Archive for February 18th, 2017

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Au cours d’une émission de plus de cinq heures, le candidat de La France insoumise a détaillé son programme de relance qui s’appuie sur un “choc d’investissement” et une “révolution fiscale”.

“On nous demande toujours : ‘Combien ça coûte ?’ Nous allons le dire”, a annoncé Jean-Luc Mélenchon en ouverture, dimanche 19 février, d’une longue émission diffusée sur sa chaîne YouTube au cours de laquelle il a chiffré son programme économique.

Pour tourner résolument le dos à l’austérité libérale, le candidat de La France insoumise prévoit pour les cinq années à venir un plan de relance keynésien, reposant sur un “choc d’investissement” de 100 milliards d’euros, financé par l’emprunt. Bénéficieront de ces investissements “l’urgence sociale” (45 milliards, dont 18 pour le logement), “l’urgence écologique” (50 milliards, dont 25 pour le développement des énergies renouvelables, très pourvoyeuses d’emplois) et les services publics (7 milliards).

Baisse de l’impôt sur les sociétés

Il s’agit “d’injecter une masse suffisante qui remette en route l’activité”, a expliqué Jean-Luc Mélenchon, c’est-à-dire de choisir des projets pourvoyeurs d’activité afin d’obtenir l’effet multiplicateur de l’investissement escompté, qu’il estime à deux à trois. Le candidat a néanmoins reconnu que ce choc d’investissement ne se ferait pas sans obstacle : “On ne dépense pas 100 milliards en un claquement de doigt”, a-t-il expliqué, rappelant que tout investissement devait nourrir un projet établi et solide. “Pour nous, le plus difficile sera de gérer le délai”, a-t-il précisé.

Parallèlement, le programme prévoit une augmentation de la dépense publique (173 milliards d’euros sur le quinquennat) pour financer en particulier l’augmentation des salaires et la réduction du chômage, par le biais par exemple de la sécurité sociale intégrale, en vertu de laquelle un chômeur en fin de droits pourra se retourner vers l’État pour que ce dernier lui fournisse un emploi.

Une “révolution fiscale” prévoit par ailleurs une baisse de l’impôt sur les sociétés à 25 %, la progressivité de la CSG et un taux marginal de 90 % sur la dernière tranche de l’impôt sur le revenu au-delà de 400 000 euros par an.

>> À lire aussi : “Rassemblement de la gauche : un scénario de plus en plus improbable”

Grâce à la relance qui permettra, selon les calculs des experts de La France insoumise, 190 milliards de recettes supplémentaires, Jean-Luc Mélenchon annonce des taux de croissance très flatteurs pour son quinquennat (autour de 2 % dès 2018), un taux de chômage réduit à 6 %, contre 10 % actuellement, et une envolée de l’inflation, au-delà de 4 % à la fin du quinquennat, ce qui mécaniquement augmente les recettes de l’État.

Ces prévisions ne correspondent à aucune de celles publiées par les organismes internationaux, français ou celles du gouvernement actuel. Mais, justifie l’équipe de La France insoumise, elles seront possibles grâce à l'”efficacité” du programme.

Avec AFP

Première publication : 19/02/2017

Au cours d’une émission de plus de cinq heures, le candidat de La France insoumise a détaillé son programme de relance qui s’appuie sur un “choc d’investissement” et une “révolution fiscale”.

“On nous demande toujours : ‘Combien ça coûte ?’ Nous allons le dire”, a annoncé Jean-Luc Mélenchon en ouverture, dimanche 19 février, d’une longue émission diffusée sur sa chaîne YouTube au cours de laquelle il a chiffré son programme économique.

Pour tourner résolument le dos à l’austérité libérale, le candidat de La France insoumise prévoit pour les cinq années à venir un plan de relance keynésien, reposant sur un “choc d’investissement” de 100 milliards d’euros, financé par l’emprunt. Bénéficieront de ces investissements “l’urgence sociale” (45 milliards, dont 18 pour le logement), “l’urgence écologique” (50 milliards, dont 25 pour le développement des énergies renouvelables, très pourvoyeuses d’emplois) et les services publics (7 milliards).

Baisse de l’impôt sur les sociétés

Il s’agit “d’injecter une masse suffisante qui remette en route l’activité”, a expliqué Jean-Luc Mélenchon, c’est-à-dire de choisir des projets pourvoyeurs d’activité afin d’obtenir l’effet multiplicateur de l’investissement escompté, qu’il estime à deux à trois. Le candidat a néanmoins reconnu que ce choc d’investissement ne se ferait pas sans obstacle : “On ne dépense pas 100 milliards en un claquement de doigt”, a-t-il expliqué, rappelant que tout investissement devait nourrir un projet établi et solide. “Pour nous, le plus difficile sera de gérer le délai”, a-t-il précisé.

Parallèlement, le programme prévoit une augmentation de la dépense publique (173 milliards d’euros sur le quinquennat) pour financer en particulier l’augmentation des salaires et la réduction du chômage, par le biais par exemple de la sécurité sociale intégrale, en vertu de laquelle un chômeur en fin de droits pourra se retourner vers l’État pour que ce dernier lui fournisse un emploi.

Une “révolution fiscale” prévoit par ailleurs une baisse de l’impôt sur les sociétés à 25 %, la progressivité de la CSG et un taux marginal de 90 % sur la dernière tranche de l’impôt sur le revenu au-delà de 400 000 euros par an.

>> À lire aussi : “Rassemblement de la gauche : un scénario de plus en plus improbable”

Grâce à la relance qui permettra, selon les calculs des experts de La France insoumise, 190 milliards de recettes supplémentaires, Jean-Luc Mélenchon annonce des taux de croissance très flatteurs pour son quinquennat (autour de 2 % dès 2018), un taux de chômage réduit à 6 %, contre 10 % actuellement, et une envolée de l’inflation, au-delà de 4 % à la fin du quinquennat, ce qui mécaniquement augmente les recettes de l’État.

Ces prévisions ne correspondent à aucune de celles publiées par les organismes internationaux, français ou celles du gouvernement actuel. Mais, justifie l’équipe de La France insoumise, elles seront possibles grâce à l'”efficacité” du programme.

Avec AFP

Première publication : 19/02/2017

Au cours d’une émission de plus de cinq heures, le candidat de La France insoumise a détaillé son programme de relance qui s’appuie sur un “choc d’investissement” et une “révolution fiscale”.

“On nous demande toujours : ‘Combien ça coûte ?’ Nous allons le dire”, a annoncé Jean-Luc Mélenchon en ouverture, dimanche 19 février, d’une longue émission diffusée sur sa chaîne YouTube au cours de laquelle il a chiffré son programme économique.

Pour tourner résolument le dos à l’austérité libérale, le candidat de La France insoumise prévoit pour les cinq années à venir un plan de relance keynésien, reposant sur un “choc d’investissement” de 100 milliards d’euros, financé par l’emprunt. Bénéficieront de ces investissements “l’urgence sociale” (45 milliards, dont 18 pour le logement), “l’urgence écologique” (50 milliards, dont 25 pour le développement des énergies renouvelables, très pourvoyeuses d’emplois) et les services publics (7 milliards).

Baisse de l’impôt sur les sociétés

Il s’agit “d’injecter une masse suffisante qui remette en route l’activité”, a expliqué Jean-Luc Mélenchon, c’est-à-dire de choisir des projets pourvoyeurs d’activité afin d’obtenir l’effet multiplicateur de l’investissement escompté, qu’il estime à deux à trois. Le candidat a néanmoins reconnu que ce choc d’investissement ne se ferait pas sans obstacle : “On ne dépense pas 100 milliards en un claquement de doigt”, a-t-il expliqué, rappelant que tout investissement devait nourrir un projet établi et solide. “Pour nous, le plus difficile sera de gérer le délai”, a-t-il précisé.

Parallèlement, le programme prévoit une augmentation de la dépense publique (173 milliards d’euros sur le quinquennat) pour financer en particulier l’augmentation des salaires et la réduction du chômage, par le biais par exemple de la sécurité sociale intégrale, en vertu de laquelle un chômeur en fin de droits pourra se retourner vers l’État pour que ce dernier lui fournisse un emploi.

Une “révolution fiscale” prévoit par ailleurs une baisse de l’impôt sur les sociétés à 25 %, la progressivité de la CSG et un taux marginal de 90 % sur la dernière tranche de l’impôt sur le revenu au-delà de 400 000 euros par an.

>> À lire aussi : “Rassemblement de la gauche : un scénario de plus en plus improbable”

Grâce à la relance qui permettra, selon les calculs des experts de La France insoumise, 190 milliards de recettes supplémentaires, Jean-Luc Mélenchon annonce des taux de croissance très flatteurs pour son quinquennat (autour de 2 % dès 2018), un taux de chômage réduit à 6 %, contre 10 % actuellement, et une envolée de l’inflation, au-delà de 4 % à la fin du quinquennat, ce qui mécaniquement augmente les recettes de l’État.

Ces prévisions ne correspondent à aucune de celles publiées par les organismes internationaux, français ou celles du gouvernement actuel. Mais, justifie l’équipe de La France insoumise, elles seront possibles grâce à l'”efficacité” du programme.

Avec AFP

Première publication : 19/02/2017

Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon ont entamé des discussions sur un éventuel rassemblement de la gauche dans la perspective de l’élection présidentielle, mais cela ressemble à une mission quasiment impossible.

Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon ont ouvert en fin de semaine des discussions pour aboutir à un rassemblement qui paraît extrêmement hypothétique au vu des positions de l’un et l’autre candidat à la présidentielle.

Le candidat socialiste a affirmé dimanche 19 février au Grand Jury RTL/LCI que sa “priorité ne consiste pas à parler aux appareils” politiques mais à tous les électeurs, épinglant les “conditions fortes” posées par Jean-Luc Mélenchon en préalable d’un rassemblement. “Si l’on fait du covoiturage et que l’on décide que l’on conduit, la couleur des sièges et que les autres descendent au premier feu, ça marche rarement”, a-t-il ajouté. Le député des Yvelines souhaite s’adresser “au-delà même des formations politiques, aux grands réseaux qui sont ceux de la lutte contre la pauvreté, contre l’exclusion, dans le domaine de l’écologie, de l’éducation, pour leur dire qu’il n’est pas possible que la gauche soit absente du deuxième tour de l’élection présidentielle”.

Je suis le mieux placé pour faire gagner la gauche et j’invite les électeurs à me suivre jusqu’à la victoire en mai #ConfPortugalpic.twitter.com/FEfSqEVxEb

— Benoît Hamon (@benoithamon) 18 février 2017

La veille déjà, en déplacement au Portugal, il avait prévenu : “Je ne courrai pas après Jean-Luc Mélenchon, je ne cours après personne, je n’oblige personne”. Les deux hommes se sont pourtant parlés au téléphone vendredi, et ont assuré avoir convenu de se rencontrer à la fin de la semaine prochaine.

>> À lire : Benoît Hamon à la recherche de la formule portugaise pour unir les gauches

“Moi qui ai fait le pas”

De son côté, Jean-Luc Mélenchon, qui affirmait vendredi qu’il n’avait “pas l’intention de s’accrocher à un corbillard” en parlant du Parti socialiste, a jugé tout cela “consternant”. Benoît Hamon a “fait toute une campagne sur le thème ‘moi je parlerai à tout le monde, j’appellerai Jean-Luc Mélenchon le lendemain’” de la primaire. “Cela fait trois semaines, ça va ! C’est moi qui ai dû dire qu’il fallait arrêter la comédie”, a-t-il insisté.

“J’apprends que j’aurais fermé la porte, mais c’est quand même moi qui ai fait le pas. Je trouve ça dommage mais je ne vais pas passer ma vie dessus. Je ne suis pas un amoureux éconduit”, a-t-il poursuivi juste avant de présenter le cadrage économique de son programme. “Je ne suis pas en train de faire le congrès du PS. Mon problème, ce n’est pas la synthèse foireuse à deux heures du matin, avec des points et des virgules”, s’est-il emporté.

Des divergences sur l’Europe

Depuis la victoire à la primaire socialiste du candidat le plus à gauche du PS, Benoît Hamon, l’idée d’une alliance avec Jean-Luc Mélenchon travaille l’électorat de gauche, mais beaucoup la jugent improbable. En cause, un fort ressentiment envers les socialistes dans le camp de Jean-Luc Mélenchon et des programmes présidentiels très éloignés, en particulier sur l’Europe.

“J’ai des différences importantes avec Jean-Luc Mélenchon sur la question européenne”, avait ainsi déclaré Benoît Hamon mardi sur France 5. “Je ne crois pas qu’il faille faire le pari que ça ne marchera pas, qu’il n’y a plus de relance de la construction européenne qui soit possible.”

Alors que Jean-Luc Mélenchon annonce dans son programme qu’il faudra dès sa victoire à l’élection présidentielle cesser de respecter les traités européens, “moi, je ne le souhaite pas”, a poursuivi l’ancien ministre de l’Éducation.

Dans un sondage Odoxa pour Franceinfo publié vendredi, les Français interrogés veulent à 63 % que les deux candidats se présentent. Chez les sympathisants de gauche, les choses sont plus tranchées, les sondés émettant à 44% le souhait que Jean-Luc Mélenchon se désiste en faveur de Benoît Hamon, contre 16 % dans le sens contraire.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 19/02/2017

Désignée par 32 000 citoyens pour représenter la société civile, cette Rennaise de 42 ans veut sortir du système des partis.

Une Française “comme tout le monde” candidate à l’élection présidentielle ? C’est l’aventure improbable dans laquelle s’est lancée Charlotte Marchandise, une consultante-formatrice dans le domaine de la santé.

La Rennaise de 42 ans n’est pas sans légitimité : elle a remporté le 31 décembre 2016 Laprimaire.org, les premières élections citoyennes en ligne. Le but de l’initiative inédite, lancée par un avocat et un ingénieur informatique ? Désigner un candidat issu de la société civile pour la présidentielle de 2017. Charlotte Marchandise a remporté le second tour avec 50,76 % des 32 000 voix. Une participation sans comparaison avec celles aux primaires de la droite et de la gauche mais plus importante que celle de la primaire écologiste et ses 17 077 votants.

Félicitations à @MarCharlott ! Arrivée 1ère avec mention “Très Bien” attribuée par plus d’1 votant/2 https://t.co/8JZLHqYrM7

— LaPrimaire.org (@democratech) 31 décembre 2016

Le déclic de sa candidature ? L’appel “Changeons de voie, changeons de vie” d’Edgar Morin en septembre 2016. Le sociologue et philosophe invitait à une réappropriation citoyenne de la sphère politique.

“Réinventer le système politique pour laisser une place aux citoyens” est justement au cœur de la démarche de Charlotte Marchandise. “Il y a un dégoût massif de la politique chez beaucoup de Français : 99% des jeunes pensent que les politiques sont corrompus, selon une récente étude du Cevipof ! Or je sais que ce n’est pas vrai et qu’il y a beaucoup d’initiatives démocratiques au niveau local”, a-t-elle expliqué à France 24.

Se responsabiliser en tant que citoyen c’est aussi arrêter de se plaindre et de commenter et se mettre à agir ! #FaireSaPart#VoieCitoyenne

— Charlotte Marchandis (@MarCharlott) 15 février 2017

“La France est prête !”

Élue locale depuis 2014, Charlotte Marchandise est adjointe déléguée à la Santé à la ville de Rennes. “Mais je n’ai jamais fait partie d’un parti politique : je ne trouve pas le fonctionnement d’appareil inspirant”, précise-t-elle. Aux élections municipales de Rennes, elle figurait – en tant que membre de la société civile – sur la liste “Changez la Ville” (portée par EELV, le Front de Gauche, et des citoyens sans étiquette comme elle).

“Je ne fais pas campagne contre les partis mais je les invite à se remettre en question : les Français ne se reconnaissent plus en eux”, explique-t-elle en soulignant que le clivage idéologique droite-gauche compte moins quand il s’agit d’améliorer la vie des gens.

Dans son programme, la candidate propose notamment un revenu universel de base, ainsi que la fin de la Ve République pour passer à un régime parlementaire.

Mais à un mois de la date limite de dépôt des 500 signatures d’élus nécessaires, Charlotte Marchandise risque de ne pas être sur la ligne de départ du premier tour de la présidentielle. La candidate citoyenne dit avoir 42 promesses officielles de parrainage et 200 élus “intéressés”. “Le discours passe bien mais j’ai peur qu’il nous manque deux semaines”, reconnaît-elle.

En fait, Charlotte Marchandise voit au-delà de la présidentielle : “Je compte mettre à profit ma petite notoriété pour soutenir les 577 candidatures citoyennes aux législatives”. Son rêve ? Atteindre le seuil de 15 députés élus pour créer un groupe citoyen à l’Assemblée nationale. “La France est prête !”, veut croire Charlotte Marchandise.

Ensemble nous construisions un #ArchipelCitoyen pr les législatives. Partout en #France les citoyens se mettent en action, Rejoignez-nous ! pic.twitter.com/p0cXvFu5XS

— Charlotte Marchandis (@MarCharlott) 14 février 2017

Première publication : 19/02/2017

Désignée par 32 000 citoyens pour représenter la société civile, cette Rennaise de 42 ans veut sortir du système des partis.

Une Française “comme tout le monde” candidate à l’élection présidentielle ? C’est l’aventure improbable dans laquelle s’est lancée Charlotte Marchandise, une consultante-formatrice dans le domaine de la santé.

La Rennaise de 42 ans n’est pas sans légitimité : elle a remporté le 31 décembre 2016 Laprimaire.org, les premières élections citoyennes en ligne. Le but de l’initiative inédite, lancée par un avocat et un ingénieur informatique ? Désigner un candidat issu de la société civile pour la présidentielle de 2017. Charlotte Marchandise a remporté le second tour avec 50,76 % des 32 000 voix. Une participation sans comparaison avec celles aux primaires de la droite et de la gauche mais plus importante que celle de la primaire écologiste et ses 17 077 votants.

Félicitations à @MarCharlott ! Arrivée 1ère avec mention “Très Bien” attribuée par plus d’1 votant/2 https://t.co/8JZLHqYrM7

— LaPrimaire.org (@democratech) 31 décembre 2016

Le déclic de sa candidature ? L’appel “Changeons de voie, changeons de vie” d’Edgar Morin en septembre 2016. Le sociologue et philosophe invitait à une réappropriation citoyenne de la sphère politique.

“Réinventer le système politique pour laisser une place aux citoyens” est justement au cœur de la démarche de Charlotte Marchandise. “Il y a un dégoût massif de la politique chez beaucoup de Français : 99% des jeunes pensent que les politiques sont corrompus, selon une récente étude du Cevipof ! Or je sais que ce n’est pas vrai et qu’il y a beaucoup d’initiatives démocratiques au niveau local”, a-t-elle expliqué à France 24.

Se responsabiliser en tant que citoyen c’est aussi arrêter de se plaindre et de commenter et se mettre à agir ! #FaireSaPart#VoieCitoyenne

— Charlotte Marchandis (@MarCharlott) 15 février 2017

“La France est prête !”

Élue locale depuis 2014, Charlotte Marchandise est adjointe déléguée à la Santé à la ville de Rennes. “Mais je n’ai jamais fait partie d’un parti politique : je ne trouve pas le fonctionnement d’appareil inspirant”, précise-t-elle. Aux élections municipales de Rennes, elle figurait – en tant que membre de la société civile – sur la liste “Changez la Ville” (portée par EELV, le Front de Gauche, et des citoyens sans étiquette comme elle).

“Je ne fais pas campagne contre les partis mais je les invite à se remettre en question : les Français ne se reconnaissent plus en eux”, explique-t-elle en soulignant que le clivage idéologique droite-gauche compte moins quand il s’agit d’améliorer la vie des gens.

Dans son programme, la candidate propose notamment un revenu universel de base, ainsi que la fin de la Ve République pour passer à un régime parlementaire.

Mais à un mois de la date limite de dépôt des 500 signatures d’élus nécessaires, Charlotte Marchandise risque de ne pas être sur la ligne de départ du premier tour de la présidentielle. La candidate citoyenne dit avoir 42 promesses officielles de parrainage et 200 élus “intéressés”. “Le discours passe bien mais j’ai peur qu’il nous manque deux semaines”, reconnaît-elle.

En fait, Charlotte Marchandise voit au-delà de la présidentielle : “Je compte mettre à profit ma petite notoriété pour soutenir les 577 candidatures citoyennes aux législatives”. Son rêve ? Atteindre le seuil de 15 députés élus pour créer un groupe citoyen à l’Assemblée nationale. “La France est prête !”, veut croire Charlotte Marchandise.

Ensemble nous construisions un #ArchipelCitoyen pr les législatives. Partout en #France les citoyens se mettent en action, Rejoignez-nous ! pic.twitter.com/p0cXvFu5XS

— Charlotte Marchandis (@MarCharlott) 14 février 2017

Première publication : 19/02/2017

Désignée par 32 000 citoyens pour représenter la société civile, cette Rennaise de 42 ans veut sortir du système des partis.

Une Française “comme tout le monde” candidate à l’élection présidentielle ? C’est l’aventure improbable dans laquelle s’est lancée Charlotte Marchandise, une consultante-formatrice dans le domaine de la santé.

La Rennaise de 42 ans n’est pas sans légitimité : elle a remporté le 31 décembre 2016 Laprimaire.org, les premières élections citoyennes en ligne. Le but de l’initiative inédite, lancée par un avocat et un ingénieur informatique ? Désigner un candidat issu de la société civile pour la présidentielle de 2017. Charlotte Marchandise a remporté le second tour avec 50,76 % des 32 000 voix. Une participation sans comparaison avec celles aux primaires de la droite et de la gauche mais plus importante que celle de la primaire écologiste et ses 17 077 votants.

Félicitations à @MarCharlott ! Arrivée 1ère avec mention “Très Bien” attribuée par plus d’1 votant/2 https://t.co/8JZLHqYrM7

— LaPrimaire.org (@democratech) 31 décembre 2016

Le déclic de sa candidature ? L’appel “Changeons de voie, changeons de vie” d’Edgar Morin en septembre 2016. Le sociologue et philosophe invitait à une réappropriation citoyenne de la sphère politique.

“Réinventer le système politique pour laisser une place aux citoyens” est justement au cœur de la démarche de Charlotte Marchandise. “Il y a un dégoût massif de la politique chez beaucoup de Français : 99% des jeunes pensent que les politiques sont corrompus, selon une récente étude du Cevipof ! Or je sais que ce n’est pas vrai et qu’il y a beaucoup d’initiatives démocratiques au niveau local”, a-t-elle expliqué à France 24.

Se responsabiliser en tant que citoyen c’est aussi arrêter de se plaindre et de commenter et se mettre à agir ! #FaireSaPart#VoieCitoyenne

— Charlotte Marchandis (@MarCharlott) 15 février 2017

“La France est prête !”

Élue locale depuis 2014, Charlotte Marchandise est adjointe déléguée à la Santé à la ville de Rennes. “Mais je n’ai jamais fait partie d’un parti politique : je ne trouve pas le fonctionnement d’appareil inspirant”, précise-t-elle. Aux élections municipales de Rennes, elle figurait – en tant que membre de la société civile – sur la liste “Changez la Ville” (portée par EELV, le Front de Gauche, et des citoyens sans étiquette comme elle).

“Je ne fais pas campagne contre les partis mais je les invite à se remettre en question : les Français ne se reconnaissent plus en eux”, explique-t-elle en soulignant que le clivage idéologique droite-gauche compte moins quand il s’agit d’améliorer la vie des gens.

Dans son programme, la candidate propose notamment un revenu universel de base, ainsi que la fin de la Ve République pour passer à un régime parlementaire.

Mais à un mois de la date limite de dépôt des 500 signatures d’élus nécessaires, Charlotte Marchandise risque de ne pas être sur la ligne de départ du premier tour de la présidentielle. La candidate citoyenne dit avoir 42 promesses officielles de parrainage et 200 élus “intéressés”. “Le discours passe bien mais j’ai peur qu’il nous manque deux semaines”, reconnaît-elle.

En fait, Charlotte Marchandise voit au-delà de la présidentielle : “Je compte mettre à profit ma petite notoriété pour soutenir les 577 candidatures citoyennes aux législatives”. Son rêve ? Atteindre le seuil de 15 députés élus pour créer un groupe citoyen à l’Assemblée nationale. “La France est prête !”, veut croire Charlotte Marchandise.

Ensemble nous construisions un #ArchipelCitoyen pr les législatives. Partout en #France les citoyens se mettent en action, Rejoignez-nous ! pic.twitter.com/p0cXvFu5XS

— Charlotte Marchandis (@MarCharlott) 14 février 2017

Première publication : 19/02/2017

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a estimé que les cyberattaques que la Russie est soupçonnée de mener en France dans le cadre de la campagne présidentielle sont “une forme d’ingérence inacceptable”.

Depuis plusieurs semaines, le mouvement En Marche se plaint d’attaques informatiques répétées visant à nuire au bon déroulé de leur campagne pour la présidentielle. Pour les partisans d’Emmanuel Macron, l’origine de ces attaques ne fait pas de doute : elles viennent de Russie. Dimanche 19 février, dans une interview au Journal du Dimanche, le ministre des Affaires étrangères français Jean-Marc Ayrault a également dénoncé “une forme d’ingérence inacceptable”.

Le chef de la diplomatie française a déclaré : “Il suffit de regarder pour quels candidats, à savoir Marine Le Pen ou François Fillon, la Russie exprime des préférences, dans la campagne électorale française, alors qu’Emmanuel Macron, qui développe un discours très européen, subit des cyberattaques. Cette forme d’ingérence dans la vie démocratique française est inacceptable et je la dénonce”.

“La Russie est la première à rappeler que la non-ingérence dans les affaires intérieures est un principe cardinal de la vie internationale. Et je la comprends. Et bien la France n’acceptera pas, les Français n’accepteront pas qu’on leur dicte leurs choix”, a ajouté le ministre.

Déjà mercredi, à la tribune de l’Assemblée, Jean-Marc Ayrault avait averti que Paris “n’acceptera aucune ingérence que ce soit dans son processus électoral”, sous forme de cyberattaques ou de diffusion de fausses informations, venant notamment de Russie. “Il en va de notre démocratie, de notre souveraineté, de notre indépendance nationale”.

>> Lire aussi : Sputnik, Russia Today : l’ombre de Moscou plane sur la présidentielle française

Des scrutins importants sont prévus en Europe en 2017, notamment en Allemagne et en France, et de nombreux experts, responsables de services de renseignement et responsables politiques, accusent Moscou de vouloir, via des cyberattaques sophistiquées et des campagnes de désinformation, en influencer les résultats.

Une séance exceptionnelle du Conseil de défense, sous l’égide du président François Hollande, est prévu la semaine prochaine pour renforcer les mesures de protection contre ce genre de menace.

Avec AFP

Première publication : 19/02/2017

Lors d’un meeting perturbé samedi à Toulon, Emmanuel Macron a essayé de clore la polémique sur ses propos sur la colonisation et l’Algérie. Au lieu de parler de “crime contre l’humanité”, il a dénoncé un “crime contre l’humain”.

Habitué à des salles pleines à craquer, Emmanuel Macron a eu le droit à une ambiance nettement moins enflammée que d’habitude, samedi 18 février, au Zénith de Toulon dans le Var. Devant environ 1 200 personnes – alors que les organisateurs en espéraient 2 000 –, le candidat d’En Marche a tenté de clore la polémique déclenchée par ses propos sur la colonisation, qu’il avait qualifiée de “crime contre l’humanité”.

>> Voir aussi : Macron sur la colonisation, la dernière d’une longue série de polémiques

À la tribune, le candidat a accusé “le parti Front national” d’avoir “empêché des centaines” de personnes d’accéder au meeting, du fait de la manifestation houleuse qui a contraint la police à fermer une grille d’accès, à une centaine de mètres de la salle toulonnaise. Aux cris de “Macron trahison !” et sous des drapeaux français floqués de pieds noirs, environ 150 personnes s’étaient rassemblées pour protester contre les propos du leader d’En Marche.

“Je vous ai compris”

À la fin de son discours, au terme d’une longue tirade de justification où il a été plusieurs fois acclamé, Emmanuel Macron a paraphrasé le général de Gaulle à Alger en 1958 pour s’adresser aux pieds-noirs et aux anciens combattants : “Je le dis aujourd’hui, à chacun et chacune dans vos conditions, dans vos histoires, dans vos traumatismes, parce que je veux être président, je vous ai compris et je vous aime”.

Emmanuel Macron a de nouveau refusé de “revenir” sur ses propos ou de s'”excuser”, mais il s’est dit “désolé” d’avoir “blessé” certains. Cependant, sa sémantique a évolué. Au lieu de “crime contre l’humanité”, il a cette fois parlé de “crime contre l’humain”. “On doit le regarder en face ce passé colonial, et oui c’est un passé dans lequel il y a des crimes contre l’humain”, a-t-il affirmé.

Selon un sondage Ifop publié samedi, les Français sont très partagés sur sa déclaration sur la colonisation “crime contre l’humanité” : 51 % l’approuvent et 49 % ne sont pas d’accord.

Avec AFP

Première publication : 19/02/2017