Archive for August 2nd, 2018

Un mois après l’entrée de Simone Veil au Panthéon, une association milite pour qu’une nouvelle femme repose dans le tombeau des grands Hommes. Ouvrière, syndicaliste et déportée, Martha Desrumaux mérite, selon le collectif, d’être enfin reconnue.

Certaines personnes semblent avoir connu mille vies. C’est le cas de Martha Desrumaux. En quatre-vingt-cinq ans d’existence, cette femme originaire de Comines, dans le nord de la France, a été de tous les combats. Ouvrière, syndicaliste, résistante, déportée ou encore députée, son nom est pourtant peu connu.

Trente-cinq ans après son décès, un collectif entend enfin la placer dans la lumière. Alors que Simone Veil a fait son entrée au Panthéon, il y a un mois, l’association lilloise, “Les ami.e.s de Martha Desrumaux” milite pour que la Nordiste l’y rejoigne aux côtés des autres grands Hommes de la nation. “Nous voulons sortir cette femme de l’oubli”, explique l’éditrice Laurence Dubois, présidente de l’association. “Elle a sa place au Panthéon car elle appartenait à cette classe ouvrière qui a construit la France. Je suis ravie que Simone Veil soit entrée au Panthéon, mais il n’y a personne du peuple.”


Pendant la Première Guerre mondiale, Martha est évacuée du Nord de la France avec une partie de sa famille. Elle travaille alors dans une usine de Lyon, où elle reste jusqu’en 1920. Cette photographie date de 1919. © Les ami.e.s de Martha Desrumaux

Martha Desrumaux incarne en effet cette France des usines, du travail et de la sueur. Née en 1897, sixième enfant sur sept, elle se retrouve très vite confrontée à la dureté de la vie. Au décès de son père, elle est placée dès l’âge de 9 ans comme domestique dans une famille bourgeoise de la banlieue lilloise. La petite Martha a déjà du caractère. Elle s’enfuit et retourne à Comines où elle commence à travailler à l’usine. À seulement 13 ans, elle adhère à la CGT. “Elle a senti qu’elle pouvait s’investir dans quelque chose. Elle a alors mené des grèves dans des usines textiles. C’était une féministe avant l’heure et une femme du concret. Elle a notamment obtenu que ses collègues ouvrières aient des sabots de bois pour se protéger des flaques d’eau et d’huile”, décrit Laurence Dubois.

Résistante jusqu’au bout

Martha adhère ensuite au Parti communiste. Lors du Front populaire, elle continue de défendre les travailleurs du textile. En 1936, elle est même la seule femme membre de la délégation ouvrière aux accords de Matignon. La même année, elle s’implique pour aider les Républicains espagnols. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, son engagement redouble. Elle plonge dans la clandestinité pour organiser des grèves contre l’occupant allemand. Mais en août 1941, elle est arrêtée puis envoyée au camp de Ravensbrück.


En 1927, Martha est choisie pour emmener une délégation de femmes à Moscou pour fêter le 10e anniversaire de la Révolution d’octobre. Elle y rencontre Clara Zetkin, celle qui a initié en 1910, la journée internationale de lutte pour le droit des femmes. © Les ami.e.s de Martha Desrumaux

Malgré les conditions de vie terribles, Martha Desrumaux continue de résister et s’occupe des plus faibles aux côtés, notamment, de Marie-Claude Vaillant Couturier. “Martha, dit Esther Brun, nous fut d’un grand secours. C’est elle qui par son travail aux douches nous procurait du linge propre, des bas, des chaussures et surtout, cet hiver, des lainages, des robes et des manteaux… Martha était celle qui nous aidait le plus ; elle avait tant d’amies dans le camp, tant de sympathies chez les prisonnières de toutes les nationalités…”, a témoigné une autre déportée dans le livre “Marie-Claude Vaillant-Couturier : Une femme engagée, du PCF au procès de Nuremberg” de Dominique Durand.

“Sa première qualité, c’est sa non-résignation. Elle ne s’est jamais résignée que ce soit devant le patronat, le régime de Vichy et l’occupant allemand”, souligne Laurence Dubois. Tenace, Martha est finalement libérée en avril 1945. Elle reprend alors tout simplement le combat et devient à l’été de cette même année l’une des seize premières représentantes parlementaires en France. Elle poursuit son engagement au sein du conseil municipal de Lille, de la CGT ou encore du mouvement féministe de l’Union des femmes françaises.


Martha après la libération du camp de Ravensbrück, en avril 1945. © Les ami.e.s de Martha Desrumaux

“C’était une femme extraordinaire”, résume avec admiration Laurence Dubois. Alors pourquoi n’est-elle pas plus connue ? “Martha était une ouvrière. Elle n’a pas laissé d’écrits. Elle n’était pas non plus mariée avec quelqu’un de connu. Pourtant, l’historien Pierre Outteryck, qui lui a consacré un ouvrage, dit que c’est la plus grande figure du mouvement ouvrier au XXe siècle”, répond la présidente des ami.e.s de Martha Desrumaux.

“C’était une invisible”

Pour réparer cet oubli, l’association a lancé une pétition et va, à la rentrée, remettre “en mains propres” au président Emmanuel Macron une demande pour que la militante fasse son entrée au Panthéon, où elle retrouverait deux anciennes de Ravensbrück, Geneviève de Gaulle Anthonioz et Germaine Tillion.

Par rapport à ces prédécesseuses, Martha Desrumaux est cependant beaucoup plus marquée à gauche. “Je sais qu’on va nous rétorquer qu’elle était communiste et de la CGT, mais nous sommes en 2018. C’est une femme qui rassemble et qui a fait tant de choses. Dans le Nord, nous avons des soutiens très différents de Martine Aubry à Xavier Bertrand”, précise Laurence Dubois, qui se veut optimiste. En septembre, un collège va ainsi pour la première fois porter son nom à Lille. Un jardin public du XIIe arrondissement de Paris va également honorer sa mémoire. Mais qu’aurait-elle pensé de tous ces honneurs ? “Elle aurait sûrement dit : ‘Pourquoi faites-vous tout cela ?’. Martha était d’une grande modestie. C’était une invisible. Elle a fait tout cela pour les autres et non pour elle.”

Première publication : 03/08/2018

Délaissé par Sarkozy et Hollande, le fort de Brégançon semble être du goût du président Macron qui en a fait pour la première année de son quinquennat son lieu de villégiature. Mais pas seulement.

En pleine affaire Benalla, pas question pour Emmanuel Macron de rater le périlleux exercice des images de vacances présidentielles. Avec son épouse Brigitte et leur chien Nemo, Emmanuel Macron a donc choisi de passer ses quinze jours dans un lieu de villégiature sans outrance ni frasque : le fort de Brégançon. Le président affiche ainsi sa volonté de réinvestir la demeure estivale présidentielle. En ce faisant, il “s’inscrit dans les pas de ses prédécesseurs, il est attaché à la continuité de la présidence sous la Ve République”, précise l’Élysée au Monde, le 2 août 2018.

Une tradition française

Tous ses prédécesseurs ont en effet tous, sans exception, passé quelques jours dans le fort acquis par la France au XVe siècle. Mais ce n’est qu’en 1968 que le général de Gaulle a pris la décision de convertir la bâtisse méditerranéenne en résidence d’été des présidents, alors même qu’il n’y avait passé qu’une nuit. Une nuit particulièrement détestable, à cause des moustiques et d’un lit trop petit…

L’actuel président ne souhaite pas seulement y faire ses quartiers d’été : il compte également redonner un caractère officiel à la demeure. Il doit d’ailleurs y recevoir dès son arrivée, vendredi 3 août, la Première ministre britannique Theresa May afin d’évoquer la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Le fort devrait ainsi voir se multiplier les rencontres diplomatiques “dans un cadre intimiste, comme les présidents américains à Camp David “, indique l’Élysée au Monde. Une pratique qui n’a rien de nouveau en France. En son temps, François Mitterrand avait reçu le chancelier allemand Helmut Kohl en 1985. Jacques Chirac avait accueilli en 2004 le président algérien Abdelaziz Bouteflika. Quant à Nicolas Sarkozy, il avait reçu en 2008 la secrétaire d’État américaine Condoleeza Rice.

Le soft power à la française

Les bénéfices de rencontres diplomatiques dans un cadre intimiste sont évidents : “Recevoir son homologue à Brégançon pour un dîner dans un formidable paysage, cela crée des relations différentes que lorsqu’on est derrière un bureau à l’Élysée. Cela peut servir pour les relations futures”, explique Guillaume Daret, dans son ouvrage “Le fort de Brégançon” (Éd. L’observatoire). Une manière de cultiver le “soft power” à la française.

La demeure estivale présidentielle avait pourtant été délaissée lors des deux quinquennats précédents. Si Jacques Chirac et, plus tôt, Georges Pompidou goûtaient volontiers le charme du piton rocheux, il semble que Nicolas Sarkozy et François Hollande n’y aient pas été séduits. L’un a préféré la maison familiale de son épouse Carla Bruni, située à quelques encablures de là, au Cap Nègre. L’autre, dont la compagne Valérie Trierweiler s’y est sentie harcelée par les paparazzis après un séjour en 2012, avait décidé de confier la gestion du fort au Centre des monuments nationaux, afin de l’ouvrir au public l’été. Raison pour laquelle Emmanuel Macron n’a pas pu investir les lieux dès sa première année au pouvoir, le statut touristique de Brégançon ayant été prolongé jusqu’en septembre 2017.

La piscine du roi est prête. Manquera juste Benalla à Brégançon. https://t.co/NLRWiSxG7O

Florence Desruol (@florencedesruol) 3 août 2018

L’actuel président semble davantage s’y plaire car il a pleinement investi les lieux. Le couple Macron a en effet décidé d’y refaire l’électricité, la peinture et la cuisine du lieu pour un montant de 150 000 euros. Somme à laquelle s’ajoute un budget de fonctionnement annuel de 100 000 euros. Les Macron pourront également se rafraîchir dans la nouvelle piscine hors-sol, qui a coûté la somme de 34 000 euros et provoqué de nombreuses critiques dans les rangs de l’opposition. Une solution moins coûteuse que la sécurisation de la plage, assure-t-on du côté de l’Élysée, qui nécessite onze gendarmes postés sur des bateaux de sauvetage, pour un coût de 60 000 euros. Les Macron pourront donc recevoir officiels et intimes dans un cadre privé, loin des paparazzis. Le reste de l’année, le fort restera ouvert au public.

Première publication : 03/08/2018

La France est touchée par un épisode de canicule qui se poursuit vendredi. Deux départements sur trois ont été placés en vigilance orange. Le thermomètre devrait grimper jusqu’à 40 °C dans le sud du pays.

La canicule sévissait sur une grande partie de la France, vendredi 3 août, avec deux tiers des départements en vigilance orange pour l’une des journées les plus chaudes de cette vague de chaleur.

Avec 66 départements déjà placés en vigilance orange, le record du 21 juin 2017 (67 départements) pourrait être égalé voire légèrement dépassé, selon Météo France. Seule la partie nord-ouest de l’Hexagone est épargnée.

🔶 66 dpts en #vigilanceOrange

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VigiMétéoFrance (@VigiMeteoFrance) August 3, 2018

“Aujourd’hui, on va entrer dans le pic, avec une des journées les plus chaudes”, même si “on est nettement en-dessous de ce qu’on a connu en 2003”, a commenté vendredi le prévisionniste Stéven Testelin.

Jusqu’à 40°C dans le sud de la France

La hausse des températures va gagner presque toute la métropole, avec 35 à 39 °C attendus sur une grande partie du pays, et des pointes à 40 °C localement dans le Sud.

À Ajaccio, le thermomètre affichait déjà 33 °C à 9 h 30 vendredi sur la place principale, qui a pris des airs de Copacabana, recouverte de 250 tonnes de sable pour le Mondial de foot-volley.

À Strasbourg, dans une garderie de quartier, dès 9 h 30, les enfants ne sortent plus dans la cour. “Dans la journée, les plus jeunes restent en couche et sont parfois aspergés dans le cadre de jeux d’eau”, explique Carol Hebbel, directrice-adjointe de l’établissement.

Les 40 °C ont été atteints cette semaine pour la première fois de l’année en métropole, à Nîmes et à Montclus, dans le Gard. Les températures nocturnes sont particulièrement remarquables, avec une minimale record de 27,9 °C à Sète dans la nuit de jeudi à vendredi. Et ces minimales devraient être encore plus élevées samedi matin.

>> À lire : “La probabilité d’avoir une telle vague de chaleur est deux fois plus importante”

La chaleur devrait légèrement baisser dimanche, avant un “deuxième pic” lundi et mardi, a ajouté Stéven Testelin. Avant un rafraîchissement attendu en milieu de semaine prochaine.

La ministre de la Santé sur le front

Très présente sur le terrain médiatique, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, veut montrer la mobilisation de l’État pour conjurer le spectre des catastrophes de 2003 et 2006, où les canicules avaient causé la mort de plusieurs milliers de personnes.

Patrick Pelloux, président de l’association des urgentistes de France, a toutefois tiré jeudi la sonnette d’alarme, assurant sur RMC/BFM TV qu’il y avait “déjà une saturation des services des urgences” et prédisant une “sursaturation” avec la poursuite de la canicule.

L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), assurant le même jour ne pas constater “à ce stade” de suractivité liée à la canicule, a noté que “ses impacts sanitaires pourraient se manifester dans les prochains jours”.

Corollaire de cette canicule, un épisode de pollution à l’ozone est prévu vendredi dans plusieurs départements, notamment en Île-de-France et dans la vallée du Rhône. Cet épisode pourrait se poursuivre samedi.

Avec AFP

Première publication : 03/08/2018

Les rappeurs Booba et Kaaris, interpellés à l’aéroport d’Orly après une bagarre ayant également impliqué des membres de leur entourage, vont être jugés, vendredi, en comparution immédiate au tribunal de Créteil.

Les rappeurs ennemis Booba et Kaaris doivent être jugés, vendredi 3 août, en comparution immédiate, deux jours après la rixe qui a éclaté entre les deux hommes, accompagnés de leur garde rapprochée, à l’aéroport d’Orly.

Ils avaient tous deux été arrêtés par la police aux frontières et placés en garde à vue. Sur des images circulant sur les réseaux sociaux, on peut les voir s’invectiver et en venir aux mains dans une salle d’embarquement d’Orly-Ouest, au milieu des passagers et des boutiques de produits hors taxe.

Plusieurs plaintes

La rixe dans un hall d’embarquement de l’aéroport avait entraîné de légers retards de vol et la fermeture temporaire du hall. Aéroports de Paris a déposé plainte pour “trouble à l’ordre public avec préjudice d’image et financier”, ainsi que “mise en danger de la vie d’autrui” car la rixe a empêché la mise en place d’un périmètre de sécurité autour d’un bagage abandonné.

Une seconde plainte a été déposée par Air France qui a chiffré à 8500 euros son préjudice dû aux retards subis par plusieurs de ses appareils. Le gérant d’une boutique duty-free, qui a également déposé plainte, a lui fait état de 54000 euros de dégâts.

Les deux rappeurs se rendaient chacun de leur côté à Barcelone, où il devaient se produire mercredi soir. Si à l’origine les rappeurs s’affrontaient plutôt lors de joutes verbales dans les cités, ils ont trouvé sur les réseaux sociaux un nouveau terrain de jeu pour “clasher” leurs rivaux. Ce “rap game” et ces “clashs” peuvent aller de la simple moquerie à la menace physique, voire au rendez-vous précis pour en venir aux mains.

Booba s’est déjà battu en 2013 avec le rappeur La Fouine, à Miami. En 2014, c’est un autre de ses rivaux, Rohff, accompagné de plusieurs personnes, qui a agressé un vendeur distribuant sa marque de vêtements dans une boutique parisienne.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 03/08/2018

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Les États-Unis vont mettre en place des règles moins exigeantes en matière de pollution automobile. Une décision insufflée par l’administration Trump à l’encontre des mesures prises par Barack Obama en faveur de la protection de l’environnement.

L’administration Trump a décidé de suspendre, jeudi 2 août, des normes de pollution contraignantes pour les voitures particulières, qui avaient été imposées à l’industrie automobile sous Barack Obama.

Cette décision a été jugée “stupide” par la Californie, État en pointe sur les voitures “propres”, qui a promis de s’y opposer par tous les moyens. Les nouvelles règles, moins exigeantes, sont proposées conjointement par les agences américaines en charge de la protection de l’environnement (EPA) et de la sécurité routière (NHTSA).

Elles suspendent l’injonction faite aux constructeurs automobiles par l’administration de l’ex-président Obama de construire davantage de véhicules moins polluants, plus économes en carburant, notamment des véhicules hybrides et électriques. Surnommées “Cafe” (Corporate average fuel economy), les anciennes normes prévoyaient des augmentations graduelles de l’autonomie des véhicules pour atteindre un objectif de 54,5miles pour un gallon d’essence, soit 4,32litres aux 100kilomètres en 2025.

Elles n’étaient pas établies par voiture, mais pour l’ensemble de la gamme de chaque constructeur. C’est-à-dire que, pour chaque modèle consommant beaucoup d’essence, doit également y figurer un modèle en consommant peu ou pas du tout, comme les voitures électriques. La moyenne devait répondre à la norme en vigueur.

Fini le “plan climat”

Les règles qui sont désormais proposées limitent l’objectif à 37miles pour un gallon après 2021 et sont en ligne avec la volonté de Donald Trump de démanteler la majeure partie du “plan climat” établi par son prédécesseur. Le président républicain avait déjà décidé de retirer les États-Unis de l’accord de Paris sur le climat, estimant qu’il nuisait aux intérêts économiques américains.

Les nouvelles normes visent également à retirer l’exemption accordée à certains États, comme la Californie, de fixer des règles encore plus drastiques que le reste du pays en la matière. Douze États le font et incitent ainsi les constructeurs automobiles à s’aligner sur leurs normes plutôt que sur les règles fédérales pour pouvoir y vendre leurs voitures.

Des voitures moins chères, mais plus polluantes

L’administration Trump affirme que les normes Obama ont contribué à l’augmentation du prix moyen des voitures, désormais à 35000 dollars, soit 2340 dollars de plus, ce qui incite les consommateurs à ne pas changer de véhicule. Ce faisant, ces derniers se privent des nouvelles voitures équipées des dernières technologies rendant les véhicules plus sûrs. Elle estime par conséquent que leur suspension va permettre aux Américains d’économiser des milliers de dollars et de réduire le nombre de morts. Pourtant, avec le recul des prix de l’essence ces dernières années, les consommateurs américains ont recommencé à racheter des véhicules plus gros et plus polluants.

Les nouvelles règles, qui doivent entrer en vigueur cet hiver après une période de 60 jours au cours de laquelle les opposants peuvent émettre des critiques, risquent de conduire à une longue bataille juridique et politique avec la Californie et à la création de deux marchés automobiles distincts aux États-Unis.

Avec AFP

Première publication : 03/08/2018