Archive for February 12th, 2017

Le candidat à l’élection présidentielle Emmanuel Macron se rend en Algérie, lundi et mardi, pour peaufiner sa stature internationale mais aussi proposer un nouveau partenariat entre la France et l’Algérie tourné vers la jeunesse.

Si Emmanuel Macron se rendra à Alger au Mémorial du martyr, un célèbre monument érigé en hommage aux combattants de la guerre d’indépendance algérienne, c’est avec un discours résolument tourné vers l’avenir que le candidat à l’élection présidentielle arrive pour deux jours en Algérie, lundi 13 février.

“Je souhaite que nous entrions dans une nouvelle phase de notre histoire et je veux placer nos relations dans un avenir partagé, riche des liens tissés entre nos deux peuples. Nous devrons ensemble trouver des domaines de coopération et travailler sur des projets précis, en particulier tournés vers la jeunesse”, explique l’ancien ministre de l’Économie, dans une interview publiée lundi par le quotidien algérien El Watan.

>> À lire : Pourquoi la vague de ralliements socialistes vers Macron n’a pas eu lieu

Ce positionnement lui permet notamment d’éviter le sujet douloureux qu’est la guerre d’Algérie. Pris à partie en novembre par la presse algérienne et sur les réseaux sociaux après une déclaration dans Le Point sur la colonisation française qui avait fait polémique – “Il y a eu des éléments de civilisation et des éléments de barbarie” – Emmanuel Macron a visiblement retenu la leçon.

Alors alors….Macron dans Le Point…. pic.twitter.com/lO9IJs66hI

— mathilde larrere (@LarrereMathilde) November 23, 2016

Dans une tribune publiée lundi sur le site d’information Tout sur l’Algérie (TSA), dans laquelle il propose aux Algériens “un nouveau pacte collectif”, le candidat à l’Élysée préfère ainsi se contenter d’évoquer les relations franco-algériennes des dernières décennies, regrettant que des “pages de notre histoire commune [aient] été tournées trop vite, sans les lire” et que “des querelles fratricides, des polémiques nationales, à Paris ou Alger, [aient] bousculé ces plans” de partenariat stratégique entre les deux pays.

S’inspirer des initiatives franco-allemandes

Pour Emmanuel Macron, qui, comme la jeunesse à laquelle il s’adresse, n’a pas connu la guerre d’Algérie, “le moment est venu d’engager” la France et l’Algérie “dans un nouveau pacte collectif” construit “autour de projets concrets” dans l’éducation, l’économie et la culture.

“Je proposerai au gouvernement algérien la création d’un Office franco-algérien de la Jeunesse, à l’instar de ce qui existe entre l’Allemagne et la France, pour favoriser la mobilité entre les deux rives de la Méditerranée”, écrit-il dans la tribune publiée sur TSA à propos de ses projets en matière d’éducation, tout en proposant la création d’un second lycée français en Algérie.

En campagne à Alger, le candidat Macron veut être reçu par Bouteflika. (Par @DilemAli) pic.twitter.com/ufNqeZTHdr

— Ornikkar™ (@ornikkar) February 13, 2017

L’ancien ministre de l’Économie affirme également vouloir des projets industriels conjoints, mais veut surtout bâtir des initiatives pour l’innovation et l’entreprenariat. “Nous avons entre l’Algérie et la France des milliers de jeunes, d’étudiants, d’entrepreneurs qui sont déjà engagés ou rêvent de se lancer dans des projets autour des nouvelles technologies, écrit-il. Je veux les accompagner. Nous devons structurer les incubateurs franco-algériens autour de nos pôles universitaires et scientifiques et créer un véritable écosystème de l’innovation entre nos pays. Des milliers d’emplois sont en jeu et notamment ici, en Algérie.”

Miser sur le secteur des énergies renouvelables

Autre thématique qui parle particulièrement à la jeunesse, celle du développement durable : “Dans le solaire par exemple, l’Algérie a le plus grand potentiel au monde !”, affirme-t-il. “Ma proposition concrète sera de créer une communauté économique franco-algérienne dans le secteur des renouvelables”, estimant possibles quatre milliards d’euros d’investissements.

Enfin dans la culture, Emmanuel Macron prend l’exemple d’Arte, une autre initiative franco-allemande : “Je soutiens en particulier un grand projet inspiré des liens anciens entre nos artistes et nos techniciens audiovisuels et de l’exemple européen. Nous pourrions poser les fondations d’une plateforme de diffusion franco-algérienne, pour la télévision et en ligne, en partenariat avec les chaînes existantes, à l’image de la chaîne Arte.”

Après avoir rencontré le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, lundi après-midi, Emmanuel Macron doit rencontrer le Premier ministre Abdelmalek Sellal et les ministres de l’Industrie, de l’Éducation, et des Affaires religieuses.

Première publication : 13/02/2017

Une avalanche a emporté lundi matin un groupe de skieurs évoluant sur un secteur hors-piste de la station de Tignes, dans les Alpes. Au moins quatre personnes sont mortes.

Au moins quatre personnes sont mortes à Tignes, en Savoie, lundi 13 février, dans l’avalanche la plus meurtrière depuis le début de la saison de ski. Les recherches d’une éventuelle cinquième victime se poursuivent dans l’incertitude de la composition exacte du groupe. Deux sources proches de l’Ecole du ski français (ESF) contactées par l’AFP ont fait état d’un groupe de snowboarders, composé d’un moniteur de 60 ans “très connu, très bon skieur”, accompagné d’un père, de son fils d’environ 18 ans, et du demi-frère de celui-ci, âgé d’environ 15 ans.

“Il y a lieu de penser qu’il n’y a pas d’autre victime”, a déclaré lundi Nicolas Martrenchard, le sous-préfet d’Albertville, lors d’une conférence de presse, alors que de premières informations avaient laissé craindre la présence de plusieurs autres personnes sous la neige.

“Quarante pisteurs secouristes sont sur place et sont aidés, du fait d’une forte épaisseur de neige, par des moyens mécaniques”, précisait la station en fin d’après-midi. C’est le personnel de Tignes qui a vu la spectaculaire coulée de 400 mètres de long qui s’est produite près de la station, sur le secteur hors-piste de la Tovière, à quelques dizaines de mètres seulement des remontées mécaniques. Ils ont donné l’alerte à 10 h 35. Une plaque à vent s’est décrochée à la suite du passage de ce groupe de skieurs en vacances dans la station.

Lundi, le risque d’avalanche était de 3 sur une échelle de cinq. Qualifié de “marqué” par Météo-France, ce niveau prévient que des avalanches sont “possibles parfois même par faible surcharge et dans de nombreuses pentes”.

Depuis novembre, il y avait eu jusqu’alors 13 accidents d’avalanche dans les Alpes et les Pyrénées, qui ont fait au total trois morts, selon un décompte de l’Association nationale pour l’étude de la neige et des avalanches (Anena). La saison dernière, 45 accidents avaient fait au total 21 morts. L’avalanche la plus meurtrière des dix dernières années s’est produite en été, en 2012, dans le massif du Mont-Blanc, avec neuf morts et neuf blessés légers sur le Mont Maudit.

Avec AFP

Première publication : 13/02/2017

En campagne à La Réunion, François Fillon a assisté dimanche à la messe de l’église de Saint-Gilles-les-Bains. Certains passages lus par le prêtre qui résonnaient avec l’affaire Fillon ont semblé être adressés au candidat à la présidentielle.

Le hasard fait parfois bien les choses… ou pas. Tout dépend du point de vue. En déplacement à La Réunion, François Fillon regrette peut-être d’avoir assisté à une messe, dimanche 12 février à Saint-Gilles-les-Bains, dont la liturgie semblait parfois avoir été choisie spécialement pour lui.

>> À voir : François Fillon toujours debout ?

“Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou”, a ainsi pu entendre dimanche matin le candidat à l’élection présidentielle.

“Si tu commets une faute, même si tu n’en as pas conscience, tu es responsable”

Le prêtre de l’église Notre-Dame-de-la-Paix, Russel Torpos, n’a toutefois fait que respecter le calendrier liturgique. Dans la religion catholique, les textes lus chaque dimanche sont en effet établis à l’avance. Or, ce 12 février, ce sont précisément les versets 17 à 37 du chapitre 5 de l’Évangile selon Saint Matthieu qui étaient au programme. Des versets qui abordent le meurtre et l’adultère, mais dont certains passages résonnaient tout particulièrement avec l’affaire Fillon.

D’autant que durant son homélie, le prêtre a ajouté : “Si tu commets une faute, même si tu n’en as pas conscience, tu es responsable…”

Si François Fillon n’a pas commenté le discours du prêtre, certains fidèles, interrogés par franceinfo, ont estimé que Russel Torpos avait été dans son “rôle” et y ont vu de sa part un message “tendancieux” et “très fin”.

Première publication : 13/02/2017

À l’approche de la présidentielle, l’influence grandissante des médias d’État russes sur les réseaux sociaux français pose question. Les reporters de France 24 sont allés à la rencontre de ces rédactions russes installées à Moscou et à Paris.

Lancé en 2005, le média d’État russe, Russia Today, produit des vidéos extrêmement virales. La chaîne va lancer un canal francophone d’ici la fin 2017 et ouvrir de nouveaux bureaux à Paris pour un budget initial de près de 15 millions d’euros.

Après les accusations contre les autorités russes au cours de l’élection américaine, l’intérêt des médias d’État russes pour les élections françaises soulève des interrogations. Font-ils une couverture ordinaire ou ont-ils une volonté cachée d’influencer le scrutin ?

Les journalistes de France 24 Jonathan Walsh, Elena Gabrielian et Elena Volochine sont allés à la rencontre de Russia Today et Sputnik France, des rédactions russes situées à Moscou et à Paris, avec des lignes éditoriales ancrées très à droite et parfois proches des idées du Front national.

>> À lire sur France 24 : “La Russie, acteur de la présidentielle française ?”

Première publication : 13/02/2017

Onze personnes, dont huit mineurs, ont été interpellées dimanche soir à Argenteuil après des heurts avec les forces de l’ordre, l’incendie d’un véhicule et le caillassage d’un bus, a indiqué la préfecture du Val-d’Oise.

Onze personnes, dont huit mineurs, ont été arrêtées et placées en garde à vue dimanche 12 février dans la soirée, après des affrontements avec les forces de l’ordre à Argenteuil, au nord-ouest de Paris, a annoncé en fin de soirée la préfecture du Val-d’Oise.

Selon la préfecture, une cinquantaine de personnes s’étaient regroupées à partir de 17h30 (16h30 GMT) dans le secteur de la “dalle” d’Argenteuil “afin de provoquer des affrontements avec les forces de sécurité”, suite à un appel lancé sur les réseaux sociaux.

>> À lire sur France 24 : “À Aulnay-Sous-Bois : ‘C’est toute la jeunesse qui se sent humiliée'”

Un véhicule et trois poubelles ont été incendiés et des policiers ont essuyé de nombreux tirs de projectiles, sans qu’aucun membre des forces de l’ordre ne soit blessé. Un bus a également été caillassé et son chauffeur a été blessé au visage, tandis qu’un journaliste a été pris à partie par des émeutiers, précise la préfecture.

>> À lire sur France 24 : “Affaire Théo : à Bobigny, les manifestants contre les violences policières entre colère et résignation”

Ces heurts sont survenus au lendemain d’affrontements avec la police à Bobigny (Seine-Saint-Denis) en marge d’une manifestation de soutien à Théo, un jeune homme dont l’interpellation violente le 2 février à Aulnay-sous-Bois, en banlieue parisienne, avait suscité une vague d’indignation. L’un des quatre policiers présents au moment de son arrestation a été mis en examen dimanche 5 février pour viol.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 13/02/2017