Brexit : HSBC transfère certaines de ses activités européennes à Paris

Brexit : HSBC transfère certaines de ses activités européennes à Paris
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Alors que le Brexit prend tournure, la banque britannique HSBC a annoncé, lundi, que le contrôle de sept de ses succursales européennes allaient être rattachées début 2019 à HSBC France, à Paris.

Aller simple Londres-Paris. La banque britannique HSBC a annoncé, lundi 7 août, le rattachement juridique vers sa filiale française d’activités européennes qui étaient jusqu’à présent contrôlées depuis Londres, au moment où le secteur financier accélère les préparatifs en vue du Brexit.

HSBC a annoncé ces changements de périmètre dans un communiqué publié par HSBC France, quelques heures après avoir dévoilé des résultats mitigés pour le deuxième trimestre.

Pas de référence explicite au Brexit, mais…

La première banque européenne ne fait pas référence explicitement au Brexit, mais explique qu’elle “ajuste ses activités” pour continuer à servir au mieux ses clients “dans un contexte d’évolution politique et réglementaire en Europe”.

Dans les faits, sa filiale britannique HSBC Bank, basée à Londres, va perdre le contrôle de sept succursales européennes, qui seront désormais rattachées à HSBC France, à Paris. Il s’agit des activités de la banque en Belgique, République tchèque, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas et Espagne.

Ce transfert devrait être effectif durant le premier trimestre 2019, soit juste avant la sortie effective du Royaume-Uni de l’UE, prévue fin mars.

HSBC précise que ses entités européennes proposent des services aux clients de la banque de financement et d’investissement, ainsi que des activités de marché. La banque n’évoque pas, par ailleurs, le transfert d’activités réalisées à Londres vers la France, alors qu’elle avait prévenu de longue date que le Brexit pourrait la contraindre à déplacer jusqu’à un millier d’emplois vers Paris.

Inquiétude du ministre britannique des Finances

Les grands établissements financiers présents au Royaume-Uni ont beaucoup à perdre avec le Brexit, qui implique la fin du passeport financier européen. Ce précieux sésame leur permet de proposer leurs services sur tout le continent depuis le Royaume-Uni.

Le Financial Times a rapporté lundi que Philip Hammond, le ministre britannique des Finances, craignait que l’Europe, emmenée par la France, profite du Brexit pour chercher à fragiliser la City. Le ministre aurait ouvertement fait part de ses inquiétudes lors d’une réunion mi-juillet avec de hauts responsables du secteur bancaire britannique.

Avec AFP

Première publication : 07/08/2018

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