Archive for August 5th, 2018

La 10e édition des Gay Games a débuté samedi à Paris. Pendant une semaine, plus de 10 000 participants originaires de 90 pays vont participer à ce rendez-vous sportif militant destiné à lutter contre les stéréotypes et discriminations.

Durant toute la semaine, Paris accueille pour la première fois les Gay Games, les mondiaux de la diversité. Cette compétition a été lancée samedi 4 août par une cérémonie d’ouverture au stade Jean-Bouin, en présence notamment de la maire de Paris Anne Hidalgo, de la ministre des Sports Laura Flessel et du couturier Jean-Paul Gaultier,

Plus de 10 000 participants originaires de 90 pays, dont certains où l’homosexualité est illégale ou réprimée, participent à ce rendez-vous sportif militant, créé en 1983 à San Francisco et destiné à lutter contre les stéréotypes et discriminations et la haine envers les personnes LGBT+.

Les Gay Games en images
  • Les participants de l’équipe d’Afrique du Sud défilent lors de la cérémonie d’ouverture au stade Jean-Bouin. © Lucas Barioulet, AFP

  • La maire de Paris Anne Hidalgo discute avec le créateur Jean-Paul Gaultier durant la cérémonie d’ouverture des Gay Games. © Lucas Barioulet, AFP

  • Des athlètes mexicains participent à la cérémonie d’ouverture. © Lucas Barioulet, AFP

  • Un homme porte un costume de la Statue de la Liberté lors de l’inauguration du village sportif des Gay Games, devant la mairie de Paris. © Lucas Barioulet, AFP

  • Un drapeau arc-en-ciel, symbole de la communauté lesbienne, gay, bisexuelle et transgenre (LGBT), sur la façade de la mairie de Paris. © Regis Duvignau, Reuters

  • Une compétition d’escrime, lors des Gay Games, à la salle Armand-Massard. © Lucas Barioulet, AFP

Ouverts à tous

Des compétitions dans 36 disciplines sportives (natation, athlétisme, sports collectifs…) vont se tenir dans les 67 sites localisés en Île-de-France, et au Havre pour des épreuves de voile. Chaque compétition sera disputée par groupes de niveau, mais tous les sportifs se verront remettre une médaille. “Nous voulons promouvoir le dépassement de soi plutôt que la victoire à tout prix”, a expliqué Pascale Reinteau, coprésidente de l’événement.

Alors que certains critiquent l’aspect communautariste de cet événement, Manuel Picaud, co-président des Gay Games, insiste sur son caractère fédérateur. “Les Gay Games sont ouverts à tous et nous avons fait en sorte que tout le monde puisse venir, que l’on soit en couple, trans, en situation de handicap, jeune ou moins jeune”,a-t-il expliqué au Figaro. “Comment pourrions-nous lutter contre les discriminations si nous-même les pratiquions avec les Gay Games ?”

Les #GayGames@Paris2018, ça commence aujourd’hui ! 36 sports, 90 pays, 10 000 participants et une idée : faire toujours plus pour lutter contre l’homophobie, et pour l’égalité. Bonnes compétitions ! #allequal#LGBTI#Paris#GayGames2018pic.twitter.com/teXFlSZggX

Benjamin Griveaux (@BGriveaux) 4 août 2018

L’ouverture de l’évènement, organisé six ans avant les Jeux olympiques de Paris en 2024, a été saluée par le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux. “Trente-six sports, 90 pays, 10 000 participants et une idée : faire toujours plus pour lutter contre l’homophobie, et pour l’égalité. Bonnes compétitions !”, a-t-il twitté samedi.

Tout au long de la semaine, des animations citoyennes, sportives et culturelles, ouvertes à tous seront également organisées sur le parvis de l’Hôtel de ville, vitrine de cet évènement doté d’un budget de 4 millions d’euros. C’est également là qu’aura lieu la cérémonie de clôture le 11 août, qui sera suivie d’une soirée aux Docks de Paris.

Avec AFP

Première publication : 06/08/2018

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Transactions financières, industrie automobile, aviation… Les nouvelles sanctions américaines qui s’apprêtent à frapper l’Iran, mardi, concernent de nombreux secteurs-clés. À Téhéran, la colère monte et la monnaie continue à dévisser.

Le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, l’a promis : les États-Unis “feront respecter” leurs nouvelles sanctions contre l’Iran, qui doivent entrer en vigueur mardi 7 août.

Ces mesures punitives comprennent des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières. Elles concernent également les achats dans le secteur automobile et l’aviation commerciale. Une seconde phase de sanctions s’abattra en novembre sur le secteur pétrolier et gazier ainsi que la banque centrale.

>>À lire : Dos au mur, Rohani cherche des marges de manœuvre

Après avoir claqué la porte de l’accord signé en 2015 entre Téhéran et les grandes puissances, l’administration Trump ne s’en cache pas : elle compte frapper l’Iran d’une “pression maximale”, diplomatique et économique. Mais le doute demeure sur ses visées à long terme, et sur les risques accrus, ou non, d’un conflit. D’autant que Washington souffle le chaud et le froid.

Donald Trump a surpris, la semaine dernière, en affirmant être prêt à rencontrer les dirigeants iraniens “quand ils veulent”, après une guerre des mots avec son homologue iranien Hassan Rohani. “L’Iran et son économie, vont très mal et cela va vite. Qu’il y ait une réunion ou pas importe peu. C’est à eux de voir”, a tweeté Donald Trump samedi soir.

>> À lire : Escalade verbale en tweets entre Donald Trump et les dirigeants iraniens

Chute de la monnaie iranienne

Les mesures décidées par l’administration américaine pourraient lourdement peser sur l’économie iranienne. D’autant que la monnaie nationale, le rial, a récemment atteint son plus bas niveau face au dollar sur le marché parallèle. Mais, selon des analystes, ce sont des mesures prises par Téhéran qui ont d’abord contribué au plongeon de la devise. En avril, les autorités avaient établi un taux officiel fixe de 42 000 rials pour un dollar tout en menaçant de poursuites les agents de change du marché parallèle qui appliqueraient un taux différent.

>> Sur les Observateurs : Devant la pénurie de médicaments, des Iraniens se tournent vers Twitter

Dimanche, la télévision publique iranienne rapportait ainsi que Téhéran allait assouplir les règles de contrôle des changes afin de tenter d’endiguer le plongeon du rial, qui a perdu la moitié de sa valeur depuis avril dans la perspective d’un retour des sanctions américaines.

Pour la sixième journée consécutive, des manifestations ont eu lieu, dimanche, dans plusieurs villes d’Iran pour protester contre l’inflation provoquée par la chute du rial. Un homme a été tué à Karaj, à l’ouest de Téhéran, ont annoncé les autorités, niant toute implication des forces de sécurité, ont rapporté les agences de presse iraniennes.

Comportement “normal”

“Le peuple iranien est mécontent – non pas des Américains, mais de ses propres dirigeants, a réagi le secrétaire d’État américain Mike Pompeo. Il est mécontent de l’incapacité des dirigeants iraniens à tenir leurs promesses économiques.”

Washington veut que les Iraniens puissent être entendus dans le choix des responsables du pays, a dit le secrétaire d’État, sans aller jusqu’à appeler à un changement de régime à Téhéran. Mike Pompeo a toutefois déclaré qu’il faudrait “un changement important” de la part de l’Iran pour échapper au rétablissement des sanctions américaines, à commencer par adopter un comportement “normal”.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 06/08/2018