Même mis en examen, François Fillon ira “jusqu’au bout”

Même mis en examen, François Fillon ira “jusqu’au bout”

François Fillon a décidé qu’il ne renoncerait pas à la présidentielle, y compris s’il était mis en examen, a-t-il confié jeudi, selon plusieurs médias. Son porte-parole a confirmé vendredi matin que le candidat LR irait “jusqu’au bout”.

Un revirement de plus pour François Fillon. Alors qu’il avait déclaré, jeudi 26 janvier sur TF1, qu’il retirerait sa candidature en cas de mise en examen, le voici qui rétropédale. “François Fillon est candidat et il ira jusqu’au bout de cette élection”, a déclaré sur LCI, vendredi 17 février, Thierry Solère, porte-parole du candidat LR et député des Hauts-de-Seine, confirmant une information rapportée par plusieurs médias.

>> À lire sur France 24 : “L’épée de Damoclès maintenue sur la candidature Fillon”

“C’est trop tard maintenant. Mon retrait poserait un problème démocratique majeur. La locomotive est lancée, rien ne peut l’arrêter, j’irai jusqu’au bout”, a en effet confié François Fillon, la veille, en petit comité, selon l’AFP. “Le parquet national financier n’a aucune compétence en la matière, avec une enquête exclusivement à charge. Je ne renoncerai donc pas. Hors de question d’abandonner”, a-t-il ajouté, selon Le Parisien.

Il n y a rien de nouveau, ni poursuite, ni mise en examen. Je m’en remets donc désormais au seul jugement du suffrage universel. pic.twitter.com/oEZg3uZC9g

— François Fillon (@FrancoisFillon) February 16, 2017

Des propos qui vont dans le même sens que ceux tenus au Figaro, jeudi matin, puis sur Twitter, après l’annonce du Parquet national financier (PNF). “Cette annonce n’est qu’un acte de communication qui nourrit le feuilleton médiatique. Cela n’entame en rien ma détermination. Je m’en remets donc désormais au seul jugement du suffrage universel”, avait-il déclaré.

Le Parquet national financier mis en cause

François Fillon justifie son revirement en mettant en cause le PNF, qu’il juge incompétent pour traiter cette affaire. Son avocat, Me Antonin Lévy, explique que le candidat à l’Élysée s’était engagé à se retirer à condition d’avoir en face de lui “des gens de bonne foi, et ce n’est pas le cas”, rapporte RTL.

>> À voir sur France 24 : “Quand François Fillon reprochait aux médias de ne pas assez couvrir les ‘affaires'”

“Il y a un temps judiciaire et il y a un temps politique”, a estimé vendredi matin Thierry Solère, assurant que la droite est à présent “rassemblée” pour faire campagne derrière François Fillon.

“L’ensemble des candidats à la primaire, de Nicolas Sarkozy à Alain Juppé, Bruno Lemaire et Nathalie Kosciusko-Morizet, l’ensemble des grands responsables de notre famille politique sont aujourd’hui mobilisés, parce qu’il nous reste 67 jours pour convaincre de la pertinence du projet de François Fillon”, a-t-il assuré.

Avec AFP

Première publication : 17/02/2017

Facebook Twitter Email