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Accusant Pékin de “pratiques déloyales” et de “vol de propriété intellectuelle”, l’administration Trump envisage d’accroître à 25 % les taxes douanières sur 200 milliards de dollars d’importations chinoises, contre 10 % actuellement.

L’administration Trump hausse encore le ton contre la Chine. Le représentant américain au commerce (USTR), Robert Lighthizer, a annoncé, mercredi 1er août, que les États-Unis envisageaient de porter à 25 % les taxes douanières sur 200 milliards de dollars d’importations chinoises.

“Cette semaine, le président (Donald Trump) m’a chargé de considérer la possibilité d’accroître les tarifs douaniers de 10 % à 25 % sur 200 milliards de dollars d’importations chinoises”, a-t-il annoncé dans un communiqué, confirmant une information du Washington Post.

“L’administration Trump continue d’exhorter la Chine à mettre un terme à ses pratiques déloyales, à ouvrir son marché et à s’engager dans un marché véritablement concurrentiel”, a ajouté de son côté l’ambassadeur au commerce.

“Encourager la Chine à changer son comportement préjudiciable”

Le président américain, qui accuse également Pékin de “vol de propriété intellectuelle”, exige du géant asiatique d’abandonner ces pratiques, de réduire le déficit commercial américain de 200 milliards de dollars et d’ouvrir davantage son marché aux biens américains.

“Au lieu de changer son comportement nuisible, la Chine a, de manière regrettable, pris des représailles contre les États-Unis, les travailleurs, les agriculteurs, les éleveurs et les entreprises”, a ajouté Robert Lighthizer, en référence aux taxes chinoises sur 34 milliards de dollars de marchandises américaines.

>> Voir notre infographie: Guerre commerciale : Trump contre le reste du monde

Robert Lighthizer estime qu’accroître le niveau de ces taxes douanières est “une option supplémentaire pour encourager la Chine à changer sa politique et son comportement préjudiciables”. Il ajoute que la période de consultation sur un possible accroissement du niveau des tarifs douaniers se terminera le 5 septembre, au lieu du 30 août initialement envisagé pour des taxes à hauteur de 10 %.

“Nous n’avons pas vu d’évolution pour s’attaquer à ces problèmes”, avaient déploré plus tôt des responsables américains, soulignant que Donald Trump resterait ferme “pour obtenir des résultats”.

“Le chantage et la pression ne fonctionneront jamais sur la Chine”

Dès mercredi, avant même l’annonce de Robert Lighthizer, le régime communiste avait prévenu se tenir prêt à adopter des représailles en cas de nouveau durcissement américain. “Le chantage et la pression ne fonctionneront jamais sur la Chine”, avait martelé le porte-parole de la diplomatie chinoise, Geng Shuang. “Si les États-Unis prennent des mesures intensifiant encore l’escalade, nous adopterons assurément des contre-mesures pour protéger résolument nos droits et intérêts légitimes.”

“La position de la Chine est ferme et claire, et elle ne changera pas.”

Interrogé sur le lien éventuel avec les critiques récentes de Donald Trump sur la dépréciation du yuan chinois, un responsable américain a par ailleurs répondu : “Je ne tirerai pas de conclusion sur le fait que l’annonce faite aujourd’hui soit liée à une pratique en particulier”. Ce dernier a toutefois rappelé que Pékin s’était engagé en 2015 à ne pas dévaluer sa monnaie pour rendre ses produits plus compétitifs.

Depuis fin mars, Washington inflige des tarifs douaniers supplémentaires de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium chinois. Ils ont par ailleurs imposé, le 6 juillet, des surtaxes douanières sur 34 milliards de dollars d’importations chinoises. Pékin a de son côté répliqué en taxant le même montant d’importations en provenance des États-Unis.

Washington et Pékin avait observé une trêve fin mai en annonçant un “consensus” en vue de diminuer le déficit américain, mais les discussions ont finalement achoppé.

Avec AFP

Première publication : 02/08/2018

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Plusieurs pays sont bien décidés à s’emparer du filon des cryptomonnaies. Malte, Gibraltar et l’archipel des Bermudes ont tour à tour adopté des législations capables d’attirer les entrepreneurs de monnaies virtuelles.

Après les paradis fiscaux, les paradis crypto ? Avec la popularité croissante du concept de monnaie virtuelle comme le Bitcoin, certains pays adaptent leur législation dans l’espoir d’attirer les entrepreneurs du secteur. Malte, Gibraltar, les Bermudes, le Liechtenstein ou encore la Suisse sont sur les rangs pour devenir le futur temple de la cryptomonnaie et ainsi profiter des retombées économiques de ce nouveau marché.

>> À lire aussi : Bitcoin : l’année des records

“Un incubateur pour cette industrie”

“Nous voulons être un incubateur pour cette industrie”, avait annoncé le Premier ministre des Bermudes, Michael Dunkley, dans une interview donnée en mai à l’occasion d’une conférence sur le sujet à New York. “Nous ne sommes que 60 000 vivant sur 32 km² mais notre économie est très avancée”, vante-t-il. Son gouvernement a mis en place une procédure accélérée pour les start-up du secteur qui leur permet de traiter directement avec le ministère local des Finances.

Cette mesure a convaincu Will McDonough, créateur de la monnaie virtuelle iCash, de s’installer dans le territoire britannique d’outre-mer. Dans le New York Times, il loue la grande expérience bermudéenne en matière de finance internationale et le volontarisme du gouvernement local en matière de blockchain, la technologie sur laquelle repose les cryptomonnaies.

“Le plus grand problème auquel font face les ‘entreprises blockchain’ est l’incertitude quant à la législation ou la régulation. Les marchés qui ont clairement défini leur règles attirent ainsi beaucoup d’entreprises acceptant de les suivre”, justifie Will McDonough dans le célèbre journal américain.

Malte veut être la “blockchain-island”

Les Bermudes ne sont pas les seuls intéressées par le gâteau de la blockchain. Le Parlement de Malte a approuvé le 4 juillet trois projets de loi visant à placer le pays en première ligne de cette révolution en facilitant l’émission de nouvelles monnaies virtuelles ou l’échange des existantes.

Là encore, c’est le Premier ministre du pays, Joseph Muscat, qui a tout fait pour positionner sa nation sur le sujet. Fin mars, il déclarait que Malte allait devenir le premier pays au monde à “effectuer un premier pas” vers ce secteur. Il affirmait alors que son île allait “se rendre sur un terrain inconnu, pour lequel nous ne disposons d’aucune carte – mais nous avancerons, nous apprendrons et nous serons en première ligne”.

“Malte a vu que la technologie de la blockchain et les monnaies virtuelles allaient devenir incontournables et populaires”, analyse Joseph Borg, spécialiste de la technologie blockchain, interrogé sur CNN. ” Grâce à cela, Malte devrait devenir un hub pour les start-up de cette industrie ainsi que les entreprises déjà établies du secteur, tout en stimulant la croissance locale.”

>> À lire aussi : Les alternatives au bitcoin ont le vent en poupe

L’initiative a pour l’instant été couronnée de succès. L’île européenne est parvenue à attirer Binance, la principale plateforme d’échange de monnaie virtuelle, alors chassée du Japon pour y avoir opéré en dehors de la loi. Une implantation dans l’île méditerranéenne qui avait été saluée par Joseph Muscat. Peu après, OKEx, une autre plateforme, a également fait part de sa volonté de s’installer dans le pays. Preuve de son attractivité en la matière, Malte accueillera en novembre 2018 un sommet sur le sujet de la blockchain.

Welcome to #Malta@binance. We aim to be the global trailblazers in the regulation of blockchain-based businesses and the jurisdiction of quality and choice for world class fintech companies -JM @SilvioSchembrihttps://t.co/3qtAQjOpuQ

Joseph Muscat (@JosephMuscat_JM) 23 mars 2018

Gibraltar espère reproduire le succès des paris en ligne

Du côté de Gibraltar, on observe avec attention cette industrie naissante. Selon Albert Isola, ministre des Finances de l’enclave britannique, la blockchain pourrait constituer “un futur flux d’activités importantes”. Gibaltar est sur le point de passer une série de lois similaires à celles de Malte. Selon le ministre, 35 entreprises de la blockchain auraient déjà postulé pour être domiciliées sur le rocher.

Gibraltar espère avec cette nouvelle manne avoir autant de succès qu’avec les jeux en ligne. En s’imposant comme un eldorado en la matière, le rocher avait vu sa croissance stimulée : aujourd’hui, 10 % des emplois du territoire dépendent de celle-ci.

Pour Albert Isola, cité par le New York Times, Gibraltar doit procéder de la même manière que pour les jeux en ligne. Des règles souples mais clairement définies, voire sélectives : “Pour chacune des licences de jeux que nous avons émis, nous en avons probablement refusé dix”, explique-t-il. Quand vous abordez un nouveau marché, il est important d’attirer des gros noms mais surtout des bons noms. Et pour cela, il faut parfois dire non à des encore plus gros noms.”

Gibraltar a cependant de la concurrence en Europe. La principauté du Liechtenstein est également sur les rangs pour attirer l’industrie. En Suisse, le canton de Zoug espère devenir la Crypto Valley. Quant à l’Estonie, elle a carrément lancé sa propre monnaie virtuelle.

Première publication : 01/08/2018

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Facebook a identifié de nouvelles tentatives de manipulation politique de sa plateforme à l’approche des élections législatives de mi-mandat aux États-Unis. La firme n’a cependant pas identifié les auteurs.

Trente-deux comptes ou profils Facebook et instagram identifiés et fermés. C’est la réponse du réseau social après la découverte d’une tentative de manipulation politique de sa plateforme à l’approche des élections de mi-mandat, les midterms, aux États-Unis.

Tout en affirmant ne pas savoir qui est derrière cette action “coordonnée”, le groupe indique toutefois qu'”une partie de ces activités est cohérente avec ce que (Facebook) avait vu de la part de (l’organisation liée à la Russie) Internet Research Agency” au moment de l’élection présidentielle de 2016.

>>> À lire sur France 24 : Rattrapé par les scandales, Facebook s’effondre en Bourse

Des adversaires determinés qui changent tout le temps de tactique

Parmi les 32 comptes supprimés, un profil créé en mars 2017 et le plus récent en mai 2018. Au total, ils avaient publié près de 10 000 messages sur le site. Ces pages étaient suivies par 290 000 comptes et ont dépensé 11 000 dollars pour sponsoriser près de 150 contenus (“ads”), les rendant ainsi plus visibles.

“Nous faisons face à des adversaires déterminés, bien financés, qui n’abandonneront jamais et changent tout le temps de tactique. C’est une course aux armes, et nous aussi nous avons constamment besoin de nous améliorer”, explique le groupe de Mark Zuckerberg dans un communiqué.

“Facebook a décidé, cette fois-ci, de toute de suite révéler ces informations”

Selon un article du New York Times, relayé sur le compte Twitter de Facebook, des responsables de l’entreprise ont indiqué lors de réunions au Congrès que “la Russie pouvait être impliquée” dans cette affaire. Dans son communiqué, Facebook explique également avoir trouvé “des liens” entre les comptes supprimés “et les comptes de l’IRA (l’Internet Research Agency), désactivés l’année dernière”.

10 millions de personnes touchées en 2016

Les élections de mi-mandat sont cruciales pour les républicains car elles vont déterminer s’ils peuvent conserver leur majorité à la Chambre des représentants et au Sénat.

“L’annonce faite aujourd’hui par Facebook montre que nous avons encore beaucoup à craindre. Ces acteurs étrangers malveillants portant les marques de la précédente campagne d’ingérence identifiée comme russe continuent d’abuser et d’instrumentaliser les plateformes des réseaux sociaux pour influencer l’électorat américain”, a dit Adam Schiff, représentant démocrate siégeant à la commission du renseignement.

Facebook avait indiqué en octobre qu’environ “10 millions de personnes aux États-Unis” avaient visionné des contenus sponsorisés financés par près de 500 comptes activés depuis la Russie avant l’élection présidentielle de 2016.

Avec AFP

Première publication : 31/07/2018

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Certains utilisateurs de Twitter ont vu dans la nuit de lundi à mardi leur compte bloqué ou leur nombre d’abonnés diminuer drastiquement. Il ne s’agit toutefois pas là de censure, puisque Twitter continue simplement sa lutte contre les faux comptes.

Il y a comme un vent de panique sur Twitter. Certains utilisateurs du réseau social ont vu, mardi 31juillet, leur nombre d’abonnés, sacro-sainte mesure de la popularité d’un compte, fondre comme neige sous canicule estivale. Pour d’autres, leur profil a purement et simplement été bloqué par les équipes de l’oiseau bleu. Rapidement, des utilisateurs mécontents se sont rassemblés sous le hashtag #Twittercensure pour dénoncer une “purge”.

Bonjour @TwitterFrance. Sans que vous ne donniez aucune raison (ni par mail, ni dans votre message de blocage) mon compte a été bloqué cette nuit. J’ai par ailleurs perdu plus de 700 abonnés, et nous sommes nombreux dans ce cas.

Pour quel motif mon compte a-t-il été suspendu ? pic.twitter.com/afWlpafEms

Bastien ن (@BastienUranga) 31 juillet 2018

En réalité, la firme américaine n’a pas réellement supprimé des comptes actifs. Elle en a suspendu temporairement certains afin de lutter contre les spams et les comptes-robots (dits “bots”) qui fourmillent, voire dans certains cas pourrissent la plateforme. Twitter a donc procédé à des vérifications d’identité sur ces comptes.

Si un profil est bloqué par le réseau, son possesseur reçoit une notification lui annonçant que son compte semble avoir fait preuve d’un comportement inhabituel qui enfreint les règles de Twitter“. Pour le déverrouiller, une seule solution: indiquer son numéro de téléphone à la plateforme. Un code de vérification d’identité est alors envoyé pour récupérer l’accès.

À noter que dans certains cas, des utilisateurs avaient déjà indiqués leur numéro de téléphone à Twitter et ont tout de même vu leur compte bloqué pour “activité suspecte”. C’est la mésaventure qui est arrivée à plusieurs collaborateurs de France 24. Ils ont simplement été invités à revérifier leur numéro pour récupérer l’accès à leur profil.

Des nombres d’abonnés et d’abonnements qui s’effondrent

Plusieurs personnes ont crié à la censure en voyant la drastique diminution de leur nombre d’abonnés. Des leaders politiques ont enfoncé le clou. Cependant, il s’agit simplement là de la conséquence logique des vérifications d’identité. En effet, tant qu’un compte n’est pas réactivé, il est automatiquement déduit du nombre total d’abonnés de chaque utilisateur. Même chose pour les abonnements de tous les autres comptes qu’il suit ou par lesquels il est suivi.

Le risque d’être suivi par de faux comptes augmente logiquement en fonction de l’audience. Les comptes les plus importants – comme ceux des hommes politiques – sont donc les plus touchés par le changement. Comme le relevait le Washington Post, Donald Trump a récemment perdu 100 000 de ses 53,4 millions d’abonnés lors d’une première opération de vérification opérée par le réseau. Jack Dorsey lui-même, fondateur de Twitter, avait perdu 230 000 followers.

Qu’est-ce que cela veut dire pour les nombres d’abonnés ?

La plupart d’entre vous verront une modification du nombre de leurs abonnés de l’ordre de 4 ou moins ; ceux ayant un plus grand nombre d’abonnés pourront connaître une chute + importante.

+infos👇https://t.co/vF6w6F6PqY

Twitter France (@TwitterFrance) 11 juillet 2018

Ce changement radical s’explique par la nouvelle politique de Twitter annoncée le 11 juillet. Dans un post de blog, le réseau social annonçait une vague prochaine de vérifications pour être certains que le “nombre [d’abonnés des utilisateurs] est fiable est pertinent”. L’objectif affiché est la réinstauration de “conversation sereine” sur la plateforme alors qu’il est depuis de nombreuses années accusés d’être un vecteur harcèlement ou de propagation des fake news.

Première publication : 31/07/2018

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Le titre Facebook a plongé de 24 % mercredi 25 juillet dans les transactions après la clôture à Wall Street. Le groupe s’attend à un ralentissement de la croissance de son chiffre d’affaires et à une forte augmentation de ses dépenses.

Coup dur pour Facebook. Le titre du réseau social a plongé de 24 %, mercredi 25 juillet, dans les transactions après la clôture à Wall Street. Cet effondrement a fait fondre la capitalisation boursière du groupe d’environ 150 milliards de dollars (128 milliards d’euros) en moins de deux heures. Les résultats trimestriels et les prévisions du groupe alimentent les craintes quant à l’impact de la question de la protection des données sur les activités du réseau social.

Le détournement des données personnelles de dizaines de millions d’utilisateurs par le cabinet de conseil politique Cambridge Analytica a contraint Mark Zuckerberg à multiplier les excuses publiques cette année. Ce scandale a aussi généré des appels à déserter Facebook, en forte croissance depuis son introduction en Bourse en 2012. Le réseau social, fragilisé par ce scandale, avait prévenu les investisseurs qu’ils devaient s’attendre à une forte hausse de ses coûts en raison de ses efforts pour mieux protéger la vie privée de ses utilisateurs et renforcer la surveillance des contenus partagés sur son application. Ses dépenses totales au deuxième trimestre se sont envolées de 50 % en un an, à 7,4 milliards de dollars.

La tendance devrait se maintenir d’ici à la fin de l’année, avec une hausse de 50 % à 60 % attendue. Les dépenses devraient encore augmenter plus vite que le chiffre d’affaires l’an prochain, a déclaré David Wehner, le directeur financier.

“Le taux de croissance de notre chiffre d’affaires total va continuer à décélérer dans la deuxième partie de 2018”, a-t-il encore déclaré. “Au cours des prochaines années, nous anticipons que nos marges opérationnelles évolueront autour des 35 %”, a ajouté David Wehner, en précisant que les marges baisseraient pendant plus de deux ans.

“C’est une année cruciale” pour Facebook

Tentant d’expliquer les performances jugées décevantes du groupe, ses responsables ont expliqué avoir subi les conséquences de plusieurs facteurs, parmi lesquels les scandales à répétition, qui lui coûtent très cher en investissements, ou encore, dans une moindre mesure, le Règlement européen des données personnelles (RGPD) entré en vigueur dans l’Union européenne fin mai pour mieux encadrer l’utilisation des données personnelles.

“C’est une année cruciale” pour Facebook, a commenté son patron Mark Zuckerberg lors d’une conférence téléphonique avec des analystes. “Nous investissons tellement dans nos systèmes de sécurité que cela va commencer à avoir un effet sur notre rentabilité, nous commençons à le voir ce trimestre”, a-t-il continué, après des mois à tenter de redorer le blason du plus gros réseau social du monde.

Les données personnelles des utilisateurs sont la base du modèle économique de Facebook, dont la quasi-totalité des revenus provient des ventes d’espaces publicitaires. Mauvaises pour son image, ces controverses ont pu refroidir public et annonceurs.

De façon plus générale, Facebook pâtit aussi d’une désaffection croissante de la part des plus jeunes, qui se tournent notamment vers sa plateforme de partages de photos Instagram, qui vient de passer le milliard d’utilisateurs et dont la croissance a aidé le chiffre d’affaires de sa maison-mère, limitant donc la casse pour l’ensemble du groupe.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 26/07/2018

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Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et le président américain Donald Trump ont annoncé mercredi s’être accordés pour aller vers une suppression des tarifs douaniers hors automobile, après des mois de tensions commerciales.

Après des mois de conflit commercial entre Washington et Bruxelles, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et le président américain Donald Trump ont annoncé, à l’issue d’une rencontre à Washington mercredi 25 juillet, s’être entendus sur les questions de tarifs douaniers.

“Nous sommes parvenus à un accord aujourd’hui”, a assuré Jean-Claude Juncker, qui a souligné la volonté de l’UE d’augmenter ses importations de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance des États-Unis afin de diversifier ses approvisionnements en énergie. Donald Trump a de son côté précisé que les deux parties voulaient aller vers “zéro tarifs douaniers” dans leurs échanges industriels, exception faite du secteur automobile.

“Nouvelle phase”

L’UE va augmenter “presque immédiatement” ses importations de soja en provenance des États-Unis, s’est aussi félicité le président républicain tout en promettant de revoir la question des tarifs douaniers américains sur l’acier et l’aluminium européen.

Donald Trump, qui a annoncé la mise en place “immédiate” d’un groupe de travail, a aussi estimé que les relations entre Washington et Bruxelles entraient dans “une nouvelle phase”.

Obviously the European Union, as represented by @JunckerEU and the United States, as represented by yours truly, love each other! pic.twitter.com/42ImacgCN0

Donald J. Trump (@realDonaldTrump) 25 juillet 2018

“Nous allons également travailler à la diminution des obstacles et à l’augmentation du commerce dans les services, la chimie, la pharmacie, les équipements médicaux, ainsi que dans le soja”, a-t-il ajouté, parlant d’un “grand jour”.

Le milliardaire républicain a par ailleurs annoncé que les États-Unis et l’Union européenne allaient travailler de concert afin de réformer l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), évoquant en particulier, la Chine dans le viseur, le vol de propriété intellectuelle et le transfert forcé de technologies.

“Percée”

Le ministre allemand de l’Économie, Peter Altmaier, a immédiatement salué sur Twitter cette “percée” qui “peut éviter une guerre commerciale et sauver des millions d’emplois”.

Congrats to @JunckerEU, @realDonaldTrump: Breakthrough achieved that can avoid trade war & save millions of jobs! Great for global economy!

Peter Altmaier (@peteraltmaier) 25 juillet 2018

“L’économie mondiale tire avantage lorsque les pays s’engagent de manière constructive à résoudre leurs désaccords commerciaux sans avoir recours à des mesures exceptionnelles”, a pour sa part réagi Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) qui met en garde depuis des mois contre le protectionnisme, qui peut faire dérailler la croissance mondiale.

Au début du tête-à-tête dans le Bureau ovale, Jean-Claude Juncker avait insisté sur le fait que les États-Unis et l’UE, qui représentent la moitié du commerce mondial, étaient des “partenaires proches”, des “alliés”, pas des “ennemis”. Dans la soirée, Donald Trump a, quant à lui, publié sur Twitter une photo des deux hommes s’embrassant, assurant que “de toute évidence”, l’UE et les ÉEtats-Unis “s’aim[ai]ent”.

Avec AFP

Première publication : 25/07/2018

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L’effondrement d’un barrage au Laos sur le fleuve Mékong, qui a fait plusieurs dizaines de morts lundi, met en lumière les dangers de la course à l’énergie hydraulique dans laquelle le Laos s’est engagé.

Depuis des années, les organisations de défense de l’environnement mettaient en garde. La course aux barrages sur le Mékong, que ce soit au Laos ou dans les autres pays traversés par ce fleuve long de plus de 4 500 km, n’est pas sans risque.

L’effondrement, lundi 23 juillet, du barrage Saddle Dam D, qui fait partie d’un réseau de barrages en construction à la frontière entre le Laos, le Cambodge et le Vietnam, vient conforter l’avis des opposants à la politique du “tout hydroélectrique” menée par le gouvernement laotien. Les 500 millions de tonnes d’eau qui se sont déversées sur sept villages, causant des dizaines de morts et plus d’une centaine de disparus, “rappelle de la manière la plus dure qui soit à quel point l’option de l’énergie hydraulique pose de multiples dangers”, a réagi Marc Goichot, responsable des questions environnementales autour du Mékong pour le WWF.

Pour le Laos, pays le plus pauvre d’Asie du Sud-Est, le Mékong représente depuis longtemps la clef de sa croissance future. Le pays espère, depuis le début des années 1990, devenir le réservoir régional d’électricité. Une série de barrages hydrauliques, tout au long du fleuve, devraient lui permettre d’exporter de l’électricité aussi bien vers la Thaïlande que le Vietnam, le Cambodge ou encore le Myanmar. Le Laos, sous la coupe d’un régime communiste très dur, espère ainsi doper sa croissance en profitant des besoins grandissants en énergie de pays voisins qui, eux, ont déjà ouvert leur économie à l’international depuis longtemps.

Près de 80millions de kWh d’électricité par an

En 2006, le Laos avait ainsi signé des protocoles d’accord pour la construction de 55 barrages sur le Mékong, et une dizaine de ces projets ont été mis en chantier, souligne un rapport de l’ONG International Rivers sur l’exploitation du Mékong au Laos. Officiellement, ces barrages doivent permettre au Laos d’exploiter une centaine de centrales hydroélectriques d’ici 2020, capables de produire 77 millions de kWh d’électricité par an. Le barrage qui s’est effondré le 23 juillet devait produire de l’électricité dès 2019.

Barrage au Laos : “Ce désastre était malheureusement prévisible”

Conséquence indirecte de cette ruée sur les barrages : le pays a commencé à apparaître sur le radar des investisseurs. Les promesses d’un eldorado d’énergie hydraulique ont attiré près de 6,6 milliards de dollars de capitaux étrangers depuis les années 1990, soit plus du tiers de l’investissement direct au Laos sur cette période, rappelle le site sud-coréen d’information Asia Time. Des partenaires avant tout thaïlandais, mais aussi russes ou chinois, ont accepté de financer en grande partie la construction de ces barrages, dans l’espoir d’en retirer des bénéfices futurs.

L’atout de l’énergie hydraulique est tel pour ce pays, qui ne dispose pas de beaucoup d’autres cartes économiques en main, que les petites voix des ONG environnementales étaient inaudibles pour le régime laotien. D’autant plus que “la Banque mondiale et l’Agence américaine pour le développement international ont promu l’hydroélectricité comme une source d’énergie propre et durable”, souligne le site spécialisé dans les questions asiatiques The Diplomat.

Mortelle course à l’énergie hydraulique

Mais pour les associations de défense de l’environnement, l’obsession pour l’énergie hydraulique revient tout simplement à tuer le Mékong à petit feu. Chaque nouvel ouvrage, qu’il soit au Laos, au Cambodge ou encore en Chine, transforme davantage le 11e plus long fleuve du monde en succession de réservoirs d’eau.

D’un point de vue écologique, c’est une catastrophe en devenir, dénonce le WWF dans une note de 2016. Près de 60 millions de personnes au Laos, en Thaïlande, au Cambodge et au Vietnam dépendent pour leur nourriture et leur travail de l’extraordinaire richesse en poissons d’eau douce du Mékong. Les barrages vont entraîner une baisse du niveau de l’eau et un débit plus lent, prévient l’ONG. Le fleuve risque de ne plus être suffisamment profond pour permettre à certaines espèces de poissons d’y circuler librement, mettant leur survie en péril.

Les associations dénoncent aussi la logique économique de cette course à l’énergie hydraulique. La plupart des partenariats conclus au Laos au milieu des années 2000 sont venus remplacer ceux que des grands groupes européens et américains avaient abandonnés à la fin des années 1990, lors de l’éclatement de la crise économique en Asie du Sud-Est. Les nouveaux acteurs, thaïlandais ou chinois essentiellement, sont moins regardants sur les conséquences environnementales et sociales des barrages et misent davantage sur la rapidité de construction, déplorent l’ONG International Rivers. Elle souligne, ainsi, que le consortium en charge du projet d’un milliard de dollars où a eu lieu la catastrophe du 23 juillet, a ignoré de façon répétée les populations locales, qui demandaient à être consultées et informées sur les travaux.

Les conséquences du réchauffement climatique n’auraient pas non plus été prises suffisamment en compte lors de la conception des barrages, craignent ces opposants. Le Saddle Dam D n’aurait ainsi pas résisté à la violence de la mousson cette année. “Mais les événements climatiques extrêmes comme celui-ci vont justement devenir de plus en plus fréquents à cause du réchauffement climatique, et les financiers et opérateurs de ces barrages doivent de toute urgence réévaluer la capacité de leur ouvrage à y faire face”, souligne International Rivers. Sans cela, des tragédies similaires risquent de se reproduire et le rêve d’une croissance dopée à l’exportation d’énergie “propre” se transformerait en cauchemar d’un modèle économique mortel pour les habitants.

Première publication : 25/07/2018

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Aux États-Unis comme en Europe, de plus en plus de stars, du football ou du showbiz, lancent leur propre fonds d’investissement pour diversifier leurs sources de revenus, mais surtout pour booster de jeunes pousses du numérique.

Le capital-risque n’est plus l’apanage ni des financiers, ni d’anciens entrepreneurs ayant fait fortune. Le financement des jeunes entreprises innovantes attire de plus en plus aussi les sportifs encore en activité ou des stars du showbiz désireux de fructifier leurs revenus déjà énormes. Et c’est naturellement aux États-Unis que l’appétence pour cette forme d’investissement prend de l’ampleur.

Après Jay-Z, le rappeur et homme d’affaires américain aux investissements multiples qui a lancé en juin Marcy Venture Partners, un fonds d’investissement en partenariat avec Larry Marcus – PDG de Walden VC, un fonds de la Silicon Valley –, c’est autour de Will Smith de lancer le sien.

Associé au footballeur japonais Keisuke Honda, passé par l’AC Milan et retraité international depuis la fin du Mondial-2018 en Russie, l’acteur et réalisateur hollywoodien a annoncé mercredi 18 juillet le démarrage des activités de The Dreamers Fund, basé à Los Angeles. Le fonds espère lever 100 millions de dollars auprès d’investisseurs comme le géant japonais du courtage Nomura Holdings, pour les investir dans des start-ups qui s’attaquent à des problèmes sociaux.

“Je voudrais améliorer la vie des gens aux États-Unis, au Japon et dans le monde grâce au Dreamers Fund”, a déclaré le footballeur cité dans un communiqué émis par la société KSK, qui gère ses affaires.

Investir dans l’innovation

Ce nouvel intérêt pour le capital-risque des célébrités du sport ou de la musique ne devrait pas étonner, estime auprès de France 24 Guillaume Meulle, manager partner chez XAnge, un fonds français qui investit dans l’innovation. “Aux États-Unis, les entrepreneurs à succès montent leur propre société de capital-risque assez fréquemment. Et en fait, je pense qu’il faut voir ces sportifs et ces artistes à succès comme des entrepreneurs. Parce qu’au-delà de leur domaine de prédilection, ils travaillent aussi sur leur image. Ils sont devenus par la force des choses des businessmen.”

Avant Jay-Z et Will Smith, le basketteur Kobe Bryant, star incontestée des Lakers de Los Angeles, s’était déjà lancé dans le capital-risque deux ans plus tôt en créant, avec l’investisseur Jeff Stibel, le fonds Bryant Stibel doté aussi d’un capital de départ de 100 millions de dollars pour financer des start-ups.

L’investissement des stars dans l’innovation n’est pas nouveau. Jessica Alba, l’actrice américaine avait déjà lancé en 2011 The Honest company, une start-up spécialisée dans les produits de beauté naturels. Will.i.am, grosse voix du groupe Black Eyed Peas, avait lui aussi monté en 2012 l’entreprise i.am+, qui a mis au point un assistant vocal destiné aux grandes entreprises. La start-up a levé, il y a un an, 117 millions de dollars pour accélérer ses activités. Mais cela restait des investissements personnels et non collectifs.

“Le fait de monter son propre fonds au lieu de privilégier un investissement personnel, c’est justement cette capacité à agréger son propre argent et celui de connaissances ou d’amis. Et donc d’avoir une force de frappe bien supérieure en s’entourant aussi de professionnels”, explique Guillaume Meulle. Il rappelle aussi que c’est une tradition aux États-Unis “que les entrepreneurs à succès ou les sportifs redistribuent leur fortune en investissant dans de petites sociétés. Parce qu’avant de réussir, ils sont partis de là.”

Des univers créatifs

Une culture peu développée en Europe. Même si on peut citer quelques investissements personnels, comme celui du défenseur central espagnol du FC Barcelone Gérard Piqué dans Kerad Game, qui conçoit et distribue des jeux en ligne. Il est aussi par ailleurs à la tête du groupe Kosmos qui va investir trois milliards d’euros pour réformer la Coupe Davis.

Il y a aussi le footballeur français de 34 ans, Mathieu Flamini, ancien d’Arsenal, qui a misé sur une start-up italienne à très fort potentiel du nom de GF Biochemicals. L’entreprise est l’une des rares au monde à maîtriser la production à grande échelle d’acide lévulinique. Une molécule fabriquée à partir de déchets végétaux qui pourrait remplacer le pétrole. Elle est classée par le département américain parmi les 12 pouvant contribuer à sauver la planète.

Cependant, les célébrités du cinéma, du showbiz ou du sport sont-elles bien formées pour réussir dans le capital-risque comme cela a été le cas dans leurs domaines de prédilection ? “Investir dans les start-ups, c’est un métier qui est très peu financier”, affirme Guillaume Meulle. Et de poursuivre : “C’est surtout un métier d’évaluation des hommes. Il faut investir dans des bons entrepreneurs. Il faut bien les connaître et bien les évaluer. Puis ensuite, il faut avoir une certaine connaissance d’un marché, d’un produit. Tous ces grands sportifs ou artistes ont été confrontés à un marché. Ils ont été eux-mêmes, quelque part, des produits. Et donc, ils ont développé des compétences qui vont bien au-delà de la compétence artistique ou sportive”.

Jean de La Rochebrochard, manager partner chez Kima Ventures, un fonds financé par Xavier Niel, ajoute dans la même veine : “Le capital-risque bien fait, c’est savoir ce que nous cherchons avec conviction dans une zone étendue d’incertitudes et d’aléas. Il faut être discipliné, consistant, et être en apprentissage permanent pour progresser. Je ne vois pas pourquoi une “star” ne pourrait pas faire du capital-risque. Mais je pense cependant qu’il faut s’y consacrer pour faire ça bien. Les stars s’intéressent probablement au sujet parce que les start-ups et l’art sont deux univers créatifs’’.

Première publication : 24/07/2018

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Sergio Marchionne a quitté ses fonctions de PDG de Fiat-Chrysler pour raison de santé. Un départ qui marque la fin d’une époque, d’autant plus que son remplaçant, un britannique, devient le premier patron non-italien de Fiat.

Il avait prévu de partir en 2019, mais Sergio Marchionne a dû précipiter son départ, samedi 21 juillet, à la tête de Fiat et Ferrari pour raison de santé. Cet Italien de 66 ans cède sa place au Britannique Mike Manley, qui dirigeait jusqu’à présent la marque Jeep (propriété de Fiat).

Ce changement à la tête de l’emblématique constructeur automobile italien marque un tournant à plus d’un titre. C’est la première fois qu’un non-Italien prend la direction de Fiat depuis la création de la Fabbrica Italiana Automobil Torino (F.I.A.T) en 1899 par la famille Agnelli. C’est aussi la fin du règne controversé de Sergio Marchionne qui a sauvé le groupe de la faillite, mais a été accusé de détruire “l’âme” de la marque.

À son arrivée à la tête du groupe, en 2004, sa mission première est de sortir Fiat du rouge. En fin financier, il y parvient en moins d’un an, pour le plus grand plaisir des investisseurs. Mais ses méthodes socialement brutales pour réduire les coûts lui valent rapidement le surnom de “bulldozer”.

La Jeep aux œufs d’or

Sergio Marchionne est habité par une idée fixe : vendre davantage de voitures à l’international. Cette priorité affichée tout au long de son règne lui vaudra le ressentiment d’une partie des Italiens qui lui reprochent d’avoir sacrifié le marché local historiquement très important.

L’alliance avec Chrysler, en 2009, est symbolique de cette internationalisation de Fiat. Elle permet aussi à Sergio Marchionne de mettre la main sur la marque Jeep, qui va devenir la poule aux œufs d’or du groupe (responsable de 70 % des profits actuels de Fiat-Chrysler).

C’est au sein de Jeep que le Britannique Mike Manley va se faire remarquer. Cet ingénieur, qui prend les rênes du constructeur américain en 2009, réussit à redresser les comptes en quelques années de manière spectaculaire. Sous sa direction, le constructeur est passé de 337 000 véhicules vendus en 2008 à près de 1,4 million en 2017, et vise 1,9 million en 2018.

Sergio Marchionne n’a pas seulement remis les clefs de l’emblématique marque turinoise à un non-Italien, il a surtout cédé sa place à quelqu’un qui, comme lui, a démontré sa capacité à générer des profits. Mike Manley a d’ailleurs annoncé qu’il comptait continuer sur la lancée de son prédécesseur.

Première publication : 24/07/2018