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Les Bleus ont remporté dimanche leur deuxième Coupe du monde. Au lendemain de la victoire et après une nuit de fête, continuez de suivre les événements en direct sur notre liveblog.

Vingt ans après 1998, la France a remporté sa deuxième Coupe du monde, dimanche 15 juillet. À travers l’Hexagone et dans plusieurs villes du monde, les Français ont laissé éclater leur joie pour célébrer cet évènement historique. Revivez ces instants, qui ont duré une grande partie de la nuit de dimanche à lundi, sur notre liveblog.

Première publication : 15/07/2018

Il y a cent ans, au cours de la Première Guerre mondiale, les poilus se battaient aussi en Italie. Un siècle plus tard, quelques vestiges témoignent de la présence de ces soldats français dans la région de la Vénétie.

Lorsqu’éclate la Première Guerre mondiale en août 1914, l’Italie, jusque-là alliée de l’Allemagne et de l’Autriche (dans la Triplice), décide dans un premier temps de rester neutre. Mais en mai 1915, après avoir engagé des pourparlers secrets avec la Triple-Entente (France, Royaume-Uni, Russie), le royaume décide finalement de déclarer la guerre à l’Autriche-Hongrie, puis plus tard, en août 1916, à l’Allemagne, en échange de concessions territoriales en cas de victoire. Pendant deux ans, l’armée italienne se bat principalement dans les Dolomites et le Frioul, sur la Piave, l’Izonso, sur le plateau d’Asiago.

Mais en octobre 1917, les soldats italiens sont contraints de battre en retraite face à une offensive austro-allemande à Caporetto. Réagissant à cette lourde défaite, l’état-major français décide d’envoyer des renforts sur le front italien à l’hiver 1917. Les premières troupes françaises sont donc arrivées en Italie le 31 octobre 1917 et se sont disposées progressivement entre Mantoue et Vérone. Puis, un peu plus à l’est du Montello, sur la ligne Monfenera – Monte Tomba – Pederobba.

Ces soldats français sont engagés dans des combats au cours de l’hiver 1917, puis au printemps et à l’été 1918. Cent ans après, la présence de ces poilus en Italie, dans cette région de la Vénétie, est assez méconnue, mais sur place, quelques vestiges témoignent encore de leur passage.

L’ossuaire de Pederobba

Au pied du Monte Tomba-Monfenera, se trouve un édifice très imposant en mémoire des soldats français. Dans l’ossuaire de Pederobba repose plus de 990 soldats de la 47e division française. Le monument a été inauguré le 27 juin 1937 en parallèle à l’élaboration en France d’un grand cimetière militaire italien à Bligny, dans la Marne. Ces deux grandes statues assises symbolisent la France et l’Italie, sur les genoux desquelles repose le corps d’un soldat français.

L’ossuaire de Pederobba
  • L’ossuaire a été inauguré le 27 juin 1937 par le général Ceci au cours d’une cérémonie franco-italienne, en présence des autorités civiles et militaires, d’une foule d’anciens combattants et de leurs familles. © Stéphanie Trouillard, France 24

  • On peut y lire le nom des soldats français dont les dépouilles y sont regroupées. © Stéphanie Trouillard, France 24

  • Cette photo d’archives montre des soldats français devant l’ossuaire de Pederobba, alors qu’il n’avait pas encore été achevé. © Archivio Storico Dal Molin – Collezione Zambon

  • Cet ossuaire se veut particulièrement imposant. Il consiste en un mur de 100 m de long, 10 m de haut, 6 m de large, symbolisant l’arrêt de l’offensive autrichienne. © Archivio Storico Dal Molin – Collezione Zambon

Le coq de Conco

En juin 1918, les Français ont participé à la bataille du Piave sur le plateau d’Asiago. Dans le petit village de Conco, un objet étonnant rappelle la venue des Poilus. Un coq français trône dans la mairie. Il se trouvait autrefois dans le cimetière franco-italien édifié après la guerre. Il comptait alors 284 dépouilles de Français. Le cimetière a été démantelé en 1932 et la plupart des corps ont été transférés à l’ossuaire de Pederobba. Le coq est le seul vestige de ce lieu. Il a été retrouvé récemment chez des habitants du village. Une plaque rend également hommage à la fraternité d’armes entre les Français et les Italiens.

Le coq français de Conco
  • Le coq de l’ancien cimetière franco-italien de Conco a été placé dans une salle de la mairie. © Stéphanie Trouillard, France 24

  • Il est désormais la seule relique de la présence des Français dans ce village du plateau d’Asiago. © Stéphanie Trouillard, France 24

  • Il existe cependant quelques photos d’archives de l’ancien cimetière. Le coq figurait alors sur ce petit monument. © Mairie de Conco

  • Les plans de l’ancien cimetière militaire ont aussi été conservés et sont visibles à la mairie de Conco. © Mairie de Conco

Le monument au chef d’escadron Emmanuel Muller

Pour découvrir d’autres traces des Français, il faut s’enfoncer dans la forêt sur le plateau d’Asiago. C’est ici que les poilus ont combattu en juin 1918. Certains y ont laissé leur vie comme le chef d’Escadron Emmanuel Muller du 78e régiment d’infanterie. Une plaque, perdue dans les bois, lui rend hommage. Il commande le 3e bataillon lorsqu’il est grièvement blessé. Sa dernière citation raconte ses derniers instants : “Beau soldat, servant en première ligne dans l’infanterie depuis le début de la guerre, exemple frappant du devoir et du courage. Frappé mortellement à son poste de combat, a donné jusqu’à la fin les preuves d’une élévation de sentiments, d’une énergie et d’une simplicité admirables. Est mort avec la seule pensée du devoir envers la patrie”.

Le monument au chef d’escadron Emmanuel Muller
  • Dans la forêt sur le plateau d’Asiago, les tranchées où se sont battues les Français en juin 1918 sont encore bien visibles. © Stéphanie Trouillard, France 24

  • Un monument exceptionnel est perdu dans les bois. Cette plaque rend hommage à un poilu français d’origine alsacienne tombé ici-même en Italie : Emmanuel Muller du 78e régiment d’infanterie. © Stéphanie Trouillard, France 24

  • Comme l’indique sa fiche sur le site Mémoires des Hommes, il est décédé des suites de ses blessures de guerre, le 15 juin 1918. © Mémoire des Hommes

La couronne de fleurs de Valdobbiadene

La région de Valdobbiadene est aujourd’hui connue pour sa production de Prosecco. Mais il y a cent ans, les combats y faisaient rage. Les soldats français sont venus se battre ici dès octobre 1917. Ils essayaient alors de percer les lignes autrichiennes vers le Monte Tomba. Une centaine y a perdu la vie. Ils ont été enterrés dans le cimetière de Valdobbiadene avec quelques centaines d’autres Poilus tués dans cette zone. Le 22 octobre 1922, un monument en hommage aux soldats français a même été inauguré, là où se trouvait également un coq. Il a malheureusement été détruit par des partisans antifascistes au cours de la Seconde Guerre mondiale. Le cimetière français a lui aussi disparu. Les corps des Poilus ont été regroupés dans l’ossuaire de Pederobba. À son emplacement, il ne reste plus rien, mis à part une photo et une magnifique couronne de perles aux couleurs tricolores retrouvées dans les années 1950 dans le cimetière communal. Ce témoignage émouvant avait été déposé par une délégation de poilus venus à l’époque en pèlerinage.

La couronne de fleurs de Valdobbiadene
  • L’ancien cimetière français se trouvait juste à côté du cimetière communal de Valdobbiadene. © Stéphanie Trouillard, France 24

  • Il a aujourd’hui disparu, mais une photo indique son ancien emplacement. © Stéphanie Trouillard, France 24

  • Les habitants ont aussi mis bien en évidence cette couronne de fleurs tricolores faites de perles. Elle avait été déposée par une délégation d’anciens poilus en hommage à leurs camarades. © Stéphanie Trouillard, France 24

  • Ce cliché montre l’inauguration du cimetière militaire , le 27 octobre 1922. On peut y voir des officiers français. © Paolo Vanzin

  • Le cimetière a été pendant longtemps le théâtre de différentes cérémonies comme ici dans les années 30. © Paolo Vanzin

Première publication : 14/07/2018

L’édition 2018 du défilé du 14-Juillet a été ponctuée de plusieurs temps forts. Au total, quelque 4 290 militaires, 220 véhicules, et 64 avions ont été mobilisés pour l’événement, organisé sur la célèbre avenue parisienne des Champs-Élysées.

Un an après la crise ouverte entre Emmanuel Macron et son chef d’état-major sur des questions budgétaires, qui avait provoqué le départ de ce dernier, l’orage est passé même si la méfiance reste : les armées ont défilé ce 14 juillet fortes de la promesse de moyens accrus.

Pour cette édition, le Japon et Singapour étaient les invités d’honneur, tandis qu’un hommage a été rendu aux blessés et aux forces mobilisées pour secourir les habitants des Antilles, frappées l’an dernier par l’ouragan Irma, lors d’un défilé militaire ponctué de plusieurs temps forts.

Au total, quelque 4290 militaires, 220véhicules, 250chevaux, 64avions et 30hélicoptères ont été mobilisés pour l’événement, organisé sur la célèbre avenue des Champs-Elysées, au cœur de la capitale.

L’Asie à l’honneur

Après les États-Unis, le Japon et Singapour étaient les invités d’honneur cette année. Les emblèmes des deux pays asiatiques ont ouvert le défilé aux côtés de l’emblème français, escortés par des soldats de chaque nationalité.

Convié par le président Emmanuel Macron à assister aux festivités, le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a dû annuler pour cause de graves inondations dans son pays. Il a été remplacé par le ministre japonais des Affaires étrangères, Taro Kono. Le Premier ministre singapourien, Lee Hsien Loong, était également dans la tribune présidentielle.

Cette année, le défilé du #14Juillet met à l’honneur le Japon ????????& Singapour ???????? et les relations qui unissent ces 2 pays à la France ????????Les emblèmes de ces 2 Nations défilent aux côté de l’emblème français. pic.twitter.com/EjRWvva7R2

Armée de Terre (@armeedeterre) 14 juillet 2018

Depuis 20 ans, des pilotes de chasse singapouriens sont formés sur la base française de Cazaux (Gironde). Plus de 180 d’entre eux y ont été brevetés. L’année 2018 marque parallèlement le 160e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et le Japon.

Des blessés de guerre avec la Patrouille de France

Les neuf Alphajet de la Patrouille de France ont volé avec à leur bord troisblessés de guerre issus des Forces spéciales françaises – un marin, un aviateur et un soldat de l’armée de terre. Une initiative qui fait écho au thème du défilé cette année: “Fraternité d’armes sous l’uniforme: l’engagement d’une vie”.

Le premier régiment de spahis, qui a perdu en février deux de ses hommes au Mali dans l’explosion d’une mine artisanale, était par ailleurs présent dans le cortège à pied, mené par leur chef de corps, lui-même blessé au cours du tragique épisode.

Dixième Français à être allé dans l’espace, Thomas Pesquet a eu le privilège de voler au-dessus du public à bord d’un Rafale. L’ancien pilote d’Air France et ex-pensionnaire de la Station spatiale internationale est membre de la réserve citoyenne de l’armée de l’air.

Focus sur l’opération Irma

Gendarmes, soldats, marins, aviateurs, sapeurs-pompiers, policiers: l’édition 2018 du 14-Juillet a mis à l’honneur les forces de tous bords envoyées au secours des populations locales après le passage dévastateur, en septembre dernier, des ouragans Irma et Maria dans les Antilles françaises.

[#14Juillet] Assistance et secours, acheminement de matériel, participation à la reconstruction… Mobilisés lors de l’ouragan #Irma en 2017, le #GIPN Antilles et la police aux frontières de la #Guadeloupe et de #SaintMartin défilent aujourd’hui. pic.twitter.com/Bz2K1KtABa

Police nationale (@PoliceNationale) 14 juillet 2018

Parmi eux des jeunes du service militaire adapté (SMA) de Guadeloupe, Guyane et Martinique. Ce système d’insertion professionnelle avec un encadrement militaire est destiné à des jeunes d’Outre-mer en décrochage scolaire, chômeurs ou en risque de désocialisation.

De son côté, l’une des quatre premières femmes officiers à avoir servi à bord d’un sous-marin nucléaire français a défilé aux côtés de son équipage. La capitaine de corvette Karen, 41ans, ingénieure atomicienne, était chef du service réacteur pendant la dernière patrouille du sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE) Le Vigilant. Elle et ses troisconsoeurs sont des pionnières: la Marine française vient seulement d’ouvrir au personnel féminin cette filière très fermée.

Dans l’après-midi, sur l’esplanade des Invalides, le public pourra rencontrer les militaires défilant et voir de près leurs hélicoptères et blindés, ou encore tester leur endurance au fil d’un parcours du combattant… gonflable. Les volontaires pourront également donner leur sang, au profit du centre de transfusion des armées.

Avec AFP

Première publication : 14/07/2018

Le Premier ministre français a dévoilé vendredi un nouveau plan de lutte contre le terrorisme. Il a notamment confirmé la création d’un parquet national antiterroriste.

Édouard Philippe a dévoilé vendredi 13 juillet un nouveau plan de lutte contre le terrorisme. Selon lui, la menace reste forte malgré toutes les mesures prises après les attentats de 2015.

Le chef du gouvernement a confirmé vendredi la création d’un parquet national antiterroriste pour faire face à la menace terroriste en France, en dépit des critiques de nombreux magistrats.

La lutte antiterroriste était jusque-là confiée à une section du parquet de Paris. Mais “nous considérons ensemble qu’il est désormais nécessaire de permettre à un procureur de se consacrer à temps plein à la lutte antiterroriste”, a estimé le Premier ministre lors d’un discours au siège de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

“La menace d’inspiration islamiste demeure particulièrement élevée”, a-t-il dit, rappelant que 25 attentats avaient été déjoués depuis janvier 2017.

L’éclairage de notre envoyé spécial, Karim Hakiki

Une unité de suivi des détenus sortant de prison

Le Premier ministre a également annoncé la création d’une unité de suivi des personnes sortant de prison susceptibles de représenter une menace, au sein de l’Unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat).

“Nous devons nous préparer à faire face à un nouveau défi : celui des détenus terroristes et de la radicalisation en milieu carcéral”, a-t-il ajouté.

Selon lui, les prisons françaises comptaient au 1er juin 506 personnes détenues pour actes de terrorisme et 1 109 prisonniers de droit commun identifiés comme radicalisés. D’ici fin 2019, 450 d’entre eux devraient être libérés, a-t-il précisé.

Nous devons faire face à un nouveau défi : les détenus terroristes et la radicalisation en milieu carcéral. 450 d’entre eux devraient être libérés d’ici fin 2019. Certains représentent encore une menace et feront l’objet d’un suivi renforcé. #ContreLeTerrorismepic.twitter.com/ftOXrdwrPo

Edouard Philippe (@EPhilippePM) 13 juillet 2018

Pour renforcer l’exécution des peines anti-terroristes, un service spécifique dirigé par un premier vice-président et composé de trois magistrats sera également notamment créé.

Une “cellule de profilage” des auteurs d’attaques terroristes et d’identification des facteurs de passage à l’acte sera constituée. L’objectif est de “dégager des critères objectifs de dangerosité chez les individus radicalisés et d’éclairer les processus sous-tendant le basculement”, précise Matignon.

Premier axe : la connaissance. Nous créerons une cellule de profilage des auteurs d’attaques terroristes et d’identification des facteurs de passage à l’acte. #ContreLeTerrorisme

Edouard Philippe (@EPhilippePM) 13 juillet 2018

Pour approfondir la formation des magistrats à la lutte anti-terroriste, l’École nationale de la magistrature accueillera à partir de novembre un nouveau cycle de formation spécialisé.

Avec Reuters

Première publication : 13/07/2018

Pas moins de 12 000 membres des forces de l’ordre seront mobilisés les 13, 14 et 15 juillet, à Paris, et 110 000 sur l’ensemble de l’Hexagone pour un week-end au cours duquel se succéderont festivités du 14-juillet et finale du Mondial-2018.

Entre les festivités du 14-Juillet, traditionnellement agitées, et une victoire potentielle de la France en finale du Mondial-2018, Paris s’apprête à vivre un week-end sous haute sécurité avec 12 000 membres des forces de l’ordre mobilisés. Le ministère de l’Interieur a par ailleurs annoncé le déploiement de 110 000 policiers et gendarmes sur l’ensemble du territoire français.

De mémoire de préfet de police de Paris, la capitale n’avait pas connu une telle conjonction “d’événements d’ampleur” depuis un certain mois de juillet 1998. La victoire finale des Bleus d’Aimé Jacquet, sur le sol français, avait drainé entre 1 et 1,5 million de personnes sur les Champs-Elysées le 12 juillet au soir, avant que les nouveaux champions du monde ne défilent sur “la plus belle avenue du monde” le 13 et que les traditionnelles réjouissances autour de la fête nationale ne soient célébrées le 14.

“Contexte de menace terroriste avérée”

Pour les 13, 14 et 15 juillet 2018, dans un “contexte de menace terroriste avérée”, comme est venue le rappeler l’attaque au couteau qui a fait un mort dans le quartier de l’Opéra le 12 mai, en plus des 12 000 membres des forces de l’ordre mobilisés, s’ajouteront 3 000 membres des personnels de secours. “L’objectif est de garantir un bon déroulement de ces événements (…), que la fête ne soit pas gâchée par des drames”, a expliqué le préfet de police, Michel Delpuech.

Outre les nuits autour du 14-Juillet, avec leurs feux d’artifice, bals, fêtes mais aussi leurs violences urbaines et troubles à l’ordre public, qui mobiliseront dans l’agglomération parisienne quelque 3 000 membres des forces de l’ordre, le défilé pour la fête nationale et le concert suivi d’un spectacle pyrotechnique sur le Champ-de-Mars vont faire l’objet d’une sécurisation accrue le 14.

Ces deux derniers événements feront en effet l’objet d’un périmètre de protection – un dispositif prévu par la dernière loi antiterroriste. Au programme : accès sur zone sécurisés et limités, et contrôles drastiquement renforcés. La Tour Eiffel sera fermée au public, à la demande de la préfecture de police de Paris.

Une “fan zone” installée sur le Champ-de-Mars

Le lendemain, jour de finale du Mondial entre les Bleus d’Antoine Griezmann et la Croatie de Luka Modric (17H00), un contingent de 4 000 membres des forces de l’ordre sera déployé dans la capitale.

Une retransmission sur écran géant est notamment prévue dans une “fan zone” installée sur le Champ-de-Mars, entièrement protégée de barrières et dotée de six accès sécurisés. Un nouveau périmètre de protection sera mis en place. Cette “fan zone” pourra accueillir jusqu’à 90 000 spectateurs. “Nous arrêterons d’admettre du public quand cette jauge sera atteinte”, a affirmé Michel Delpuech, conseillant au public d'”arriver le plus tôt possible, à partir de 13h”.

“Si notre équipe gagne la Coupe du monde, nous ferons en sorte d’interdire la circulation de tout véhicule dans un vaste périmètre” dans l’Ouest parisien. Une mesure inédite dans son ampleur et qui concernera un immense polygone des Tuileries jusqu’à la Porte Maillot englobant les Tuileries et le Champ-de-Mars.

L’objectif “est d’éviter ce qu’on avait connu en 1998 avec un afflux de voitures” convergeant vers les Champs, a expliqué le préfet. Trois accidents, dont l’un mortel, avaient gâché la fête.

Mardi soir, après la victoire des Bleus face à la Belgique, des centaines de milliers de personnes étaient venues célébrer la qualification pour la finale sur les Champs. Seules sept interpellations pour des délits mineurs (jets de projectiles sur les forces de l’ordre, vols, outrages, etc.), ont été dénombrées par la préfecture de police.

Avec AFP

Première publication : 13/07/2018

La qualification des Bleus pour la finale de la Coupe du monde de football a suscité une ferveur d’une ampleur inattendue en France. L’envie de revivre 1998 et celle de rassembler sur “une émotion positive” explique cet engouement.

Combien de Français sont descendus dans la rue, mardi 10 juillet, après la victoire des Bleus et leur qualification en finale de la Coupe du monde 2018? Impossible de le dire, faute d’outils statistiques. Mais la liesse qui s’est emparée du pays a surpris jusqu’aux fans de foot. Sans doute par effet de contraste, avec l’enthousiasme mesuré suscité par les victoires contre l’Argentine et l’Uruguay lors des huitièmes et des quarts de finale.

(Re)vivre 98, un événement que l’on croyait unique

Bien sûr, les grandes victoires de l’équipe de France donnent toujours lieu à des manifestations spontanées de joie dans la rue. Cela a été le cas en 2000 lors de la victoire à l’Euro ainsi que sur certains matches du Mondial-2014 et de l’Euro-2016. Mais, mardi soir, la liesse avait une ampleur jamais vue depuis un certain mois de juillet 1998 au cours duquel la France a décroché sa première étoile de championne du monde de football. “On est dans le même schéma émotionnel qu’en 1998 où les doutes, sur l’entraîneur notamment, n’avaient été levés qu’en phase finale de la compétition”, estime Yvan Gastaut, historien spécialiste du sport et Maître de conférences à l’université de Nice, joint par France 24.

Interrogé par France 24, Gilles Vervisch, philosophe, auteur de “De la tête aux pieds : Philosophie du football”, estime, lui, que le souvenir de 98 est pour beaucoup dans cette ferveur inattendue pour une “simple” victoire en demi-finale: “Le philosophe grec Héraclite disait que l’on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve. Et la victoire de 98, dont le souvenir a été transmis aux jeunes qui ne l’ont pas vécu, est un moment dont on parlait comme d’un événement unique, d’un mythe même, que, par définition, on ne (re)vivrait jamais. Or le parcours de la France dans ce Mondial-2018 permet de rééditer ce moment de joie réelle”.

Se rassembler sur “une émotion positive”

Une victoire en demi-finale fêtée comme une victoire finale… Pour le philosophe, la série d’attentats qui a frappé la France depuis janvier 2015 n’est pas forcément étrangère au supplément de joie qui s’est manifesté: “On sent une précipitation, une urgence des Français à profiter. Le premier attentat qui a eu lieu le 13 novembre 2015 a visé le Stade de France pendant un match des Bleus, cela joue sans doute de manière inconsciente”, estime-t-il.

De fait, mardi soir, dans la rue et sur les réseaux sociaux, des Parisiens faisaient pudiquement référence aux attaques terroristes en commentant par exemple: “J’aime pas le foot mais ça fait du bien d’entendre la joie des gens dans la rue et les klaxons plutôt que les sirènes d’ambulance”. Une photo festive du bar Le Carillon, dans le 10e arrondissement de Paris, frappé le 13 novembre 2015 a aussi été “liké” plus de 2500 fois sur Twitter.

Le Carillon, rue Bichat, Paris. pic.twitter.com/60TF3zi0rO

Paul Aubriat (@paulaubriat) 10 juillet 2018

Signe que la menace terroriste reste présente dans les têtes malgré la fête : à Nice, peu avant le coup de sifflet final, un pétard a déclenché un mouvement de panique, cours Saleya, faisant une trentaine de blessés légers, a indiqué la préfecture.

“Léger et superficiel, mais joyeux”

Dans ce contexte de menace terroriste, célébrer la victoire des Bleus permet aux Français de se rassembler sur “une émotion positive”, estime Gilles Vervisch. “De manière générale, le principe d’union nationale implique l’union contre un ennemi ou un adversaire commun. Cela se passe dans la douleur lorsqu’il s’agit d’un attentat ou d’une guerre. Mais dans le cadre du sport, l’union nationale est sans enjeu et sans gravité”. Et d‘ajouter : “On a finalement peu d’occasions de se sentir appartenir à une nation. Alors tant mieux que l’on n’ait pas besoin d’une guerre ou d’un attentat pour cela”.

Yvan Gastaut va dans le même sens : “Les attentats nous obligent à nous souder face à l’adversité tandis qu’avec le foot, c’est léger et superficiel, mais joyeux. Et cette séquence positive a son importance”.

“Les autres occasions de rassemblement sont soit tristes, comme le décès d’un personnage public ou des attentats, soit clivantes, comme la victoire d’un camp politique”, estime, par ailleurs, le sociologue Nicolas Hourcade, spécialiste des supporters de football, dans un entretien à l’AFP.

“Le foot ne règle pas les problèmes”

De plus, un grand événement sportif comme une victoire en Coupe du monde permet un patriotisme qui rassemble, sans tensions, le plus grand nombre selon Gilles Vervisch : “Si quelqu’un se reconnaît dans la victoire des Bleus, personne ne lui demandera de se justifier. C’est une adhésion qui n’est pas conditionnée à une identité, à une origine ou à l’appartenance à une religion”, explique-t-il.

Mais si, selon Gilles Vervisch, une victoire en Coupe du monde est “un moment d’émotion que l’on est content de vivre”, cela reste “une distraction, un divertissement” : “il y a un côté opium du peuple car, pour les gens qui ont des difficultés, qui sont au chômage par exemple, cela ne change pas grand-chose”.

“Le foot ne règle pas les problèmes”, poursuit-il. “En 1998, on a beaucoup insisté sur l’équipe ‘Black-Blanc-Beur’ mais quelques années après, il y avait les émeutes de 2005”. Cette fois, contrairement à 1998, “les Bleus représentent la France, mais sans message”, estime Yvan Gastaut.

Pas de message, mais “une joie réelle… et un bonheur illusoire”, résume Gilles Vervisch.

Paris à la fête après la victoire des Bleus en demi-finale du Mondial-2018
  • Les Champs-Élysées en liesse après la victoire de la France en demi-finale contre la Belgique. © AFP

  • À Paris, les fans ont laissé éclater leur joie dans les rues. © AFP

  • Un concert de klaxons a résonné dans les rues de la capitale. © AFP

  • Les supporters français affichent leur joie en vue de la finale du Mondial. © AFP

  • Allez la France ! © AFP

  • Il y avait comme un esprit de 1998 dans les rues de Paris. © AFP

  • “On est en finale, on est en finale—!”, chantaient les supporters en dansant. © AFP

Première publication : 11/07/2018

Une deuxième expertise psychiatrique vient écarter la responsabilité pénale du suspect du meurtre de Sarah Halimi, une sexagénaire juive défenestrée en avril 2017 à Paris. Les parties civiles ont demandé, mercredi, une troisième expertise.

Une deuxième expertise psychiatrique de l’homme soupçonné du meurtre de Sarah Halimi, une sexagénaire juive assassinée à Paris en 2017, a conclu qu’il n’était pas conscient de ses actes au moment des faits. Une nouvelle expertise a été demandée par la juge, ont annoncé mercredi 11 juillet des avocats des parties civiles.

“Cette deuxième expertise, qui n’avait même pas été demandée par la défense, contredit entièrement le premier rapport judiciaire“, a déploré Me Gilles-William Goldnadel, l’avocat de la belle-sœur de Sarah Halimi. Me Caroline Toby, avocate aux côtés de Me Francis Szpiner et des trois enfants de la victime, a pour sa part indiqué que le magistrat instructeur avait ordonné que soit réalisée une troisième expertise.

Ce meurtre, aux circonstances d’abord confuses pour les enquêteurs, avait au fil des semaines suscité une vive émotion dans la communauté juive et au-delà.

Fin février, après une nouvelle audition de Kobili Traoré, l’homme soupçonné du meurtre de Sarah Halimi, la juge avait finalement retenu le caractère antisémite du crime, après un long bras de fer judiciaire.

>> À voir : Sarah Halimi a-t-elle été tuée parce qu’elle était juive?

Le nouveau rapport indique une abolition du discernement du suspect

Les parties civiles étaient reçues mercredi matin par les juges d’instruction et c’est au cours de ce rendez-vous que la deuxième expertise leur a été notifiée. En concluant à l’abolition du discernement du suspect, elle va à l’encontre du premier rapport d’expertise psychiatrique du Dr Daniel Zagury et pourrait conduire à la fin des poursuites judiciaires.

La première expertise avait conclu que dans la nuit du 3 au 4 avril 2017, Kobili Traoré avait été pris d’une “bouffée délirante aiguë”, liée à une forte consommation récente de cannabis, qui avait altéré le discernement du jeune homme sans pour autant l’abolir.

Cette nuit-là, Kobili Traoré, 28 ans, s’était introduit chez sa voisine de 65ans Lucie Attal – aussi appelée Sarah Halimi – au troisième étage d’une HLM du quartier populaire de Belleville. Aux cris d'”Allah Akbar”, entrecoupés d’insultes et de versets du Coran, le jeune homme l’avait rouée de coups sur le balcon, avant de la précipiter dans la cour.

Avec AFP

Première publication : 11/07/2018

Pour la deuxième fois de son mandat, Emmanuel Macron a réuni le Congrès à Versailles, lundi, afin de présenter ses priorités pour l’année à venir. Le président français veut réduire les dépenses publiques et bâtir l’État-providence du XXIe siècle.

Le président Emmanuel Macron s’est exprimé, lundi 9 juillet, devant les parlementaires réunis en Congrès à Versailles afin de défendre son bilan et tracer le cap économique et social de son action pour l’année à venir.

>> À lire aussi : Un an de présidence Macron, du “et en même temps” au “premier de cordée”

La richesse : un gâteau à se partager

Devant le Congrès, le président français s’est défendu contre le surnom de “président des riches” qui le poursuit depuis le début de son quinquennat en raison des réformes fiscales mises en places depuis un an, et notamment la suppression de l’impôt sur la fortune.

“Une politique pour les entreprises, ce n’est pas une politique pour les riches. C’est une politique pour toute la nation, une politique pour l’emploi, une politique pour les services publics”, a justifié Emmanuel Macron.

Si l’on veut partager le gâteau, la première condition est qu’il y ait un gâteau. Et ce sont les entreprises rassemblant actionnaires, dirigeants et travailleurs, ce sont les producteurs, qui font ce gâteau, et personne d’autre. #CongrèsVersailles

Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) 9 juillet 2018

“Si l’on veut partager le gâteau, la première condition est qu’il y ait un gâteau. Et ce sont les entreprises, rassemblant dirigeants, actionnaires et travailleurs, ce sont les producteurs qui font ce gâteau”, a-t-il poursuivi en filant une métaphore culinaire.

L’objectif du gouvernement, c’est de “libérer l’investissement en France par une fiscalité adaptée, compétitive, c’est faire revenir dans notre pays les investisseurs étrangers qui l’avaient quitté. L’État doit assumer ce choix”, a-t-il conclu.

Une baisse des dépenses publiques annoncée

Le Premier ministre, Edouard Philippe, “présentera dans les prochaines semaines les nouvelles décisions permettant de tenir les engagements de baisse de nos dépenses publiques”, a déclaré le président français, promettant “des choix forts et courageux”.

“Il ne saurait y avoir de baisse de la fiscalité ou de développement de l’investissement sans un ralentissement de la hausse continue de nos dépenses”, a affirmé le chef de l’État, ajoutant que “tout le monde souhaite la baisse des impôts (…) mais nul ne veut jamais les assumer lorsqu’elles sont décidées”.

Le plan pauvreté mis en œuvre en 2019

Le président est revenu sur le futur plan pauvreté, initialement annoncé pour le 10 juillet et dont le report fait polémique. Emmanuel Macron a affirmé qu’il sera présenté “en septembre” et mis en œuvre “en 2019”, en promettant “un accompagnement réel vers l’activité” pour les personnes “les plus fragiles”.

“Elle ne se contentera pas de proposer une politique de redistribution classique, mais une politique d’investissement et d’accompagnement social. Non pas de nouvelles aides, en solde de tout compte, mais un accompagnement réel vers l’activité”, a-t-il promis.

Interrogé sur les raisons du report, le gouvernement a invoqué la “concertation importante avec l’ensemble du monde associatif”, et le fait que “c’est aussi un sujet de discussion avec les départements, qui ont un rôle important à jouer sur les questions de RSA, d’aide sociale à l’enfance”.

“La solidarité nationale se traduit dans l’aide que nous devons de manière inconditionnelle aux plus fragiles”, a déclaré Emmanuel Macron, insistant à plusieurs reprises dans son discours sur la notion de “justice”. “Je veux une stratégie de lutte contre la pauvreté qui ne permette pas à nos concitoyens pauvres de vivre mieux, mais bien de sortir de la pauvreté une bonne fois pour toute.”

Bâtir l’État-providence du XXIe siècle

La priorité pour l’année qui vient est de bâtir “l’État-providence du XXIe siècle”, “Un État-providence émancipateur, universel, efficace, responsabilisant”, qui doit s’articuler entre des droits et des devoirs, a promis Emmanuel Macron. Le chef de l’État a proposé aux partenaires sociaux de réviser les règles de l’assurance chômage pour encourager le retour à l’emploi et il a rappelé qu’il souhaitait voir une réforme des retraites votée en 2019.

La priorité de l’année qui vient est simple : nous devons construire l’État-providence du 21ᵉ siècle. Couvrant davantage, protégeant mieux, s’appuyant sur les mêmes droits et devoirs pour tous. #CongrèsVersailles

Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) 9 juillet 2018

Un cadre pour l’Islam

Emmanuel Macron a également annoncé sa volonté de donner à l’automne un “cadre” à l’islam, prévenant qu’aucune remise en cause des principes républicains ne serait acceptée.

“Il faut que tout le monde sache qu’en France la liberté individuelle, de penser, de critiquer, l’égalité des femmes et des hommes, le respect des choix individuels tant qu’il n’attentent pas aux droits des citoyens sont des principes intangibles”, a-t-il souligné. “Nulle mise en cause de ces principes ne peut être acceptée sur le fondement d’un dogme religieux (…) Je sais que l’immense majorité de nos concitoyens musulmans le savent, le partagent et l’approuvent”.

“C’est pourquoi, dès l’automne nous clarifierons cette situation en donnant à l’islam un cadre et des règles garantissant qu’il s’appliquera partout de manière conforme aux lois de la République”, a indiqué le chef de l’État.

Emmanuel Macron, qui avait prévu initialement de faire des annonces sur l’islam au premier semestre 2018, a prévenu en février qu’il ne dévoilerait “une proposition que quand le travail sera abouti” et revendiqué sa méthode consistant à “avancer touche par touche”. Pendant la campagne présidentielle, jugeant les musulmans de France “mal représentés”, il avait notamment souhaité la mise en place d’une “nouvelle structure” ainsi que la formation des imams “sur le sol français et de façon adaptée aux valeurs de la République”.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 09/07/2018

Dans le cadre de l’affaire des assistants présumés fictifs d’eurodéputés FN, la justice française a ordonné la saisie de 2 millions d’euros qui étaient destinés au Rassemblement national (ex-FN). Le parti risque la cessation de paiement.

Dans le cadre de l’affaire des assistants présumés fictifs d’eurodéputés FN, les juges français ont retenu deux millions d’euros d’aide publique au Rassemblement national (RN, ex-FN), qui risque la cessation de paiement et crie à l'”assassinat politique”.

Les juges financiers parisiens qui enquêtent sur cette affaire, dont le préjudice estimé par le Parlement européen est de 7 millions d’euros sur la période 2009 à 2017, ont demandé, dans une ordonnance datée du 28 juin, “la saisie pénale d’une somme destinée au Front national au titre de l’aide publique apportée aux partis pour un montant de deux millions d’euros”, a indiqué une source proche du dossier, confirmant une information de RMC.

>> À voir : Marine Le Pen : “Le parlement européen est dans une démarche d’agression, tous nos droits ont été violés”

Le parti d’extrême droite devait recevoir lundi, comme d’autres partis politiques, une avance de la moitié de l’aide publique à laquelle elle a droit à la suite de ses résultats aux législatives de 2017, dont le versement a pris du retard. L’aide publique au RN représente au total environ 4,5 millions d’euros, selon le parti.

“Coup de force sans aucune base légale”

“En confisquant notre dotation publique sans jugement sur cette pseudo affaire des assistants, les juges d’instruction nous appliquent la peine de mort ‘à titre conservatoire'”, a estimé sur Twitter la présidente du RN, Marine Le Pen, qui va faire appel de cette décision.

En confisquant notre dotation publique sans jugement sur cette pseudo affaire-des assistants, les juges d’instruction nous appliquent la peine de mort “à titre conservatoire”.La volonté d’assassiner le 1er parti d’opposition est un coup de force inédit contre la démocratie ! MLP

Marine Le Pen (@MLP_officiel) 8 juillet 2018

Comme l’appel n’est pas suspensif, “dès lundi, le RN ne pourra plus mettre en œuvre aucune activité politique” et il sera “mort à la fin du mois d’août”, selon la présidente du parti, qui donnera une conférence de presse à ce sujet lundi matin.

Pour le parti d’extrême droite, il s’agit d’un “coup de force sans aucune base légale (qui) fait encourir au RN la cessation de paiement”, selon un communiqué. D’autant que le parti n’arrive pas à obtenir de prêts des banques, rappelle-t-il.

[communiqué de presse]Une tentative d’assassinat politique…https://t.co/vBhtBbtuBnpic.twitter.com/X1Kug6Qrnk

Bruno Gollnisch (@brunogollnisch) 6 juillet 2018

Dans une lettre ouverte aux adhérents, Marinee Le Pen appelle ses militants à se “lever” contre “une dictature qui veut tuer le premier parti d’opposition”.

Dix personnes ou entités sont mises en examen à ce jour dans l’affaire des assistants présumés fictifs d’eurodéputés. Le FN en tant que personne morale et neuf assistants ou eurodéputés, dont Marine Le Pen, le député des Pyrénées-orientales Louis Aliot, et l’eurodéputé Bruno Gollnisch sont poursuivis.

Les juges d’instruction enquêtent sur un possible “système” organisé par le parti, devenu début juin Rassemblement national, et Marine Le Pen pour faire rémunérer des permanents avec les fonds européens réservés à l’embauche d’assistants parlementaires.

Avec AFP

Première publication : 08/07/2018