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Ils n’ont pas tout à fait eu le trophée entre les mains, mais ils bénéficient, ou bénéficieront, des retombées économiques du Mondial. Ces autres vainqueurs de la Coupe du monde sont les sponsors, l’économie française et russe ou encore la FFF.

Les Bleus ne sont pas les seuls à sortir victorieux de la Coupe du monde de Russie. La compétition, qui s’est achevée par la victoire (4 à 2) de la France contre la Croatie en finale, dimanche 15 juillet, fait les bonnes affaires d’un certain nombre d’autres acteurs, à commencer par les sponsors. Petit tour d’horizon.

• L’économie française dopée à la victoire ?

C’est le secteur le plus enclin à profiter du titre de champion du monde des Bleus, mais c’est aussi le plus discutable. Les avis divergent en effet sur l’impact économique de cette victoire. Il y a les optimistes, comme le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, qui a déclaré après le coup de sifflet final que “c’[était] bon pour la croissance”. Le cabinet d’études ABN Amro est de son avis : le PIB des pays vainqueurs enregistrent un coup de pouce de 0,7 % par rapport à l’année précédente. Telle est la conclusion de leur analyse de toutes les Coupe du monde depuis 1970. La raison : une consommation dopée à l’euphorie de la victoire et une plus grande visibilité du pays sur le radar des investisseurs.

Mais d’autres sont bien moins enthousiastes. L’effet bénéfique sur la croissance ne serait que de 0,1 % en plus pour l’année en cours, d’après le cabinet Euler Hermes. Les Français seraient, en effet, prêts à dépenser plus, mais la plupart des achats fait sous le coup de l’émotion entraînent souvent une baisse de la consommation les mois suivants. “Les ménages font un transfert des dépenses”, confirme Nathalie Henaff, chargée d’études économiques au Centre de droit et d’économie du sport (CDES), interrogée par Les Échos. Pour cet institut, l’impact économique n’est réellement sensible que lorsque le vainqueur est également le pays hôte de la Coupe du monde.

• L’économie russe carbure au ballon rond ?

La Coupe du monde aura “un impact économique considérable pour le pays”, avait assuré avant le coup d’envoi de la compétition l’économiste et ancien vice-Premier ministre russe Arkadi Dvorkovitch. Son optimisme se nourrissait au biberon des prévisions officielles de la Russie. Les autorités anticipent que la Coupe du monde rapporterait entre 22 milliards d’euros et 26 milliards d’euros au pays sur dix ans.

Ces estimations se fondent sur des éléments traditionnels comme un regain d’attractivité touristique pour la Russie et des dépenses d’infrastructures (construction des stades et de routes) qui ont engendré des créations d’emplois. Mais Moscou a aussi pris en compte des facteurs plus originaux : l’engouement attendu pour le foot entraînerait une hausse des activités sportives ce qui se traduirait par des Russes en meilleure forme et donc une baisse des dépenses de santé.

Mais les économistes ne sont pas convaincus par les prévisions russes. “L’impact sera limité dans le temps”, assure l’agence de notation américaine Moody’s. Pour elle, les investissements consentis par l’État dans les infrastructures ont déjà produit leurs effets en 2016 et 2017, lorsqu’il a fallu recruter pour terminer les constructions à temps. La plupart des emplois n’étaient que des missions temporaires. Par ailleurs, la Russie a moins besoin de tourisme que d’investissements étrangers pour faire tourner la machine économique à long terme.

• Le sponsor Nike dit merci à la France… et à la Croatie

Qu’importe le vainqueur, la finale de la Coupe du monde était la première 100 % Nike. L’équipementier américain était sponsor de la France ainsi que de la Croatie. Il est prêt à mettre en vente les nouveaux maillots français ornés des deux étoiles (une pour chaque titre de champion du monde).

Nike espère ainsi capitaliser sur la ferveur des fans des Bleus, prêts à dépenser au moins 85 euros pour acquérir la tunique des champions du monde. L’équipementier aura au moins huit ans pour rembourser les 400 millions d’euros payés pour être le sponsor officiel de l’équipe de France jusqu’en 2026.

La marque à la virgule peut aussi compter sur ses nouveaux ambassadeurs stars, dont Kylian Mbappé, pour pousser les consommateurs à acheter ses maillots “made in Nike”.

Le groupe américain n’est pas le seul sponsor à profiter de cette victoire. Les Bleus ont quatorze partenaires officiels aussi divers que les biscuits Belin, l’opérateur téléphonique Orange ou encore la centrale de pari PMU.

Un des sponsors doit cependant regretter la victoire des Bleus. Le spécialiste chinois de l’électroménager Vatti avait en effet promis, avant le début du Mondial, qu’il rembourserait jusqu’à quatre achats par client si les Bleus ramenaient la Coupe en or. Un manque de confiance dans les capacités de la France de gagner qui leur coûtera au bas mot 11,8 millions de dollars à rembourser.

• La Fédération française de football sur un nuage

La FFF devrait pouvoir repeindre ses finances en “Bleu”. La victoire des Français en final signifie un chèque 32,5 millions d’euros (dont 9,75 millions d’euros seront reversés aux joueurs de l’équipe de France) payé par la Fifa.

Ce n’est pas le seul bénéfice que la fédération française espère tirer de cette victoire. Elle compte sur un afflux de sponsors supplémentaires prêt à dépenser au moins 5 millions d’euros par an pour devenir “partenaires majeurs” de l’équipe de France. Pour l’année à venir, la FFF devrait ainsi, d’après les calculs du Parisien, toucher 102,1 millions d’euros de la part de ses partenaires. C’est 25 millions d’euros de plus que sur l’année 2017-2018.

Première publication : 16/07/2018

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Les Bleus ont remporté dimanche leur deuxième Coupe du monde. Au lendemain de la victoire et après une nuit de fête, continuez de suivre les événements en direct sur notre liveblog.

Vingt ans après 1998, la France a remporté sa deuxième Coupe du monde, dimanche 15 juillet. À travers l’Hexagone et dans plusieurs villes du monde, les Français ont laissé éclater leur joie pour célébrer cet évènement historique. Revivez ces instants, qui ont duré une grande partie de la nuit de dimanche à lundi, sur notre liveblog.

Première publication : 15/07/2018

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Les Bleus ont remporté dimanche leur deuxième Coupe du monde. Au lendemain de la victoire et après une nuit de fête, continuez de suivre les événements en direct sur notre liveblog.

Vingt ans après 1998, la France a remporté sa deuxième Coupe du monde, dimanche 15 juillet. À travers l’Hexagone et dans plusieurs villes du monde, les Français ont laissé éclater leur joie pour célébrer cet évènement historique. Revivez ces instants, qui ont duré une grande partie de la nuit de dimanche à lundi, sur notre liveblog.

Première publication : 15/07/2018

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Il y a cent ans, au cours de la Première Guerre mondiale, les poilus se battaient aussi en Italie. Un siècle plus tard, quelques vestiges témoignent de la présence de ces soldats français dans la région de la Vénétie.

Lorsqu’éclate la Première Guerre mondiale en août 1914, l’Italie, jusque-là alliée de l’Allemagne et de l’Autriche (dans la Triplice), décide dans un premier temps de rester neutre. Mais en mai 1915, après avoir engagé des pourparlers secrets avec la Triple-Entente (France, Royaume-Uni, Russie), le royaume décide finalement de déclarer la guerre à l’Autriche-Hongrie, puis plus tard, en août 1916, à l’Allemagne, en échange de concessions territoriales en cas de victoire. Pendant deux ans, l’armée italienne se bat principalement dans les Dolomites et le Frioul, sur la Piave, l’Izonso, sur le plateau d’Asiago.

Mais en octobre 1917, les soldats italiens sont contraints de battre en retraite face à une offensive austro-allemande à Caporetto. Réagissant à cette lourde défaite, l’état-major français décide d’envoyer des renforts sur le front italien à l’hiver 1917. Les premières troupes françaises sont donc arrivées en Italie le 31 octobre 1917 et se sont disposées progressivement entre Mantoue et Vérone. Puis, un peu plus à l’est du Montello, sur la ligne Monfenera – Monte Tomba – Pederobba.

Ces soldats français sont engagés dans des combats au cours de l’hiver 1917, puis au printemps et à l’été 1918. Cent ans après, la présence de ces poilus en Italie, dans cette région de la Vénétie, est assez méconnue, mais sur place, quelques vestiges témoignent encore de leur passage.

L’ossuaire de Pederobba

Au pied du Monte Tomba-Monfenera, se trouve un édifice très imposant en mémoire des soldats français. Dans l’ossuaire de Pederobba repose plus de 990 soldats de la 47e division française. Le monument a été inauguré le 27 juin 1937 en parallèle à l’élaboration en France d’un grand cimetière militaire italien à Bligny, dans la Marne. Ces deux grandes statues assises symbolisent la France et l’Italie, sur les genoux desquelles repose le corps d’un soldat français.

L’ossuaire de Pederobba
  • L’ossuaire a été inauguré le 27 juin 1937 par le général Ceci au cours d’une cérémonie franco-italienne, en présence des autorités civiles et militaires, d’une foule d’anciens combattants et de leurs familles. © Stéphanie Trouillard, France 24

  • On peut y lire le nom des soldats français dont les dépouilles y sont regroupées. © Stéphanie Trouillard, France 24

  • Cette photo d’archives montre des soldats français devant l’ossuaire de Pederobba, alors qu’il n’avait pas encore été achevé. © Archivio Storico Dal Molin – Collezione Zambon

  • Cet ossuaire se veut particulièrement imposant. Il consiste en un mur de 100 m de long, 10 m de haut, 6 m de large, symbolisant l’arrêt de l’offensive autrichienne. © Archivio Storico Dal Molin – Collezione Zambon

Le coq de Conco

En juin 1918, les Français ont participé à la bataille du Piave sur le plateau d’Asiago. Dans le petit village de Conco, un objet étonnant rappelle la venue des Poilus. Un coq français trône dans la mairie. Il se trouvait autrefois dans le cimetière franco-italien édifié après la guerre. Il comptait alors 284 dépouilles de Français. Le cimetière a été démantelé en 1932 et la plupart des corps ont été transférés à l’ossuaire de Pederobba. Le coq est le seul vestige de ce lieu. Il a été retrouvé récemment chez des habitants du village. Une plaque rend également hommage à la fraternité d’armes entre les Français et les Italiens.

Le coq français de Conco
  • Le coq de l’ancien cimetière franco-italien de Conco a été placé dans une salle de la mairie. © Stéphanie Trouillard, France 24

  • Il est désormais la seule relique de la présence des Français dans ce village du plateau d’Asiago. © Stéphanie Trouillard, France 24

  • Il existe cependant quelques photos d’archives de l’ancien cimetière. Le coq figurait alors sur ce petit monument. © Mairie de Conco

  • Les plans de l’ancien cimetière militaire ont aussi été conservés et sont visibles à la mairie de Conco. © Mairie de Conco

Le monument au chef d’escadron Emmanuel Muller

Pour découvrir d’autres traces des Français, il faut s’enfoncer dans la forêt sur le plateau d’Asiago. C’est ici que les poilus ont combattu en juin 1918. Certains y ont laissé leur vie comme le chef d’Escadron Emmanuel Muller du 78e régiment d’infanterie. Une plaque, perdue dans les bois, lui rend hommage. Il commande le 3e bataillon lorsqu’il est grièvement blessé. Sa dernière citation raconte ses derniers instants : “Beau soldat, servant en première ligne dans l’infanterie depuis le début de la guerre, exemple frappant du devoir et du courage. Frappé mortellement à son poste de combat, a donné jusqu’à la fin les preuves d’une élévation de sentiments, d’une énergie et d’une simplicité admirables. Est mort avec la seule pensée du devoir envers la patrie”.

Le monument au chef d’escadron Emmanuel Muller
  • Dans la forêt sur le plateau d’Asiago, les tranchées où se sont battues les Français en juin 1918 sont encore bien visibles. © Stéphanie Trouillard, France 24

  • Un monument exceptionnel est perdu dans les bois. Cette plaque rend hommage à un poilu français d’origine alsacienne tombé ici-même en Italie : Emmanuel Muller du 78e régiment d’infanterie. © Stéphanie Trouillard, France 24

  • Comme l’indique sa fiche sur le site Mémoires des Hommes, il est décédé des suites de ses blessures de guerre, le 15 juin 1918. © Mémoire des Hommes

La couronne de fleurs de Valdobbiadene

La région de Valdobbiadene est aujourd’hui connue pour sa production de Prosecco. Mais il y a cent ans, les combats y faisaient rage. Les soldats français sont venus se battre ici dès octobre 1917. Ils essayaient alors de percer les lignes autrichiennes vers le Monte Tomba. Une centaine y a perdu la vie. Ils ont été enterrés dans le cimetière de Valdobbiadene avec quelques centaines d’autres Poilus tués dans cette zone. Le 22 octobre 1922, un monument en hommage aux soldats français a même été inauguré, là où se trouvait également un coq. Il a malheureusement été détruit par des partisans antifascistes au cours de la Seconde Guerre mondiale. Le cimetière français a lui aussi disparu. Les corps des Poilus ont été regroupés dans l’ossuaire de Pederobba. À son emplacement, il ne reste plus rien, mis à part une photo et une magnifique couronne de perles aux couleurs tricolores retrouvées dans les années 1950 dans le cimetière communal. Ce témoignage émouvant avait été déposé par une délégation de poilus venus à l’époque en pèlerinage.

La couronne de fleurs de Valdobbiadene
  • L’ancien cimetière français se trouvait juste à côté du cimetière communal de Valdobbiadene. © Stéphanie Trouillard, France 24

  • Il a aujourd’hui disparu, mais une photo indique son ancien emplacement. © Stéphanie Trouillard, France 24

  • Les habitants ont aussi mis bien en évidence cette couronne de fleurs tricolores faites de perles. Elle avait été déposée par une délégation d’anciens poilus en hommage à leurs camarades. © Stéphanie Trouillard, France 24

  • Ce cliché montre l’inauguration du cimetière militaire , le 27 octobre 1922. On peut y voir des officiers français. © Paolo Vanzin

  • Le cimetière a été pendant longtemps le théâtre de différentes cérémonies comme ici dans les années 30. © Paolo Vanzin

Première publication : 14/07/2018

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L’édition 2018 du défilé du 14-Juillet a été ponctuée de plusieurs temps forts. Au total, quelque 4 290 militaires, 220 véhicules, et 64 avions ont été mobilisés pour l’événement, organisé sur la célèbre avenue parisienne des Champs-Élysées.

Un an après la crise ouverte entre Emmanuel Macron et son chef d’état-major sur des questions budgétaires, qui avait provoqué le départ de ce dernier, l’orage est passé même si la méfiance reste : les armées ont défilé ce 14 juillet fortes de la promesse de moyens accrus.

Pour cette édition, le Japon et Singapour étaient les invités d’honneur, tandis qu’un hommage a été rendu aux blessés et aux forces mobilisées pour secourir les habitants des Antilles, frappées l’an dernier par l’ouragan Irma, lors d’un défilé militaire ponctué de plusieurs temps forts.

Au total, quelque 4290 militaires, 220véhicules, 250chevaux, 64avions et 30hélicoptères ont été mobilisés pour l’événement, organisé sur la célèbre avenue des Champs-Elysées, au cœur de la capitale.

L’Asie à l’honneur

Après les États-Unis, le Japon et Singapour étaient les invités d’honneur cette année. Les emblèmes des deux pays asiatiques ont ouvert le défilé aux côtés de l’emblème français, escortés par des soldats de chaque nationalité.

Convié par le président Emmanuel Macron à assister aux festivités, le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a dû annuler pour cause de graves inondations dans son pays. Il a été remplacé par le ministre japonais des Affaires étrangères, Taro Kono. Le Premier ministre singapourien, Lee Hsien Loong, était également dans la tribune présidentielle.

Cette année, le défilé du #14Juillet met à l’honneur le Japon ????????& Singapour ???????? et les relations qui unissent ces 2 pays à la France ????????Les emblèmes de ces 2 Nations défilent aux côté de l’emblème français. pic.twitter.com/EjRWvva7R2

Armée de Terre (@armeedeterre) 14 juillet 2018

Depuis 20 ans, des pilotes de chasse singapouriens sont formés sur la base française de Cazaux (Gironde). Plus de 180 d’entre eux y ont été brevetés. L’année 2018 marque parallèlement le 160e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et le Japon.

Des blessés de guerre avec la Patrouille de France

Les neuf Alphajet de la Patrouille de France ont volé avec à leur bord troisblessés de guerre issus des Forces spéciales françaises – un marin, un aviateur et un soldat de l’armée de terre. Une initiative qui fait écho au thème du défilé cette année: “Fraternité d’armes sous l’uniforme: l’engagement d’une vie”.

Le premier régiment de spahis, qui a perdu en février deux de ses hommes au Mali dans l’explosion d’une mine artisanale, était par ailleurs présent dans le cortège à pied, mené par leur chef de corps, lui-même blessé au cours du tragique épisode.

Dixième Français à être allé dans l’espace, Thomas Pesquet a eu le privilège de voler au-dessus du public à bord d’un Rafale. L’ancien pilote d’Air France et ex-pensionnaire de la Station spatiale internationale est membre de la réserve citoyenne de l’armée de l’air.

Focus sur l’opération Irma

Gendarmes, soldats, marins, aviateurs, sapeurs-pompiers, policiers: l’édition 2018 du 14-Juillet a mis à l’honneur les forces de tous bords envoyées au secours des populations locales après le passage dévastateur, en septembre dernier, des ouragans Irma et Maria dans les Antilles françaises.

[#14Juillet] Assistance et secours, acheminement de matériel, participation à la reconstruction… Mobilisés lors de l’ouragan #Irma en 2017, le #GIPN Antilles et la police aux frontières de la #Guadeloupe et de #SaintMartin défilent aujourd’hui. pic.twitter.com/Bz2K1KtABa

Police nationale (@PoliceNationale) 14 juillet 2018

Parmi eux des jeunes du service militaire adapté (SMA) de Guadeloupe, Guyane et Martinique. Ce système d’insertion professionnelle avec un encadrement militaire est destiné à des jeunes d’Outre-mer en décrochage scolaire, chômeurs ou en risque de désocialisation.

De son côté, l’une des quatre premières femmes officiers à avoir servi à bord d’un sous-marin nucléaire français a défilé aux côtés de son équipage. La capitaine de corvette Karen, 41ans, ingénieure atomicienne, était chef du service réacteur pendant la dernière patrouille du sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE) Le Vigilant. Elle et ses troisconsoeurs sont des pionnières: la Marine française vient seulement d’ouvrir au personnel féminin cette filière très fermée.

Dans l’après-midi, sur l’esplanade des Invalides, le public pourra rencontrer les militaires défilant et voir de près leurs hélicoptères et blindés, ou encore tester leur endurance au fil d’un parcours du combattant… gonflable. Les volontaires pourront également donner leur sang, au profit du centre de transfusion des armées.

Avec AFP

Première publication : 14/07/2018

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Le Premier ministre français a dévoilé vendredi un nouveau plan de lutte contre le terrorisme. Il a notamment confirmé la création d’un parquet national antiterroriste.

Édouard Philippe a dévoilé vendredi 13 juillet un nouveau plan de lutte contre le terrorisme. Selon lui, la menace reste forte malgré toutes les mesures prises après les attentats de 2015.

Le chef du gouvernement a confirmé vendredi la création d’un parquet national antiterroriste pour faire face à la menace terroriste en France, en dépit des critiques de nombreux magistrats.

La lutte antiterroriste était jusque-là confiée à une section du parquet de Paris. Mais “nous considérons ensemble qu’il est désormais nécessaire de permettre à un procureur de se consacrer à temps plein à la lutte antiterroriste”, a estimé le Premier ministre lors d’un discours au siège de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine).

“La menace d’inspiration islamiste demeure particulièrement élevée”, a-t-il dit, rappelant que 25 attentats avaient été déjoués depuis janvier 2017.

L’éclairage de notre envoyé spécial, Karim Hakiki

Une unité de suivi des détenus sortant de prison

Le Premier ministre a également annoncé la création d’une unité de suivi des personnes sortant de prison susceptibles de représenter une menace, au sein de l’Unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat).

“Nous devons nous préparer à faire face à un nouveau défi : celui des détenus terroristes et de la radicalisation en milieu carcéral”, a-t-il ajouté.

Selon lui, les prisons françaises comptaient au 1er juin 506 personnes détenues pour actes de terrorisme et 1 109 prisonniers de droit commun identifiés comme radicalisés. D’ici fin 2019, 450 d’entre eux devraient être libérés, a-t-il précisé.

Nous devons faire face à un nouveau défi : les détenus terroristes et la radicalisation en milieu carcéral. 450 d’entre eux devraient être libérés d’ici fin 2019. Certains représentent encore une menace et feront l’objet d’un suivi renforcé. #ContreLeTerrorismepic.twitter.com/ftOXrdwrPo

Edouard Philippe (@EPhilippePM) 13 juillet 2018

Pour renforcer l’exécution des peines anti-terroristes, un service spécifique dirigé par un premier vice-président et composé de trois magistrats sera également notamment créé.

Une “cellule de profilage” des auteurs d’attaques terroristes et d’identification des facteurs de passage à l’acte sera constituée. L’objectif est de “dégager des critères objectifs de dangerosité chez les individus radicalisés et d’éclairer les processus sous-tendant le basculement”, précise Matignon.

Premier axe : la connaissance. Nous créerons une cellule de profilage des auteurs d’attaques terroristes et d’identification des facteurs de passage à l’acte. #ContreLeTerrorisme

Edouard Philippe (@EPhilippePM) 13 juillet 2018

Pour approfondir la formation des magistrats à la lutte anti-terroriste, l’École nationale de la magistrature accueillera à partir de novembre un nouveau cycle de formation spécialisé.

Avec Reuters

Première publication : 13/07/2018

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