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Jusque-là confiné au “Dark Web”, le mouvement pro-Trump “Q”, qui véhicule des théories du complot, a récemment gagné le grand public à la faveur de meetings du président américain.

“Trust the plan” (“Faites confiance au plan”). Une phrase-code qu’échangent depuis dix mois sur Internet, en signe de reconnaissance, les adeptes d’un mystérieux mouvement nommé “Q” ou “QAnon”.

Jusqu’alors confiné au “Dark Web”, cette partie “cachée” d’Internet, le mouvement est entré en pleine lumière le 31 juillet dernier, lors d’un meeting de Donald Trump à Tampa, en Floride. Dans la foule venue soutenir le président américain, plusieurs participants portaient en effet des T-shirts avec l’inscription “We are Q” (“Nous sommes Q”) ou brandissaient des pancartes aux couleurs du drapeau américain en forme de Q. Depuis, même si l’ampleur du mouvement reste difficile à évaluer du fait de sa “clandestinité”, les États-Unis s’interrogent: “qui est Q?”, l’instigateur supposé du mouvement.


© AFP

Tout a commencé le 28 octobre 2017 sur le forum anonyme 4chan. Un individu poste un message énigmatique présentant Donald Trump comme le sauveur potentiel de la nation américaine face une ligue d’antipatriotes mêlant pêle-mêle Hillary Clinton, Barack Obama et Georges Soros.

L’auteur du message se fait appeler “Q”… lettre qui désigne un niveau d’habilitation “secret défense” aux États-Unis. Il n’en fallait pas plus pour faire naître une rumeur: “Q” serait une taupe évoluant dans le cercle rapproché de Donald Trump. Elle détiendrait des informations classées “top secret” qu’elle aurait décidé de révéler, par bribes, sur des forums du “Dark Web”.

Selon la théorie “Q”, les États-Unis sont dirigés depuis des décennies par une organisation criminelle impliquant les Bush, les Clinton, les Obama, les Rothschild mais aussi des vedettes d’Hollywood, le tout avec des relents antisémites.

Le but de “Q” ? Préparer les Américains patriotes à “la tempête à venir” et au “Grand Réveil” qui, grâce à Donald Trump, fera tomber cette machination et rendra le pouvoir au peuple.

Les adeptes de “Q” voient des signes de Trump partout

Si elle fait état de kidnappings d’enfants et de réseaux pédophiles protégés, la thèse centrale de QAnon est politique: selon les adeptes de “Q”, la connivence de Donald Trump avec Moscou serait une stratégie d’affichage… simplement destinée à lui permettre de travailler en secret avec le procureur spécial Robert Mueller pour vaincre le grand réseau criminel mondial.

Les adeptes de “Q” voient des signes partout : pour eux, Donald Trump leur a ainsi lancé un signal dès octobre, lorsqu’il a mis en garde des journalistes contre “le calme avant la tempête”.

Au meeting de Tampa le 31 juillet, le président américain a déclaré s’être rendu quelque “17 fois” à Washington avant d’être élu. Et il n’a de cesse d’épingler les “17 démocrates en colère” qui enquêtent sur le dossier russe. Q est la 17e lettre de l’alphabet…

Dernier exemple en date, le 8 août, au sujet d’élections locales partielles, Donald Trump a tweeté: 5 for 5! Un message aussitôt interprété par les QAnon comme un code, 5 :5 signifiant qu’un message a été bien compris.

On 8/8 https://t.co/iEbLXqYQW7

#QAnon gab.ai/dekdarion (@dekdarion) 8 août 2018

Ce mouvement comporte des dangers bien réels, mettent en garde des experts qui citent l’exemple d’un homme armé arrêté en juin près du grand barrage de Hoover, dans le Nevada, et dont les revendications faisaient référence à QAnon.

Le mouvement “contient tous les éléments qui pourraient lancer un soulèvement, inciter à la violence voire pousser à une révolte politique”, a commenté un ancien agent du FBI, Clint Watts, sur MSNBC. “Cela me semble être un phénomène vraiment dangereux, surtout quand on voit que certains le lient au président et ses meetings”.

QAnon semble d’ailleurs avoir déjà fait des adeptes chez de célèbres supporteurs du républicain qui y ont fait allusion, comme l’actrice Roseanne Barr et le fondateur du site Infowars, nid de théoriciens du complot, Alex Jones.

>> À lire : Alex Jones, complotiste en chef réduit au silence par les géants du Web

Face à la tempête médiatique, la Maison Blanche a dû réagir. “Le président condamne et dénonce tout groupe qui inciterait à la violence”, a déclaré sa porte-parole Sarah Sanders. Mais loin d’être découragés, les adeptes de “Q” se sont, au contraire, réjouis en ligne de voir leur mouvement mentionné au cœur du pouvoir.

Avec AFP

Première publication : 08/08/2018

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Pékin a annoncé un vol d’essai réussi pour un prototype d’avion hypersonique qui serait capable de déjouer tous les systèmes de défense actuels. La Chine n’est pas le seul pays à miser sur les armes hypersoniques.

C’est un exploit à 7334 km/h. L’avion chinois Starry Sky-2 a réussi à atteindre Mach-6 (six fois la vitesse du son) lors d’un vol d’essai réalisé en fin de semaine dernière, a affirmé la presse chinoise lundi 6 août. C’est la deuxième fois que Pékin parvient à propulser un avion à une vitesse hypersonique (au moins cinq fois la vitesse du son) après un premier succès revendiqué en janvier 2014.

Mais cette fois-ci, Starry Sky-2 repose sur une technologie de propulsion particulière, baptisée “waverider”: l’avion chevauche ses propres ondes de choc pour atteindre sa vitesse de pointe, ce qui le rend beaucoup plus maniable. De ce fait, il pourrait se jouer de n’importe quel système de défense actuelle, affirme le South China morning post.

#China has successfully tested its new aircraft, the Starry Sky-2, which can even be used to carry nuclear missiles at a speed never seen before. Recently China & #Russia showed the world their new toys. For whom they display it? What intention is behind that? #defense#Militarypic.twitter.com/XqA2AsleZn

Cristina Font 柯伊娜 (@cfontharo) 7 août 2018

Course à l’arme hypersonique

Le but de Pékin est, en effet, de transformer ce prototype en avion opérationnel capable, dans les trois à cinqans, de transporter des missiles balistiques. N’importe quel adversaire potentiel de la Chine sur la scène internationale, à commencer par les États-Unis, pourrait ainsi être frappé en deux heures environ en l’absence de moyen de défense adéquat.

Les systèmes anti-missiles actuels sont conçus pour faire face aux menaces balistiques “traditionnelles”: des missiles ultra-rapides mais à la trajectoire prévisible. Un missile intercontinental file, en effet, à une vitesse de près de 20 fois celle du son, mais il suit un itinéraire prédéterminé qui permet d’anticiper son point d’interception. Impossible avec les armes hypersoniques, transportées par des avions à la trajectoire beaucoup plus imprévisible. “À l’heure actuelle, nous ne pouvons rien contre cette menace”, avait déploré fin mars le sénateur américain James Inhofe devant le comité des forces armées du Sénat.

D’où une course à l’arme hypersonique qui s’est engagée entre les principales grandes puissances mondiales ces dernières années. Chacun veut être le premier à maîtriser cette technologie capable de redéfinir les rapports militaires, d’après Mark Lewis, l’un des directeurs de l’Institut of Defense Analysis (Institut d’analyse des questions militaires). “C’est la plus importante évolution technologique depuis l’avion furtif. Avec la furtivité, la promesse était d’être invisible sur les radars, avec la vitesse hypersonique, même si on vous voit, il n’y a pas grand-chose à faire”, affirme-t-il dans un post de blog.

La Chine n’est pas la seule à se vanter d’un tel exploit technologique: la Russie affirme aussi avoir réussi un vol d’essai d’un avion hypersonique en mars 2018. À cette occasion, le président russe, Vladimir Poutine, a même fait du développement de cette technologie l’une de ses priorités militaires. “Les Indiens et les Français ne sont plus très loin de faire une percée dans ce domaine”, affirme Richard H. Speier, auteur d’un rapport sur la menace des armes hypersoniques pour le Rand, un centre américain de recherche, publié en juin 2018.

Les États-Unis à la traine

Et les États-Unis ? C’est tout le problème : la première puissance militaire mondiale est à la traîne. Leur dernier vol d’essai d’un avion hypersonique remonte à août 2012 et s’est soldé par un échec. “Les programmes chinois et russes sont clairement en avance sur nous”, s’est agacé Michael D. Griffin, le sous-secrétaire américain à la Recherche et ancien patron de la Nasa, devant les sénateurs américains en juin 2018.

Pour rattrapper ce retard, l’armée de l’air a conclu, en avril 2018, un contrat d’un milliard de dollars avec Lockheed Martin pour le développement d’un missile hypersonique, tandis que Boeing travaille sur un système de propulsion innovant pour ce type d’arme.

Mais aux États-Unis, tout le monde ne voit pas d’un bon œil cet effort de mise à niveau. Plutôt que d’essayer à tout prix d’égaler la Chine et la Russie, John Hyten, commandant du Stratcom (le commandement stratégique des États-Unis) a appelé, en mars 2018, à “améliorer en priorité les systèmes de radars et de satellites” afin d’être en mesure de se défendre contre la menace hypersonique. Les États-Unis ont donc un choix à faire. S’ils font le mauvais, l’ordre militaire mondial pourrait s’en trouver modifié à leur désavantage.

Première publication : 08/08/2018

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Le constructeur automobile américain Ford va équiper les ouvriers de quinze de ses usines à travers le monde d’exosquelettes. Ces gilets technologiquement augmentés sont censés alléger la charge de travail et réduire les coûteux problèmes de santé.

Ford devient la première entreprise au monde à déployer à grande échelle des exosquelettes dans ses usines pour soulager les ouvriers dans leur travail et améliorer leur productivité. Le constructeur automobile américain a annoncé, mardi 7 août, que des employés de quinze de ses sites dans sept pays vont pouvoir se transformer en “super ouvrier” grâce aux gilets technologiquement augmentés EksoVest, construits par l’entreprise américaine Ekso Bionics.

Ces exosquelettes ont été spécialement conçus pour “améliorer la résistance des bras des employés et les rendre plus endurants”, a expliqué au site Engadget Marty Smet, un expert des systèmes technologiques de Ford. Ils agissent comme un support musculaire pour les ouvriers qui doivent de manière répétitive lever les bras pour fixer des éléments sur le dessous des voitures. Ainsi, ils peuvent “plus confortablement lever les bras au-dessus de leur tête sur une longue période de temps”, a constaté le site économique Quartz, qui a pu essayer ce dispositif.

Soulever une pastèque 4 600 fois par jour

Les employés de Ford avaient bien besoin d’un tel soutien. Leur travail quotidien revient “à soulever un sac de farine ou une pastèque 4 600 fois par jour”, a reconnu le groupe américain dans son communiqué de presse. Le constructeur automobile assure que l’achat des exosquelettes est motivé par le seul souci du bien-être de ses ouvriers. Les gilets ne sont, ainsi, pas équipés de moteur qui aurait pu permettre d’accélérer les cadences de travail, mais aurait aussi alourdi la veste, la rendant moins confortable. Ils reposent uniquement sur un mécanisme hydraulique qui adapte le soutien fourni par l’exosquelette aux mouvements des bras. Ford avait même mis en avant sur son site, lors des premiers tests de l’exosquelette en novembre 2017, l’expérience d’un de ses ouvriers découvrant les joies de porter une EksoVest. Il se réjouissait d’être “moins morose” et d’avoir dorénavant “plus d’énergie pour jouer avec [ses] petits-enfants”.

Cependant, le bien-être des ouvriers va évidemment de paire avec celui de l’entreprise. La réduction de la fatigue et de l’effort, qui peuvent entraîner des problèmes de santé, est un enjeu économique majeur pour les entreprises. Surtout pour les constructeurs automobiles, dont la main d’œuvre fournit un effort intensif et répétitif. Le département américain du Travail a estimé que maladies et accidents du travail coûtent environ un milliard de dollars par semaine aux entreprises américaines. Ford n’a d’ailleurs pas pu s’empêcher de faire une allusion au rapport entre bonne santé et productivité de ses usines dans son communiqué tout à la gloire du bien-être de l’ouvrier augmenté : “Depuis 2005, les incidents qui entraînaient des pertes de temps de travail dans les usines Ford ont baissé de 75 %, et le taux d’accidents du travail en 2018 était l’un des plus bas au monde”.

Première publication : 08/08/2018

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Alex Jones, le théoricien du complot qui compte parmi ses fans Donald Trump, a été banni de la quasi-totalité des réseaux sociaux en moins de 24 heures. Le 7 août, seul Twitter tolérait encore la présence du conspirationniste.

Même YouPorn a décidé, lundi 6 août, de bannir de sa plateforme le conspirationniste vedette de l’extrême droite américaine Alex Jones. Le site pornographique, qui hébergeait des dizaines de vidéo du commentateur et agitateur américain, a suivi le mouvement initié, la veille, par Apple et qui a eu un effet boule de neige.

so i got an unsolicited statement just now that the adult site YouPorn is banning Alex Jones and Infowars content from its platform (what? ok.) pic.twitter.com/U4IwkGf4FO

Charlie Warzel (@cwarzel) 6 août 2018

Il ne restait, mardi, guère plus que Twitter qui tolérait encore la présence d’Alex Jones sur sa plateforme. Facebook, YouTube, Spotify, Pinterest et LinkedIn l’ont tous bouté hors de leur site, invoquant une violation des règles de conduite.

Empire conspirationniste

Apple, le premier, avait jugé que ses podcasts – l’application de son site Infowars reste quant à elle disponible sur l’Apple Store – contenaient des messages haineux. Facebook a été encore plus spécifique, expliquant que des contenus sur la page d’Alex Jones “glorifiaient la violence, et utilisaient un langage déshumanisant les personnes transgenre, les musulmans et les immigrés”.

Des critiques qui sont adressées à cette figure centrale de l’alt-right américaine (nébuleuse regroupant l’extrême droite et les conspirationnistes) depuis des années. Alex Jones s’est en effet bâti un empire complotiste sur Internet en affirmant, entre autres, que la tuerie de l’école de Sandy Hook en 2012 était une mise en scène orchestrée par le gouvernement ou encore qu’Hillary Clinton appartenait, durant la campagne présidentielle de 2016, à un réseau pédophile responsable de la mort de plusieurs enfants.

Le laxisme, très critiqué, des principaux réseaux sociaux à l’égard d’Alex Jones pendant des années lui ont permis de s’imposer comme l’une des voix les plus virulentes et les plus écoutées du camp pro-Trump. Sa chaîne sur YouTube comptait plus de 2,4 millions d’abonnés. Son fan le plus célèbre n’est autre que Donald Trump, le président des États-Unis. Ce dernier l’a appelé en direct durant l’une de ses émissions en 2015 pour le féliciter pour son travail et lui promettre qu’il ne le décevrait pas s’il accédait à la Maison Blanche.

La décision quasi-simultanée de toutes ces plateformes de bannir Alex Jones, quoique très attendue, a également suscité son lot de critiques. “Elle fait le jeu d’Alex Jones en le transformant en martyr”, déplore le site d’informations technologiques Wired. Le principal intéressé n’a d’ailleurs pas tardé à se poser en victime d’une “action coordonnée” des géants de la tech qui chercheraient, à travers lui, à faire taire les “conservateurs” à l’approche des élections américaines de mi-mandat en novembre 2018.

L’empressement de suivre l’exemple d’Apple a aussi donné l’impression que les autres réseaux sociaux “réagissaient surtout par intérêt pour ne pas apparaître comme la seule plateforme à tolérer un discours dénoncé unanimement comme ‘haineux’”, signale le site Slate.

Changement de mentalité

Il n’empêche. Cette mise à l’index quasi-généralisée d’Alex Jones illustrerait un changement important de mentalité de la part des réseaux sociaux, estime Wired. Pendant des années, ces plateformes ont toléré la présence d’utilisateurs du calibre d’Alex Jones au nom de la liberté d’expression. Cette promesse “d’ouverture à tous, d’absence de préjugés et de laxisme a longtemps été l’un des grands atouts de ces sites par rapport aux médias traditionnels qui contrôlent beaucoup plus ce qu’ils publient”, note le site. La stratégie a tellement bien marché, que les Facebook & Co. sont devenus les sources principales d’information pour une majorité d’Américains.

Mais la posture de plateforme qui s’interdit le droit de juger ce que publient les utilisateurs était alors devenue intenable. La force de frappe des réseaux sociaux permettait à n’importe qui d’être aussi audible que la plupart des médias traditionnels, tandis que le refus de juger le contenu permettait à Alex Jones d’apparaître aussi légitime que des commentateurs moins extrémistes.

En censurant ce théoricien du complot, ces plateformes “assument, comme n’importe quel média, qu’elles sont des entreprises privées qui ont le droit de juger les contenus, et non pas un service public tenu de protéger la liberté d’expression à tout prix”, conclut Wired. Ce basculement ne s’est pas fait en une nuit. Il a fallu la lutte contre la propagande terroriste sur les réseaux sociaux, le débat sur la prolifération des fake news et enfin le scandale Cambridge Analytica pour en arriver là. Reste à savoir quel sort attend tous les apprentis Alex Jones, comme Jack Posobiec ou Paul Joseph Watson, l’autre agité d’Infowars. Ils ont, tous deux, plus de 500 000 abonnés sur YouTube ou Twitter et sont bien décidés à perpétuer le travail du fondateur d’Infowars.

Première publication : 07/08/2018

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Alors qu’une première salve de sanctions rétablies par les États-Unis contre l’Iran est entrée en vigueur mardi, Donald Trump a prévenu que les entités qui ne réduiront pas leurs activités avec Téhéran s’exposent à de graves conséquences.

Le président américain, Donald Trump, a lancé, mardi 7 août, un avertissement aux pays qui persisteraient à commercer avec l’Iran après le rétablissement des sanctions contre Téhéran dans la nuit de lundi à mardi.

“Les sanctions contre l’Iran sont officiellement en place. Ce sont les sanctions les plus dures jamais imposées et en novembre elles augmentent encore à un autre niveau”, a tweeté Donald Trump. “Quiconque faisant des affaires avec l’Iran ne fera PAS d’affaires avec les États-Unis. Je demande la PAIX MONDIALE, rien de moins”, a-t-il ajouté.

The Iran sanctions have officially been cast. These are the most biting sanctions ever imposed, and in November they ratchet up to yet another level. Anyone doing business with Iran will NOT be doing business with the United States. I am asking for WORLD PEACE, nothing less!

Donald J. Trump (@realDonaldTrump) 7 août 2018

>> À lire : Escalade verbale en tweets entre Donald Trump et les dirigeants iraniens

Les sanctions ont été décidées à la suite du retrait unilatéral en mai de Washington de l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 avec les grandes puissances. Quelques heures avant leur entrée en vigueur , le président iranien, Hassan Rohani, a crié lundi soir à la “guerre psychologique” et écarté toute négociation sur un nouvel accord réclamé par Washington.

Colère en Russie

Les sanctions comprennent des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières, ainsi que des mesures pénalisantes sur les achats dans le secteur automobile et l’aviation commerciale.

Elles devraient accentuer la détérioration d’une économie iranienne moribonde, qui a provoqué la semaine dernière des protestations dans plusieurs villes contre notamment le chômage et l’inflation, alors que le rial iranien a perdu près des deux tiers de sa valeur en six mois avant de se reprendre un peu ces derniers jours.

>> Sur les Observateurs : Devant la pénurie de médicaments, des Iraniens se tournent vers Twitter

Les mesures américaines ont suscité la colère de la Russie qui a assuré qu’elle ferait “tout le nécessaire” pour sauver l’accord nucléaire. “La communauté internationale ne doit pas accepter que des réussites importantes d’une diplomatie multilatérale soient sacrifiées par les ambitions américaines concernant un règlement de comptes avec l’Iran”, a-t-elle martelé.

Les Européens, eux aussi signataires de l’accord, s’étaient d’emblée dit déterminés à sauver le texte et à “protéger les opérateurs économiques européens engagés dans des affaires légitimes avec l’Iran”. Une législation spécifique en ce sens doit entrer mardi en vigueur, ce qui n’a pas empêché l’allemand Daimler d’annoncer l’arrêt de ses activités en Iran.

>> À voir : Ces entreprises françaises en première ligne

Habitués à l’hostilité des États-Unis envers leur pays, beaucoup d’Iraniens accusent leurs propres dirigeants de ne pas avoir trouvé de solution à la crise et ils sont nombreux à avoir mis des dollars de côté et fait des provisions ces derniers jours.

Avec AFP

Première publication : 07/08/2018

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Alors que le Brexit prend tournure, la banque britannique HSBC a annoncé, lundi, que le contrôle de sept de ses succursales européennes allaient être rattachées début 2019 à HSBC France, à Paris.

Aller simple Londres-Paris. La banque britannique HSBC a annoncé, lundi 7 août, le rattachement juridique vers sa filiale française d’activités européennes qui étaient jusqu’à présent contrôlées depuis Londres, au moment où le secteur financier accélère les préparatifs en vue du Brexit.

HSBC a annoncé ces changements de périmètre dans un communiqué publié par HSBC France, quelques heures après avoir dévoilé des résultats mitigés pour le deuxième trimestre.

Pas de référence explicite au Brexit, mais…

La première banque européenne ne fait pas référence explicitement au Brexit, mais explique qu’elle “ajuste ses activités” pour continuer à servir au mieux ses clients “dans un contexte d’évolution politique et réglementaire en Europe”.

Dans les faits, sa filiale britannique HSBC Bank, basée à Londres, va perdre le contrôle de sept succursales européennes, qui seront désormais rattachées à HSBC France, à Paris. Il s’agit des activités de la banque en Belgique, République tchèque, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas et Espagne.

Ce transfert devrait être effectif durant le premier trimestre 2019, soit juste avant la sortie effective du Royaume-Uni de l’UE, prévue fin mars.

HSBC précise que ses entités européennes proposent des services aux clients de la banque de financement et d’investissement, ainsi que des activités de marché. La banque n’évoque pas, par ailleurs, le transfert d’activités réalisées à Londres vers la France, alors qu’elle avait prévenu de longue date que le Brexit pourrait la contraindre à déplacer jusqu’à un millier d’emplois vers Paris.

Inquiétude du ministre britannique des Finances

Les grands établissements financiers présents au Royaume-Uni ont beaucoup à perdre avec le Brexit, qui implique la fin du passeport financier européen. Ce précieux sésame leur permet de proposer leurs services sur tout le continent depuis le Royaume-Uni.

Le Financial Times a rapporté lundi que Philip Hammond, le ministre britannique des Finances, craignait que l’Europe, emmenée par la France, profite du Brexit pour chercher à fragiliser la City. Le ministre aurait ouvertement fait part de ses inquiétudes lors d’une réunion mi-juillet avec de hauts responsables du secteur bancaire britannique.

Avec AFP

Première publication : 07/08/2018

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Transactions financières, industrie automobile, aviation… Les nouvelles sanctions américaines qui s’apprêtent à frapper l’Iran, mardi, concernent de nombreux secteurs-clés. À Téhéran, la colère monte et la monnaie continue à dévisser.

Le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, l’a promis : les États-Unis “feront respecter” leurs nouvelles sanctions contre l’Iran, qui doivent entrer en vigueur mardi 7 août.

Ces mesures punitives comprennent des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières. Elles concernent également les achats dans le secteur automobile et l’aviation commerciale. Une seconde phase de sanctions s’abattra en novembre sur le secteur pétrolier et gazier ainsi que la banque centrale.

>>À lire : Dos au mur, Rohani cherche des marges de manœuvre

Après avoir claqué la porte de l’accord signé en 2015 entre Téhéran et les grandes puissances, l’administration Trump ne s’en cache pas : elle compte frapper l’Iran d’une “pression maximale”, diplomatique et économique. Mais le doute demeure sur ses visées à long terme, et sur les risques accrus, ou non, d’un conflit. D’autant que Washington souffle le chaud et le froid.

Donald Trump a surpris, la semaine dernière, en affirmant être prêt à rencontrer les dirigeants iraniens “quand ils veulent”, après une guerre des mots avec son homologue iranien Hassan Rohani. “L’Iran et son économie, vont très mal et cela va vite. Qu’il y ait une réunion ou pas importe peu. C’est à eux de voir”, a tweeté Donald Trump samedi soir.

>> À lire : Escalade verbale en tweets entre Donald Trump et les dirigeants iraniens

Chute de la monnaie iranienne

Les mesures décidées par l’administration américaine pourraient lourdement peser sur l’économie iranienne. D’autant que la monnaie nationale, le rial, a récemment atteint son plus bas niveau face au dollar sur le marché parallèle. Mais, selon des analystes, ce sont des mesures prises par Téhéran qui ont d’abord contribué au plongeon de la devise. En avril, les autorités avaient établi un taux officiel fixe de 42 000 rials pour un dollar tout en menaçant de poursuites les agents de change du marché parallèle qui appliqueraient un taux différent.

>> Sur les Observateurs : Devant la pénurie de médicaments, des Iraniens se tournent vers Twitter

Dimanche, la télévision publique iranienne rapportait ainsi que Téhéran allait assouplir les règles de contrôle des changes afin de tenter d’endiguer le plongeon du rial, qui a perdu la moitié de sa valeur depuis avril dans la perspective d’un retour des sanctions américaines.

Pour la sixième journée consécutive, des manifestations ont eu lieu, dimanche, dans plusieurs villes d’Iran pour protester contre l’inflation provoquée par la chute du rial. Un homme a été tué à Karaj, à l’ouest de Téhéran, ont annoncé les autorités, niant toute implication des forces de sécurité, ont rapporté les agences de presse iraniennes.

Comportement “normal”

“Le peuple iranien est mécontent – non pas des Américains, mais de ses propres dirigeants, a réagi le secrétaire d’État américain Mike Pompeo. Il est mécontent de l’incapacité des dirigeants iraniens à tenir leurs promesses économiques.”

Washington veut que les Iraniens puissent être entendus dans le choix des responsables du pays, a dit le secrétaire d’État, sans aller jusqu’à appeler à un changement de régime à Téhéran. Mike Pompeo a toutefois déclaré qu’il faudrait “un changement important” de la part de l’Iran pour échapper au rétablissement des sanctions américaines, à commencer par adopter un comportement “normal”.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 06/08/2018

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Les États-Unis vont mettre en place des règles moins exigeantes en matière de pollution automobile. Une décision insufflée par l’administration Trump à l’encontre des mesures prises par Barack Obama en faveur de la protection de l’environnement.

L’administration Trump a décidé de suspendre, jeudi 2 août, des normes de pollution contraignantes pour les voitures particulières, qui avaient été imposées à l’industrie automobile sous Barack Obama.

Cette décision a été jugée “stupide” par la Californie, État en pointe sur les voitures “propres”, qui a promis de s’y opposer par tous les moyens. Les nouvelles règles, moins exigeantes, sont proposées conjointement par les agences américaines en charge de la protection de l’environnement (EPA) et de la sécurité routière (NHTSA).

Elles suspendent l’injonction faite aux constructeurs automobiles par l’administration de l’ex-président Obama de construire davantage de véhicules moins polluants, plus économes en carburant, notamment des véhicules hybrides et électriques. Surnommées “Cafe” (Corporate average fuel economy), les anciennes normes prévoyaient des augmentations graduelles de l’autonomie des véhicules pour atteindre un objectif de 54,5miles pour un gallon d’essence, soit 4,32litres aux 100kilomètres en 2025.

Elles n’étaient pas établies par voiture, mais pour l’ensemble de la gamme de chaque constructeur. C’est-à-dire que, pour chaque modèle consommant beaucoup d’essence, doit également y figurer un modèle en consommant peu ou pas du tout, comme les voitures électriques. La moyenne devait répondre à la norme en vigueur.

Fini le “plan climat”

Les règles qui sont désormais proposées limitent l’objectif à 37miles pour un gallon après 2021 et sont en ligne avec la volonté de Donald Trump de démanteler la majeure partie du “plan climat” établi par son prédécesseur. Le président républicain avait déjà décidé de retirer les États-Unis de l’accord de Paris sur le climat, estimant qu’il nuisait aux intérêts économiques américains.

Les nouvelles normes visent également à retirer l’exemption accordée à certains États, comme la Californie, de fixer des règles encore plus drastiques que le reste du pays en la matière. Douze États le font et incitent ainsi les constructeurs automobiles à s’aligner sur leurs normes plutôt que sur les règles fédérales pour pouvoir y vendre leurs voitures.

Des voitures moins chères, mais plus polluantes

L’administration Trump affirme que les normes Obama ont contribué à l’augmentation du prix moyen des voitures, désormais à 35000 dollars, soit 2340 dollars de plus, ce qui incite les consommateurs à ne pas changer de véhicule. Ce faisant, ces derniers se privent des nouvelles voitures équipées des dernières technologies rendant les véhicules plus sûrs. Elle estime par conséquent que leur suspension va permettre aux Américains d’économiser des milliers de dollars et de réduire le nombre de morts. Pourtant, avec le recul des prix de l’essence ces dernières années, les consommateurs américains ont recommencé à racheter des véhicules plus gros et plus polluants.

Les nouvelles règles, qui doivent entrer en vigueur cet hiver après une période de 60 jours au cours de laquelle les opposants peuvent émettre des critiques, risquent de conduire à une longue bataille juridique et politique avec la Californie et à la création de deux marchés automobiles distincts aux États-Unis.

Avec AFP

Première publication : 03/08/2018

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Le groupe américain Apple est devenu, jeudi, la première entreprise privée à valoir plus de 1 000 milliards de dollars en Bourse.

Le cap a été franchi dans l’après-midi du jeudi 2 août. Apple, l’entreprise américaine connue pour avoir bousculé le monde de l’informatique avec ses ordinateurs, téléphones et tablettes, vaut désormais 1 000 milliards de dollars en Bourse.

La compagnie publique chinoise PetroChina avait brièvement franchi ce seuil en 2007, lors de son introduction en Bourse mais était vite redescendue.

Même si, techniquement, cette étape n’est pas significative les courtiers et investisseurs de Wall Street aiment les chiffres ronds. “La barre des 1 000 milliards est surtout psychologique en envoyant au marché un message de croissance et d’importance”, remarque Howard Silverblatt, spécialiste des indices pour S&P Dow Jones Indices.

>> À lire : Apple mise sur la vie privée et le “bien-être digital” pour se différencier

Une santé florissante

Le groupe californien a encore fait preuve cette semaine de sa santé insolente en annonçant une progression de 20 % de son chiffre d’affaires au deuxième trimestre grâce notamment à l’iPhone 8 et, surtout, à l’iPhone X dont le prix démarre aux États-Unis à près de 1 000 dollars.

Coté en Bourse depuis 1980, Apple n’y a pas toujours été aussi florissant, frôlant même la faillite dans les années 1990. Mais le groupe a profité du succès de ses iPod, iPad et iPhone et de tous les services qui y sont associés. Il aligne depuis des performances record trimestre après trimestre. Grâce à un trésor de guerre de plusieurs centaines de milliards de dollars de liquidités, Apple a aussi procédé ces dernières années à de nombreux rachats d’actions, dopant automatiquement la valeur du titre.

AFP

Première publication : 02/08/2018

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Absent en Chine depuis 2010, Google planche, selon des fuites internes, sur un moteur de recherche compatible avec la censure. L’ONG Amnesty international a appelé le géant californien à ne pas “placer les profits devant les droits de l’Homme”.

Nom du projet : “Dragonfly” (libellule, en français). Objectif : élaborer une version du moteur de recherche Google adaptée aux exigences de censure de Pékin. Le site Web lanceur d’alerte The Intercept a révélé mercredi 1er août, sur la base de documents internes estampillés “Google confidentiel”, l’existence de ce programme secret chez le géant californien. Un employé de Google a, par ailleurs, confirmé à l’AFP, sous couvert d’anonymat, que ce moteur de recherche “sur mesure”, actuellement en phase test, était destiné au système d’exploitation Android pour smartphones en Chine.

Exclusive: Google plans to launch censored search engine in China, leaked documents reveal https://t.co/wNzDR74QQl by @rj_gallagherpic.twitter.com/mH7VRbJm0z

The Intercept (@theintercept) 1 août 2018

La version du moteur de recherche destinée à la Chine a été spécialement modifiée pour filtrer les sites et les mots-clés interdits par le gouvernement chinois, a précisé à l’AFP la source interne, l’Internet y étant bâillonné par un système complexe de censure. Une “Grande muraille électronique” bloque les réseaux sociaux Facebook, Twitter et YouTube, Google et Gmail, ainsi que de nombreux médias occidentaux.

Selon The Intercept, des sites comme ceux de la BBC ou de Wikipedia n’apparaissent pas dans les recherches de la version Google testée pour la Chine de même que tous les sites Internet bannis par le régime communiste. Selon le site, des termes concernant les droits de l’Homme, la démocratie, la religion et les manifestations intègreront une liste noire. Le code du projet peut être consulté et testé sur le réseau informatique interne de Google, selon l’employé joint par l’AFP.

“Ce serait un jour noir pour la liberté du Web”, alerte Amnesty

Un moteur de recherche adapté à la censure chinoise permettrait à Google de revenir en Chine, huit ans après sa disparition dans le pays. Face à la censure et aux cyberattaques, Google avait, en effet, retiré son moteur de recherche de Chine en 2010 et nombre de ses services restent depuis bloqués dans la deuxième économie mondiale.

La nouvelle a provoqué malaise et consternation chez nombre de salariés de Google : “Cela a suscité pas mal d’angoisse en interne. Certains sont furieux de ce qu’on est en train de faire”, glisse cette même source.

Taj Meadows, porte-parole de Google en Asie, s’est refusé à réfuter ou confirmer l’existence du projet. “Nous proposons déjà nombre d’applications mobiles en Chine, comme Google Translate (traduction) ou FilesGo (transfert de documents) et avons réalisé des investissements significatifs avec des firmes chinoises comme JD.com”, colosse de l’e-commerce, a indiqué Taj Meadows à l’AFP après les révélations de la presse américaine. “Mais nous ne commenterons pas des spéculations sur nos projets futurs”, a-t-il insisté.

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Inquiète, l’ONG Amnesty International a appelé Google à ne pas accepter de tels compromis. “Ce serait un jour noir pour la liberté du Web si Google se soumettait aux règles extrêmes de la censure chinoise pour accéder à un marché” et “plaçait les profits devant les droits de l’Homme”, a prévenu Patrick Poon, chercheur de l’ONG.

Quel est le degré d’avancement du projet ? Selon le New York Times, Google a fait une démonstration devant des responsables gouvernementaux chinois mais cela ne signifie aucunement un retour imminent du moteur de recherche dans le pays. “Le projet du moteur de recherche censuré n’est pas achevé”, abonde le Wall Street Journal. Les informations suggérant ce retour de Google sur le marché chinois “ne sont pas conformes à la réalité”, insistait de son côté, jeudi, le quotidien officiel chinois Zhengquan Ribao, citant “les autorités concernées”.

Google withdrew from China 8 years ago to protest the country’s censorship and online hacking. Now the company is building a new search engine that complies with Chinese censorship rules. https://t.co/hcCUjhTdu9

The New York Times (@nytimes) 1 août 2018

Sept cents employés de Google en Chine

Les plateformes chinoises comme Weibo ou WeChat font l’objet d’une censure étroite, sommées d’auto-réguler leurs contenus jugés sensibles : voix critiques du régime, contenus religieux, scandales sanitaires, musique rap, dessins animés trop crus ou ragots sur des célébrités… Dans ce contexte, les groupes technologiques étrangers sont confrontés à un dilemme : faire des concessions au pouvoir ou renoncer à ce marché gigantesque.

Microsoft est ainsi présent en Chine avec son moteur de recherche Bing. Et si Google avait retiré en 2010 son moteur de recherche de l’Internet chinois, il n’a toutefois jamais réellement quitté la Chine. Le groupe californien, filiale d’Alphabet, a continué d’engranger des revenus publicitaires dans le pays, où il compte actuellement trois bureaux et plus de 700 employés.

Signe d’un réchauffement entre Pékin et le géant californien : le gouvernement a autorisé en 2017 l’accès de l’application Google Translate pour mobile, jusqu’alors bloquée. Google a en outre annoncé cet hiver l’ouverture d’un centre de recherche sur l’intelligence artificielle à Pékin, ainsi qu’un accord de coopération avec le mastodonte chinois de l’Internet Tencent.

Mais le malaise des employés pourrait compliquer la mise en place d’un moteur de recherche censuré. Récemment, une pétition demandant à Google de ne pas conclure un colossal contrat avec l’armée américaine avait réuni plus de 4 000 signatures de salariés – ils jugeaient cette collaboration contraire aux valeurs de l’entreprise, dont le slogan originel était : “Ne soyez pas malveillants”.

Avec AFP

Première publication : 02/08/2018