Archive for July 20th, 2018

Les députés LR ont demandé des explications samedi sur un badge de l’Assemblée qui permettait à Alexandre Benalla d’accéder à l’hémicycle, badge attribué sur “demande du directeur de cabinet” d’Emmanuel Macron, mais désactivé vendredi.

Les députés LR ont demandé des explications samedi 21 juillet sur un badge de l’Assemblée nationale qui permettait à Alexandre Benalla, chargé de mission auprès du chef de cabinet de la présidence française, d’accéder à l’hémicycle. Le badge lui a été attribué sur “demande du directeur de cabinet” d’Emmanuel Macron, mais désactivé vendredi, selon la présidence de l’Assemblée.

Depuis le 24 juillet 2017

“Alexandre Benalla disposait d’un tel badge depuis le 24 juillet 2017”, a affirmé Marc Le Fur (LR), l’un des vice-présidents de l’Assemblée.

Ce dernier a souhaité “savoir qui a demandé un tel badge, quelle autorité élyséenne, pourquoi [et] que des mesures soient prises pour que de tels incidents ne puissent plus intervenir”, ne mettant “pas du tout en cause le président [de l’Assemblée], s’il a été sollicité par l’Élysée, peut-être de manière pressante”.

>> À voir sur France 24 : ” ‘Je m’étonne qu’une telle personne ait un badge’ d’accès à l’Hémicycle”

Appelant à ne “pas créer des polémiques inutiles”, François de Rugy (LREM), au perchoir, a déclaré qu’il existait “plusieurs milliers de badges pour des députés, fonctionnaires, collaborateurs, et pour un certain nombre de collaborateurs de l’exécutif, […] dont ceux du président de la République”, et qu'”il en a toujours été ainsi”.

“Nul besoin de fantasmer”

“Un certain nombre de badges sont attribués par la voie administrative”, “cela ne passe ni par mon biais, ni par celui des questeurs”, a-t-il ajouté, jugeant qu’il n’y avait “nul besoin de fantasmer”.

François Rugy, qui a évoqué le chiffre “d’une demi-douzaine pour le cabinet du président de la République”, a affirmé que “le badge a[vait] été immédiatement désactivé quand M. Benalla s’est vu retirer les fonctions qu’il avait à la présidence de la République”.

>> À lire sur France 24 : “Ce qu’il faut savoir sur l’affaire Benalla qui fait trembler l’Élysée”

Ne désarmant pas, le patron des députés LR, Christian Jacob, a lancé un peu plus tard : “On apprend que ce barbouze, qui ne figure pas au JO [journal officiel] vient ici avec un badge H, qu’il peut entrer dans l’hémicycle. Au nom de quelle fonction, de la sécurité du président de la République ?”

À sa demande, la séance a été suspendue dans la foulée, pour une demi-heure.

Pendant la suspension, plus longue qu’annoncée, la présidence de l’Assemblée a apporté plusieurs informations complémentaires sur le badge.

“C’est à la demande du directeur de cabinet du président de la République qu’un badge a été attribué à M. Benalla en juillet 2017, en sa qualité de chargé de mission auprès du chef de cabinet du président de la République [et] ce badge a été désactivé hier, dès que M. Benalla a cessé ses fonctions au cabinet du président”, selon un communiqué.

Il est précisé qu’à un “instant T”, “deux membres du cabinet du président de la République peuvent être admis dans les couloirs d’accès à l’hémicycle et dans les tribunes au-dessus de chaque entrée dans l’hémicycle”.

“Le secrétariat général de l’Assemblée nationale attribue ainsi un quota de badges au cabinet du président, tout comme aux membres du cabinet des ministres”, selon la présidence.

Avec AFP

Première publication : 21/07/2018

Environ 800 personnes, selon la préfecture du Val-d’Oise, ont défilé samedi à Persan et Beaumont-sur-Oise pour dénoncer les lenteurs dans l’enquête sur la mort d’Adama Traoré, mort en juillet 2016 à 24 ans pendant son interpellation.

Deux ans après la mort d’Adama Traoré à la suite de son interpellation, plusieurs centaines de personnes ont défilé à Persan et Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise) pour dénoncer la lenteur de la justice et le “système policier”.

Plusieurs parlementaires et élus de gauche, du NPA au PS en passant par LFI, le PCF, EELV et Générations, étaient présents dans le cortège qui s’est ébranlé peu avant 15H, a constaté une journaliste de l’AFP.

L’ambiance monte au départ de la #MarcheAdama “Zyed et Bouna, Lamine et Adama, on oublie pas, on pardonne pas !” pic.twitter.com/88fy5uyWkz

Radio Parleur (@radioparleur) 21 juillet 2018

Selon la préfecture, environ 800 personnes ont répondu à l’appel de la famille Traoré, qui réclame la “mise en examen” des gendarmes qu’elle tient pour responsables du décès d’Adama, mort le 19 juillet 2016, le jour de ses 24 ans.

Assa Traoré a dénoncé le nouveau report, “sans aucune raison”, d’une expertise médicale très attendue pour faire la lumière sur les causes, encore très discutées deux ans après, de la mort de son jeune frère.

>> À lire : Une nouvelle expertise médicale confirme la mort d’Adama Traoré par asphyxie

Son décès avait été constaté deux heures après son interpellation par les gendarmes, qui l’ont maintenu au sol sous le poids de leurs corps, selon la technique du “placage ventral”.

Le jeune homme avait fait un malaise dans leur véhicule avant de décéder dans la cour de la gendarmerie de Persan, qui a copieusement été huée par des manifestants.

“Déni de justice”

“Aujourd’hui, on n’a plus confiance dans la justice à Paris. C’est inadmissible ce qui est en train de se passer, on est dans un déni de justice. Les juges ont la volonté clairement d’étouffer l’affaire de mon frère”, a poursuivi la porte-parole du comité La vérité pour Adama.

“Nous allons passer à la vitesse supérieure (…). Nous allons soulever toute la France, nous allons soulever tous les quartiers (…) et on va aller renverser ce système”, a encore dit Assa Traoré.

Assa Traoré : « Cela fait 2 ans qu’on patiente, que ma famille souffre. Nous exigeons toujours vérité et justice pour Adama » #MarcheADAMA#ViolencesPolicierespic.twitter.com/79QlZep6UC

Vanina Delmas (@v_delmas) 21 juillet 2018

“On marche pour dénoncer tout ce système policier, (…) cette violence qu’ils apportent”, dit Assa Traoré, qui a exigé des “réponses” du président de la République sur la mort de son frère.

Avec AFP

Première publication : 21/07/2018

Les juges chargés de l’enquête sur Tariq Ramadan, mis en examen depuis le 2 février, ont rejeté la demande d’annulation des mises en examen pour viol et viol sur personne vulnérable visant le théologien.

Tariq Ramadan espérait obtenir l’annulation de ses mises en examen pour viol en mettant en avant les contradictions des récits des plaignantes. Les juges en ont décidé autrement, vendredi 20 juillet, en les maintenant.

Dans une ordonnance de trois pages, dont a eu connaissance l’AFP, les juges écrivent que Henda Ayari, l’une des plaignantes, a eu des déclarations “hésitantes” quant à la date et au lieu du viol présumé. Mais, selon eux, “les indices graves ou concordants qui ont présidé à la mise en examen de Tariq Ramadan subsistent”. Ils considèrent dès lors “prématurée” une annulation de la mise en examen, puisque des investigations sont toujours en cours.

>> À lire : “Tariq ramadan, figure controversée de l’islam européen”

Dans sa plainte initiale, en octobre 2017, Henda Ayari affirmait avoir été violée au début du printemps 2012, dans un hôtel de l’est parisien. Elle avait ensuite modifié son récit, évoquant la date du 26 mai 2012 et un lieu précis : l’hôtel Crowne Plaza de la place de la République.

Mais les récentes investigations ont mis au jour qu’elle se trouvait à cette date à Rouen, au mariage de son demi-frère. Jeudi, lors de sa première confrontation avec celui qu’elle accuse, elle avait dit ne pas pouvoir donner une date précise pour les faits présumés.

Deux autres plaignantes

“Je me réjouis que les juges, qui connaissent le dossier, maintiennent la mise en examen de Tariq Ramadan”, a réagi auprès de l’AFP Me Francis Szpiner, l’un des avocats de Henda Ayari. “Cela clôt la séquence des petites manipulations et des intoxications médiatiques. Contrairement au triomphalisme de la défense d’hier, nous nous en tenons, nous, au dossier et à la vérité factuelle”, a ajouté Me Jonas Haddad, qui est également son conseil.

L’avocat de Tariq Ramadan, Me Emmanuel Marsigny, a rétorqué qu’il n’y avait “à ce jour, plus de date et de lieu”. “Les déclarations de Mme Ayari ne sont pas +hésitantes+. Elles sont fausses. La décision rendue refuse de l’admettre pour ne pas avoir à en tirer les conséquences qui s’imposent”, a-t-il affirmé à l’AFP.

>> À lire : “La première demande de mis en liberté de Tariq Ramadan a été rejetée”

En ce qui concerne Christelle, qui affirme avoir été violée le 9 octobre 2009 dans un hôtel à Lyon, les magistrats font valoir que les éléments matériels qu’elle a fournis concernant cette date “se sont révélés exacts” après les investigations, et que ses déclarations réitérées sont “circonstanciées et précises”.

En garde à vue, l’islamologue, petit-fils du fondateur de la confrérie égyptienne islamiste des Frères musulmans, a reconnu avoir rencontré Henda Ayari et Christelle en public, une seule fois chacune selon lui, mais il a nié tout rapport sexuel.

En France, une troisième femme a porté plainte en mars contre lui : Mounia Rabbouj, une ancienne escort-girl, protagoniste du procès pour proxénétisme du Carlton aux côtés de Dominique Strauss-Kahn, affirme avoir été violée à neuf reprises en France, à Londres et à Bruxelles, de 2013 à 2014.

Dans ce volet, Tariq Ramadan est placé sous le statut intermédiaire de témoin assisté. Lors d’un interrogatoire en juin, il avait reconnu des relations sexuelles “consenties” avec elle.

À l’étranger, une quatrième femme a déposé plainte contre lui, en Suisse, pour les mêmes faits.

Avec Reuters et AFP

Première publication : 21/07/2018

Licencié par l’Élysée, placé en garde en vue, puis déféré pour être présenté à un juge d’instruction, Alexandre Benalla est accusé d’avoir agressé un manifestant le ler Mai. Retour sur une affaire qui empoisonne l’exécutif.

  • L’origine de l’affaire Benalla

L’affaire éclate le 18 juillet, après la publication par le journal Le Monde d’une vidéo datant du 1er mai dans laquelle un chargé de mission auprès du chef de cabinet de la présidence de la République, violente un manifestant dans une rue du Ve arrondissement de Paris. Sur les images, filmées par un militant de la France insoumise, l’homme identifié comme Alexandre Benalla est coiffé d’un casque à visière des forces de l’ordre, roue de coups un jeune homme à terre.

Très rapidement la polémique enfle, l’opposition évoque une affaire d’État, et tous les regards se tournent vers l’Élysée.

  • Pris dans la tempête, l’Élysée fini par lâcher Benalla

Alors que les médias et l’opposition réclament des explications sur le rôle exact d’un proche collaborateur du chef de l’État, qui fait le coup de poing avec des manifestants, l’Élysée se retrouve face au feu roulant des critiques. Le lendemain, le porte-parole de la présidence, Bruno Roger-Petit, explique lors d’une conférence de presse qu’Alexandre Benalla avait été “autorisé”, à sa demande, à “observer les opérations de maintien de l’ordre pour le 1er mai”, sur “un jour de repos”. Mais ayant “largement outrepassé cette autorisation”, Alexandre Benalla a rapidement reçu “la sanction la plus grave jamais prononcée contre un chargé de mission travaillant à l’Élysée”, a-t-il assuré.

Selon un proche du dossier, le domicile d’Alexandre Benalla a été perquisitionné samedi matin #AFP via @AFPgraphicspic.twitter.com/6rgWOplbNL

Agence France-Presse (@afpfr) 21 juillet 2018

Il a été “mis à pied pendant quinze jours avec suspension de salaire” et “démis de ses fonctions en matière d’organisation de la sécurité des déplacements du président”, pour “punir un comportement inacceptable”. C’est “un dernier avertissement avant licenciement”, a précisé Bruno Roger-Petit. Un deuxième homme a aussi “outrepassé son autorisation” ce même 1er-Mai, a révélé le porte-parole de l’Elysée. Il s’agit de Vincent Crase, gendarme réserviste et employé de LREM. Il a lui aussi écopé d’une “mise à pied de quinze jours avec suspension de salaire”, et “a été mis également fin à toute collaboration entre lui et la présidence de la République”.

Toujours est-il qu’Alexandre Benalla a pourtant été mobilisé récemment en dehors de l’Élysée. Le 16 juillet, il serait notamment monté dans le bus de l’équipe de France de football, sacrée la veille championne du monde en Russie, qui paradait sur les Champs-Élysées avant d’être reçue dans le palais présidentiel par Emmanuel Macron.

De son côté, ce dernier reste mutique sur l’affaire. À un journaliste qui lui demandait jeudi après-midi lors d’un déplacement à Périgueux (Dordogne), si la République était entachée par cette affaire, il a répondu : “Non, non, la République, elle, est inaltérable”.

Finalement, vendredi, l’Élysée a annoncé engager une procédure de licenciement à l’encontre d’Alexandre Benalla, arguant de “faits nouveaux constitutifs d’une faute commise” et faisant “l’objet d’une procédure judiciaire”, la présidence a annoncé à l’AFP avoir “pris la décision d’engager la procédure de licenciement d’Alexandre Benalla”, car celui- ci, “aux fins de prouver son innocence, (…) aurait été destinataire d’un document de la préfecture de police qu’il n’était pas autorisé à détenir”.

Selon le code de procédure pénale, le procureur de la République aurait dû être saisi pour ces faits mais aucun membre de l’exécutif ne l’a fait, ce qui fait dire à l’opposition que le pouvoir a cherché à étouffer l’affaire.

  • Qui est Alexandre Benalla ?

Réserviste de la gendarmerie depuis 2009 (il n’a été appelé sur aucune mission depuis 2015), Alexandre Benalla, responsable de la sécurité de la campagne du candidat Emmanuel Macron est devenu, après la victoire du 7 mai 2017, chargé de mission et adjoint au chef de cabinet du président, François-Xavier Lauch. Né en septembre 1991, il était notamment chargé d’accompagner le président français dans ses nombreux déplacements officiels ou privés. D’après Le Monde, il était logé depuis le 9 juillet dans une dépendance de l’Elysée, quai Branly. Une adresse où logent plusieurs collaborateurs de la présidence, y compris des gendarmes.


Alexandre Benalla (à droite), était affecté à la sécurité de Martine Aubry lors des primaires du PS en 2011. © Thomas SAMSON / AFP

Quelques années auparavant, il avait assuré la protection de plusieurs responsables socialistes. Il était notamment affecté à la sécurité de Martine Aubry lors des primaires du PS en 2011. Il a aussi été membre du service d’ordre de François Hollande durant la campagne de 2012. Il est ensuite allé travailler “quelques mois” pour Arnaud Montebourg, alors ministre du Redressement productif, selon l’ancien responsable national du service d’ordre du PS, Éric Plumer, qui l’a formé à compter de 2010. . “Je m’en suis séparé au bout d’une semaine après une faute professionnelle d’une première gravité: il avait provoqué un accident de voiture en ma présence et voulait prendre la fuite”, a déclaré Arnaud Montebourg au Monde.

Depuis l’éclatement de l’affaire, plusieurs journalistes -de l’AFP ou de Public Sénat, notamment- se sont plaints de son comportement “musclé” lors de la campagne d’Emmanuel Macron. Les Jeunes Communistes de Bobigny et Drancy ont également dénoncé des violences en marge d’un rassemblement à Bobigny en 2016. “Un de nos camarades a été frappé après avoir été trainé à l’écart”, ont-ils affirmé dans un communiqué.

Alexandre Benalla a été placé en garde à vue vendredi matin à Paris. À l’issue de celle-ci, samedi, l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron a été déféré au tribunal en vue de sa présentation à un juge d’instruction, a fait savoir le Parquet.

  • La justice se saisit de l’affaire

Jeudi, le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire pour “violences par personne chargée d’une mission de service public”, ce qui serait passible de trois ans de prison et 45 000 euros d’amende, voire plus s’il y a eu incapacité de travail.

Les investigations ont été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) ainsi qu’à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

Les chefs d'”usurpation de fonctions” et “usurpation de signes réservés à l’autorité publique” (article 433-14 du Code pénal), pour lesquels l’enquête est également ouverte, sont passibles respectivement de 3 ans et 1 an de prison, et 45 000 et 15 000 euros d’amende.

Une information judiciaire doit être ouverte dimanche pour faire la lumière sur les conditions dans lesquelles l’ancien chef adjoint du cabinet du chef de l’État a participé aux opérations des forces de l’ordre, coiffé d’un casque de police, lors des manifestations du 1er-Mai, à Paris.

VIDÉO – Proche de Macron filmé en train de frapper un manifestant #AlexandreBenalla portait un brassard “police” pendant la manifestation du 1er Mai 2018 pic.twitter.com/aYWtgT5Oe4

Clément Lanot (@ClementLanot) 18 juillet 2018

Samedi, le domicile d’Alexandre Benalla, situé à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), a été perquisitionné, selon une source proche de l’enquête, citée par l’AFP.

Par ailleurs, Les trois policiers suspendus pour avoir transmis des images de vidéo-surveillance au collaborateur d’Emmanuel Macron filmé en train de frapper un manifestant le 1er mai, ont été placés en garde à vue samedi matin, a annoncé le parquet de Paris. Ces trois hommes ont été placés en garde à vue pour “détournement d’images issues d’un système de vidéo-protection” et “violation du secret professionnel”.

Selon la préfecture de police, des images de vidéo-surveillance ont “été indûment communiquées à un tiers, dans la soirée du 18 juillet”. C’est justement mercredi soir que cette affaire a été révélée par le journal Le Monde. Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a “condamné lourdement” les agissements de ces trois fonctionnaires, suspendus à titre conservatoire vendredi matin.

  • Remous politiques

Des députés de l’opposition ont accusé Gérard Collomb de “mensonges”, après de nouvelles informations de presse selon lesquelles le ministre était au courant de l’agression dès le 2 mai – informations non confirmées à l’AFP.

Puisque le gouvernement ne vient pas s’expliquer devant l’Assemblée, la @FranceInsoumise propose une motion de censure du gouvernement.#AlexandreBenalla#AffaireBenalla

Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) 19 juillet 2018

Le ministre de l’Intérieur sera auditionné publiquement lundi, à 10H00, dans le cadre de l’affaire par la commission des Lois de l’Assemblée nationale dotée des pouvoirs d’enquête, a annoncé samedi sa présidente Yaël Braun-Pivet (LREM).

Gérard Collomb sera également auditionné mardi à 17h45 par les sénateurs, qui souhaitent eux aussi faire la lumière sur l’affaire Benalla.

Le chef de file des députés de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a estimé que l’affaire Benalla est “du niveau du Watergate” et qu’Emmanuel Macron devrait “assumer” ses responsabilités, dans un entretien au Monde publié samedi.

Première publication : 21/07/2018