Archive for August 7th, 2018

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Jusque-là confiné au “Dark Web”, le mouvement pro-Trump “Q”, qui véhicule des théories du complot, a récemment gagné le grand public à la faveur de meetings du président américain.

“Trust the plan” (“Faites confiance au plan”). Une phrase-code qu’échangent depuis dix mois sur Internet, en signe de reconnaissance, les adeptes d’un mystérieux mouvement nommé “Q” ou “QAnon”.

Jusqu’alors confiné au “Dark Web”, cette partie “cachée” d’Internet, le mouvement est entré en pleine lumière le 31 juillet dernier, lors d’un meeting de Donald Trump à Tampa, en Floride. Dans la foule venue soutenir le président américain, plusieurs participants portaient en effet des T-shirts avec l’inscription “We are Q” (“Nous sommes Q”) ou brandissaient des pancartes aux couleurs du drapeau américain en forme de Q. Depuis, même si l’ampleur du mouvement reste difficile à évaluer du fait de sa “clandestinité”, les États-Unis s’interrogent: “qui est Q?”, l’instigateur supposé du mouvement.


© AFP

Tout a commencé le 28 octobre 2017 sur le forum anonyme 4chan. Un individu poste un message énigmatique présentant Donald Trump comme le sauveur potentiel de la nation américaine face une ligue d’antipatriotes mêlant pêle-mêle Hillary Clinton, Barack Obama et Georges Soros.

L’auteur du message se fait appeler “Q”… lettre qui désigne un niveau d’habilitation “secret défense” aux États-Unis. Il n’en fallait pas plus pour faire naître une rumeur: “Q” serait une taupe évoluant dans le cercle rapproché de Donald Trump. Elle détiendrait des informations classées “top secret” qu’elle aurait décidé de révéler, par bribes, sur des forums du “Dark Web”.

Selon la théorie “Q”, les États-Unis sont dirigés depuis des décennies par une organisation criminelle impliquant les Bush, les Clinton, les Obama, les Rothschild mais aussi des vedettes d’Hollywood, le tout avec des relents antisémites.

Le but de “Q” ? Préparer les Américains patriotes à “la tempête à venir” et au “Grand Réveil” qui, grâce à Donald Trump, fera tomber cette machination et rendra le pouvoir au peuple.

Les adeptes de “Q” voient des signes de Trump partout

Si elle fait état de kidnappings d’enfants et de réseaux pédophiles protégés, la thèse centrale de QAnon est politique: selon les adeptes de “Q”, la connivence de Donald Trump avec Moscou serait une stratégie d’affichage… simplement destinée à lui permettre de travailler en secret avec le procureur spécial Robert Mueller pour vaincre le grand réseau criminel mondial.

Les adeptes de “Q” voient des signes partout : pour eux, Donald Trump leur a ainsi lancé un signal dès octobre, lorsqu’il a mis en garde des journalistes contre “le calme avant la tempête”.

Au meeting de Tampa le 31 juillet, le président américain a déclaré s’être rendu quelque “17 fois” à Washington avant d’être élu. Et il n’a de cesse d’épingler les “17 démocrates en colère” qui enquêtent sur le dossier russe. Q est la 17e lettre de l’alphabet…

Dernier exemple en date, le 8 août, au sujet d’élections locales partielles, Donald Trump a tweeté: 5 for 5! Un message aussitôt interprété par les QAnon comme un code, 5 :5 signifiant qu’un message a été bien compris.

On 8/8 https://t.co/iEbLXqYQW7

#QAnon gab.ai/dekdarion (@dekdarion) 8 août 2018

Ce mouvement comporte des dangers bien réels, mettent en garde des experts qui citent l’exemple d’un homme armé arrêté en juin près du grand barrage de Hoover, dans le Nevada, et dont les revendications faisaient référence à QAnon.

Le mouvement “contient tous les éléments qui pourraient lancer un soulèvement, inciter à la violence voire pousser à une révolte politique”, a commenté un ancien agent du FBI, Clint Watts, sur MSNBC. “Cela me semble être un phénomène vraiment dangereux, surtout quand on voit que certains le lient au président et ses meetings”.

QAnon semble d’ailleurs avoir déjà fait des adeptes chez de célèbres supporteurs du républicain qui y ont fait allusion, comme l’actrice Roseanne Barr et le fondateur du site Infowars, nid de théoriciens du complot, Alex Jones.

>> À lire : Alex Jones, complotiste en chef réduit au silence par les géants du Web

Face à la tempête médiatique, la Maison Blanche a dû réagir. “Le président condamne et dénonce tout groupe qui inciterait à la violence”, a déclaré sa porte-parole Sarah Sanders. Mais loin d’être découragés, les adeptes de “Q” se sont, au contraire, réjouis en ligne de voir leur mouvement mentionné au cœur du pouvoir.

Avec AFP

Première publication : 08/08/2018

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Pékin a annoncé un vol d’essai réussi pour un prototype d’avion hypersonique qui serait capable de déjouer tous les systèmes de défense actuels. La Chine n’est pas le seul pays à miser sur les armes hypersoniques.

C’est un exploit à 7334 km/h. L’avion chinois Starry Sky-2 a réussi à atteindre Mach-6 (six fois la vitesse du son) lors d’un vol d’essai réalisé en fin de semaine dernière, a affirmé la presse chinoise lundi 6 août. C’est la deuxième fois que Pékin parvient à propulser un avion à une vitesse hypersonique (au moins cinq fois la vitesse du son) après un premier succès revendiqué en janvier 2014.

Mais cette fois-ci, Starry Sky-2 repose sur une technologie de propulsion particulière, baptisée “waverider”: l’avion chevauche ses propres ondes de choc pour atteindre sa vitesse de pointe, ce qui le rend beaucoup plus maniable. De ce fait, il pourrait se jouer de n’importe quel système de défense actuelle, affirme le South China morning post.

#China has successfully tested its new aircraft, the Starry Sky-2, which can even be used to carry nuclear missiles at a speed never seen before. Recently China & #Russia showed the world their new toys. For whom they display it? What intention is behind that? #defense#Militarypic.twitter.com/XqA2AsleZn

Cristina Font 柯伊娜 (@cfontharo) 7 août 2018

Course à l’arme hypersonique

Le but de Pékin est, en effet, de transformer ce prototype en avion opérationnel capable, dans les trois à cinqans, de transporter des missiles balistiques. N’importe quel adversaire potentiel de la Chine sur la scène internationale, à commencer par les États-Unis, pourrait ainsi être frappé en deux heures environ en l’absence de moyen de défense adéquat.

Les systèmes anti-missiles actuels sont conçus pour faire face aux menaces balistiques “traditionnelles”: des missiles ultra-rapides mais à la trajectoire prévisible. Un missile intercontinental file, en effet, à une vitesse de près de 20 fois celle du son, mais il suit un itinéraire prédéterminé qui permet d’anticiper son point d’interception. Impossible avec les armes hypersoniques, transportées par des avions à la trajectoire beaucoup plus imprévisible. “À l’heure actuelle, nous ne pouvons rien contre cette menace”, avait déploré fin mars le sénateur américain James Inhofe devant le comité des forces armées du Sénat.

D’où une course à l’arme hypersonique qui s’est engagée entre les principales grandes puissances mondiales ces dernières années. Chacun veut être le premier à maîtriser cette technologie capable de redéfinir les rapports militaires, d’après Mark Lewis, l’un des directeurs de l’Institut of Defense Analysis (Institut d’analyse des questions militaires). “C’est la plus importante évolution technologique depuis l’avion furtif. Avec la furtivité, la promesse était d’être invisible sur les radars, avec la vitesse hypersonique, même si on vous voit, il n’y a pas grand-chose à faire”, affirme-t-il dans un post de blog.

La Chine n’est pas la seule à se vanter d’un tel exploit technologique: la Russie affirme aussi avoir réussi un vol d’essai d’un avion hypersonique en mars 2018. À cette occasion, le président russe, Vladimir Poutine, a même fait du développement de cette technologie l’une de ses priorités militaires. “Les Indiens et les Français ne sont plus très loin de faire une percée dans ce domaine”, affirme Richard H. Speier, auteur d’un rapport sur la menace des armes hypersoniques pour le Rand, un centre américain de recherche, publié en juin 2018.

Les États-Unis à la traine

Et les États-Unis ? C’est tout le problème : la première puissance militaire mondiale est à la traîne. Leur dernier vol d’essai d’un avion hypersonique remonte à août 2012 et s’est soldé par un échec. “Les programmes chinois et russes sont clairement en avance sur nous”, s’est agacé Michael D. Griffin, le sous-secrétaire américain à la Recherche et ancien patron de la Nasa, devant les sénateurs américains en juin 2018.

Pour rattrapper ce retard, l’armée de l’air a conclu, en avril 2018, un contrat d’un milliard de dollars avec Lockheed Martin pour le développement d’un missile hypersonique, tandis que Boeing travaille sur un système de propulsion innovant pour ce type d’arme.

Mais aux États-Unis, tout le monde ne voit pas d’un bon œil cet effort de mise à niveau. Plutôt que d’essayer à tout prix d’égaler la Chine et la Russie, John Hyten, commandant du Stratcom (le commandement stratégique des États-Unis) a appelé, en mars 2018, à “améliorer en priorité les systèmes de radars et de satellites” afin d’être en mesure de se défendre contre la menace hypersonique. Les États-Unis ont donc un choix à faire. S’ils font le mauvais, l’ordre militaire mondial pourrait s’en trouver modifié à leur désavantage.

Première publication : 08/08/2018

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Le constructeur automobile américain Ford va équiper les ouvriers de quinze de ses usines à travers le monde d’exosquelettes. Ces gilets technologiquement augmentés sont censés alléger la charge de travail et réduire les coûteux problèmes de santé.

Ford devient la première entreprise au monde à déployer à grande échelle des exosquelettes dans ses usines pour soulager les ouvriers dans leur travail et améliorer leur productivité. Le constructeur automobile américain a annoncé, mardi 7 août, que des employés de quinze de ses sites dans sept pays vont pouvoir se transformer en “super ouvrier” grâce aux gilets technologiquement augmentés EksoVest, construits par l’entreprise américaine Ekso Bionics.

Ces exosquelettes ont été spécialement conçus pour “améliorer la résistance des bras des employés et les rendre plus endurants”, a expliqué au site Engadget Marty Smet, un expert des systèmes technologiques de Ford. Ils agissent comme un support musculaire pour les ouvriers qui doivent de manière répétitive lever les bras pour fixer des éléments sur le dessous des voitures. Ainsi, ils peuvent “plus confortablement lever les bras au-dessus de leur tête sur une longue période de temps”, a constaté le site économique Quartz, qui a pu essayer ce dispositif.

Soulever une pastèque 4 600 fois par jour

Les employés de Ford avaient bien besoin d’un tel soutien. Leur travail quotidien revient “à soulever un sac de farine ou une pastèque 4 600 fois par jour”, a reconnu le groupe américain dans son communiqué de presse. Le constructeur automobile assure que l’achat des exosquelettes est motivé par le seul souci du bien-être de ses ouvriers. Les gilets ne sont, ainsi, pas équipés de moteur qui aurait pu permettre d’accélérer les cadences de travail, mais aurait aussi alourdi la veste, la rendant moins confortable. Ils reposent uniquement sur un mécanisme hydraulique qui adapte le soutien fourni par l’exosquelette aux mouvements des bras. Ford avait même mis en avant sur son site, lors des premiers tests de l’exosquelette en novembre 2017, l’expérience d’un de ses ouvriers découvrant les joies de porter une EksoVest. Il se réjouissait d’être “moins morose” et d’avoir dorénavant “plus d’énergie pour jouer avec [ses] petits-enfants”.

Cependant, le bien-être des ouvriers va évidemment de paire avec celui de l’entreprise. La réduction de la fatigue et de l’effort, qui peuvent entraîner des problèmes de santé, est un enjeu économique majeur pour les entreprises. Surtout pour les constructeurs automobiles, dont la main d’œuvre fournit un effort intensif et répétitif. Le département américain du Travail a estimé que maladies et accidents du travail coûtent environ un milliard de dollars par semaine aux entreprises américaines. Ford n’a d’ailleurs pas pu s’empêcher de faire une allusion au rapport entre bonne santé et productivité de ses usines dans son communiqué tout à la gloire du bien-être de l’ouvrier augmenté : “Depuis 2005, les incidents qui entraînaient des pertes de temps de travail dans les usines Ford ont baissé de 75 %, et le taux d’accidents du travail en 2018 était l’un des plus bas au monde”.

Première publication : 08/08/2018

Des orages violents ont frappé plusieurs régions françaises, mardi, occasionnant des chutes d’arbres sur les rails, notamment en Normandie. Plus de 1 500 voyageurs sont restés coincés en gare.

Au terme d’un intense épisode de canicule, des orages parfois violents ont frappé, mardi 7 août, plusieurs régions françaises, interrompant plusieurs heures le trafic ferroviaire en Normandie.

Les trains sont restés à quai dans les gares de Caen, Lisieux et Évreux en raison de chute d’arbres sur les voies, a indiqué la SNCF. Des caténaires ont été endommagées, provoquant des défauts d’alimentation. Mardi soir, 1 500 personnes sont restées bloquées dans les gares.

Bonsoir ! Des arbres sont tombés sur les voies dans le secteur d’Evreux, entraînant des coupures d’électricité. La circulation a dû être interrompue et nos équipes sont actuellement en cours d’intervention sur le site pour tronçonner les arbres.

SNCF (@SNCF) 7 août 2018

Dans les Hauts-de-France, le trafic ferroviaire a également été perturbé dans la soirée entre Paris, Compiègne et Amiens via Creil avec des retards et des suppressions, en raison de chutes d’arbres sur des câbles d’alimentation, a tweeté la SNCF.

Bonsoir, en raison de violents orages dans le secteur de Creil, un arbre est tombé sur des câbles d’alimentation électrique. Le trafic a dû être interrompu, le temps de l’intervention des équipes spécialisées. Il s’agit d’une mesure de sécurité indispensable.

SNCF (@SNCF) 7 août 2018

Ces perturbations ferroviaires s’ajoutent aux incidents qui ont paralysé cet été les gares de Saint-Lazare, victime d’une panne géante de signalisation en juin, et celle de Montparnasse, touchée par un incendie dans un poste électrique début août.

Rafraîchissement en vue

Mercredi matin à 6 h, Météo France a levé ses consignes de vigilance pour les orages, qui s’évacuent vers l’Allemagne.

Seuls neuf départements du Centre-Est et de l’extrême Sud-Est ont été maintenus en vigilance canicule : Ain (01), Alpes-Maritimes (06), Ardèche (07), Drôme (26), Isère (38), Loire (42), Rhône (69), Savoie (73) et Haute-Savoie (74). Depuis vendredi, la vigilance concernait 67 départements pour la canicule, égalant le record de juin 2017.

La situation sanitaire était d’autant plus sensible que la canicule s’est accompagnée dans plusieurs régions d’une pollution persistante à l’ozone (Île-de-France, Est, vallée du Rhône, Alpes), classique lors des vagues de chaleur.

En réponse à cette pollution toxique pour l’homme et l’environnement, la vitesse maximale a été réduite de 20 km/h sur de nombreux axes routiers. La circulation différenciée qui interdit aux véhicules les plus polluants de rouler a aussi été mise en place dans plusieurs villes, notamment Paris, Lyon, Strasbourg.

Alors que la fréquence et l’intensité des canicules sont appelées à augmenter avec le réchauffement climatique, le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a appelé à nouveau mardi sur Europe 1 à une “union sacrée” contre le changement climatique.

Avec AFP

Première publication : 08/08/2018