d’innocence”.

Pour l’avocat parisien, la ligne de défense choisie par l’avocat de François Fillon — contester la compétence du PNF — est “logique” et “adaptée au dossier”. Selon lui, “c’est typiquement une défense où on épluche le code de procédure pénale car c’est sur la forme que l’on gagne ce genre d’affaire”.

Première publication : 09/02/2017

Une centaine de personnes, associations, militants, ou simples citoyens ont manifesté à Paris pour dénoncer la politique migratoire du gouvernement et notamment le délit de solidarité envers les migrants. Portraits.

“Si la solidarité avec les étrangers est un délit, alors nous sommes tous délinquants”, a clamé jeudi 9 février la centaine de personnes présentes à Paris pour dénoncer le délit de solidarité. Associations, militants, mais aussi simples citoyens se sont rassemblés place de la République pour critiquer la politique migratoire du gouvernement français et afficher ainsi leur solidarité avec les personnes qui ont aidé des migrants et se retrouvent aujourd’hui face à la justice.

Georges Gumpel, enfant juif caché pendant la Seconde guerre mondiale.


© Leslie Carretero / France 24

“Juif, j’ai été caché pendant la guerre. En 1942, alors que je n’avais que cinq ans, j’ai bénéficié de la solidarité d’un conducteur de locomotive pour passer la ligne de démarcation. J’ai ensuite été mis à l’abri dans un collège chrétien à Lyon, puis dans la Haute-Loire. De 1943 à 1945, j’étais toujours dans la clandestinité mais cette fois chez des paysans très pauvres dans un petit village français. À ce moment-là, personne ne savait qui j’étais réellement.

L’Histoire se répète, pas de la même façon mais avec des similitudes. La chasse à l’homme contre les migrants ressemble énormément à celle qu’ont connue les juifs pendant la guerre. La seule différence est qu’il n’existe pas encore de camps en France mais ils sont sous-traités en Europe de l’Est, en Turquie et peut-être bientôt en Libye. Les juifs d’hier sont les migrants d’aujourd’hui.”

Citoyen anonyme


© Leslie Carretero / France 24

“Je ne suis ni militant ni membre d’une association mais il me paraissait important d’être présent aujourd’hui pour dénoncer le délit de solidarité. Ce qu’il se passe aujourd’hui en France me dépasse, la manière dont sont traités les migrants m’écœure. Comment de telles choses peuvent-elles se produire dans un pays comme la France ? On a des lois, une Constitution, et l’État ne les respectent pas. Les hommes politiques feraient mieux de regarder d’où ils viennent”.

Houssam, du collectif La Chapelle debout.


© Leslie Carretero / France 24

“Nous sommes face à un État raciste et illégal. Les lois françaises et européennes ne sont pas respectées. Des personnes coupables d’aucun délit sont arrêtées tous les jours : 4 500 lors des rafles de migrants, dont 130 mineurs. C’est inacceptable. Punir la solidarité, c’est empêcher le débat !

La réponse de la mairie de Paris à la crise migratoire est de créer des camps qui restent des lieux de transit. Or, trois millions de logements sont vides en France et il y a 200 000 m2 d’espaces libres à Paris. Pourquoi ne pas y installer les migrants ? Le signal envoyé est clair : pour l’État, ces personnes n’ont pas vocation à rester en France. Il faut que le gouvernement dise clairement ‘on ne veut pas de migrants’ plutôt que de faire croire l’inverse.”

Patrick Henriot, membre du Syndicat de la magistrature.


© Leslie Carretero / France 24

“Il y a anomalie dans la loi et dans les faits. La loi de décembre 2012 sur le délit de solidarité est censée créer une immunité pour les personnes venant en aide à des gens dans le besoin dans une démarche désintéressée et à but non lucratif. Or dans la réalité, des citoyens sont jugés pour avoir aidé des migrants. Le but : les décourager et de les dissuader de venir en aide à ces personnes, et réduire au silence ceux qui critiquent la politique migratoire de la France. La manière dont l’État gère la crise migratoire est inhumaine”.

Ibtissam, éducatrice dans un foyer pour mineurs isolés étrangers (MIE). Elle a été mise à pied pour avoir dénoncé les conditions d’accueil dans la structure qui l’emploie après le suicide d’un jeune.


© Leslie Carretero / France 24

“Dans le foyer pour lequel je travaille, les conditions d’accueil des migrants mineurs sont déplorables. Seuls quatre éducateurs pour 73 personnes sont présents dans la journée, et à partir de 18 h les jeunes sont livrés à eux-mêmes. Ils n’ont pas accès à une assistance psychologique ni à la scolarisation tant qu’ils ne sont pas évalués comme mineurs.

Pour avoir dénoncé ces conditions, j’ai été mise à pied et une procédure de licenciement pour faute lourde m’a été spécifiée. Je ne regrette pas mes propos. Au contraire, j’appelle depuis les travailleurs sociaux à créer un collectif pour les mineurs isolés étrangers”.

Première publication : 09/02/2017

Dans “Céline, la race, le Juif”, sorti début février, le philosophe Pierre-André Taguieff et l’historienne Annick Duraffour entendent dénoncer l'”antisémitisme obsessionnel” de Louis-Ferdinand Céline, “un collaborateur engagé aux côtés des nazis”.

L’antisémitisme de Louis-Ferdinand Céline ne faisait guère de doute. Mais dans un livre à charge paru début février, le philosophe Pierre-André Taguieff et l’historienne Annick Duraffour affirment que ce “génie littéraire” était un laudateur du nazisme, voire un agent d’influence du régime de Hitler durant la guerre. L’auteur du “Voyage au bout de la nuit” a été jusqu’à dénoncer aux autorités un “médecin juif non naturalisé” – en fait un homme d’origine haïtienne- dont il convoitait le poste.

Dans “Céline, la race, le Juif” (Fayard), un pavé de 1 180 pages, les auteurs souhaitent rétablir “la vérité historique” face à “la légende littéraire” qui entoure l’écrivain. Pour eux, on ne doit plus distinguer chez Céline l’écrivain de l'”antisémite obsessionnel”.

Ce nouvel ouvrage, fruit d’un travail entamé il y a quinze ans, entend démontrer, en s’appuyant sur un corpus impressionnant, que l’antisémitisme de Céline ne fut pas un “accident” à prendre à la légère mais se situe bien au cœur de sa pensée et de son écriture.

“Dégoût et mépris”

“Plus on connaît l’homme Céline, plus on est saisi par le dégoût et le mépris”, écrivent les deux auteurs qui ne manquent pas d’égratigner plusieurs biographes et “spécialistes” de l’écrivain qu’ils jugent trop bienveillants. “Face à Céline, la complaisance et l’indulgence prennent le sens d’une connivence, voire d’une complicité rétrospective”, assènent Pierre-André Taguieff et Annick Duraffour.

Pour les deux auteurs, Céline a été un collaborateur “engagé” aux côtés des nazis durant l’Occupation et non un simple spectateur. Outre sa participation à des réunions organisées par les milieux pro-nazis, l’écrivain a fréquenté de hauts responsables de l’appareil nazi en France, affirment le philosophe et l’historienne. Céline n’a pas collaboré que par des mots mais aussi par des actes, souligne Annick Duraffour. Céline n’hésita pas, en octobre 1940, à dénoncer aux autorités “le médecin juif non naturalisé” Joseph Hogarth (en fait de nationalité haïtienne) dont il souhaitait obtenir le poste, argumente-t-elle. Le livre est dédié au Dr Hogarth.

Certes, admettent Taguieff et Duraffour, “de nombreux autres auteurs français ont professé des opinions antijuives au XXe siècle”. Mais, ajoutent-ils, “en raison de son statut internationalement reconnu de ‘génie littéraire’ (…) Céline occupe une place déterminante dans l’histoire de l’antisémitisme à base racialiste et conspirationniste”. Son antisémitisme “par sa virulence et son caractère délirant reste sans équivalent dans le monde littéraire au XXe siècle”.

Avec AFP

Première publication : 09/02/2017

Un incendie, suivi d’une explosion, est survenu jeudi matin à la centrale nucléaire de Flamanville mais “hors zone nucléaire”. Cinq personnes ont été intoxiquées, selon la préfecture de la Manche.

Un incendie a eu lieu jeudi 9 février dans un local technique de la centrale nucléaire de Flamanville, dans la Manche, intoxiquant cinq personnes et provoquant l’arrêt de l’un des deux réacteurs de la centrale.

Le départ de feu, qui a provoqué une détonation, n’a pas créé de risque nucléaire, selon la préfecture de la Manche et EDF. “Les cinq salariés présents ont été évacués pour une légère intoxication liée à la fumée. Ils sont indemnes”, a dit à Reuters le préfet, Jacques Witkowski.

A @EDFFlamanville 1, départ de feu maîtrisé en zone non nucléaire. Aucune victime et pas de conséquence pour la sûreté et l’environnement.

— EDF Officiel (@EDFofficiel) 9 février 2017

De son côté, EDF a précisé dans un communiqué qu’à 9 h 40 “un départ de feu entraînant une détonation s’est produit dans la salle des machines de la tranche 1 de la centrale nucléaire de Flamanville, en zone non nucléaire”. Et d’ajouter : “Ce départ de feu a été immédiatement maîtrisé par les équipes de la centrale”.

Acte de malveillance écarté

L’opérateur précise que “l’évènement n’a pas fait de victime”, qu’il n’y a pas eu de conséquence pour la sûreté des installations, ni l’environnement, et que la tranche 1 de la centrale a été déconnectée du réseau électrique.

Le préfet a écarté l’hypothèse d’un acte de malveillance et expliqué qu'”une pièce mécanique, un ventilateur de la salle des machines [la zone des turbines qui produisent l’électricité, NDLR], qui n’est pas en contact avec les installations nucléaires, a probablement surchauffé avec dégagement de fumée pour une raison technique à déterminer”.

La centrale nucléaire de Flamanville a démarré son activité en 1985. C’est sur cette même commune qu’un réacteur EPR de troisième génération est actuellement en construction.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 09/02/2017

La mairie de Paris étudie l’idée d’ériger un mur de verre haut de 2,5 m autour de la tour Eiffel. Un projet qui s’inscrit dans le cadre d’un vaste plan de quelque 300 millions d’euros visant renforcer la sécurité du célèbre monument.

Le symbole de Paris bientôt encerclé ? Soucieuse de renforcer la sécurité de la tour Eiffel, la mairie de la capitale française a fait savoir, jeudi 9 février, qu’un mur de verre de 2,5 mètres de haut pourrait être élevé à l’automne autour du célèbre monument.

La tour Eiffel bientôt ceinte d’un mur de verre pare-balles de 2m50 de haut. #Lavenirpic.twitter.com/Q1N987Uz67

— Helene Bekmezian (@Bekouz) 9 février 2017

L’ouvrage, dont le projet a été révélé par le journal Le Parisien, remplacerait les barrières disgracieuses actuellement en place auxquelles se substituera un dispositif permanent de sécurité, fait valoir la Ville.

“Nous n’en sommes qu’au stade de la préconisation”, informe la mairie, qui précise que le projet de mur requiert l’avis favorable de la Commission des sites notamment avant le lancement d’un appel d’offres.

>> À voir dans Sept jours en France : Tour Eiffel, à l’assaut de la dame de fer

Le projet s’inscrit dans le cadre d’un vaste plan de quelque 300 millions d’euros, annoncé le mois dernier, pour renforcer la sécurité, moderniser l’accueil et améliorer le confort de visite de la célèbre tour, qui accueille six millions de touristes par an.

Avec AFP

Première publication : 09/02/2017

La mairie de Paris étudie l’idée d’ériger un mur de verre haut de 2,5 m autour de la tour Eiffel. Un projet qui s’inscrit dans le cadre d’un vaste plan de quelque 300 millions d’euros visant renforcer la sécurité du célèbre monument.

Le symbole de Paris bientôt encerclé ? Soucieuse de renforcer la sécurité de la tour Eiffel, la mairie de la capitale française a fait savoir, jeudi 9 février, qu’un mur de verre de 2,5 mètres de haut pourrait être élevé à l’automne autour du célèbre monument.

La tour Eiffel bientôt ceinte d’un mur de verre pare-balles de 2m50 de haut. #Lavenirpic.twitter.com/Q1N987Uz67

— Helene Bekmezian (@Bekouz) 9 février 2017

L’ouvrage, dont le projet a été révélé par le journal Le Parisien, remplacerait les barrières disgracieuses actuellement en place auxquelles se substituera un dispositif permanent de sécurité, fait valoir la Ville.

“Nous n’en sommes qu’au stade de la préconisation”, informe la mairie, qui précise que le projet de mur requiert l’avis favorable de la Commission des sites notamment avant le lancement d’un appel d’offres.

>> À voir dans Sept jours en France : Tour Eiffel, à l’assaut de la dame de fer

Le projet s’inscrit dans le cadre d’un vaste plan de quelque 300 millions d’euros, annoncé le mois dernier, pour renforcer la sécurité, moderniser l’accueil et améliorer le confort de visite de la célèbre tour, qui accueille six millions de touristes par an.

Avec AFP

Première publication : 09/02/2017

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Total avait signé en novembre dernier un protocole d’accord avec l’Iran, en vue de d’exploiter le plus grand gisement de gaz naturel au monde. Mais les prises de positions de Donald Trump sur l’accord sur le nucléaire iranien compromettent le projet.

Les prises de position de Donald Trump sur l’Iran menacent les affaires de Total. Le projet gazier iranien de South Pars sera approuvé avant l’été … si et seulement si les États-Unis ne reviennent pas d’ici là sur la levée de certaines sanctions consécutive à l’accord conclu entre l’Iran et les grandes puissances sur le programme nucléaire de la République islamique, a déclaré jeudi 9 février le PDG de Total, Patrick Pouyanné.

Le groupe pétrolier français avait signé en novembre avec NIOC, la compagnie nationale iranienne, un protocole d’accord en vue de développer la phase 11 de South Pars, le plus grand gisement de gaz naturel au monde, dans le golfe Persique. Le projet, dans sa première étape, a été estimé à quelque deux milliards de dollars. Total était ainsi devenue la première compagnie pétrolière occidentale à revenir dans la République islamique depuis la levée des sanctions décrétées en 2012, suivie un mois plus tard par Shell.

“Le projet sera (approuvé) avant l’été si les sanctions ne sont pas modifiées”, a déclaré Patrick Pouyanné lors d’une rencontre avec des journalistes jeudi, a indiqué l’agence Reuters. Donald Trump doit à la même échéance renouveler ou non des décrets de Barack Obama qui levaient certaines sanctions contre l’Iran. “Soit les Américains renouvellent (..) et à ce moment-là le contrat est exécutable et nous l’exécuterons ; soit les Américains décident de sortir du champ du traité et on ne peut pas travailler en Iran”, a-t-il ajouté.

“Situation d’incertitude”

Ces déclarations interviennent alors que le président américain a qualifié de mauvais texte l’accord conclu en juillet 2015 entre Téhéran et les grandes puissances – encadrant les activités nucléaires de l’Iran en échange d’une levée des sanctions commerciales -, et que son secrétaire d’État Rex Tillerson a même été jusqu’à proposer un “réexamen complet”.

Iran has been formally PUT ON NOTICE for firing a ballistic missile.Should have been thankful for the terrible deal the U.S. made with them!

— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) 2 février 2017



“Je ne suis ni optimiste ni pessimiste, la vérité c’est que je ne sais pas ce que fera l’administration américaine par rapport à un traité international”, a indiqué le PDG de Total. “On est dans la situation la moins bonne qui est celle de l’incertitude (..), on ne sait pas ce qui va se passer et, quand on est incertain, on est obligé d’être un peu prudent.”

Total avait déjà joué un rôle majeur en Iran dans les années 2000 en développant avec succès les phases 2 et 3 de South Pars, avant de quitter le pays après les sanctions prises à l’encontre de Téhéran en raison de son programme nucléaire.

Avec Reuters

Première publication : 09/02/2017

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Total avait signé en novembre dernier un protocole d’accord avec l’Iran, en vue de d’exploiter le plus grand gisement de gaz naturel au monde. Mais les prises de positions de Donald Trump sur l’accord sur le nucléaire iranien compromettent le projet.

Les prises de position de Donald Trump sur l’Iran menacent les affaires de Total. Le projet gazier iranien de South Pars sera approuvé avant l’été … si et seulement si les États-Unis ne reviennent pas d’ici là sur la levée de certaines sanctions consécutive à l’accord conclu entre l’Iran et les grandes puissances sur le programme nucléaire de la République islamique, a déclaré jeudi 9 février le PDG de Total, Patrick Pouyanné.

Le groupe pétrolier français avait signé en novembre avec NIOC, la compagnie nationale iranienne, un protocole d’accord en vue de développer la phase 11 de South Pars, le plus grand gisement de gaz naturel au monde, dans le golfe Persique. Le projet, dans sa première étape, a été estimé à quelque deux milliards de dollars. Total était ainsi devenue la première compagnie pétrolière occidentale à revenir dans la République islamique depuis la levée des sanctions décrétées en 2012, suivie un mois plus tard par Shell.

“Le projet sera (approuvé) avant l’été si les sanctions ne sont pas modifiées”, a déclaré Patrick Pouyanné lors d’une rencontre avec des journalistes jeudi, a indiqué l’agence Reuters. Donald Trump doit à la même échéance renouveler ou non des décrets de Barack Obama qui levaient certaines sanctions contre l’Iran. “Soit les Américains renouvellent (..) et à ce moment-là le contrat est exécutable et nous l’exécuterons ; soit les Américains décident de sortir du champ du traité et on ne peut pas travailler en Iran”, a-t-il ajouté.

“Situation d’incertitude”

Ces déclarations interviennent alors que le président américain a qualifié de mauvais texte l’accord conclu en juillet 2015 entre Téhéran et les grandes puissances – encadrant les activités nucléaires de l’Iran en échange d’une levée des sanctions commerciales -, et que son secrétaire d’État Rex Tillerson a même été jusqu’à proposer un “réexamen complet”.

Iran has been formally PUT ON NOTICE for firing a ballistic missile.Should have been thankful for the terrible deal the U.S. made with them!

— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) 2 février 2017



“Je ne suis ni optimiste ni pessimiste, la vérité c’est que je ne sais pas ce que fera l’administration américaine par rapport à un traité international”, a indiqué le PDG de Total. “On est dans la situation la moins bonne qui est celle de l’incertitude (..), on ne sait pas ce qui va se passer et, quand on est incertain, on est obligé d’être un peu prudent.”

Total avait déjà joué un rôle majeur en Iran dans les années 2000 en développant avec succès les phases 2 et 3 de South Pars, avant de quitter le pays après les sanctions prises à l’encontre de Téhéran en raison de son programme nucléaire.

Avec Reuters

Première publication : 09/02/2017

L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) ne retient pas la thèse du viol lors de la violente interpellation de Théo à Aulnay-sous-Bois, rapportent plusieurs médias. La “police des polices” évoque une “opération qui a mal tournée”.

Le premier rapport de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) sur l’interpellation musclée de Théo à Aulnay-sous-Bois, en région parisienne, ne retient pas la thèse du viol, affirment RTL et LCI, qui ont consulté les premières conclusions de la police des polices.

Si elle ne conteste pas la violence de l’intervention ni la pénétration de la matraque, l’IGPN estime qu’il n’y a “pas eu viol parce qu’il n’y a pas eu intention de commettre un crime sexuel”, rapporte RTL.

>> À lire aussi : À Aulnay-Sous-Bois : “C’est toute la jeunesse qui se sent humiliée”

La police des polices privilégie donc la thèse de l’accident et parle d’une “opération qui tourne mal” en raison de la résistance que le jeune homme de 22 ans a opposée aux quatre policiers qui tentaient de le menotter. “C’est très grave, indubitablement, ça peut être des violences ayant entraîné une infirmité permanente. Mais ce n’est pas un viol”, indique une source interrogée par LCI.

Jeudi 2 février, les quatre fonctionnaires, soupçonnés de “viol en réunion”, avaient été placés en garde à vue dans les locaux de la police des polices. Dimanche, après l’ouverture par le parquet de Bobigny d’une information judiciaire pour “violences”, un policier a été mis en examen pour viol et ses trois collègues pour violences volontaires en réunion.

Après son transport à l’hôpital d’Aulnay, jeudi, un médecin avait diagnostiqué à la victime, par ailleurs blessée au niveau du visage et du crâne, “une plaie longitudinale du canal anal” et une “section du muscle sphinctérien”, et lui avait prescrit 60 jours d’incapacité totale de travail (ITT).

Première publication : 09/02/2017