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Le Sénat américain a enterré vendredi une disposition qui obligeait les grands groupes énergétiques à rendre publiques les sommes payées à des gouvernements étrangers. La fin d’une mesure de transparence pour lutter contre la corruption.

C’est au petit matin, vendredi 3 février, que le Sénat américain a définitivement enterré une disposition de l’ère Obama censée réduire le risque de corruption dans le secteur énergétique. La fin de l'”extraction rule” (règle sur l’extraction) avait déjà été votée mercredi 1er février par la Chambre des représentants, le jour-même où la nomination de Rex Tillerson au poste de secrétaire d’État a été approuvée par le Sénat.

Une coïncidence qui en a interpellé plus d’un aux États-Unis. Cette règle intéressait en premier lieu le géant pétrolier Exxon, dont le nouveau chef de la diplomatie américaine fut le PDG. L'”extraction rule” obligeait en effet les grands groupes pétroliers, miniers et gaziers à publier chaque année un récapitulatif détaillé des sommes versées à des gouvernements étrangers dans le cadre des contrats publics d’extraction de ressources naturelles.

Rex Tillerson personnellement opposé à la mesure

L’adoption de cette mesure en 2015, censée apporter un peu de transparence dans le monde très opaque du versement des commissions, avait été saluée comme un grand pas en avant par les ONG qui luttent contre la corruption dans les pays en développement riches en matières premières. Elle permettait aussi aux États-Unis de se hisser au niveau de l’Europe et du Canada, qui disposent de règles similaires.

Mais le puissant lobby américain de l’énergie y était farouchement hostile. Rex Tillerson s’était même rendu en personne à Washington pour manifester son opposition à cette disposition. Pour ces multinationales, cette obligation de transparence conférait un avantage à leurs concurrents russes ou à ceux du Golfe, qui ne sont pas soumis aux mêmes règles.

Cette mise à mort de l'”extraction rule” a suscité un vif émoi dans le camp démocrate. “La priorité économique de la majorité républicaine au Congrès n’est visiblement pas d’augmenter le niveau de vie des Américains ou de lutter contre la montagne de dette des étudiants, mais de faire un cadeau à Exxon et aux groupes pétroliers et gaziers qui va enrichir des régimes corrompus et autoritaires. Et pourra, aussi, servir à financer en sous-main des réseaux terroristes”, s’est emportée la sénatrice démocrate du Massachussetts, Elizabeth Warren.

Trump veut démanteler la loi Dodd-Frank

La décision du Congrès de s’attaquer à cette mesure est aussi en phase avec la priorité affichée du président Donald Trump de démanteler la loi Dodd-Frank, un ensemble de règles adoptées en 2010 pour tenter de moraliser la finance afin de corriger les excès qui avaient menés à la crise financière de 2008. Le principe de l'”extraction rule” faisait partie de ce vaste corpus législatif.

Donald Trump a promis de remplacer la loi Dodd-Frank par un ensemble plus léger de règles. Il doit, dès vendredi 3 février, signer plusieurs décrets en ce sens. Durant la campagne, il avait accusé cette réglementation emblématique de l’ère Obama d’être une usine à gaz qui heurtait avant tout les petites et moyennes entreprises en compliquant l’accès au crédit et en multipliant les démarches administratives. Pas sûr que s’attaquer en premier à une mesure qui ne concerne que quelques mastodontes du secteur énergétique donne l’impression que la motivation première du démantèlement de la loi Dodd-Frank soit la défense des PME.

Première publication : 03/02/2017

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En vue d’une introduction en Bourse très attendue Snap, la start-up à l’origine du réseau social Snapchat, a remis, jeudi, ses documents financiers à la SEC. Une avalanche de données financières, mais aussi de détails insolites.

Snap – le nom de la maison mère du réseau social Snapchat – espère réaliser la troisième plus importante introduction en Bourse de l’histoire d’une société tech américaine. Dans son document préliminaire à son arrivée sur les marchés financiers, remis jeudi 2 février au gendarme américain de la Bourse (SEC), la start-up assure vouloir lever trois milliards de dollars lors de l’opération. Seuls Facebook (16 milliards de dollars en 2012) et Agere System (4,1 milliards de dollars en 2001) ont fait mieux.

Un objectif ambitieux qui ne surprend guère. En cinq ans d’existence, le réseau social éphémère (les messages disparaissent rapidement après leur publication) est devenu la star des jeunes (l’âge moyen est compris entre 18 et 24 ans), revendique 158 millions d’utilisateurs quotidiens qui passent environ trente minutes par jour sur l’application.

Cette introduction en Bourse à New York est donc la plus attendue depuis celle du géant chinois Alibaba, en 2014. Les documents financiers que Snap a remis à la SEC, largement commentés dans la presse, constituent une mine d’or pour les éventuels investisseurs. Mais ils permettent aussi de lever le voile sur quelques petits secrets de cuisine d’un réseau social devenu incontournable pour les “millenials”, ceux qui ont atteint la majorité au début des années 2000, idoles des publicitaires.

• Snap et la peur du Brexit

Parmi les dangers qui pèsent sur l’avenir économique de Snap, il faut compter avec la sortie de l’Union européenne du Royaume-Uni, assurent les responsables du réseau social. Ils mettent cet événement sur le même plan que des risques plus convenus pour une société tech, telles que la concurrence de Facebook ou de Google, les pirates informatiques ou la censure en Chine.

Mais Snap s’imagine un avenir britannique et voit d’un mauvais œil la tournure que prennent les négociations autour du Brexit. Le réseau social compte, en effet, établir le quartier général de ses activités non américaines à Londres, et envisage d’y localiser une structure pour gérer les revenus de ses licences. L’incertitude autour du cadre législatif au Royaume-Uni après le Brexit risque d’entraîner des coûts qui pourraient être “très élevés” pour Snap.

• Snap et l’éviction à 158 millions de dollars

Au début de l’aventure Snapchat, ils étaient trois. Cinq ans plus tard, ils ne sont plus que deux, Evan Spiegel et Bobby Murphy. Le troisième, Reggie Brown, a été remercié, non sans peine : ses deux anciens compères lui ont versé 157,5 millions de dollars.

La bataille judiciaire autour du rôle de Reggie Brown avait fait les choux gras de la presse spécialisée en 2013, laissant les médias sur leur faim puisque l’accord conclu entre les trois ex-amis de fac avait été tenu secret… jusqu’à présent.

• Snap et la Food and Drug Administration

Cette autorité n’intervient pas souvent dans le quotidien d’un géant du Web. La Food and Drug Administration (FDA) contrôle tout ce qui a trait à l’industrie alimentaire ou pharmaceutique. Mais Snap précise que cette dernière a aussi son mot à dire sur la commercialisation de “Spectacles”, les lunettes connectées commercialisées par Snap, considérées comme du matériel médical.

Le réseau social ajoute que l’importance du contrôle de la FDA pourrait aller croissant, suggérant une commercialisation d’autres objets connectés dans le même registre.

• Snap et les profits

L’entreprise perd actuellement de l’argent (514 millions de dollars en 2016). Rien d’étonnant dans le monde des start-up, dont la devise est généralement : les utilisateurs d’abord, les profits ensuite. Mais le réseau social va encore plus loin, puisqu’il prévient, en toute sérénité, qu’il pourrait ne jamais faire de profit. Pas le genre de précision qu’un investisseur hésitant risque d’apprécier.

• Snap et l’altruisme

Snap a créé une fondation caritative… deux jours avant de remettre ses documents financiers. Les deux cofondateurs s’engagent à y placer 13 millions d’actions Snap sur les quinze à vngt prochaines années afin de soutenir les “arts, l’éducation et la jeunesse”. Un beau geste ? Certes, mais c’est aussi une manière de lier les moyens d’action de la fondation à la performance boursière de Snap. Avis à ceux qui voudraient à l’avenir parier en Bourse contre le réseau social.

• Snap et les vieux

Snap, ce n’est pas qu’une appli pour les jeunes. Enfin presque. Les “vieux” d’un pays européen résistent encore et toujours à ce jeunisme : la Norvège. Plus de 45 % des utilisateurs du réseau social dans ce pays ont plus de 35 ans. Snap ne donne pas d’explication sur le particularisme norvégien, mais précise bien que le cas est unique.

Première publication : 03/02/2017

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Le PDG d’Uber Travis Kalanick renonce à conseiller Donald Trump, a annoncé jeudi sa société. Il avait été la cible de critiques à la suite du décret signé par le président américain sur l’immigration visant des pays à majorité musulmane.

Le PDG d’Uber ne se joindra pas aux dirigeants de General Motors, Tesla Motors, PepsiCo, JPMorgan Chase, Blackstone, IBM , Wal-Mart ou encore Boston Consulting Group qui doivent rencontrer Donald Trump, vendredi 3 février, lors d’un comité de conseil économique. Travis Kalanick a décidé de se retirer de ce groupe de conseil, a annoncé la société la veille.

Uber s’est retrouvée sous le feu des critiques des utilisateurs et des internautes à la suite des mesures anti-immigration prises par l’administration Trump. Dans une lettre adressée à ses équipes, Travis Kalanick a tenté d’expliquer que “se joindre à ce groupe n’avait jamais été censé être un soutien au président ou à sa politique”. “C’est malheureusement exactement ainsi que cela a été interprété”, a-t-il constaté. La porte-parole d’Uber, Chelsea Kohler, a confirmé son départ du comité.

>> À lire : D’Uber à Google, la Silicon Valley face au décret anti-immigration de Trump

Full email from Travis Kalanick to Uber staff pic.twitter.com/SQLM4Q83si

— Julia Carrie Wong (@juliacarriew) February 2, 2017

Sur les réseaux sociaux, jeudi, des campagnes invitaient de nouveau les utilisateurs à fermer leurs comptes Uber et à lui préférer le service Lyft, pour protester contre la position de Kalanick. Sur Twitter, le hashtag #DeleteUber (supprime Uber) appelant au boycott du service s’est massivement répandu.

Let’s see if we can bankrupt uber in a week by #deleteuber. We the people have the power!

— chris ardern (@ducatikiwi) January 31, 2017

Les utilisateurs ayant fermé leur compte ont reçu un message du groupe, expliquant que leurs inquiétudes étaient partagées par Uber et que les chauffeurs affectés par le décret présidentiel suspendant l’entrée des ressortissants de sept pays à majorité musulmane seraient dédommagés.

Avec Reuters

Première publication : 03/02/2017

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“Parier contre la France” serait le choix boursier le plus pertinent du moment, d’après le site MarketWatch. Car du grand bazar politique résulte un fort sentiment d’incertitude qui risque de plomber les marchés.

Entre le scandale qui entache la candidature à la présidentielle française de François Fillon, la perspective de voir l’extrême droite pointer au second tour, le Parti socialiste qui s’est choisi un champion très à gauche ou encore l’ascension d’Emmanuel Macron, ancien ministre des Finances sans expérience politique propulsé au rang de favori du moment… les incertitudes s’accumulent au-dessus du bateau France. N’en jetez plus, il est temps… de spéculer contre elle en Bourse !

C’est du moins le conseil prodigué par le site financier américain MarketWatch. “Le choix boursier le plus simple au monde : parier contre la France”, assure cette publication respectée dans les milieux financiers qui fait partie de l’empire Dow Jones & Company.

France : symbole de l’incertitude politique

Les spéculateurs seraient bien avisés de vendre les obligations d’État français, conseille Marketwatch, car leur cours en Bourse risque de baisser dans les semaines à venir. L’autre moyen de faire un coup boursier aux dépens de l’Hexagone est la vente à découvert : c’est-à-dire que le boursicoteur vend un titre qu’il ne possède pas en espérant qu’au moment où il devra effectivement l’acquérir pour le céder à l’acheteur, le cours aura baissé, lui permettant de faire une plus-value au passage. Pascal de Lima, économiste en chef du cabinet de conseil Economic-Cell contacté par France 24, juge l’analyse du site financier plutôt réaliste : “Il existe un risque de volatilité sur le marché financier français avec des mouvements de ventes à venir à cause du contexte politique”, reconnaît-il.

Le rapport entre l’affaire d’emplois présumés fictifs qui fragilise le favori d’une élection présidentielle et l’opportunité de se faire de l’argent en Bourse sur le dos d’un pays tient en un mot : l’incertitude. “Elle provient autant de l’issue de l’élection que de l’imprécision des programmes économiques des candidats”, précise Pascal de Lima. Pour MarketWatch, la France est devenu le symbole du chaos politique, “davantage encore que le référendum britannique sur le Brexit ou l’élection présidentielle américaine”. “Qui va gagner en France ? Chacun des quatre principaux candidats est à ce stade capable de l’emporter et on ne sait absolument pas ce qu’il fera ensuite”, résume le site.

Comme un pays d’Europe du sud

Les investisseurs n’aiment pas naviguer à vue et les premières conséquences boursières de cette incertitude commencent à se faire sentir. L’un des indicateurs les plus suivis en Bourse, l’écart des taux d’intérêt sur les obligations d’État à 10 ans entre la France et l’Allemagne, s’accentue. Paris doit désormais accepter de payer de plus en plus cher par rapport à son voisin pour emprunter sur les marchés. Ce taux d’intérêt agit comme un révélateur du sentiment des investisseurs à l’égard d’un pays : plus il est élevé, plus ils estiment que la situation économique est risquée.

L’évolution des taux d’intérêt sur les obligations d’État françaises et allemandes

© Bloomberg

L’impact économique du “PenelopeGate” ou du choix de Benoît Hamon par le PS est d’autant plus fort “que l’incertitude politique s’ajoute à un climat économique en France qui inquiète”, note Pascal de Lima. Le mélange entre croissance faible, chômage reparti à la hausse et flou politique représente un cocktail qui “devrait encore accentuer dans les semaines et mois à venir la spéculation”.

Cette réactivité aux soubresauts politiques des marchés est aussi une spécificité de cette campagne présidentielle. “En 2007 et 2012, il n’y avait rien eu de tel”, rappelle Pascal de Lima. La nervosité des investisseurs à l’égard de la situation politique d’un pays était jusqu’à présent plutôt réservée aux pays du sud de l’Europe, comme la Grèce, le Portugal ou l’Italie. Pour l’économiste français, l’appel à la spéculation de MarketWatch révèle donc avant tout un changement de perception : “Même si la France reste un pays très riche, bien considéré par les agences de notation, les marchés ont tendance à réagir presque comme s’il s’agissait d’un pays économiquement plus fragile du sud de l’Europe.”

Première publication : 02/02/2017

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Le décret anti-immigration de Donald Trump a également fait des vagues dans le monde de la tech. Uber s’est retrouvé sur la sellette, des stars du web ont été accusées de timidité dans leur condamnation, et d’autres ont été applaudis. Explications.

Le décret anti-immigration du président américain Donald Trump a déjà fait une victime dans le monde de la tech : Uber. Les appels au boycott du célèbre service de VTC (véhicule de transport avec chauffeur) se sont multipliés aux États-Unis dimanche. Un hashtag spécifique, #DeleteUber a fait son chemin sur Twitter appelant les internautes à effacer l’application de leurs smartphone.

Lyft a donné un million de dollars à l’ACLU, Uber a tenté de profiter de la situation et affaiblir la cause [opposition au décret Trump]

Lyft gave 1 million dollars to support the ACLU

Uber tried to undermine the cause and profit

I support those who stand with us #DeleteUberpic.twitter.com/3Zpl2fse7l

— Cole Ledford (@ColeLedford11) 29 janvier 2017

Deux maux disqualifient Uber aux yeux des opposants au décret de Donald Trump, qui interdit pour 90 jours l’entrée sur le territoire américain de ressortissants de sept pays à majorité musulmane. D’abord, son fondateur, Travis Kalanick, a accepté de rejoindre l’équipe de conseillers économiques du nouveau président, peu avant son investiture. Une position devenue très inconfortable et que beaucoup lui demandent d’abandonner, au lieu de se contenter de quelques tweets d’opposition au décret présidentiel.

Uber s’est, de plus, illustré par un opportunisme qui n’a pas amélioré sa côte d’amour aux États-Unis, samedi 28 janvier. Alors que les chauffeurs de taxis new-yorkais, dont une part importante est de confession musulmane, organisaient un mouvement de contestation contre la mesure anti-immigration du président, en tentant de bloquer l’accès à l’aéroport JFK de New York, le service de VTC a décidé de couper l’augmentation automatique du prix en cas de forte demande. Une décision perçue une manière de profiter de la grève des taxis et de saper leur mouvement de révolte.

Pourtant, Travis Kalanick a déploré une mesure “qui va à l’encontre de toutes nos convictions” et Uber a mis en place un fond de trois millions de dollars pour aider juridiquement les chauffeurs du groupe qui pourraient avoir à pâtir du controversé décret.

Mais rien n’y a fait. Conséquence de cette situation “uberesque” : l’application du concurrent Lyft est devenue, pour la première fois, plus populaire que celle d’Uber aux États-Unis. De plus, ce service alternatif de VTC a enfoncé le clou en faisant un don d’un million de dollars à l’American civil liberties union (ACLU), la plus puissante des associations américaines de défense des droits civiques. Lyft s’est ainsi retrouvé dans le camp des entreprises tech encensées pour leur réaction au décret.

Des géants du web jugés trop timorés

Ce qui est loin d’être le cas de toutes les stars de la Silicon Valley. Les critiques, entre autres, de Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, Satya Nadella, le patron de Microsoft, ou encore Elon Musk, le fondateur de Tesla, contre la mesure sont apparues comme le minimum synidcal.

Des paroles, encore des paroles, toujours des paroles ont déploré plusieurs médias. “Il est compréhensible que ces dirigeants veuillent pouvoir avoir accès aux plus hauts cercles du pouvoir, mais lorsqu’un gouvernement franchit la ligne rouge sur un sujet aussi sensible que la diversité, il faut savoir agir avec plus de force”, résume le site américain geektime.

Ceux qui l’ont fait se comptent presque sur les doigts d’une main. Outre Lyft, la plateforme de sous-location Airbnb a donné la possibilité à ses loueurs de mettre à disposition des hébergements gratuits pour tous ceux qui se retrouvaient bloqués loin de chez eux, dans les aéroports ou les ville de transit, à cause du décret anti-immigration.

Google a, de son côté, mis en place un “fond de crise” d’un montant maximum de quatre millions de dollars, alimenté par les donations extérieures et celles d’employés du groupe, destiné à financer quatre associations de lutte pour les droits des immigrés et des réfugiés. Sergei Brin, co-fondateur de Google, a participé à une manifestation à San Francisco contre la mesure de Donald Trump.

Plusieurs personnalités de la Silicon Valley ont décidé de faire des dons personnels à l’ACLU. Le très influent investisseur Chris Sacca a ainsi versé 150 000 dollars à cette association, qui, durant le week-end, a reçu la somme record de 24 millions de dollars, soit “six fois [leur] moyenne annuelle de dons”, a précisé l’organisation.

Première publication : 30/01/2017

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L’Allemagne a dépensé 21,7 milliards d’euros en 2016 pour financer l’accueil des réfugiés. Une politique coûteuse qui, pourtant, n’a pas mis les finances de Berlin à mal.

Près de 22 milliards d’euros. C’est la somme que l’Allemagne a dépensé en 2016 pour gérer l’afflux de migrants et réfugiés, a révélé le gouvernement allemand vendredi 27 janvier. C’est la première fois que Berlin chiffre précisément le coût annuel de la politique d’accueil voulue par Angela Merkel et défendue contre vent et marée populiste par la chancelière. Malgré ce coût, Berlin affiche une santé budgétaire à toute épreuve… en partie grâce à l’apport économique des réfugiés.

Les 21,7 milliards d’euros ont aussi bien servi à l’accueil des nouveaux arrivants qu’à l’accompagnement de ceux qui étaient déjà sur le territoire. En 2016, l’Allemagne a accueilli 280 000 personnes cherchant à fuir des zones de conflits, soit près de trois fois moins qu’en 2015 (890 000).

Sept milliards d’euros pour lutter contre les causes de la crise

La plus importante partie de cette somme – 9,3 milliards d’euros – a été versée par l’État aux Länders (les régions) et villes pour organiser les centres d’accueil et apporter les soins de première nécessité aux nouveaux arrivants. Les Länders, et tout particulièrement la Bavière, s’étaient plaints en 2016 d’un manque de soutien financier de Berlin pour faire face à la situation. L’État avait alors décidé d’augmenter de 2,6 milliards d’euros par an sa participation à l’aide pour l’accueil des réfugiés, gérée au niveau local.

Berlin a également beaucoup dépensé : 7,1 milliards d’euros, pour “lutter contre les causes de la crise migratoire”, d’après le document budgétaire qui détaille le coût de cette politique. L’Allemagne a ainsi multiplié par trois son “aide directe aux zones en crise” (Syrie, Afghanistan ou encore Irak) qui s’est établi en 2016 à 1,4 milliard d’euros. Le reste de la somme a servi notamment à soutenir financièrement des ONG qui aident les populations dans les régions en guerre ou dans d’autres pays d’accueil comme la Turquie.

Le volet administratif de la politique migratoire allemande a aussi un coût. Entre les programmes d’intégration – comme les cours d’Allemand -, les frais d’enregistrement des migrants et l’obligation d’engager et de former du personnel spécialisé, les mesures d’accompagnement (simplification administrative, gratuité de certaines démarches), l’État a dépensé 5,3 milliards d’euros.

Six milliards d’excédent budgétaire

La somme peut paraître élevée, d’autant que le gouvernement prévoit une charge financière similaire pour 2017 (22 milliards d’euros), mais elle correspond aux projections effectuées par les principaux instituts économiques allemands dès 2015. L’Institut der Deutschen Wirtschaft (Institut de l’Économie allemande) avait calculé, qu’en 2016, l’accueil des migrants coûterait 22,6 milliards d’euros. Mais, contrairement au gouvernement, elle prédit qu’en 2017, le coût allait fortement augmenter pour atteindre 27 milliards d’euros.

Cette coûteuse politique n’a cependant pas mis les finances allemandes à mal, n’en déplaise aux détracteurs du choix d’Angela Merkel, en faveur de l’accueil des réfugiés. Au contraire : le pays a dégagé un excédent budgétaire de près de six milliards d’euros en 2016, se plait à souligner le gouvernement.

Cette bonne santé budgétaire s’explique par la forte hausse des recettes fiscales, dopée par la croissance… et les conséquences économiques bénéfiques de l’arrivée de plus d’1,5 millions de personnes en Allemagne. “La politique d’accueil peut être considérée comme un immense programme de relance économique”, affirme au quotidien Suddeutsche Zeitung Ferdinand Fichtner, économiste à l’Institut de recherche économique. Hausse de la consommation, dépenses de santé, de loyers et forts investissements dans l’immobilier : pour cet expert “environ 90 % de l’argent dépensé par l’État a ainsi été remboursé”.

Première publication : 27/01/2017

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De faux comptes Twitter d’agences américaines, comme celui de la Nasa, connaissent un succès grandissant. Ils assurent être la voix de la résistance scientifique à la censure organisée par le président Donald Trump.

Ils se veulent les nouveaux héros de la résistance digitale à l’administration Trump. Les comptes Twitter @RogueNASA, @AltUSNatParkService ou encore @ActualEPAFacts sévissent depuis quelques jours sur le célèbre réseau social pour “résister contre la censure des faits et de la science [par le nouveau président américain]”. C’est du moins ce qu’assure, dans sa description, le compte “alternatif” du département de l’agriculture AltUSDA.

Leur point commun à tous : ce sont des faux comptes d’agences publiques officielles américaines. Mais leurs administrateurs affirment être des vrais employés de ces institutions. Ils veulent ainsi protester contre ce qu’ils appellent une administration hostile à la réalité scientifique et qui promeut des “faits alternatifs”, le concept développé par la conseillère spéciale de Donald Trump, Kellyanne Conway pour défendre le chef de l’État. “Si publier des faits et informations scientifiques depuis un faux compte Twitter est notre seule option pour résister pendant quatre ans, nous le ferons”, affirme ainsi @RogueNASA.

Annonce d’utilité publique : “la médecine alternative” est basée sur les “faits alternatifs”

Public Service Announcement:

“Alternative Medicine” is kinda based on “Alternative Facts” #vaccineswork#vaccinesdontcauseautism

— Alternative NIH (@Alt_NIH) 25 janvier 2017

Le succès de ces comptes va grandissant : la plupart d’entre eux sont suivis par plus de 20 000 internautes. Le compte “rebelle” du service des parcs publics a même près de trois fois plus d’abonnés (près d’un million) que le fil officiel de cette agence.

Tout est parti de vrais comptes d’agences gouvernementales

Avant même l’apparition de ces comptes alternatifs, les premières critiques, à peine voilées, contre le nouveau président émanaient de comptes officiels d’agences étatiques. Le département américain de la Défense soulignait, il y a quelques jours, “que les messages sur Twitter en disent parfois long sur la santé mentale de quelqu’un”. Une allusion assez claire à la propension de Donald Trump à gazouiller sans retenue. Le compte du service des parcs publics avait, lui, retweeté les images comparant la foule rassemblée lors de la cérémonie d’investiture de Barack Obama en 2009 et à celle réunie devant le Capitole à Washington le 20 janvier 2017. Quant au fil Twitter du parc national des Badlands, une série de messages, posté sur celui-ci le 23 janvier, rappelait les effets du réchauffement climatique.

La plupart des tweets les plus ouvertement anti-Trump ont été rapidement effacés. Mais ils avaient eu le temps de faire le tour du Web. Leur disparition a éveillé des soupçons de censure. Surtout que la nouvelle équipe dirigeante a été accusée par Reuters d’avoir demandé à au moins deux administrations – l’Agence environnementale et le département de l’Agriculture – de communiquer le moins possible avec le public et les médias, que ce soit par le biais des réseaux sociaux ou des communiqués de presse. Pour les uns c’est le signe de l’hostilité d’un gouvernement qui compte plusieurs climatosceptiques en son sein à l’égard de la communauté scientifique. Pour les plus cléments, il s’agirait juste d’une période de mise au point en interne durant laquelle Donald Trump ne voudrait pas qu’il y ait trop de confusion entre le discours gouvernemental et celui des administrations publiques. La Maison Blanche a affirmé, mercredi 25 janvier, ne pas chercher à museler la science.

L’existence de @TheAltEPA m’a fait rire hystériquement et avec tristesse. Un monde où tous ces comptes alt deviennent nécessaire.

The existence of @TheAltEPA made me laugh hysterically with sadness. A world where all these #Alt accounts are now necessary.

— Yalda (@yalginia) 25 janvier 2017

Qui est derrière ces comptes ?

C’est cette crainte de se retrouver sans voix pendant quatre ans qui a suscité la multiplication des comptes Twitter “alt”. Si l’intention semble louable à beaucoup de commentateurs – du Guardian britannique au quotidien New York Times -, certains soulignent les limites de l’exercice. Ce cyber-maquis scientifique risque de discréditer les comptes officiels de toutes les agences gouvernementales, soutient le magazine Forbes. Les internautes pourraient finir par penser que seuls ceux qui tweetent, par exemple, depuis @rogueNASA défendent l’intégrité de la recherche par opposition au compte officiel de l’agence spatiale.

Un raccourci d’autant plus dangereux que personne ne sait qui est vraiment à la manette derrière ces comptes Twitter. Plusieurs autres médias ont essayé sans succès d’entrer en contact avec ces résistants autoproclamés. “Il pourrait s’agir d’un opération sophistiquée de pirates informatiques qui créent d’abord un climat de confiance en tweetant des vrais faits scientifiques avant de poster des liens qui, eux, renverront vers des sites piratés contenant des virus”, avance Forbes. Une hypothèse extrême à laquelle peu adhèrent, mais tous assurent que la crédibilité de la démarche serait renforcée par un peu plus de transparence.

Première publication : 26/01/2017

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Le patron de Facebook Mark Zuckerberg a créé une polémique en lançant des actions contre des centaines d’Hawaïens qui détiennent, selon la loi locale, une parcelle du terrain qu’il a acheté pour plus de 100 millions de dollars.

Mark Zuckerberg, nouveau visage du néo-colonialisme ? À Hawaï, c’est la réputation que le patron de Facebook est en train d’acquérir sur fond de polémique autour d’une propriété de 283 hectares avec vue sur la mer sur l’île de Kauai.

Le Honolulu Star Advertiser, journal local, a révélé le 19 janvier que Mark Zuckerberg avait lancé plusieurs actions en justice fin décembre 2016 contre des centaines d’autochtones, vivants et même parfois morts, afin de s’assurer que personne ne pourra réclamer un droit de propriété ou de passage sur une parcelle du terrain qu’il a acheté en 2014 pour plus de 100 millions de dollars.

Un casse-tête créé par une loi de 1850

“C’est un comportement néo-colonialiste”, a assuré Kapua Sproat, professeure de droit à l’université d’Hawaï, interrogée par le quotidien britannique The Guardian lundi 23 janvier. La procédure donne l’impression que le sixième homme le plus riche de la planète veut déposséder des locaux d’un bout de terre qui appartient, parfois, à leur famille depuis des générations.

La situation est plus complexe que ça. Mark Zuckerberg assure vouloir simplement indemniser tous ceux qui détiennent (même parfois sans le savoir) un droit sur une parcelle de son terrain. Les locaux, quant à eux, redoutent de ne pas avoir d’autre choix que d’accepter le prix d’une expropriation subie.

Mark Zuckerberg se retrouve dans un casse-tête légal qui remonte au XIXe siècle. Il ne peut pas être sûr d’être le seul propriétaire en raison du Kuleana Act de 1850, loi qui a conféré aux Hawaïens de l’époque un droit de propriété sur les terres qu’ils ont cultivées. Et a permis à des étrangers d’acheter des bouts de terrain à l’État. Ces titres ont été automatiquement transmis et divisés à parts égales entre les différents héritiers. Au fil des générations, une parcelle de terrain peut ainsi avoir été divisée en dizaine de lopins appartenant à des personnes qui, parfois, ne sont même pas au courant d’en être les légitimes propriétaires.

D’où le casse-tête de Mark Zuckerberg : il sait qu’il y a des conflits potentiels de propriété sur des dizaines, voire des centaines de mètres carrés du terrain acheté. Les procédures qu’il a lancées visent à identifier ceux qui pourraient avoir des revendications. Le patron de Facebook a notamment assigné les 300 descendants d’un employé portugais d’une plantation de canne à sucre qui avait acquis, au XIXe siècle, 0,8 hectare se trouvant aujourd’hui là où Mark Zuckerberg a fait bâtir sa résidence secondaire.

S’acheter sa tranquilité

“Il y a eu beaucoup d’informations trompeuses sur mes intentions à Hawaï”, a assuré le patron de Facebook dans un post publié sur le célèbre réseau social afin de justifier ses actions en justice. Il assure vouloir simplement retrouver la trace de tous ceux qui ont droit d’être “indemnisés à un juste prix”, même ceux qui l’ignorent. Il a reçu le soutien du petit-petit fils de l’employé portugais qui estime qu’il est temps pour sa famille de toucher l’argent de cet héritage trop longtemps négligé au lieu de le voir se diluer de plus en plus avec chaque génération.

Certains trouvent pourtant cette ligne de défense — les poursuites sont engagées simplement pour pouvoir payer tout le monde — un peu facile. Pour Kaniela Ing, l’un des élus d’Hawaï à la Chambre américaine des représentants, “Mark Zuckerberg a recours aux mêmes méthodes que celles que les barons du sucre ont utilisées il y a plus d’un siècle”. Les belles paroles n’y changent pas grand-chose : les Hawaïens vont perdre leur droit de propriété, qu’ils le veuillent ou non. En effet, une fois que tous les acteurs de cette affaire foncière seront connus, les parcelles de terre concernées seront mises aux enchères. Difficiles pour les locaux de rivaliser avec la fortune de Mark Zuckerberg.

Ces procédures seraient aussi, d’après le généalogiste Keola Worthington, une manière pour le jeune multimilliardaire d’acheter sa tranquillité sur l’une des îles les plus prisées d’Hawaï où résident déjà bon nombre de stars d’Hollywood, comme Ben Stiller ou Pierce Brosnan. Le droit de propriété hérité du Kuleana Act permet à qui le détient d’avoir un accès tout ce qu’il y a de plus légal au terrain de l’un des hommes les plus puissants au monde. Mark Zuckerberg a déjà fait construire un mur autour de sa maison, en 2016, au grand dam des habitants déplorant cette insulte au paysage. Il veut dorénavant avoir le droit légal d’isoler au maximum son petit bout de paradis du reste de l’île.

Première publication : 24/01/2017

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Des chercheurs de Cambridge et Yale ont publié une étude démontrant qu’il était possible de lutter contre la prolifération de fausses informations sur le Net comme contre un virus : avec un mécanisme similaire à celui d’un vaccin.

Cet hiver, pensez à vous faire vacciner contre la grippe… et les fausses informations. Des chercheurs des prestigieuses universités de Cambridge (Royaume-Uni) et Yale (États-Unis) se sont penchés sur un vaccin contre les “fake news”. Dans un article publié lundi 23 janvier dans le journal Global Challenge, ils concluent qu’un tel traitement est efficace contre les informations erronées ou tendancieuses qui se répandent sur Internet comme lors de la campagne présidentielle américaine de 2016.

Il ne s’agit pas, bien sûr, de se rendre chez le médecin pour une piqûre. Les chercheurs pensent qu’en exposant les internautes à des petites doses de fausses informations tout en démontrant le ridicule de celles-ci, il est possible de développer une sorte de système immunitaire. “Le principe est similaire au monde médical : nous inoculons une petite dose de fausse information afin que l’individu, c’est-à-dire l’internaute, développe des anticorps”, explique Sander van der Linden, chercheur en psychologie à Cambridge et auteur principal de l’étude, contacté par France 24.

Des climatosceptiques…



Dans leur article, ils s’attaquent ainsi aux thèses climatosceptiques. Ils ont exposé plus de 2 000 personnes successivement à un site qui rappelle les faits scientifiques sur le rechauffement climatique puis un autre qui expose les thèses climatosceptiques. Les cobayes ont alors commencé à douter du consensus scientifique.

Puis les scientifiques ont testé leur “vaccin”. Ils ont repris un nouvel échantillon de 2 000 personnes. Et avant de leur montrer le site climatosceptique, ils leur ont prouvé que certaines informations qui s’y trouvent sont fantaisistes. En l’occurrence, les scientifiques ont isolé une pétition sur le site controversé dont certaines signatures étaient clairement farfelues comme celles de Charles Darwin ou des membres des Spices Girls. Résultats concluants : non seulement, les internautes ont été moins receptifs à ce site, mais en plus ils se sont montrés beaucoup moins perméables aux autres messages climatosceptiques ailleurs sur le Net.

… aux “faits alternatifs” de Donald Trump

Depuis leur expérience, “l’actualité a montré tout le danger que les ‘fake news’ peuvent avoir en influençant directement le comportement des citoyens”, souligne Sander van der Linden. Une allusion directe à l’élection aux États-Unis de Donald Trump qui, pour certains, a été facilitée par des informations tendancieuses publiées sur Facebook cherchant à dénigrer Hillary Clinton, l’adversaire démocrate du milliardaire. Des articles comme “le pape soutient Donald Trump” ou “Hillary Clinton a vendu des armes à l’ [organisation terroriste] État islamique” ont été partagés des millions de fois sur le réseau social alors qu’ils sont erronés du début à la fin. “Nos prochaines expériences s’intéresseront sûrement aux ‘Fake news’ autour de Donald Trump”, assure le chercheur en psychologie.

Pour lui, ce travail est d’autant plus urgent dans un contexte médiatique où l’une des conseillères de Donald Trump développe le concept de “faits alternatifs” pour justifier l’affirmation du président qu’il y avait “environ 1,5 million de personnes pour assister à l’investiture”.

Reste à savoir comment administrer les vaccins anti-“fake news”. Il peut difficilement y avoir des campagnes de vaccination où tous les internautes seraient obligés de se soumettre à des expériences comme celle menée dans l’étude. Pour Sander van der Linden, le travail de vérification des faits – comme celui de la rubrique info/intox du site des Observateurs de France 24 – est un bon début. Mais le plus efficace serait de sensibiliser les plus jeunes aux fausses informations dès l’école et tout au long de la scolarité. Car sans cela, les “fakes news” risquent de revenir chaque année comme une méchante grippe.

Première publication : 23/01/2017

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Le président américain Donald Trump a signé lundi une ordonnance retirant son pays de l’accord de libre-échange TPP. Négocié pendant des années par Obama, le TPP liait les États-Unis à 11 pays de la région Asie-Pacifique.

C’était l’une de ses promesses de campagne. Quelques jours après son investiture, Donald Trump a signé lundi 23 janvier une ordonnance (executive order) appelant à une renégociation du Partenariat transpacifique (TPP).

>> À lire : Annonces de Donald Trump – les silences qui en disent long

Le Partenariat transpacifique, signé l’an dernier par 12 pays d’Amérique et d’Asie dont les États-Unis, mais pas encore ratifié, vise à créer une zone de libre-échange dans la région Asie-Pacifique. En vertu de ses règles de ratification, le retrait des États-Unis signifie qu’il ne pourra pas entrer en vigueur.

Trump va s’engager simultanément à lancer, sur une base bilatérale, des négociations commerciales avec les 11 autres pays signataires du TPP.

Le nouveau président pourrait parallèlement remettre en cause le programme “DACA”, mis en place par Barack Obama en 2012 et qui a permis à plus de 750 000 clandestins arrivés jeunes sur le territoire d’obtenir des permis de séjour et de travail.

Avec Reuters et AFP

Première publication : 23/01/2017