Archive for February 13th, 2017

Le Canard Enchaîné affirme dans son édition de mercredi que Thierry Solère, porte-parole de François Fillon pour la présidentielle, est soupçonné de fraude fiscale et fait l’objet d’une enquête préliminaire du Parquet de Nanterre.

Le Canard Enchaîné, qui multiplie les révélations sur l’entourage de François Fillon, a encore frappé. Thierry Solère, le porte-parole du candidat de la droite pour la présidentielle, a “omis de régler une partie de ses impôts sur le revenu” pendant trois ans, affirme l’hebdomadaire dans son édition de mercredi 15 février.

Le parquet de Nanterre a confirmé mardi à l’AFP sans plus de détails qu’une enquête préliminaire est en cours depuis le 6 septembre 2016 suite à la plainte pour fraude fiscale de Bercy visant Thierry Solère, pour des faits s’étalant de 2010 à 2013.

La Une du 15 février 2017 est à consulter ici : https://t.co/iCPnb2rBBz

— @canardenchaine (@canardenchaine) 14 février 2017

Le Canard Enchaîné assure aussi que l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) et la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) se sont penchés sur les déclarations du parlementaire qui “avaient déjà alerté (…) quant à de possibles conflits d’intérêts”, car Thierry Solère était simultanément parlementaire mais aussi salarié par le groupe Chimirec en tant que conseiller pour 12 000 euros brut par mois. Un dirigeant de Chimirec interrogé par le Canard Enchaîné dit ne l’avoir “jamais vu”.

“Chasse à l’homme”

L’entourage du député Les Républicains a précisé à l’AFP que celui-ci avait l’intention de porter plainte pour diffamation contre l’hebdomadaire satirique. “Je vois bien que le Canard Enchaîné poursuit la chasse à l’homme à maintenant 70 jours de la présidentielle. Il recycle avec six mois de retard un vieux papier de Mediapart”, a affirmé Thierry Solère devant la presse mardi soir. Le site d’informations en ligne avait révélé cette plainte début septembre.

“Je suis à jour de tous mes impôts, j’avais eu un redressement fiscal sur lequel j’avais communiqué à l’époque, avant mes activités parlementaires, qui n’avait donné lieu à aucune pénalité pour fraude fiscale”, a-t-il souligné. Dans son communiqué en réponse à Mediapart de l’époque, Thierry Solère n’avait toutefois pas mentionné de redressement.

Avec AFP

Première publication : 14/02/2017

Quelque 245 personnes ont été interpellées, en France, depuis le déclenchement des heurts dans les banlieues, à la suite de l’interpellation brutale du jeune Théo à Aulnay-sous-Bois. Ces arrestations ont débouché sur 236 gardes à vue.

Pas moins de 245 personnes ont été interpellées en France depuis le déclenchement des violences urbaines survenues après l’interpellation brutale du jeune Théo à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), a indiqué mardi 14 février l’entourage du ministre de l’Intérieur, Bruno Le Roux.

Ces interpellations réalisées depuis le début des heurts, le 4 février, ont débouché sur 236 gardes à vue dont 168 à Paris et dans les trois départements de la Petite couronne (Seine-Saint-Denis, Hauts-de-Seine et Val-de-Marne), a précisé la même source à l’AFP.

>> À lire sur France 24 : “À Aulnay-Sous-Bois : ‘C’est toute la jeunesse qui se sent humiliée'”

Les personnes placées en garde à vue dans la zone de compétence de la préfecture de Paris l’ont été principalement pour “embuscade, violences volontaires sur personnes dépositaires de l’ordre public, dégradations volontaires ou participation à un attroupement armé”, selon la source qui a fait état de 48 personnes déférées devant la justice débouchant sur 14 incarcérations ou condamnations à de la prison.

Nouvelles accusations contre les policiers dans l’affaire Théo

Une personne a été condamnée à un an de prison ferme, sept autres ont été mises en examen et trois ont fait l’objet de convocation par officier de police judiciaire ou de compositions pénales.

>> À lire sur France 24 : “Affaire Théo : à Bobigny, les manifestants contre les violences policières entre colère et résignation”

En dépit des appels au calme de Théo et du gouvernement, ces incidents en banlieue se répètent quotidiennement depuis l’interpellation du jeune homme lors d’un violent contrôle de police qui a débouché sur la mise en examen de quatre fonctionnaires dont un pour viol. Les trois autres pour violences volontaires.

Une enquête préliminaire a d’ailleurs été ouverte mardi après de nouvelles accusations de violences visant un des policiers mis en examen dans l’affaire Théo, a annoncé le parquet de Bobigny.

Cette enquête, confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), devra “déterminer l’existence ou non de faits de violences volontaires commis par les fonctionnaires de police à l’occasion de l’interpellation, le 26 janvier 2017” de Mohamed K, affirme le parquet dans un communiqué.

Dans L’Obs, ce dernier raconte avoir été passé à tabac lors de son interpellation par des policiers dont l’un a participé au viol présumé de Théo.

Avec AFP

Première publication : 14/02/2017

Alors qu’une vingtaine de députés étaient décidés, mardi, à le contraindre à convoquer un bureau politique, François Fillon a réaffirmé qu’il ne reviendrait pas sur sa décision et a finalement reçu le soutien “unanime” des députés LR.

Comme dirait Jacques Chirac, voilà une affaire qui fait “pshitt !”. Attendu par une vingtaine de députés Les Républicains (LR) qui réclamaient la tenue d’un bureau politique du parti pour décider du sort de sa candidature à l’élection présidentielle, François Fillon a martelé, mardi 14 février, son désir d’aller jusqu’au bout et est reparti de l’Assemblée nationale avec “le soutien unanime” des députés LR.

Le groupe politique des députés LR “est totalement rassemblé derrière François Fillon”, a assuré de son côté Thierry Solère, député des Hauts-de-Seine et porte-parole du candidat à l’élection présidentielle, après une réunion qui a duré plus d’une heure et demie.

>> À lire : En campagne à La Réunion, François Fillon se fait sermonner par un prêtre

Selon lui, certaines voix ont effectivement exprimé des difficultés sur le terrain, mais il y a “aujourd’hui un groupe de parlementaires qui est derrière son candidat”. “Personne dans notre famille politique ne souhaite autre chose qu’une alternance”, a-t-il affirmé, insistant sur le “soutien unanime” des députés.

Éléments de lang. de @solere92 post-réu avec Fillon: soutien unanime des députés/les Fr. veulent alternance/seul Fillon peut la leur offrir pic.twitter.com/rOpGQF8jIe

— Romain Brunet (@romain2dc) February 14, 2017

Les députés de Seine-et-Marne Christian Jacob et des Bouches-du-Rhône Valérie Boyer ont eux aussi répété en boucle les mêmes éléments de langage. Le message était clair : circulez, tout va bien, Les Républicains vont de l’avant.

Georges Fenech retire sa demande de convocation du bureau politique

Les velléités de fronde de la vingtaine de députés emmenée par le député du Rhône Georges Fenech ont donc rapidement été douchées par François Fillon. Le député sarkozyste a exprimé ses inquiétudes, faisant part des difficultés à faire campagne sur le terrain.

Mais reconnaissant qu’il était peu suivi et qu’il n’y avait, comme une semaine auparavant, toujours pas de plan B, Georges Fenech a fini par retirer sa demande de convocation du bureau politique et s’est fait discret en sortie de réunion, évitant soigneusement les médias.

[DOCUMENT] Affaire Fillon : la lettre des “frondeurs” contre @FrancoisFillon >> https://t.co/MXP2tcTLo6 (@pmathon) #FillonGatepic.twitter.com/RKW6NNdUj5

— LCP (@LCP) February 14, 2017

Selon plusieurs participants, François Fillon était arrivé à la réunion déterminé à éteindre ce nouveau début d’incendie. “Honnêtement, ça serait peut-être plus facile pour moi personnellement et ma famille de ne pas être dans cette compétition aujourd’hui. Cette décision, je l’ai prise, je ne reviendrai pas dessus”, a-t-il ainsi lancé aux députés.

“Je suis harcelé par la presse nationale. J’ai le harcèlement judiciaire. Je ne voudrais pas avoir en plus le harcèlement parlementaire parce que ça va commencer à devenir difficile”, a-t-il ajouté.

“Vous n’avez pas honte ?”

Il n’y avait finalement que le député de Paris Pierre Lellouche, qui ne faisait pourtant pas partie des parlementaires réunis lundi soir par Georges Fenech, pour oser venir exprimer devant les journalistes une certaine amertume quant à la tournure des événements.

“J’ai le devoir comme député de remonter ce que j’entends : la partie des Français qui nous soutiennent et nous disent de tenir bon, car ils existent, mais aussi tous ceux qui nous critiquent et nous interpellent. Quand on nous demande ‘vous n’avez pas honte ?’, c’est très ennuyeux quand même”, a reconnu l’ancien secrétaire d’État aux Affaires européennes.

François Fillon, qui doit déjeuner mercredi midi avec l’ancien président Nicolas Sarkozy, répond qu’il reste du temps pour renverser la tendance. Et sans alternative légitime, c’est sans trop de difficultés que le candidat à l’Élysée est reparti de l’Assemblée nationale avec une fronde à nouveau étouffée.

Première publication : 14/02/2017

Cibles d’attaques informatiques et de ce qu’ils qualifient de “propagande” des médias d’État russes, Emmanuel Macron et ses proches soupçonnent Moscou d'”ingérence”, ce que le Kremlin a démenti mardi.

Le porte-parole d’Emmanuel Macron a accusé mardi 14 février la Russie de pousser ses pions dans la présidentielle française. “Le Kremlin a choisi ses candidats, François Fillon et Marine Le Pen [tous deux partisans d’un rapprochement avec Moscou], pour une raison très simple : ils ne souhaitent pas une Europe puissante, ils veulent une Europe faible et donc (…) ils font la promotion de ces deux candidatures sur des médias d’État”, a affirmé Benjamin Griveaux sur iTELE.

J-69 Benjamin Griveaux accuse des média russes d’ingérence ds la campagne présidentielle @enmarchefr@emmanuelmacronhttps://t.co/fk84BKnKwj

— Griveaux Benjamin (@BGriveaux) 13 février 2017

Dans son viseur, l’agence de presse Sputnik, et surtout la chaîne de télévision Russia Today (RT), qui renforce actuellement son service en français : “Deux sites financés à 100 % par le Kremlin et qui, objectivement, font une campagne de dénigrement de la candidature d’Emmanuel Macron”, selon le porte-parole. Très présents sur Internet, ces médias d’État russes destinés aux opinions publiques étrangères avaient déjà été accusés d’avoir pilonné la démocrate Hillary Clinton au profit de son rival républicain Donald Trump, lui aussi partisan d’un rapprochement avec Moscou.

>> À voir : faut-il avoir peur de l’influence des médias russes sur la présidentielle de 2017 ?

L’équipe d’Emmanuel Macron, candidat bien placé à en croire les sondages pour l’emporter à la présidentielle le 7 mai, s’interroge aussi sur de nombreuses attaques informatiques contre le site de campagne. Mardi matin, une nouvelle attaque a paralysé les serveurs pendant une dizaine de minutes. “La moitié des attaques, et on en a à peu près quelques centaines par jour, provient d’Ukraine, dont on sait les liens qu’elle a évidemment avec les hackers et les personnes responsables de cyberattaques présentes en Russie”, a accusé Benjamin Griveaux.

Démenti de Moscou

Comme RT et Sputnik, le Kremlin a dénoncé mardi ces accusations “absurdes” d’ingérence. “Nous n’avons pas et nous n’avons jamais eu l’intention de gêner les affaires intérieures d’un pays, encore moins son processus électoral”, a déclaré aux journalistes son porte-parole, Dmitri Peskov. Selon lui, “Moscou n’a jamais fait cela officiellement et ne le fera pas à l’avenir”.

Avec AFP

Première publication : 14/02/2017

L’armée de l’air française dresse quatre aigles royaux pour intercepter les drones, sur sa base de Mont-de-Marsan. Une journaliste de France 24 s’est rendue sur place.

Ils sont la nouvelle arme de lutte anti-drone de l’armée de l’air française sur le territoire national. Ce ne sont ni des fusils, ni des radars, mais des aigles royaux. Jusque-là, le projet était classé secret défense.

D’abord initiée par la police néerlandaise aux Pays-Bas, la méthode a été adoptée par la France, qui teste en ce moment l’efficacité de ces aigles. La base aérienne de Mont-de-Marsan, dans le sud-ouest de la France, possède pour l’instant quatre aigles dans sa fauconnerie, qui atteignent deux mètres d’envergure à l’âge adulte. Quatre nouveaux rapaces doivent arriver d’ici l’été.

Première publication : 14/02/2017

La justice a donné raison lundi au Secours catholique. La mairie de Calais doit retirer sous 24 heures la benne qu’elle avait installée devant les locaux de l’association afin d’empêcher que des douches destinées aux migrants soient disposées.

Première victoire pour le Secours catholique. Lundi 13 janvier, la justice a donné raison à l’association qui protestait contre l’installation par la mairie de Calais d’une benne devant l’un de ses bâtiments empêchant l’accès aux locaux et la mise en place d’un conteneur équipé de douches destinées aux migrants.

Le tribunal de Lille a ainsi ordonné à la mairie de retirer la benne sous 24 heures. “En empêchant l’accès de tout véhicule à une partie du terrain dont le Secours catholique est propriétaire, le maire de Calais a porté une atteinte grave et manifestement illégale au droit de propriété”, a considéré le juge dans son ordonnance.

“Urgence sanitaire”

Une décision de justice dont se félicite le Secours catholique, estimant que “l’ordonnance marque le caractère honteux et incompréhensible d’une municipalité qui s’oppose à une association voulant simplement donner accès à des douches à quelques jeunes migrants vivant dans des conditions effroyables”, a déclaré à l’AFP Didier Degrémont, président de l’ONG dans le Pas-de-Calais.

Face à une “situation d’urgence sanitaire”, le Secours catholique “a donc dégagé des solutions pour permettre à ces personnes de bénéficier d’un minimum d’hygiène et donc d’un minimum de dignité”, a expliqué à l’audience de lundi Maître Lionel Crusoé, avocat de l’association.

“Le bras de fer va continuer”

Depuis quelques mois, les migrants sont de retour à Calais, toujours dans l’espoir d’atteindre le Royaume-Uni. “Une cinquantaine d’exilés viennent nous voir régulièrement dans nos locaux, principalement des mineurs érythréens et soudanais”, expliquait la semaine dernière à France 24 Jacky Verhaegen du Secours catholique à Calais. L’association a constaté chez ces jeunes deux cas de gale, ainsi qu’un d’impétigo – une maladie de la peau très contagieuse. “Nous avons décidé d’installer des douches, car ces personnes font face à de gros problème d’hygiène, et ont ainsi un besoin vital de se reposer, de manger et surtout de se laver”, avait-il insisté.

>> À lire sur Farnce 24 : “Trois mois après le démantèlement de la ‘jungle’, les migrants de retour à Calais”

De son côté, la mairie de Calais ne souhaite pas commenter la décision de justice et assure que la benne sera enlevée sous 24 heures. Mais Emmanuel Agius, premier adjoint (LR) au maire de la ville, l’assure à France 24 : “le bras de fer va continuer”. La municipalité a en effet lancé une procédure judiciaire pour non-respect des règles d’urbanisme par le Secours catholique.

L’élu accuse également l’association de “créer une fixation de migrants à Calais” et d’être ainsi en rupture avec le protocole mis en place par l’État lors du démantèlement de la “jungle”. “L’action du Secours catholique est dénuée de bon sens, car les migrants peuvent être pris en charge dans des centres d’accueil présents sur tout le territoire national, où ils ont la possibilité de se nourrir et de se doucher”, a expliqué Emmanuel Agius.

Fin janvier déjà, la mairie de Calais avait porté plainte contre X après la découverte de ce qu’elle considérait être un squat de migrants qui s’abritaient sous une structure surélevée du Secours catholique.

Avec AFP

Première publication : 14/02/2017

Alors que les violences entre jeunes et policiers se sont poursuivies dans la nuit de lundi en Seine-Saint-Denis, François Hollande a fait un déplacement mardi en banlieue parisienne à Aubervilliers pour tenter d’apaiser les tensions.

Le président français François Hollande s’est rendu en banlieue parisienne mardi 14 février, à Aubervilliers en Seine-Saint-Denis, département où les incidents se succèdent, plus de dix jours après l’interpellation brutale d’un jeune homme à Aulnay-sous-Bois, qui a soulevé une vague d’indignation.

Depuis Aubervilliers, situé à une quinzaine de kilomètres de Paris, le chef d’État a lancé un appel au “respect” des personnes, des institutions et des biens. Il a également mis en garde contre toute forme de “provocation” après les violences commises dans le département depuis une dizaine de jours.

“Il n’y a pas de vie en commun s’il n’y a pas de respect”, a-t-il déclaré après avoir rencontré des jeunes du quartier dans une mission locale. “Le respect, c’est celui qui est dû à ces jeunes quand ils sont contrôlés, lorsqu’ils sont eux-mêmes confrontés à des situations de violence”.

Une flambée de violence : la hantise du gouvernement

À deux mois et demi du premier tour de l’élection présidentielle, les autorités françaises s’inquiètent des troubles dans les quartiers populaires, qui font craindre une flambée de violences à l’image de celle qui embrasa le pays durant l’automne 2005.

Dans la nuit de lundi à mardi en Seine-Saint-Denis, douze personnes ont été interpellées dont quatre à Bondy et huit à Epinay-sur-Seine, notamment pour des jets de projectiles et d’engins incendiaires, selon la préfecture de police de Paris.

Lundi, c’est le Premier ministre Bernard Cazeneuve, qui recevait des associations antiracistes pour tenter de calmer le jeu, tout en maintenant un discours de fermeté face aux violences. “L’émotion légitime” suscitée par l’affaire Théo “ne saurait en rien justifier” ces “violences inacceptables”, a-t-il affirmé.

>> À lire sur France 24 : “Police & quartiers : cinq habitants racontent la rupture”

Le contrôle au faciès, une mesure recommandée

Le président de la Ligue de défense des droits de l’homme, Pierre Tartakowsky, reçu par le chef du gouvernement, n’a pourtant pas été convaincu par ce rendez-vous à Matignon. “Nous avons rencontré un gouvernement dont on ne peut pas suspecter la sincérité, mais qui se repose sur un bilan, dont il se satisfait” a-t-il déclaré sur LCP. Et d’ajouter : “Nous en venons à nous demander si il a réellement pris la mesure de la gravité des actes qui ont été posés et de ce que cela révèle de profondément malsain et toxique au sein des forces de police de notre pays”.

Dans son programme de 2012, François Hollande avait promis la création d’un récépissé pour limiter le délit de contrôle au faciès lors des contrôles de police, mais aussi le droit de vote pour les étrangers. Autant de mesures attendues dans les quartiers populaires. Mais à quelques mois de la fin du quinquennat, ni l’une, ni l’autre n’a été finalement appliquée.

REVOIR – Jacques Toubon “Je crois que quand il y a un contrôle, il faut que soit délivré une attestation nominative enregistrée” #Le79Interpic.twitter.com/OyJjjqZglk

— France Inter (@franceinter) 13 février 2017

Interrogé sur France Inter lundi, le défenseur des droits, Jacques Toubon, a interpellé l’exécutif, réclamant notamment que des mesures concrètes soient mises en place concernant les contrôles au faciès.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 14/02/2017

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Les débuts du président des États-Unis Donald Trump ont eu un impact négatif sur le tourisme aux États-Unis, assurent deux spécialistes du secteur.

Donald Trump est mauvais pour le tourisme aux États-Unis. Telle est la conclusion de la Global Business Travel Association (GBTA – Association internationale des vols commerciaux) et du site de recherche de vols Hopper.

Il est certes encore tôt pour juger de manière définitive l’effet de la présidence Trump sur l’attractivité touristique américaine, qui demeure la deuxième destination la plus prisée au monde après la France d’après la Banque Mondiale. Mais le site Hopper souligne que depuis l’entrée en fonction du 45e président, les recherches de billets d’avion pour les États-Unis ont chuté de 17 % par rapport à deux semaines avant l’investiture de Donald Trump. La GBTA a conclu, jeudi 8 février, que les États-Unis ont perdu environ 185 millions de dollars de réservation de vols en une semaine après l’adoption du controversé décret anti-immigration.

Pour ce lobby aérien, le diable est avant tout dans le décret signé fin janvier interdisant l’entrée sur le territoire américain de ressortissants de sept pays musulmans, qui a ensuite été invalidé par la justice et que Donald Trump veut dorénavant remettre en selle. Cette situation suscite un “climat d’incertitude qui a entraîné une confusion générale débouchant sur des annulations de réservations”, souligne Mike McCormick, directeur exécutif de la GBTA, dans un billet de blog. Pour l’association, ce ne sont pas seulement des voyageurs en provenance de pays visés par l’interdiction de Donald Trump qui ont préféré remettre à la Saint Glin-Glin leur déplacement sur le sol américain, mais des touristes de tous les pays du globe.



Effet sur l’emploi

Un constat partagé par le site Hopper. Il note que c’est au Soudan – pays visé par le décret anti-immigration – que les recherches de vols vers les États-Unis ont le plus baissé, mais que dans le top 20 des pays où l’envie de voyager aux États-Unis a le plus régressé, on trouve aussi la Chine, l’Irlande ou encore le Danemark.

Hopper souligne aussi que la baisse de ce début d’année n’est pas seulement un effet saisonnier après une période de fort trafic aérien en direction des États-Unis due aux fêtes de fin d’année. À la même période en 2016, la chute début janvier n’avait été que de 1,8 %.

L’effet Trump est donc indéniable d’après ces deux spécialistes du tourisme. Il risque de bientôt venir troubler les plans du “make America great again” (“Rendre sa grandeur à l’Amérique”) de Donald Trump qui entend renforcer l’emploi sur le sol américain.

La baisse de la fréquentation touristique entraîne l’effet inverse, avertit la GBTA. L’association rappelle que pour chaque baisse annuelle d’1 % de la fréquentation des vols commerciaux, plus de 70 000 postes sont supprimés. Un recul des réservations a pour effet “au bout de quelques semaines de faire baisser les prix”, note Patrick Surry, analyste pour Hopper. Les vols moins chers heurtent les bénéfices des compagnies aériennes, ce qui, si le phénomène perdure, se traduit généralement par des licenciements.

La seule consolation de Donald Trump est qu’il peut compter sur le soutien des touristes russes et biélorusses, note le site Hopper. Les recherches de vols vers les États-Unis depuis ces deux pays ont progressé, respectivement, de 88 % et de 30 %. Les liens entre la Russie et l’Amérique de Donald Trump vont décidément bien au-delà des quelques coups de fil passés en cachette par le conseiller à la sécurité nationale démissionnaire Michael Flynn.

Première publication : 14/02/2017